Je suis dehors, un souffle de vent contraint me passe sur le visage. Aucune odeur, le froid total, le vide immense. Je regarde les autres humains présents dans mon univers. Je trouve la plupart inintéressants, et à l’heure de la formatisation de plus en plus avancée, je me demande comment on peut trouver un tel plaisir à détruire ainsi la diversité humaine uniquement dans le but d’écouler des marchandises. Enfin bon, on a compris, la loi du profit, dépasse tous les enseignements philanthropiques déjà établis. En bouleversant de telles règles, la cohésion de l’espèce humaine peut en pâtir, puisque la formatisation amène au rejet, le rejet à la rébellion, et la rébellion à l’indépendance. On peut croire que les humains se rapprocheront en créant une même atmosphère partout dans le monde. On peut le croire, mais je n’y crois pas. Lorsqu’on fonde une alliance factice, les hommes ne suivent pas, et les mouvements contestataires apparaissent. Non pas que je sois contre la rébellion. Mais elle est aujourd’hui vouée à l’échec. A quoi bon être soi-même, si les autres ne sont pas d’accord ? Pourquoi rester tel que l’on souhaite être, si les préoccupations du quotidien sont dictées par les règles uniformes mises en place auparavant ?
Je reste dehors, et décide de me promener en ne pensant plus, ça me fatigue…