Il a pas entièrement tort Pierre je trouve (sauf pour le vendeur, hein!
), m´enfin ça dépend c´est quoi l´bouquin aussi^^. Bon, bref, viv´m´ent la suite.
P.S. Pour KaiM==>Y´a pas d´chapitres dans son histoires, donc il aura du mal à t´répondre ![]()
Erf oui désolée j´ai zappé cette question !
Je pense qu´on en est entre la moitié et un tiers du texte final, là. Soit 40 à 60 pages word, je dirais.
(Au fait Az => "elle aura du mal", stp
)
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la suite!
Ehh oui ^^
Une suite plutôt courte, et une autre suite un peu courte ce soir :
Le médecin entre dans la chambre, encadré de mes parents. Lui a un grand sourire sur son visage, le genre de sourire qu’il fait sans doute cinquante mille fois par jour pour rassurer les patients ou donner bonne réputation à son hosto. Mes parents, eux, ont leur visage morne de tous les soirs. Pour un peu, l’absence de lumières dansantes exceptées, ils donneraient l’impression d’être devant la télé. Pourtant nous sommes samedi matin, ils sont sensés sortir d’une bonne nuit de sommeil réparateur. Mais non, les cernes ne les quittent plus, pas plus que les vaisseaux sanguins explosés dans les yeux, les mains qui tremblent quand on essaie de les immobiliser, les bâillements intempestifs.
« Eh bien Jack, tu vas pouvoir sortir ! Tu as mal ?
-Pas trop… »
Et je sens des élancements de douleur qui de ma lèvre se diffusent dans tout mon corps. Mais j’en ai ras-le-bol de cet hôpital, en sachant tout ce qui m’attend dehors. Les murs blancs sont l’antithèse de la vie fourmillante de l’extérieur. Ils sont sensés m’apaiser, ils me narguent et me font mourir d’envie de quitter le lieu. Alors tant pis si je ne suis pas guéri, je prétends l’être, je laisse ma douleur là où elle est sans plus me préoccuper d’elle, et je sors.
Je me suis habillé peu avant leur passage, aussi je les suis directement vers la sortie. Mes parents s’arrêtent au niveau de l’accueil pour régler quelques détails d’argent ou de je ne sais quoi, et enfin l’air libre me happe. Le vent suffit à lui seul à me faire mal, mais qu’importe ? Je respire. Nous faisons quelques pas, et soudain je m’arrête. Mes parents stoppent aussi, et, étonnés, se retournent vers moi.
« Quelque chose ne va pas, Jack ?
-Si… si, tout va bien. »
Ils me regardent presque avec anxiété. Avec peur. Cet accident a quelque peu rompu leurs certitudes ; ils doutent de plus en plus de l’efficacité de mon éducation. Ils ne savent pas que je les ai fait s’arrêter pour aller la poursuivre.
« Ecoutez, rentrez, je vous rejoint ce soir… »
Je m’arrête une seconde à cause de la douleur.
« Il faut que j’aille voir un camarade de classe. »
Ils acquiescent en silence, puis reprennent leur route, m’oubliant totalement. Nous n’habitons pas loin de l’hôpital, je pourrai donc rentrer à pieds sans que cela me prenne trop de temps.
Une fois que mes géniteurs ont disparu au coin d’une rue, je me retourne et regarde Pierre dans les yeux. Lui sourit, évidement, d’un air moqueur, et j’esquisse avec difficulté un sourire, moi aussi, qui aurait été naturel sans les points noirs du fil à ma lèvre.
Vous aimez pas cette partie ? ^^"
Si, un peu, mais il se passe rien de très important quoi, alors je préfère attendre la suite.
Jack traversa la rue pour rejoindre Pierre, presque au pas de course, car il n’avait pas vu son ami depuis deux jours. Il avait passé son temps dans l’hôpital à réfléchir et à lire, et ses réflexions se portaient presque exclusivement sur sa relation avec son ami. Il ne savait notamment pas trop quoi penser du baiser, mais il préférait occulter cet épisode, considérant que c’était simplement une autre manière de le déstabiliser. Lorsqu’il fut près de l’autre, il lui tendit la main.
Pierre regarda le membre tendu d’un air perplexe. Jack s’en rendit rapidement compte et rabaissa les doigts inutiles pour les fourrer dans ses poches.
« Tu es encore loin d’avoir tout compris… »
Jack garda le silence, non par peur de la douleur ou de quoi que ce soit d’autre, simplement cette déclaration était comme une douche froide pour lui qui venait de consacrer autant de temps à se dire qu’enfin il avait compris… Il n’en voulait pas à Pierre, cette idée lui paraissait inconcevable, et elle le restera d’ailleurs, même quand il sera clair qu’il le devrait. Non, il s’en voulait à lui-même, les derniers mots prononcés faisaient naître en lui-même une haine farouche contre son esprit imbécile, et son plus grand désir était de remédier à ce qui restait de son ignorance ; car il ne faisait aucun doute que Pierre était infiniment plus sage et plus savant. Comme le silence perdurait, il se décida tout de même à poser sa première question depuis ce qu’il considérait comme sa deuxième naissance.
« Pourquoi ?
-Ce geste, cette idée de vouloir serrer la main, c’est aller dans le sens du courant, faire comme la société toute entière… Il y a des choses bonnes, dans la société, et des choses à jeter. Se serrer la main fait partie des choses à jeter comme si elles véhiculaient la peste. C’est un geste dépourvu de raisons valables, construit pour faciliter et minimiser les relations entre les hommes, et je dis homme dans le sens général ; les hommes et les femmes. La bise est à peine mieux. Si tu embrasses quelqu’un à pleine bouche, tu reproduis un modèle bien plus ancien que le modèle humain, et là, même si la société fait comme toi, tu as raison de le faire. Ne sers plus la main des gens, démarque-toi, invente-toi un symbole encore plus stupide si tu le désires, mais n’en reprends pas un, car c’est ta perte que d’imiter un modèle humain. »
Jack avait baissé les yeux pendant le discours. Il reste quelques instants immobiles, assimilant du mieux qu’il le pouvait la nouvelle tirade de son compagnon. Il était chaque fois impressionné par la capacité de Pierre à se lancer ainsi dans de petits discours, sans la moindre préparation apparente, sur le thème actuel. Ce dernier regarda son ami en souriant.
« Tu vois ce que je veux dire ? »
Et pour une fois, comme ce discours avait été clair, Jack pu répondre « oui » avec sincérité.
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vive les smacks!!!!
(je parle pas des céréales, vous vous en doutez...
)
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Tain, j´ai trois parties a rattraper :s
Bon je m´y attele demain, pas ce soir.
A demain ^^
Y pas de soucis ^^"
Sinon, même si y a un peu moins de comment, je poste quand même une partie ce soir puisqu´hier j´ai pas pu...
Je trébuche à demi sur quelque chose… je regarde à terre, c’est simplement le perron de ma maison… Je m’accroche à la poignée pour être certain de rester debout, et ce faisant elle s’actionne, me laissant passer. Formidable invention, douce poignée, comme tu es pratique. Je regarde la plinthe, et me rend compte que je suis allongé sur le sol. J’ai dû tomber, en faisant si peu de bruit que je ne m’en suis moi-même pas rendu compte. Je me remets debout, difficilement, en m’appuyant aux murs, puis je referme la porte du pied, laissant s’éteindre les quelques rayons de soleil perçant encore au-dessus des toits des maisons qui font face à la nôtre.
Dans l’obscurité quasiment complète du vestibule, je tente de me diriger vers la porte vert pâle. D’après mes approximations, elle devrait se trouver à environ douze heures. Hélas, mes calculs sont visiblement erronés, puisque ma tête entre en contact avec un mur, me projetant de nouveau au sol, la bosse en prime. Je tâte celle-ci, circonspect, étonné qu’elle soit si vite apparue. Je regarde par la petite lucarne de la pièce, pour découvrir que le soleil est totalement couché, et que les réverbères sont allumés. J’ai dû m’endormir. Je me sens l’esprit plus clair, également, bien qu’encore un peu obstrué.
Avec pierre, nous sommes allé voir un film pour fêter ma sortie de l’hôpital. Une histoire policière, qui ne m’a pas tant plu que ça. Pierre s’en est rendu compte, et ça l’a plus rendu content que ça ne l’a déçu. Pour ma part, ça me rend un peu triste. C’était mon principal plaisir, et je me rends compte qu’il ne vaut plus rien pour moi. Après cela, nous sommes allé à un bar pour boire un peu, et ça, c’était bien. J’ai goûte à de nouvelles boissons, et Pierre aussi. Finalement, peu avant que le soleil ne disparaisse, nous nous sommes quitté l’un l’autre, repartant chacun chez soi.
Je me dis que je devrais finir ma nuit dans ma chambre. Malgré ma vision encore un peu trouble, je déniche les escaliers et les montent en faisant le moins de bruit possible, ce qui se résume à essayer de ne pas tomber. Je les écrase en parvenant à leur sommet, et gagne finalement ma chambre. Je me laisse tomber sur mon lit, et sent mon esprit se disperser.
Je marche la tête levée. C’est une étrange sensation, de hauteur, presque de vertige. Mon regard a trop l’habitude de rencontrer l’asphalte ou le goudron, aussi a-t-il du mal à trouver de repères quand je le contrains à fixer les enseignes et les fenêtres. Toutes les choses ont une allure différente suivant si on les regarde de haut ou de face. Sans compter les choses qu’on ne voit pas lorsque les yeux sont collés aux chewing-gums étalés par les multiples passages. C’est presque un nouveau monde à découvrir, qui en vient à paraître irréaliste au premier abord ; on a l’impression de marcher en hauteur, debout sur quelque chose, flottant dans les airs, bref tout sauf les pieds au sol. Cela donne également l’impression que l’avenir nous appartient, qu’on est capable d’aller de l’avant et de vaincre tout ce qui se présentera, parce qu’on voit loin. Tous les obstacles qui vont arriver se font voir plusieurs mètres à l’avance, les personnes qu’on va croiser, les merdes qu’on va survoler à éviter. On a l’air d’un conquérrant, on se sent fort et résolu.
Je suis fort et résolu.
Argh, quatre parties! Lol
Tu l´a fait exprès, bah de toute façon c pas grave, ça s´lit sans faim ^^
Je suis fort et résolu.
(yavait la phrase juste au dessus de la fenetre pour repondre ^^ )
J´ai tout ratrapé ![]()
Il y a un peu moins d´action en ce moment... pourvu que ca revienne vite.
La suite !
Je suis forte et résolue.
Pau
Désolée Shinou
Merci Pau ^^ C´est vrai c´est pas très régulier comme histoire... j´aurais ptête dû prévoir un plan plus précis, m´enfin bon
L´action reviendra, un jour :D
Ca y est, j´ai rattrapé. Bon ben, ça n´avance pas beaucoup tout ça, mais Pierre va de plus en plus loin dans ses idées. Je me demande vraiment où il veut en venir, et le "Il n en voulait pas à Pierre, cette idée lui paraissait inconcevable, et elle le restera d ailleurs, même quand il sera clair qu il le devrait" n´est sûrement pas innocent.
Ghryll, tu pourrais m´envoyer le texte en word steuplé =)
Shinou@hotmail.fr
J´ai tout ratrappé (ben ouais, comme tout le monde) et je sais pas vraiment quoi dire a part que ca me plait bien tout ca, et que j´ai hate de savoir qui-quand-quoi-comment ![]()
(en gros la suite)
Kaim => Waah, tu fais gaffe à tous les détails ^^ Par contre tu me fais me rendre compte que la concordance des temps est à vomir ![]()
Enfin du coup merci, c´est modifié
Shinou => Ok, je t´envoie ça
Ptit-hobbit => Ok, merci ^^
Jack s’arrêta, pilant devant Pierre. Ce dernier… sourit, et invita son ami à continuer sa marche pour parler en mouvement. Ils repartirent donc, en silence, l’un à côté de l’autre, dans un mouvement désorganisé de jambes. Jack regardait furtivement Pierre pour voir si ce dernier avait observé sa nouvelle posture, sa nouvelle fierté, mais aucun signe ne montrait que c’était le cas. La situation se prolongea plusieurs minutes, pendant lesquelles ils conservèrent leur cap, à savoir le lycée. Finalement, parce que l’autre n’aurait pas osé, ce fut Pierre qui rompit le silence, avec une voix mesurée, comme s’il se maîtrisait.
« Tu as rattrapé les cours ? »
Il avait visiblement envie qu’ils s’arrêtent, finalement, pour parler, comme si la situation requérrait l’immobilité et l’attention totale, alors même que c’était sur son initiative qu’ils s’étaient mis en marche. Mais Jack continua, imposant son désir, et son ami le suivit, peut-être parce qu’il voulait plus une réponse que l’autorité. Il avait l’air contrarié, étonnement.
« Non, je n’ai rien rattrapé.
-Pourquoi vas-tu au lycée, alors ? »
Jack jubila presque. Il voulait cette question, il voulait que Pierre la lui pose, pour pouvoir lui répondre, pour adopter ce sourire qu’il voyait si souvent, cette assurance qu’il admirait. Il se demanda même si l’autre n’avait pas fait exprès de la lui poser, et s’il ne jouait pas depuis le début la comédie simplement pour lui faire plaisir. D’un commun accord, en quelques sortes, ils s’arrêtèrent, exactement en même temps, et se firent face.
« Je savais que tu m’attendrai sur le chemin du lycée, et je voulais te voir pour qu’on passe la journée ensembles. »
Ou bien Pierre jouait très bien la comédie, ou bien il avait réellement été pris par surprise, à en juger par l’expression qui s’afficha l’espace de quelques instants sur son visage, pour s’effacer aussitôt et lui rendre son impassibilité ironique. Son sourire s’agrandit même, et une lueur étrange dansa dans ses yeux. Jack se rappela le braquage, redouta un moment qu’ils ne recommencent, puis chassa cette pensée de son esprit : ils recommenceraient s’il le fallait, sans tuer cette fois, et il n’aurait pas de remords, parce qu’il se fichait de la valeur morale de ses agissements tant que cela lui procurait du bonheur dans le présent ou par la suite. Mais ce n’était pas ça que Pierre avait en tête.
« C’est bien, très bien… tu me surprends on ne peut plus agréablement, Jack. (La simple énonciation de son prénom dans la bouche de son ami ravit l’intéressé.) Tu as évolué, très favorablement. »
Jack ne s’en rendit pas compte, car les paroles de l’autre le plongeaient dans une douce euphorie, mais Pierre avait adopté une attitude distante, comme s’il observait un animal, qu’il appréciait la qualité d’un cheval de course. Seulement, la froidure de son ton, si forte était-elle, n’était pas en mesure d’entamer l’enthousiasme de Jack, qui ne se sentait décidément plus.
Le temps se suspendit, pendant que tous les deux réfléchissaient aux nouvelles données, puis Pierre se remit à marcher, dans une direction perpendiculaire à celle qu’ils suivaient jusque là. Rendu docile comme un mouton, Jack le suivit naturellement, un sourire béat déformant son visage encore ravagé par le fil.
« Où est-ce qu’on va ?
-Je crois que tu es prêt… on va rencontrer quelqu’un, quelqu’un qui devra devenir très important pour toi… »
Jack se permit de douter que quiconque pourrait acquérir plus d’importance que Pierre lui-même, mais il garda ses réserves pour lui-même et poursuivit sa marche.
merchi Grhyll ^^
Je t´en prie ^^ ![]()
Non, non j´insiste ^^