Az => En effet, la voilà ^^
miss_allsunday => ![]()
Merci bien, c´est un sujet qui me tient à coeur
Même si dans la fic je suis quand même allé pas mal dans l´extrême !
Je sens la main de Lise se poser sur la mienne. Il y a peu de temps encore, je n’aurais pas su quoi faire, je serais resté stupidement immobile, ou pire, je l’aurais retirée, terrifié. Il y a peu de temps, j’aurais été bouleversé par un tel contact, j’aurais eu peur, mon esprit se serait encore dispersé, morcelé par ce geste. Aujourd’hui, j’ai beaucoup changé, je prends sa main dans la mienne, je croise mes doigts avec les siens, sans même la regarder, et je souris, presque inconsciemment. La scène qui se déroule en ce moment est plutôt romantique, c’est sans doute ça qui l’a poussé à me toucher. Je ne crois pas qu’elle veuille me manipuler. Je crois qu’elle m’aime beaucoup, et je sais que je l’aime beaucoup. Un simple après-midi de bonheur suffit à bien des choses. De mon pouce, je lui caresse le côté de la main, avec douceur.
Dans mon autre main, j’ai celle de Pierre. Sa peau est aussi douce que celle de Lise. Nous sommes ainsi depuis le début du film. Lui aussi, je l’aime, différemment. Malgré tous ses discours, toutes ses explications, ses éclaircissements sur ce qu’il ne faut pas appeler l’homosexualité, mais qui en est, je continue de ne pas savoir ce que je dois penser de tout cela. Alors, je fais comme d’habitude, je lui fais confiance du mieux que je peux, même si, et c’est sûrement la seule chose pour laquelle il en est ainsi, je n’arrive pas à m’oublier totalement pour coller à ses préceptes. C’est trop… bizarre. Le film se termine ainsi, nous n’avons presque pas bougé. J’ai les mains un peu moites, eux aussi, bref, rien de grave. Générique, musique, sortie des gens. Il n’y a plus que nous dans la salle, alors nous nous levons et nous regardons en souriant. Cela suffit à comprendre que les autres ont autant apprécié la distraction que moi. Ce n’était qu’un film, mais il était bien. Et puis, le film aurait pu être mauvais, j’aurais tout de même passé un bon moment, par la simple présence de mes amis. C’est un autre point sur lequel j’ai changé. La solitude m’est nettement plus difficile à supporter qu’avant. Je déteste le soir, quand je rentre chez moi, qu’il n’y a personne, ou qu’il y a mes parents (c’est du pareil au même). Ma chambre devient un lieu honni, parce que je m’y ennuie comme un rat mort. Ma maison entière devient synonyme de mauvais temps à passer. Il n’y a que là que la fièvre retombe, que je réfléchis vraiment, que je tire des conclusions, et je déteste cela.
Nous quittons la salle. Nous avons prévu de passer la soirée ensemble. Suivant Pierre, je me dirige vers la sortie la plus proche. Dehors, l’air est encore agréable, la nuit commence à peine à tomber. Il n’y a pas énormément de monde sur le trottoir, sûrement parce qu’on est en semaine. Nous marchons en silence jusqu’à notre prochaine étape, le bar.
Il y a trois tables libres, dehors, nous prenons la plus éloignée de la devanture, non parce que nous comptons partir sans payer, mais simplement pour être tranquilles. Pierre se lève et va commander quelques verres, histoire qu’on en ait plusieurs chacun et que nous n’ayons pas à nous relever trop de fois. Le serveur les ramène sur un plateau. Depuis notre « cambriolage », nous pouvons nous permettre facilement ce genre de choses, malgré le coût exorbitant de tels établissements par rapport aux grands centres commerciaux.
Quand Pierre revient, je me rappelle soudain la rencontre avec le policier.
« Au fait, Pierre, je suis allé au lycée tout à l’heure, et…
-Pourquoi t’es allé là-bas ?! »
Il a l’air à demi effaré. Je me mets presque à bredouiller en tentant de me justifier :
« Non mais, je n’y suis pas vraiment allé, je me baladais et je suis passé devant, c’est tout ! »
Il reprend contenance, mais il est un peu plus rouge que d’habitude. Mon moral vient de s’effondrer, bien que je n’en montre rien. Je ne peux supporter de décevoir Pierre, j’ai l’impression que je viens de commettre la gaffe de la semaine, je m’en veux horriblement.
« N’y retourne jamais, tu m’entends ? Tu n’es plus au lycée, tu n’es plus un élève, tu as tourné le dos à cet univers, et il a fait de même ! Ok ?
-Oui, oui, bien sûr ! dit précipitamment Jack. Je t’assure que j’ai conscience de tout ça ! »
Pierre se rassoit un peu plus confortablement, rasséréné. J’ai la gorge vraiment sèche, et presque les larmes aux yeux. Je reste penché en avant, parce que je n’ai pas dit ce que je voulais dire, et que je n’ose plus le dire, et que je suis perdu. Il s’en rend compte.
« Excuse-moi, Jack. Je t’ai coupé, reprends. »
Il a posé sa main sur la mienne, et ce contact, et son ton calme me redonnent mon courage.
« Il y avait des policiers… L’un d’eux est venu me voir, et m’a demandé si je connaissais quelqu’un de mon âge, du nom de… Pierre… »
Une étincelle s’allume dans ses yeux, et il me fait signe de continuer.
« J’ai répondu que non, que je ne connaissais pas de jeune de ce nom… »
Il regarde en bas à gauche, le front un peu plissé, une moue pensive sur le visage. Sa main est froide, et je retire la mienne sans qu’il ne s’en rende à priori compte. Il n’a pas l’air de m’en vouloir, d’être inquiet, il réfléchit simplement. Son expression calculatrice m’effraie presque. A côté, Lise écoute, intéressée, sans intervenir.
« Tu aurais dû me le dire plus tôt. On a peut-être quelques ennuis. Demain, on se voit à 16 heures dans les bois. »
J’acquiesce sans même réfléchir à ce qu’il me dit, je suis simplement d’accord. Heureux qu’il m’ait déjà pardonné mon écart. Il me donne un autre verre.
mais que va t-il se passer???que va faire Pierre???
la suite au prochain épisode ![]()
En effet ^^
C´est pratique, miss, tu fais la conclusion de la partie :D
Ha ouip, l´igloo dans les bois ![]()
Et ben, ils sont completement redevenu sage !
Mouarf, tu t´avances un peu vite là, attend la partie de demain soir
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Rhooooooo t´pourrais pas la poster dans l´aprèm´ plutôt?^^
Heu sinon, hum ben oui j´avais po commenté, c´est vrai...que dire à part que le mystère s´épaissit toujours et qu´on aim´rait bien savoir c´qui va faire l´Pierro? Et aussi, j´sais pas c´qu´il a cont´ l´lycée, on s´y fait un peu chier (^^) mais bon...faud´rait qu´un d´tes persos lui aprenne la tolérance, non? ![]()
Désolée ^^´ L´après-midi, c´est pas forcément possible d´accéder au poste ^^"
J´avoue que la partie suivante apporte pas beaucoup de réponses ou de question, c´est une sorte de point...
Pour ce qui est de lui apprendre la tolérance... j´ai peur que ça n´arrive pas
![]()
alors la suite c´est bientôt???
La voilà ^^ Où vous verrez qu´ils sont pas si sages
Pas très longue.
Jack s’effondre lamentablement sur son perron. Lise le soutient du mieux qu’elle peut, mais une force inexorable attire l’autre vers le sol. Pierre fouille dans les poches de son ami, et finit par trouver le trousseau de clé. Il ouvre la porte, et aide sa camarade d’infortune à pousser le soudard à l’intérieur. Ce dernier s’écrase sur le sol, allongé, amorphe, mou. Il y a quelque chose de pitoyable dans la scène. Pierre tire un peu le corps inerte vers le centre du vestibule, pour que la dernière puisse refermer la porte.
Jack se met à vomir, bruyamment, sur le sol. Les trois silhouettes restent un instant immobiles, dans un silence entrecoupé par les reniflements et les haut-le-cœur de l’ivrogne.
La lumière s’allume alors au-dessus d’eux. C’est la mère de Jack. Elle s’est levée en entendant les bruits, et se tient debout devant eux, un air d’incompréhension totale figée sur ses traits affaissés.
Il y a un instant de flottement. Les trois personnes conscientes hésitent, se demandent quelle est la meilleure chose à faire. Jack ne bouge pas, il ne se rend compte de rien, de toutes façons. Puis Pierre dépose son ami, rouvre la porte et sort. Lise reste une seconde de plus et le suit, parce que quand Pierre fait quelque chose, on le fait aussi. Jack l’aurait bien fait également, mais il n’est pas vraiment en état. Sa mère a l’air de s’en rendre compte, parce qu’elle va dans la cuisine, et revient avec un seau, dans lequel son fils vomit à nouveau, copieusement. Et une part pour maman. Et une part pour papa. Pendant qu’il se vide, elle va chercher une serpillière, du sopalin, et du produit pour enlever les tâches des tapis. Et elle essuie la marre. Et Jack vomit, et cette situation continue, ainsi, pendant une dizaine de minutes.
Quand tout est propre et que Jack n’a plus rien dans l’estomac, sa mère se rend compte qu’il s’est endormi sur le tapis, une main sur le bord du seau, un sourire béat sur le visage. Une ombre de tristesse parcourt le visage maternel, un voile à peine visible, éphémère mais réel, puis elle tourne les yeux et repart avec le récipient de plastique rempli de vomi.
(Très courte, en fait, même.)
Tres tres court !
ouais,c´est trop court ![]()
alala c´est bien la peine de se biturer comme ça...
Faut tout essayer, te répondrait Pierre ^^
Jack, Pierre et Lise marchaient en silence. Ils écartaient sans y prêter attention les branches au niveau de leurs visages, et repoussaient simplement du buste ou des jambes les autres. Il y avait heureusement peu de ronces, ce qui leur permettait d’être relativement peu concentrés sur leur marche et pourtant de s’en tirer sans trop de blessures. Enfin, ce n’étaient pas les animaux sauvages qui allaient leur poser problème, ceux-ci se limitant à quelques oiseaux chanteurs qui lançaient joyeusement leurs trilles au-dessus de la tête des voyageurs.
A travers la voûte des arbres, ils pouvaient apercevoir, s’ils le désiraient, quelques bouts de ciel bleu, parfois teinté du blanc cotonneux des nuages. A ce tableau se mêlaient les bruits de leur avancée, les brindilles brisées, les feuilles froissées. Un cadre idyllique pour une promenade tranquille. De fait, ils arboraient tous trois un grand sourire, un peu lointain, comme si déjà ils pensaient à ce qui les attendaient au bout de leur périple, et que le chemin pour y parvenir n’était qu’une étape sans importance. Ce qui n’était, du reste, pas si loin de la réalité.
Ils parvinrent finalement près de leur but, et Pierre s’arrêta soudainement. Les deux autres firent de même, habitués à imiter leur chef tacite. Ce dernier se retourna vers eux en collant son index à ses lèvres sans émettre le moindre son, les enjoignant à faire de même. Jack fronça les sourcils, curieux de savoir la raison de ce silence, mais Lise déglutit péniblement, l’ayant visiblement compris, elle.
C’était la troisième fois qu’ils venaient dans la cabane tous les trois. Deux passages primordiaux de la vie de Jack. Deux des moments les plus importants de sa misérable petite existence, dont il était certain de se rappeler jusqu’à sa mort. Deux piliers, qui rejoignaient le meurtre du petit épicier, et, bien sûr, mais il n’était même pas besoin de le signaler, sa rencontre avec Pierre. Son premier ami, son premier meurtre, son premier baiser. Sa première fois. Ils sont venus alors que la nuit commençait déjà à tomber. La lune apparaît dans le ciel d’un bleu encore assez clair, quelques passants flâne dans la douceur de la soirée. Ils s’engouffrent pour la deuxième fois (autant que puisse en juger Jack) dans les bois, enjambant la barrière pour nains. Rapidement ils parviennent à la cabane, sans encombre. Le temps d’y arriver a passé trop vite pour qu’ils l’aient remarqué. Ils rentrent à quatre pattes dans le petit abri, et, une fois à l’intérieur, recommencent à s’embrasser. Ils évitent cela, au maximum, dans la rue, non qu’ils en éprouvent une quelconque honte, loin de là à vrai dire ; simplement ils ne désirent pas trop se faire remarquer, et Dieu sait que les gens se retournent lorsqu’ils se mettent à pratiquer le bouche-à-bouche en trio.Le couple à trois n’est, à la base, franchement pas pratique ; il y a toujours un exclu, dans ces embrassades, toujours un qui observe, qui jalouse, qui s’ennuie, bref, pas d’égalité. C’est ce que pense Jack quand il sent une main sur son entrejambe. Gêné, il se recule, laisse sa place. Lise et Pierre s’embrassent devant lui, lui a déjà oublié ce qui venait de se passer et veut à nouveau les rejoindre. Lise se met alors à déshabiller doucement Pierre, et ce dernier lui rend bien. Jack ne sait d’abord comment réagir, puis ce qui devait se faire se fait.
Pierre se mit à chuchoter, si bien que Jack du se pencher en avant pour l’entendre :
« Nous allons partir sans faire le moindre bruit, par une autre direction, suivez-moi en essayant de ne rien faire craquer. »
Il fit un virage à angle droit par rapport à leur direction de base, et s’éloigna avec attention de la cabane. Les deux autres en firent autant, soudainement inquiets. L’attitude de Pierre n’était pas normal ; il était trop sûr de lui, trop maître de tout pour être obligé à quoi que ce soit, et pourtant le voilà qui en était réduit à ne pas devoir faire de bruit, pour une raison encore inconnue. Quelle qu’elle soit, elle devait être importante, et il était donc normal de s’en inquiéter…
Une voix s’éleva alors derrière eux, puissante :
« Arrêtez-vous ! Revenez ! »
La voix ne s’était pas encore tue que les trois ados couraient déjà entre les arbres, bondissant maladroitement par-dessus les obstacles naturels, avec comme seule pensée de réaliser leur objectif : mettre un maximum de distance entre la personne qui les avait interpellé et eux. Des jurons retentirent dans leur dos et ils purent entendre le bruit d’une quatrième personne lancée à leur poursuite. Rapidement, Jack et Lise se fatiguèrent, peu habitués à bouger, à courir, mais la présence de Pierre à quelques pas devant eux les revitalisait, et ils s’interdisaient mentalement, sans même y penser, de renoncer à courir tant que leur maître à penser n’en aurait pas fait autant. Les branches leur griffaient cruellement les joues, ils se râpaient les mollets sur l’écorce des troncs d’arbres ou sur des rondins tombés sur le sol, mais leur volonté ne diminuait pas, et, bientôt, il n’y eut plus autour d’eux que le bruit de leur fuite. Même les oiseaux s’étaient tu, effrayé par le boucan qu’avaient ramené ces étranges personnes.
Pierre s’adossa à un tronc, plié en deux, le souffle très visiblement court, et ses deux amis en profitèrent pour faire de même, avec un soulagement non dissimulé, ravis et fiers d’avoir tenu jusque là. Cela ne dura pas, Pierre se redressa.
« Nous allons continuer, en marchant, en essayant de ne pas faire trop de bruit, nous ne devons pas être retrouvés. »
La respiration encore hachée, il s’éloigna. Lise emprunta aussitôt sa piste, et Jack, avec un malaise soudain grandissant, lui emboîta également le pas.
La fin approche.
Me dit pas que la fin ça va être l´arrestation et la taule...ce s´rait un peu con d´avoir fait tout ça pour ça^^. Bon sinon une p´tite faute que j´ai vue : "à ce qui les attendaient "==>Ce qui les attendait, du moins je pense que c´est ça^^.
Heu sinon z´ai rien d´autre à dire. ![]()
T´inquiète, sans rien révéler, ce n´est pas ça ^^ Y sont pas faits pour la taule
Merci pour la faute ^^ Je suis en train d´écrire les dernières paGes ![]()
Il reste combien de parties à peu près?
Peu
Je préfère ne pas dire le nombre exact (qui de toutes façons serait approximatif à un ou deux près), pour que vous ne sachiez pas quelle partie sera la dernière avant d´en lire le dernier mot ![]()
Vàlà, je viens d´écrire la fin. Je la changerai ptête un peu, j´en suis pas entièrement satisfait. Mais au moins je suis content d´avoir pu mener tout ça à terme. Un sacré soulagement, je ne pensais pas avoir fini si tôt (le contraire de Kaim en fait).
Bon et bien, la suite !
Un silence morne occupait la voiture. Lise s’efforçait de ne se concentrer que sur la route, n’ayant de toutes façons personne à côté d’elle à qui parlait. Son expression trahissait malgré tout un certain stress, une inquiétude profonde. Pierre était assis à l’arrière, à droite, à demi adossé contre la vitre, l’air pensif, pas le moins du monde embêté. Il réfléchissait simplement. Jack était à gauche, sur son siège, les yeux dans le vague. On aurait pu penser que lui aussi était plongé dans les méandres de son cerveau, mais il n’en était rien ; il avait l’esprit vide. C’était un reste de son enfance, il avait la capacité de ne songer à rien. D’avoir la tête totalement dénuée du moindre courant, d’être en mode pause.
Dehors, la route défilait. Le beau temps du début de l’après-midi avait laissé la place à un ciel grisâtre, morose, sans pluie ni soleil, au fur et à mesure qu’ils avançaient. Les grandes étendues d’herbe en paraissaient décolorées, une chape de tristesse couvrait l’autoroute. Il y avait peu d’autres voitures, en ce plein milieu de semaine. Rien qu’eux, perdus, croisant parfois une voiture tombée comme un cheveu sur la soupe sur la voie allant en sens inverse.
La voiture ralentit soudain. Lise murmura « merde », puis donna un coup sur le volant, et répéta le même mot, de plus en plus fort. Pierre sortit de ses réflexions et se pencha vers elle pour lui demander ce qui n’allait pas. Jack lui aussi se remit en mode play pour suivre la conversation. Le véhicule s’immobilisa alors totalement, sur la file de droite, terriblement mal placé. Lise se tourna vers eux, les yeux rouges, la voix tremblante, sur le point de pleurer.
« Panne d’essence. »
Jack prit la nouvelle avec pragmatisme, et Pierre parut contenir un fort sentiment. Il descendit de la voiture, suivi des deux autres, enjamba la barrière de sécurité et s’engagea dans le champ. Il y avait une petite maison au loin.
Lise déglutit péniblement, et murmura encore :
« Je suis désolée… »
Elle n’aurait pas dû prononcer ces mots, ils finirent de mettre Pierre hors de lui.
« Mais merde, t’étais pas capable de vérifier le niveau du réservoir avant qu’on parte ? T’étais pas capable de t’en rendre compte avant qu’on tombe en panne ? T’es gourde ou quoi ?! »
Jack resta bouche bée. Jamais il n’avait vu Pierre s’énerver autant, c’était à peine concevable, et la tempête passée, et son ami le dos tourné, il se demanda même s’il n’avait pas rêvé ces paroles haineuses. Cela ne ressemblait tellement pas à Pierre, c’était absolument incroyable. Lise, elle, s’était mise à pleurer, et s’éloigna du chemin vers la maison de quelques pas, avant de s’immobiliser, les mains contre le visage, les épaules secouées de sanglots. Et Jack, toujours immobile, la contempla, défaite, avec un sentiment amer dans la bouche. Pierre aussi s’arrêta, fulminant toujours.
Jack s’approcha de l’adolescente.
« Lise… »
Elle se retourna, et, sans prévenir, se jeta dans ses bras, pleurant toujours. Lui ne savait évidement trop comment réagir, mais il la serra, l’embrassa dans le cou, lui caressant les cheveux. Il murmurait des formules maladroites pour tenter de la consoler, se désolant lui-même du peu qu’il pouvait. Elle se recula un peu et lui prit la bouche, dans un long baiser. Tous deux avaient fermé les yeux et profitaient simplement de ce réconfort mutuel.
Pierre soupira et revint vers eux.
« Excuse-moi, Lise, excuse-moi… J’étais en colère contre moi, parce que j’aurais dû y penser, je m’en voulais, et j’ai bêtement déchargé ça sur toi, c’était stupide de ma part et je m’en veux… Pardonne-moi, s’il te plaît… »
Elle se détacha de Jack pour regarder Pierre, et son regard signifiait qu’elle ne lui en voulait pas. Elle avait seulement eu peur, elle était fatiguée, elle avait réagi trop vivement elle aussi. Elle prit le second garçon dans ses bras, dans une étreinte de réconciliation. Tous deux esquissèrent de timides sourires, puis reprirent leur chemin vers la maison.
Lol les pôôvres....comme par hasard à ce moment-là.^^ C´est vrai qu´la réaction de Pierre surprend^^. Hum que dire, ah oui viv´ment la suite mais d´un autre côté pas vivement la suite pasque ca signifiera que y´a les cours...^^.
P.S. "à qui parlait"==>Ha! Quelle horrible faute! AU secours! ![]()
En effet, pas belle faute ^^" Merci
Sûrement la suite tout à l´heure.