CHAPITRE I : Dernier regard
On raconte du pays de Baradrum qu’il abrite monts et merveilles. Ces plaines verdoyantes sont le domaine des géants, ainsi que de rares haut-elfes et elfes. Ceux-là font partie de l’Alliance, c’est-à-dire qu’en cas de guerre, ils peuvent êtres appelés à quitter la terre bien-aimée pour aller au front et aider leurs alliés, Aquadria, Faldras, Aurum, Velinea et Silveria… Mais d’autres êtres peuplent les plaines, qui eux n’ont que faire des rois de l’Est et de l’Alliance. Le grand seigneur Kali tolère malgré tout leur présence. Pourquoi ? On raconte qu’ils tuent tous ceux qu’ils rencontrent, elfes, homme ou nains. Si la guerre ne leur est pas déclarée, à mon avis, c’est parce qu’ils sont trop puissants… Les anges élémentaires et autres scorpius blancs, bien qu’étant d’une force incroyable, ne sont sûrement pas ce qui effraierait l’armée royale. Non, il y’a des monstres bien plus dangereux sur ces terres, invincibles et immortels. D’aucun disent que ce ne sont que des légendes. On raconte dans mon village que celui qui découvrirait le secret du pays de Baradrum gagnerait la félicité éternelle. Certains croient dur comme fer à ces histoires et sont parties en quête de ces créatures. Une partie en est revenus, honteuse de son échec. L’autre a disparue à jamais. Ont-ils réussis ? C’est un mystère. Il y’a une chose dont je suis sur : moi, Jelios Ebenor, 17 ans, je réussirais.
Cela fait maintenant un jour que j’arpente seuls les sentiers du pays d’Oji. Nous sommes sous la protection de l’Alliance, mais notre peuple comptant uniquement des paysans, nous ne prenons pas part aux batailles. Rares ont été les attaques sur ces terres et les occasions de prendre les armes. À contrecœur, d’ailleurs. Tous ici en ont assez des guerres incessantes entre l’Est et l’Ouest, dirigés par les puissants seigneurs Kali et Lorda. Certains sont même venus d’Aquadria, pourtant pilier central de l’Alliance, pour se réfugier dans la paix et la quiétude du pays d’Oji. Ici, l’hiver comme l’été sont doux, les plaines paisibles et les bois accueillants. Un petit pays sans histoire, en somme, perdu dans l’immensité du territoire de l’Alliance, et de ses guerres meurtrières.
J’étais enfin arrivé au sommet cette fichue colline, derrière laquelle se trouvait une petite forêt. Plus loin, je pouvais encore distinguer un village et ses champs, au milieu de la plaine. Pour peu, on aurait dit le mien… Qu’est-ce qu’étais en train de faire grand-mère Li à l’heure qu’il était ? Après tout, ils savaient tous que j’irais à Baradrum, quoi qu’il arrive, c’était mon rêve depuis ma plus tendre enfance. Peut-être que cette vie pacifique me pesait, au fond de moi. J’avais pris le strict minimum : des vêtements de travail, un sac avec quelques provisions, et la carte que m’avait donnée grand-maman. Le soleil me caressait la peau avec douceur en ce matin de printemps. Matin ? Mon ventre me disait le contraire. Le besoin de me nourrir se faisait ressentir depuis un moment déjà. Je me décidai à sortir de mon sac le dernier sandwich qu’il me restait. Il fallait vite que j’arrive à un village, ou sinon je viendrais à n’avoir rien d’autres comme affaires que des miettes et ce précieux bout de papier. Je finis rapidement les quelque bouchés qu’il me restait puis entrepris de continuer ma route vers l’est. Quelques kilomètres plus loin m’attendait la frontière d’Aquadria. C’était en fait une petite ville, celle qui me permettrait d’acheter ce qu’il me fallait. Les villages d’Oji étaient trop peu nombreux et ce n’était pas là de toute façon que je trouverais ce qu’il me fallait… Je marchais pieds nus sur l’herbe douce encore imprégnée de bué, grimpant parfois sur des rochers pour admirer encore mon pays, où gambadant pour savourer l’instant que m’offrait le ciel, décidément bien clément aujourd’hui. Un signe du destin, peut-être. En tout cas, j’avais l’impression que mon départ avait été bénit, et que la suite se déroulerait tout aussi bien. Je préférais longer le foret plutôt que de m’y aventurer, je ne savais pas sur quoi mes pieds pourraient tomber. Par peur de quelles bêtes pourraient s’y cacher ? Vous n’y pensez pas, avez-vous donc déjà oublié ma destination ? J’entendais néanmoins le bruit d’une cascade qui tombait, à l’ombre des arbres. Et, je fis quelques pas que je pus voir un ruisseau sortir des bois. Je decidai de le suivre, marchant dans l’eau froide avec plaisir. Il se jetait dans la pente rocailleuse de la colline pour finir dans un étang, plus bas. J’avais maintenant passé les bois et je pouvais voir la frontière d’Aquadria, m’attendant une demi-heure de marche plus loin. On pouvait distinguer la petite ville et les minces filets de fumée qui s’en élevaient. Les maisons étaient entourées d’une forêt, et à l’horizon, je pouvais déjà apercevoir les montagnes de Baradrum. Et, tournant un peu le regard, je pouvais voir au Nord l’imposante chaîne d’Aurum, pays des nains, qui se mourrait à cet endroit précis, devant cette plaine qu’il me fallait traverser. La dernière plaine d’Oji que je foulerais avant de quitter mon pays. Je lançai un dernier regard en arrière, vers mon passé, puis me decidit à suivre le ruisseau et à descendre la pente. J’en profitai pour remplir ma gourde avec son eau puis partit droit en direction de la frontière. La plaine était vaste. Çà et là s’élevaient des roches blanches comme les nuages, que je pris plaisir à escalader. Bien que l’objectif tant convoité se trouvât maintenant à ma portée, je ne pressais pas le pas, savourant mes derniers instants sur cette terre bienveillante, admirant les fleurs qui avaient poussés au milieu de l’herbe et des rochers. Elles étaient jaunes, blanches, bleues… Jamais je n’avais cru en voir d’aussi belles, mais peut-être n’était-ce qu’un sentiment de nostalgie. Déjà, oui, alors que je n’avais même pas encore quitté Oji. Les minutes passèrent et Aquadria se rapprochait de plus en plus. J’arrivai finalement devant ses portes, fatigué de ma longue marche.
Deux gardes surveillaient la frontière, debout devant la porte de bois du village. Pour guise de défense, celui-ci n’avait qu’un mur de pierre d’environ trois mètres de haut. Beaucoup pour un village, peu pour une frontière. Les gardes, quant à eux, semblaient prendre leur devoir un peu plus au sérieux. Ils faisant apparemment partie de l’armée du roi Raïdjin, car leurs armures étaient d’un blanc magnifique et leurs épées lumineuses.
- Qui êtes-vous et d’où venez vous ? me demanda un des deux hommes. Avant de vous laisser passer, il faut que vous nous montriez le contenu de votre sac.
- Je m’appelle Jelios Ebenor, et je viens d’un petit village d’Oji, monsieur, dis-je timidement tout en leur ouvrant mon sac.
Ils l’inspectèrent rapidement.
- Très bien. Vous pouvez passer. Bienvenue à Aquadria, pays du roi Raïdjin.
Comme pour souligner ses propos, les portes de la ville s’ouvrirent.
Et bien, ton texte est incroyable, il est fluide, il se lit comme du petit pain. . .
On dirait qu´il est rythmé par un air doux et entraînant qui nous capture et nous force à lire. . . Seul petit bemol à cette lecture, un mot qui m´a rebuté, pourtant un mot banal : " sandwich". . . Je ne sais guère pourquoi.
Question syntaxe et vocabulaire et ben la je n´ai rien à dire, je suis souflé par un tel texte ou tout est calculé à chaque mot prêt on dirait. Ton style est extraordinaire et ta fic est à lire.
Waw, merci énormement ! Je vais m´ateller dés aujourd´hui à la suite… Je m´attendais pas à ce que ce soit si positif. Apparement j´ai atteind mon but, même si j´avais des doutes.
J´en reviens pas… Merci, vraiment.
CHAPITRE II : Elena
J’arrivai immédiatement sur la place du village, avec sa fontaine et ses dalles blanches. Tout autour s’élevaient des maisons de bois aux toits de paille. Quelques soldats patrouillaient tranquillement dans les rues. Il ne pouvait rien m’arriver ici… Du moins c’est ce que j’espérais. Je me dirigeai vers un magasin pour pouvoir acheter de la nourriture. La vendeuse, qui n’avait apparemment plus vingt ans, et qui semblait également ne pas trop se soucier de sa ligne, s’avança vers moi.
- Oui, ce sera quoi ? me demandât-elle avec sa voix grinçante.
- Heu… Bonjour, madame. Je viens chercher de la nourriture, répondis-je.
- Ah, pas de problème. La bouffe, on en a ici, et pas de la plus mauvaise, croyez- moi ! Mais qu’est-ce que vous voulez précisément ?
- Et bien, le moins cher … Il me faudrait de la nourriture pour 2 jours. J’ai 15 pièces d’argent. Et… Ce bijou, aussi.
La vieille femme regarda avec attention le dit bijou que je venais de sortir de mon sac. Grand-mère Li me l’avait donné, en me disant dit qu’il me serait sûrement utile. Mais à quoi, je ne le savais pas. Apparemment il avait de la valeur, car les yeux de la vendeuse s’illuminèrent.
- Oui, je crois que je pourrais bien faire quelque chose avec ça, dit-elle en essayant tant bien que mal de cacher son enthousiasme. Je te donne de la nourriture pour 3 jours si tu me donne tes pièces et ce bijou.
J’avais la légère impression de me faire arnaquer. Après une minute d’hésitation, je fis mon choix.
- Heu, non. Finalement je prendrais du pain pour 2 jours avec mes pièces. Ça devrait suffire, non ?
- Oh, d’accord. Très bien, très bien…
Sa déception était évidente. Elle se dirigea lentement vers l’arrière-boutique et revint rapidement avec du pain et du fromage pleins les bras. Elle les rangea dans mon sac.
- Voilà. Ça vous fera 15 pièces d’argent.
Elle parlait comme si notre discussion n’avait pas eu lieu, étant apparemment vexée. Ce bijou avait-il donc tant de valeur ? Je le regardai rapidement : c’était une pierre précieuse rouge incrustée dans une vieille plaque de métal. J’avais toujours pensé que ce n’était que du toc. J’avais déjà fait tout ce que j’avais à faire dans ce village et je me dirigeai sans plus attendre vers la sortie.Mais avant que j’eusse passé la porte, un homme m’arrêta. Il était habillé tout de noir, mais son visage amical me fit penser qu’il ne me voulait pas de mal.
- Attendez un peu, jeune homme, dit-il. Vous quittez donc déjà notre humble village, sans même être passé à la taverne ?
- Oui. Je pars vers l’est, dit-je timidement. J’ai un long voyage à faire et…
- Laissez-moi donc vous inviter. Vous raterez quelque chose si vous ne goûtez pas la bière du village !
- Heu… Très bien, répondit-je après avoir marqué un temps de silence.
L’homme m’amena donc jusqu’à la taverne du petit village. Tous les bâtiments importants, comme les magasins où restaurants, étaient disposés autour de la place, ce qui facilitait bien la recherche.
- À ta santé !
L’homme s’était installé avec moi à une table, avec trois autres adultes qui étaient probablement ses amis. Ils semblaient avoir déjà avoir eut une bonne dose d’alcool et ne tenaient plus très bien debout, ni assis d’ailleurs. Je buvais donc mon verre avec un certain gène. Mon accompagnateur était le moins rustre de ces hommes, et le seul qui n’était pas saoul. Il buvait avec moi en me parlant de je ne sait quoi, ses paroles se perdant dans le brouhaha de la taverne enfumée. Dans le coin opposé de la salle, je pouvais voir une elfe m’observant étrangement. Je n’étais pas vraiment à mon aise… Un des homme se leva avec peine et me sourit, dévoilant ses dents jaunies.
- Alors ? Hips ! Pas mal, la bière, hein, meuglât-il. Aller, viens avec nous derrière la taverne… Y’a encore… Plein de trucs à te montrer…
Les trois autres hommes se levèrent en même temps et m’incitèrent à faire de même. Je ne pouvais pas refuser vu leur nombre, et de plus, ils m’avaient payé un verre. Je me lavai donc et les suivis bon gré mal gré jusqu’à la porte de derrière. L’homme le plus costaud l’ouvrit brutalement, me pris par le bras et me jeta dehors, m’envoyant contre un tonneau de bière qui me suivit dans ma chute. J’étais à terre, et eux quatre devant moi, l’air menaçant. L’homme sobre, auparavant si amical, s’approcha de moi en sortant une dague de je ne sais où et me souleva par le col. Mes pieds ne touchaient plus terre.
- Très bien, petit. Maintenant, tu vas me donner ton petit bijou, sans faire d’histoire.
Son ton agressif me fit frémir.Je m’apprêtais à sortir l’objet éveillant sa convoitise de mon sac lorsqu’une nouvelle voix s’éleva.
- Arretez ça ! Où je vous transforme en cendres…
C’était l’elfe qui m’avait observé auparavant à l’intérieur de la taverne. Elle nous avait suivi. L’homme me lâcha et pointa sa dague sur la femme. Ses trois compagnons sortirent également leur arme et se préparent à l’attaquer. Mais l’elfe fut la plus rapide et, alors qu’elle leva les mains, des boules de feu en jaillirent et allèrent s’abattre sur les quatre bandits.Ils tombèrent tous à terre sans avoir rien pu faire, les habits noircis. Celle qui m’avait sauvé se rapprocha de moi et me tendit la main pour m’aider à me relever. Elle portait une simple toge beige ornée de quelques runes. Elle ne venait apparemment pas de la forêt de Faldras, car l’endroit était trop éloigné, et, de plus, sa peau était brunie, alors que tous les elfes des bois ont la peau blanche comme la neige. Elle me souleva sans peine.
- Ne t’inquiète pas pour eux, ils ne sont pas morts, juste un peu assommés. Je m’appelle Elena. Et toi, qui es-tu ?
- Jelios… Merci de m’avoir sauvé.
- Ce n’est rien. Je me suis habitué à ce genre de brute tout au long de mon voyage.
- Voyage ? Où allez vous ?
- Vers le plus grand mystère, murmurât-elle. Le pays de Baradrum.
J´ai lu le premier chapitre et je trouve ton style très entrainant !
Ca me plait beaucoup, surtout ne t´arrète pas et aie confiance en toi !
ps : Je ne manquerai pas la deuxième chapitre, ne t´inquiète pas ![]()
Et bien, j´adore, le rythme s´accélére, que va-t-il se passer pour Jelios, qui est cet étrange elfes? Tu nous garde en haleine, il n´y a toujours pas de pb de syntaxxe et voca et le rythme est toujours aussi entraînant, j´attant la suite avec impatience. . .
CHAPITRE III : Halte à la tour de guet
Elena et moi avions marché toute l’après-midi sans nous arrêter. Le pays d’Aquadria me faisait rêver. Les hommes conquérants avaient fait tant de batailles pour obtenir leur terre, et l’histoire de ce pays remonte à bien, bien longtemps. Mais, depuis l’arrivée du roi Guilian au pouvoir, et maintenant avec son fils Raïdjin, les hommes ont abandonné leurs conquêtes et se contentent enfin de leur immense territoire. Nous avions traversé maintes plaines, forêts, rivières et village dont j’ignorais le nom, mais qui m’émerveillaient à chaque fois. Les hommes de ce pays, cependant, étaient souvent moins accueillants que leur terre, comme j’avais pu m’en apercevoir à la frontière. Elena, elle, ne venait pas d’ici mais de Velinea, de la forteresse de Guardam pour être précis. Elle avait quitté l’armée pour explorer les plaines de Baradrum et percer leur secret.
La nuit tombait, maintenant, et nous étions confortablement installés dans nos couvertures, au sommet d’une colline dans les ruines de ce qui semblait avoir été une tour de l’armée, il y’a longtemps de ça. Elena avait été plutôt avare en parole pendant cette dure journée, et je n’avais pas non plus fait l’effort de lancer une conversation, trop bloqué par ma timidité. Nous étions donc là, couchés sur le sol froid fait de pierre, admirant les étoiles. L’elfe s’assit, repoussant sa couverture. Elle avait apparemment du mal à trouver le sommeil. Elle se leva et sortit de la tour. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien faire ? J’hésitai de longues minutes, puis finalement, me leva à mon tour pour la suivre. Ce que je vis me surpris au plus haut point. Elle était là, assise sur la colline. Elle tenait dans ses mains un magnifique tube en verre orné de runes, et emplie d’une fumée qu’elle inhalait. Elle m’avait apparemment entendu venir et s’était retournée vers moi.
- Bonsoir, Jélios. Viens donc t’asseoir…
Après avoir marqué un temps d’hésitation, je me décidai à me poser sur l’herbe fraîche à côté d’elle. La place qu’elle avait choisi était des meilleurs, car le paysage qui s’offrait à nos yeux était magnifique. Mais, en voyant que j’étais perturbé, elle décida de m’éclairer un peu.
- Tu te demande sûrement ce que c’est, n’est-ce pas ? dit-elle. Et bien, c’est la raison qui m’as fait quittée Guardam. À vrai dire… J’ai été renvoyé par le général Roy. On aime guère les fumeurs de shima dans l’armée. C’est une herbe qui pousse dans les plaines de Faldras et qui a, disons… Des effets secondaires. Et une fois qu’on a commencé, on ne peut plus s’en passer.
Je restais immobile et silencieux à ses cotés. Que faire, que dire ? Je regardais le tube de verre avec attention. Au fond, quelques cendres brillaient encore. Elena était donc… Une droguée ?
- Heureusement pour moi, je suis une elfe, continuât-elle. Nous sommes plus résistants que les hommes à ce genre de substance et il ne m’en faut que rarement.
Elle jeta l’objet derrière elle et se laissa tomber dans l’herbe.
- Mais, assez parler de moi. Si tu m’en disais un peu plus sur toi, Jelios ?
Je m’allongeai également puis observa un moment les étoiles avant d’enfin me décider à communiquer.
- Je viens d’un petit village d’Oji… Je n’ai pas vraiment eu une vie palpitante, jusqu’ici. Ma grand-mère m’as élevé, j’ai passé mon enfance à travailler dans les champs en rêvant des légendes de Baradrum. Et puis, à peine avait-je atteint la majorité que je suis parti en direction de ce pays. C’était hier. Je ne sais pas pour le reste d’Eredraim, mais dans mon pays, on raconte beaucoup d’histoires sur ces terres, et nombreux sont ceux qui sont partis dans l’espoir d’en découvrir les secrets.
Eredraim était le nom du pays de l’Alliance, mais les habitants d’Oji l’appelaient rarement ainsi, comme pour souligner le fait qu’ils étaient bien loin des affaires de leurs protecteurs. Une façon de faire bien égoïste, j’en étais conscient, mais j’avais été éduqué ainsi, je n’y pouvais rien. Elena m’observa en silence. Sa beauté ne m’avait pas dérangé dans la journée, alors que nous n’échangions aucune parole, mais maintenant que j’avais enfin osé lui parler, j’éprouvais du gène, et j’essayais tant bien que mal de me concentrer sur les étoiles.
- Je ne connais pas grand-chose du pays d’Oji, repris-t-elle. J’ai vécu jusqu’à l’age de 12 ans à Cristal, là où habitent toutes les élites d’Eredraim…J’apprenais la magie dans la grande tour de la ville, dont le sommet est habité par Kali lui-même. D’après mon maître, j’avais des pouvoirs impressionnants, et j’ai accepté son offre de partir à Guardam pour faire partie de l’armée, comme apprentie…
Elle se tu un moment. Elle n’avait apparemment pas beaucoup de plaisir à parler de son passé.
- À 15 ans, je suis devenu mage. C’est aussi à cette age-là que j’ai découvert l’herbe de shima et le bien être qu’elle me procurait.J’ai suis rester là-bas trois ans, après quoi mon maître à Guardam perçu mon secret, et en parla à Roy qui me renvoya sur le champ…
- Et qu’est-ce qu’il s’est passé pendant ces trois ans ?
Je me rendis aussitôt compte de ma bêtise. Si elle n’en avait pas parler, c’est qu’elle n’en avait pas envie. Néanmoins elle ne semblait pas m’en vouloir.
- Et bien, je faisais partie de l’armée. Je ne prenais plus seulement part aux entraînements mais aussi aux batailles…
Elle se tu cette fois définitivement, et je sentis rapidement le sommeil m’envahir. Ma dernière pensée fut que, demain, nous atteindrions Baradrum. Qu’est-ce que m’y m’attendais là-bas ? Ce n’était plus qu’une question d’heures avant que je le découvre…
gène = geine
Quelques autres fautes, c´est bien malheureux ![]()
Eh bien, j´aime beaucoup !
le voyage commence et on en apprend plus sur le passé des héros ( garde quand meme quelques suprises, surtout pour l´elfe
)
Sinon, l´elfe droguée, voilà une idée originale
continue comme ça ![]()
" red-rock Posté le 19 juin 2005 à 15:01:13
gène = geine
"
geine = gêne
A part ça, je lirai quand j´aurai un peu plus de temps, désolé pour l´intervention inutile^^
Ah ouais, merde. Merci quand même ^^
La suite est déja prête mais je vais peut-être attendre un peu… En même temps, ça me démange de la poster!
Bah tu sais, je trouvais que dans l´ensemble ton texte était bon
On fait tous des petites fautes d´orthographe, tant qu´il n´y en a pas trop et que c´est agréable à lire, il y a pas de problème !
ps : lol moi aussi ca me démangeait, ben j´ai craqué ^^
CHAPITRE IV : Le commencement
- Héhéhé…
Un rire sournois me sortit de ma torpeur. Apparemment, Elena m’avait porté jusqu’à la tour dans mon sommeil. J’ouvris les yeux difficilement, essayant tant bien que mal de voir ce qui se passait. Il faisait jour depuis peu, et les rayons du soleil éclairaient le sommet de la tour, dont le toit avait été détruit. L’elfe était debout, et devant elle se tenaient cinq hommes. Je pouvais les voir maintenant, mais je n’eus pas le réflexe de me lever. Apparemment, ils n’étaient pas venus en amis, et je ne pouvais rien faire hormis déranger ma protectrice. Si ces hommes nous voulaient du mal, elle aurait vite fait de les faire fuir, de toute façon.
- Ne fait donc pas l’idiote, petite elfe… Donne nous ce que nous sommes venus chercher.
L’homme qui venait de parler avec un ton faussement amicale ne m’étais pas étranger… C’était lui qui m’avait proposé de le suivre à la taverne, à la frontière ! Et ses compagnons étaient encore avec lui. Mais cette fois, il y en avait un de plus. Il était également habillé tout de noir, mais une capuche cachait son visage. Il était pour le moins… Effrayant. Ces hommes avaient probablement demandé son aide pour s’occuper d’Elena, et son pouvoir devait donc être grand. Mais la femme elfique leur barrait fièrement la route.
- Vous ne passerez pas… Ce bijou n’est pas à vous !
- Très bien… Keliam, tu peux t’occuper d’elle.
Il accompagna ses paroles d’un nouveau rire malsain, et l’homme mystérieux s’approcha alors que les autres s’écartèrent pour lui donner de l’espace. Il leva les mains et son corps se mit à émettre une aura bleuté, alors que le sol tremblait doucement.Elena joignait ses mains comme pour prier, tout en baissant la tête, les yeux mi-clos. Elle émis à son tour une aura, rouge cette fois, et le sol tremblait de plus belle. J’avais la gorge nouée.
Elle leva des yeux sans pupilles vers son opposant. Alors qu’il enleva sa capuche, en plus d’un visage grave et un crâne entièrement rasé, il dévoila lui aussi des yeux entièrement blancs. Cela venait probablement du sort qu’ils invoquaient tous les deux. Les autres hommes auraient pu aider le magicien, mais ils semblaient aussi apeurés que moi. Le grondement du tonnerre me fit lever les yeux au ciel. Des nuages noirs s’amoncelaient au-dessus de nos têtes, alors que toute autour le ciel était tranquille. Soudain, un éclair en jaillit et alla s’abattre sur Elena. Celle-ci leva les mains à temps, créant un bouclier d’énergie bleu autour d’elle. Elle attaqua à son tour, faisant jailli de nouvelles boules de feu de ses mains. Elle les lança sur son ennemi, avec un calme qui ne faisait que l’embellir encor. Mais elle ne se contenta pas de si peu cette fois, et enchaîna rapidement avec d’autres boules, puis encore d’autres. Malgré son bouclier, le magicien semblait perdre pied.
- Mais qu’attendez vous ? criât-il à ses acolytes. Aidez- moi !
Ses compagnons, d’abord surpris, sortirent leurs épées de leurs fourreaux et coururent sur Elena avec des cris de rage. C’est le moment que je choisis pour agir. Tout en me levant, j’attrapai un des voleurs dans sa course, et il alla s’échoir derrière moi, la tête la première.
- Jelios, non ! ! cria l’elfe alors qu’un des hommes s’apprêtait à me trancher de sa lame.
Elle me sauva encore une fois, et lança une impressionnante flamme vers mon agresseur, qui le souleva à quelques mètres au-dessus du sol et qui l’envoya finir sa course en bas de la tour de guet. Deux des autres brigands, apeurés, prirent la fuite en poussant des cris de panique ridicule. Il ne restaient plus que moi, les deux mages et l’homme qui m’avait soulevé comme si je n’étais qu’une plume, la veille. C’était apparemment le chef de la bande, car le plus noble. Elena s’était calmée, et nous observions tous un moment de silence. Mon alliée était apparemment plus forte que le magicien, mais moi, je ne pourrais rien faire face à la brute qui l’accompagnait.
- Elle est trop forte pour moi… dit le magicien en baissant les bras.
Il partit sans un mot, comme si cette bataille ne l’avait aucunement importé. L’homme le suivit finalement, après m’avoir lancé un dernier regard haineux.
- Viens maintenant, il faut partir, me dit Elena.
Elle avait tué un des voleurs et son cheval était resté en bas de la tour. Elle grimpa dessus et m’aida à monter derrière elle. Avec un tel moyen de transport, nous aurions vite fait d’atteindre notre but. C’était la première fois que je montais à cheval, et je n’exprimais qu’une envie : qu’il s’arrête ! Cependant je n’osai pas déranger l’elfe, par peur d’être ridicule. Après la bataille de la tour de guet, je vis également qu’elle semblait avoir refermer ses portes, qu’il lui faudrait un moment avant de pouvoir me parler à nouveau comme elle l’avait fait la veille. Nous chevauchions donc en silence, et j’étais ma foi confortablement assis contre elle. Confortablement n’est peut-être pas le mot quand on est ballotté de tout coté pendant des heures avec comme seul siège le dos d’une bête, mais c’est le mot qui me semblait le plus approprié. Ces beaux cheveux se laissaient porter par le vent au-dessus de ma tête. Les montagnes de Baradrum se rapprochaient de plus en plus alors que nous chevauchions dans les plaines d’Aquadria, et finalement la forêt qui faisait office de frontière apparu à l’horizon. Une fois arrivée à son orée, Elena descendit du cheval et je fis de même. La bête repartit avec plaisir dans les plaines alors que nous nous engouffrions dans les bois. Les rayons du soleil transperçaient ça et là la cime des arbres, éclairant ces bois accueillants de leur douce clarté. Nous n’avions pas à marcher longtemps que notre but apparaissait déjà, comme une lumière au bout du tunnel. La curiosité avait maintenant laissé place à une excitation qui montait en moi alors que je m’en rapprochais. Les arbres se dégageaient peu à peu, laissant de plus en plus de place à la lumière, et le moment arriva où mes pieds arrêtèrent de marcher sur les feuilles pour à nouveau souiller l’herbe et où les arbres laissèrent la place au ciel. Devant moi s’étalaient à perte de vue les plaines de Baradrum, entourées de montagnes boisées. Le ciel était bleu et les nuages peu nombreux d’un blanc immaculé alors que j’atteignais enfin mon but. Le commencement de mon aventure. Une aventure que je ne vivrais pas seul, d’ailleurs.
Jelios a l´air en bonne compagnie sur le cheval...
lol
Sinon, un point que j´ai apprécié, c´est que Jelios n´est pas ( encore ? )un grand guerrier qui tue tout le monde apres 10 secondes
C´est un type normal et ça j´aime bien.
J´espère que tu le feras évoluer et qu´il grandira ( pour le combat, mais aussi le reste
)
Meme si ça doit etre dur ^^
En tout cas je te souhaite bonne chance ![]()
En fait, je n´ai pas encore vraiment pensé à la suite.
J´espere que plus de lecteurs viendront bientot…
oui, pour ma fic aussi j´espere qu´il y aura plus de monde !
Enfin, on écrit pour nous d´abord
En fait, pour ma part, je veux vraiment faire un retournement de situation ( mais dans longtemps )
Faire évoluer mon héros, doucement qu´il devienne quelqu´un... !
INTERLUDE : L´expedition
Ils étaient tous morts. Les anges n’avaient pas fait de cadeaux et nous avaient pris par surprise alors que nous étions encore affaiblis de l’attaque de Arlann. J’étais donc seul, debout sur cette colline rocailleuse, au milieu des cadavres de ceux qui avaient étés mes compagnons ainsi que de ces bestioles. Les anges étaient censés êtres les puis de la sagesse, mais ceux-là étaient corrompus et idiots. Heureusement, d’ailleurs, car s’il ne l’avait pas été, je serais mort. Des anges bien plus meurtriers rôdent sur ces terres et l’expérience que j’en ai ne me donne pas vraiment envie de les rencontrer à nouveau. Ah, mais… Vous êtes un peu perdu non ? Je crois qu’un petit retour en arrière s’impose.
Nous étions huit, tous accourus à Silveria assoiffés par l’importante somme qu’on nous avait promise.Enfin, au départ une cinquantaine de guerriers étaient là, et le seigneur qui nous avait appelé n’en choisit que huit, dont je faisais partie. On ne connaissait pas le nom de cet homme du Nord, mais pour être franc, nous n’en avions ni l’envie ni le besoin. La mission qu’il nous confiait été simple – enfin, simple, peut-être pas, mais claire : lui ramener la félicité éternelle du pays de Baradrum. Si nous parvenions à satisfaire son désir, une récompense de mille pièces d’or chacun nous attendait. Je me disais d’abord que j’aurais aimé garder toute cette somme pour moi, mais finalement, huit hommes n’avaient pas étés de trop. Un était parti faire cavalier seul, un autre avait été tué par Arlann et Vidar le nain avait quitté le groupe quelques jours plus tôt. Nos méthodes étaient trop peu orthodoxes pour lui. Et puis les quatre autres venaient de se faire tuer par ces satanés anges, pour que finalement je me retrouve tout seul. J’avais réussi à achever les dernières bestioles grâce à ma fidèle épée à deux mains, et je pouvais maintenant reprendre ma quête. Le fait que je sois seul avaient des avantages mais également des inconvénients : je pouvais prendre la nourriture des autres, mais en cas de combat, je n’aurais aucune chance. Je devais m’adonner à l’art de l’infiltration, à partir de maintenant. Ah oui, mon nom, j’allais oublier.Je suis Alexandre Garner, d’Aquadria. Je suspectais Arlann et sa troupe de me devancer de quelques heures de marche, et il ne me fallait donc pas traîner. Je rangeai mon épée dans son fourreau, attaché dans mon dos, et repris ma course après m’être servit sur les corps de mes alliés de fortune, alors que le soleil se couchait emportant avec lui peu à peu la lumière.
cool un nouveau héro, et un mercenaire en plus ![]()
super, continue ![]()
Ouais enfin, un peu baclé l´inerlude je trouve :
Vous êtes un peu perdu non ?
= Vous DEVEZ être un peu perdu non ?
Ah oui, mon nom, j’allais oublier. Je suis Alexandre Garner, d’Aquadria.
= Ca aurait dut être mis à la fin, même si je trouve que le coucher de soleil est une meilleur conclusion, le coup du ´j´ai faillit oublier mon nom´ c´est plutot à la fin en géneral. Enfin bon en lisant vite on y voit que du feu et on est pas trop gêné
Par contre, ce type, c´est plus un anti-héros qu´un héros, mais j´en dit pas plus ![]()
Up !