Héhé faudrait renommer ce topic, "topic de antoum".....
Bref, moi aussi je me réjouis que Mélenchon et Dollez soient courageusement partis du PS mais pas pour les memes raisons que toi de toute évidence car par insupportable je designerais plus volontier les membres de désirs d'avenir et autre groupie que Mélenchon.
Quoiqu'il en soit, avec le départ de l'aile gauche, le mal nommé Parti Socialiste va enfin pouvoir se laisser aller à ses vieux démons et s'assumer comme social libéral(meme si ce n'est plus à la mode vu le contexte économique, la girouette que tu soutiens le montre bien).
Donc quel avenir pour le PS? Et bien j'espere pas d'avenir ou le minimum possible, qu'il connaisse donc le sort de tout les partis originalement à gauche qui sont passé au centre gauche voire droit.
Qu'avec sa dislocation, on est vraiment une gauche qui propose un modele de société radicalement différent de celui-ci de la droite, que le champs des possibles s'élargissent, qu'on est tout simplement le choix, ça serait la meilleurs chose à souhaiter en ces temps de crise.
Quand à la victoire de Royal, bah que ça soit elle ou Delanoe ou Aubry, à priori cela ne change pas grand chose.
Ils sont tous trois des éléphants, tous trois sur une ligne politique qui fleurte avec le centre mais il est vrai que Ségolène Royal est sans doute la plus imprévisible avec ses délires mystiques du genre, "si j'avais été Jeanne d'Arc, ils m'auraient brulé" ou "aimez vous les uns les autres".
Triste époque où certain en viennent à admirer de telles personnages!
Antoum => je suis triste pour le PS que Royale gagne (et de si peu) la motion du PS. J'aurais préféré Delanoë ou, à défaut, voir une victoire plus large de Royale. Si le PS tente à nouveau de rééditer sa campagne de 2007 avec des divisions plus importantes pour les prochaines élections présidentielles, elle va droit vers un échec cinglant.
Selon moi, les autres têtes de motion ne voudront pas avoir Ségolène comme Première Secrétaire, ce sera donc quelqu'un de plus jeune, mais un Ségoléniste, on parle beaucoup de Vincent Peillon.
Bien sûr, moi aussi j'aurai préféré une victoire plus large de Ségolène Royal, une déferlante Royal, mais là, c'est plutôt de l'ordre du fantasme que de l'imaginable, hélas.
Quant à Delanoë, je n'ai rien contre lui, mais il représente le vieux parti socialiste, or ce que je veux, c'est du changement, car on ne peut continuer comme cela.
Pour le vieux socialiste, qui était pour Hamon, je pense vraiment pas que le PS trouvera son salut à gauche de sa gauche. Il faut des solutions adaptées à la situation, si elles sont très à gauche, banco. Mais il ne faut pas pour autant en rejeter d'autres par principe. Il faut être mesuré, comme Ségolène le fait, en proposant à chaque problème des solutions adaptées.
Bref, moi je suis heureux puisque il est impossible désormais que quelqu'un d'autre qu'un Ségoléniste arrive à la tête du parti. Le changement chez les socialistes est donc en marche.
Bah la ça reste du blabla, concretement comment en tappant au centre le PS pourrait il trouver son salut? A faire de la politique que pour les élections, il s'est donné une image de partie corrompu et interessé et avec Royal qui ne pense qu'à 2012, ça n'a pas l'air pret de changer. En gros, en quoi le PS sous domination royaliste, se démarquera t'il d'un Bayrou par exemple?
En quoi le PS se démarquera-t-il de Bayrou ?
Mais en quoi le PS se démarquera-t-il de la LCR avec Hamon ?
Aux deux questions la même réponse, que je dis.
Euh bah tout simplement parce que les gauchos ne proposent pas d'alternative serieuse au système capitaliste, et d'ailleurs Hamon ne va pas aussi loin que d'autre dans la remise en cause du système capitaliste, il remet en cause l'idéologie libérale et va un peu plus loin tout au plus.
Tu n'as pas répondu à ma question.....
notre présidente de 2012
http://s.tf1.fr/mmdia/i/78/8/segolene-royal-ps-congres-reims-2654788_105.jpg?v=1
et d'ailleurs Hamon ne va pas aussi loin que d'autre dans la remise en cause du système capitaliste, il remet en cause l'idéologie libérale et va un peu plus loin tout au plus.
remise en cause du capitalisme et non pas du libéralisme, puisque nous sommes dans un système capitaliste avec de très fortes doses d'interventionnisme que l'on pourrait qualifier d'économie mixte ( ainsi que tu peut te rappeler la citation avc à partir d'un tels pourcentage du PIB, nous sommes dans ...). D'ailleurs si vous avez l'occasion de dialoguer avec quelques chinois entres autres beaucoup considèrent la France comme une sorte de régime socialiste aux vues du poids de l'état, et quand l'on connait ce poids de l'état en Chine on ne peut que être très inquiet ( eux on la censure directe, nous nous avons la pensée unique qui s'occupe de celà). Puis ce qui est étonnant c'est que les partisans de la social démocrassie à la Française dans lequel nous nous trouvons prennent pour modèle des pays nordiques, ou tout du moins une grande partie de l'illusion nordique, prônent toujours et encore plus d'état alors que l'état français est reconnu comme un véritable phagocyte, encore préféraient ils moins et mieux mais non ils poursuivent leurs bêtises, mais après tout ils sont partisans de la social démocrassie, non ?
Social-Démocrassie ? Démocratie* ça me fait froid dans le dos ![]()
Pour les différences Bayrou / Ségolène, la réponse me paraissait évidente, c'est tout simplement pas les mêmes idées, mais bon.
La crise financière et la mondialisation : "Un nouveau Bretton Woods"
"Le rôle du politique est de définir des règles capables de prévenir les crises. L’époque est à la mise en place de dispositifs (notamment fiscaux) qui orientent l’épargne nationale vers l’investissement productif. L’époque est aussi à une réglementation beaucoup plus stricte des rémunérations des traders et des dirigeants bancaires, dont les gains augmentent avec les risques pris. L’urgence appelle enfin à un nouveau Bretton Woods".
Parmi les propositions :
- interdire aux fonds spéculatifs d’engager plus d’argent que ne le permettent leurs réserves (cette interdiction existant déjà pour les banques).
- confier le contrôle des institutions financières européennes à la Banque centrale européenne.
- lutter contre les paradis fiscaux et le blanchiment d’argent sale par une politique plus répressive.
La croissance et la politique industrielle : Une révolution culturelle
" S’ils veulent défendre le niveau de vie des Français et sauver la protection sociale, les socialistes doivent dire comment la France peut réagir. Et ils ne trouveront de crédibilité que s’ils opèrent une véritable révolution culturelle, notamment par rapport au monde de l’entreprise":
- s'appuyer sur les PME : " La gauche doit porter une politique favorable à l’investissement des entreprises, celles qui font la croissance et ne se contentent pas de la rente". Il faut créer "une banque publique autour de la Caisse des dépôts et consignations pour accompagner le développement des PME. " Redéployer les aides vers les PME.
- "instaurer un Small Business Act permettant aux PME d’accéder à la commande publique."
- favoriser "la création d’entreprises, que ce soit au niveau de l’incubation, du financement, de la mise à disposition d’un immobilier dédié"
- investir dans des politiques d’innovation
- Soutenir l’économie sociale et solidaire et favoriser en particulier les reprises d’entreprises en Sociétés coopératives de production (SCOP).
- l’octroi d’une aide publique doit être subordonné à la prise de risque, à la création d’emplois non précaires et à la hausse des salaires.
- "sécuriser les entreprises en mettant fin à l’instabilité fiscale et sociale qui existe aujourd’hui"
Le pouvoir d'achat, l'emploi et le contrat de travail : Un capital formation personnel
- Réglementer les abus bancaires pour protéger les familles contre le surendettement. Les crédits revolving seront interdits.
- Créer une action de groupe à la française. Elle concernera notamment les dommages collectifs de l’environnement et les préjudices sanitaires de masse.
- Réformer l’indice des prix de l’Insee. Un indice complémentaire devra être élaboré, à partir d’un budget familial intégrant des dépenses aujourd’hui exclues de l’indice de l’Insee (dépenses de transport, frais bancaires, téléphone portable par exemple).
- Le service public de l’emploi doit changer. Nous devons redonner à chaque travailleur les moyens de prendre en main son parcours professionnel, avec l’aide d’un service public qui l’accompagne tout au long de sa vie, identifie les débouchés économiques et l’aide à s’orienter.
- Créer un capital formation personnel, qui accompagne les salariés tout au long de la vie. Chaque travailleur aura sur ce compte d’autant plus de droits que ses études auront été brèves.
- Les liens entre formation professionnelle et retour à l’emploi devront être renforcés. Cela passe par la création d’une cinquième branche de la sécurité sociale, prenant la forme d’une Caisse nationale de sécurisation des parcours professionnels. Elle inclura le nouvel ensemble ANPE/UASSEDIC mais également l’ensemble des structures versant des prestations dans le cadre de la formation professionnelle. Sa gestion sera régionalisée et associera les partenaires sociaux.
- Accompagner les transitions. La perte d’emploi, le changement de métier ou de secteurs d’activité sont la contrepartie d’une économie ouverte et innovante. Le service public de l’emploi doit donc accompagner de manière plus étroite et individualisée les demandeurs d’emploi comme les personnes qui envisagent de changer de métier.
Le dialogue social : "Des syndicats plus représentatifs"
Deux évolutions sont préconisées :
- Des syndicats plus représentatifs, plus présents dans les entreprises et disposant d’un nombre plus élevé de membres,. Il faut pour cela "réformer la composition des conseils d’administration des entreprises avec une représentation des salariés à hauteur de 30 %". Il faut également "encourager un syndicalisme rendant davantage de services aux adhérents (accueil et conseil aux nouveaux salariés, assistance juridique à toutes les étapes du contrat de travail, etc.). Il faut enfin "créer le chèque syndical pour favoriser les nouvelles adhésions".
- Donner toute sa place à la négociation collective, dans le cadre fixé par la loi, en respectant le rôle des partenaires sociaux. Lorsqu’il demandera aux partenaires sociaux de négocier un texte, le gouvernement devra s’engager à présenter au Parlement un projet de loi reprenant les termes de l’accord (le Parlement gardera bien entendu son droit d’amendement).
Les services publics : Un service public du parcours professionnel
- Création d'un service public à la petite enfance, "en permettant d’accueillir les enfants de moins de 3 ans à l’école et en aidant les collectivités à développer des crèches".
- création d'un service public du parcours professionnel, qui accompagne le salarié tout au long de sa vie, identifie les débouchés économiques et l’aide à s’orienter
Politique de la ville et des banlieues : "réintroduire la mixité sociale"
- Réintroduire de la mixité sociale dans les centres villes, banlieues aisées et les quartiers plus populaires. "Il faut agir sur le logement, sur les transports et sur le tissu économique".
- Les zones d'urbanisation doivent être développées autour des grands axes de transports en commun, afin d'éviter de laisser proliférer de manière anarchique des banlieues pavillonnaires.
- Transport "A l’échelle nationale, nous devons développer les grandes lignes ferroviaires de transport de voyageurs (notamment les liaisons transfrontalières), et favoriser les liaisons transversales".
- Dynamisme des banlieues "Nous devons susciter parallèlement une nouvelle dynamique urbaine dans nos banlieues en y installant de nouvelles activités économiques. La politique des zones franches n’a pas toujours produit les résultats escomptés en termes d’emploi des populations y résidant. C’est pourquoi, il faut ouvrir notre réflexion à une idée simple : attacher les droits à exonération aux individus et non pas à la zone".
- Aménagement du territoire
- Eviter de laisser proliférer les banlieues pavillonnaires en développant les zones d'urbanisation autour des grands axes de transports en commun.
- Mieux gérer l'espace rural : "Une grande loi « urbanisme et paysage » renforcera la loi SRU en s'appuyant sur les pratiques innovantes des collectivités locales. Elle sera adaptée aux enjeux d'une nouvelle ruralité, d'un nouveau développement territorial, en rapprochant habitants et espaces ruraux et urbains".
- Limiter la place de la voiture en offrant des alternatives variées pour les déplacements.
L'éducation : "Rétablir les contrats éducatifs locaux"
- Rétablir les contrats éducatifs locaux, pour mieux articuler les enseignements scolaires avec les activités péri et extra scolaires (éducation artistique, éducation physique).
- Définir des normes d’élèves par classe et s’inspirer du modèle d’éducation finlandais : limiter à 17 le nombre d’élèves par classe en CP et en CE1 dans les ZEP et fixer la dotation aux établissements par élève en difficulté à 25 % de plus que la dotation ordinaire.
- Garantir la présence de l'école de la République au plus proche des habitants sur tout le territoire.
- Développer le soutien scolaire individuel et gratuit pour les familles.
L'enseignement supérieur et la recherche : "Intégrer les grandes écoles aux universités"
- Transformer les deux premières années de licence en années durant lesquelles les étudiants peuvent choisir leurs disciplines et amorcer la spécialisation à partir de la troisième année.
- Intégrer les grandes écoles aux universités, pour mettre fin au système à deux vitesses et augmenter sensiblement le budget de l’enseignement supérieur.
- Inciter les jeunes talents à poursuivre leurs études jusqu’au doctorat, en créant un statut du chercheur très revalorisé (hausse des rémunérations, développement des passerelles entre le statut de chercheur et de professeur d’université).
- Proposer à tout jeune atteignant sa majorité le droit à un capital pour construire son projet de vie (prêt à taux zéro de 10.000 euros garanti par l’État). Développer le système des bourses tremplins, pour tous ceux qui souhaitent créer leur activité ou reprendre une entreprise.
- "Il nous faut donner une vraie priorité à la recherche publique, sans évidemment négliger la recherche privée. Cette dernière doit être soutenue par des mesures fiscales, mais aussi par le développement des passerelles avec la recherche publique. (…) Il est urgent de décloisonner, de multiplier les occasions d’échanges et d’informations mais aussi de sensibiliser l’opinion, et en particulier la jeunesse, à l’intérêt de la science. (…) Il faut enfin donner à notre recherche une dimension européenne. Pour réaliser les objectifs fixés par la stratégie de Lisbonne, nous militons en faveur d’un renforcement prioritaire des programmes communautaires de recherche et développement, en liaison avec les pôles de compétitivité".
- Faciliter la création d’entreprises par les chercheurs en aidant les régions à renforcer les pôles de compétitivité.
La santé : "Le sauvetage de l'hôpital public"
Changer le système de la Sécurité sociale "Nous devons limiter les coûts en soignant mieux, en développant de nouvelles règles pour lutter contre les abus et en améliorant la prévention".
Les propositions :
- Organiser le sauvetage de l’hôpital public. "L’hôpital public meurt d’asphyxie : nous devons lui redonner les moyens de bien fonctionner. Il a besoin d’infirmières, d’aides soignantes, de médecins et de nouveaux investissements. Il doit pouvoir s’appuyer sur un mode de tarification qui tienne compte des missions d’intérêt général".
- Soigner mieux pour coûter moins, améliorer la qualité des soins en optimisant les pratiques médicales. "Il faut des règles claires avec les professionnels, fondées sur le respect des protocoles de soins les plus efficaces. Cela doit s’accompagner d’une évaluation mieux assurée par les caisses primaires d’assurance maladie et d’une formation tout au long de la vie".
Insister sur la prévention. "Les services médicaux les plus utiles (médecine du travail, médecine scolaire) doivent être mis au centre du système de santé alors qu’ils sont aujourd’hui marginalisés. Leur financement doit être assuré et leur légitimité affirmée. Compte tenu du développement des maladies chroniques, le mode de rémunération à l’acte des médecins généralistes n’est plus adapté. Il est inflationniste. La médecine générale doit être rémunérée en fonction d’une prise en charge globale, tenant compte des actions de prévention".
La retraite : S’adapter aux trajectoires professionnelles des individus
"La réforme que nous proposons, fondée sur les comptes individuels de cotisations, favorisera la mobilité et s’adaptera aux trajectoires professionnelles des individus". Evolution vers un système dans lequel "chaque cotisant dispose d’un compte personnel sur lequel il accumule ses cotisations tout au long de sa vie active, de façon à déterminer le montant de sa pension au moment où il choisit de partir en retraite". "Le système reste par répartition et les cotisations des salariés financent les pensions courantes. Dans le même temps, le compte individuel de chaque travailleur mesure en euros les droits à pension à chaque instant. Un lien clair et direct est établi entre contributions des travailleurs et droits à pension". "Le critère de la pénibilité des tâches doit être pris en compte."
La fiscalité et l'équilibre budgétaire : "Rétablir la vérité fiscale"
Les propositions :
- "Rétablir la vérité fiscale pour l’ensemble des contribuables alors qu’elle est aujourd’hui réservée à une minorité aisée. L’État doit dire à chaque Français combien il paie d’impôts chaque année. Pour notre part, nous nous engageons à dire la vérité aux Français en publiant un rapport chiffré chaque année par des experts indépendants".
- "Réformer la fiscalité, en commençant par les impôts directs. L’impôt sur le revenu et la CSG seront fusionnés en un seul impôt progressif. Cette révolution se fera à prélèvement constant. Une part fixe de l’impôt constituera un socle obligatoirement affecté à la sécurité sociale".
- Donner à cet impôt citoyen une règle d’équité et de transparence : à revenu égal, impôt égal. Il sera prélevé à la source pour simplifier la vie des contribuables, avec un barème exprimé en pourcentage du revenu, afin que chacun puisse comprendre combien il paie. Le prélèvement à la source permettra également que la prime pour l’emploi (PPE) ne soit plus versée avec retard".
- "Calculer cet impôt au niveau de l’individu et non du couple, pour ne pas pénaliser l’activité des femmes. Les enfants à charge des contribuables seront pris en compte grâce à un crédit d’impôt, identique pour chaque enfant".
- "Supprimer l’essentiel des niches fiscales (73 milliards d’euros), dont celles créées par le paquet fiscal. Pour ne pas augmenter les prélèvements, les économies réalisées seront consacrées à une baisse des taux d’imposition pour tous les Français".
- "Rééquilibrer les prélèvements entre travail et capital en faisant peser les cotisations patronales, maladie et famille sur l’ensemble des richesses produites et non sur les seuls salaires. De cette façon, les entreprises qui augmentent des salaires et créent des emplois paieront moins de charges".
La laïcité : un service national civique obligatoire
"La laïcité se suffit à elle-même. Restons fidèles à la loi fondatrice de 1905, qui protège les libertés de conscience".
Les propositions :
- "Défendre l’universalité des services publics et le droit de tous à y accéder, quel que soit son genre ou sa confession.
- Exiger la mise en place de l’Observatoire de la Laïcité créé en mars 2007 et dont les membres n’ont jamais été nommés.
- Être vigilant et exigeant sur l’application de la Charte de la laïcité, pour qu’elle protège effectivement les usagers et les agents du service public".
- Créer une cérémonie républicaine pour tous les jeunes, quelle que soit leur origine pour le passage à la majorité à 18 ans. Mettre en place un service national civique obligatoire pour tous les jeunes entre 18 et 25 ans.
L'immigration : "Une politique au niveau européen"
"Nous voulons "une vraie ‘politique’ des migrations, au niveau national et européen, axée sur un principe de bon sens : pour réduire l’immigration illégale, il faut d’abord un bon système d’immigration légale".
Les propositions :
- Créer un système sécurisé d’aller et retour avec visa permanent, qui permet de travailler temporairement en France, notamment dans les emplois saisonniers, et de retourner dans son pays sans être interdit de séjour sur notre sol. Cela évite de créer de la clandestinité chez les étrangers qui ont peur de ne plus pouvoir revenir.
- Simplifier les procédures de recrutement pour répondre en temps réels aux besoins des entreprises : en impliquant, aux côtés des Préfets, les Régions, car elles connaissent les bassins d’emplois.
- Subordonner les avantages dans les secteurs qui emploient beaucoup de salariés en situation irrégulière (hôtellerie-restauration, BTP, services à la personne) à un engagement de moralisation des pratiques et de lutte contre le dumping salarial.
- Être un pays attractif pour les jeunes étudiants étrangers, qui préfèrent souvent partir dans d’autres pays, où ils sont mieux reçus.
- Régler au cas par cas la situation des travailleurs étrangers sans-papiers avec des critères clairs, tels que l’existence d’un contrat de travail et le paiement d’impôts.
Les questions de société : "Contre les discriminations liées à l'orientation sexuelle"
- Le PS est féministe. Lutte contre les inégalités dont sont victimes les femmes au travail, mais aussi contre les violences à domicile.
- Lutte contre les discriminations : "Il est impératif de lutter contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle avec l’ouverture du mariage et de l’adoption pour les couples de même sexe et il faut renforcer les sanctions contre les discriminations fondées sur la couleur de la peau ou l’origine, en particulier pour l’accès au logement et à l’emploi".
Le logement :
- Application de la loi SRU : Nous devons "faire respecter les obligations de construction de logements sociaux. L’État doit se substituer aux communes qui ne respectent pas le quota de 20 %".
Les propositions :
Loi SRU "Nous devons mettre tous les moyens en oeuvre pour contraindre les communes à respecter les 20% de logements sociaux prévus dans le cadre de la loi SRU : renforcer les sanctions prévues pour les communes qui ne respectent pas le seuil minimal de logements sociaux et prévoir la possibilité pour l’Etat de se substituer aux communes en cas de carence dans la construction de logements sociaux après plusieurs années de paiement des amendes. Nous devons également être plus attentifs à sa mise en oeuvre en termes qualitatifs".
Partenariat "Nous devons mener une politique de logement social en partenariat avec les bailleurs sociaux et les acteurs privés. C’est ensemble que nous réussirons à atteindre nos objectifs de construction de logement social. La desserte des banlieues et zones périphériques est un élément essentiel de désenclavement de ces territoires et un levier de mixité sociale important sur lequel nous devons être exemplaires".
Les institutions : "Rendre des comptes"
- Le chef de l’État doit être engagé, mais partager le pouvoir et rendre des comptes. Le rôle du Parlement est prépondérant.
- Les propositions :
- La constitution par les commissions parlementaires de forums citoyens pour évaluer l’impact des politiques publiques.
- La démocratisation du mode de scrutin du Sénat et la modernisation de son fonctionnement (avec, pourquoi pas, l'idée ancienne d'une intégration du Conseil économique et social).
- La création d’un référendum d'initiative populaire.
Sécurité et justice : "Un ordre juste"
- Porter le combat contre la violence et pour la sécurité, et répondre à la demande d'un "ordre juste" :
- Créer des partenariats entre tous les adultes, parents, professeurs, responsables d’association, policiers ; mettre les parents devant leurs responsabilités (école des parents).
- Systématiser une action de prévention précoce grâce à un encadrement éducatif renforcé pour éviter que les enfants s’enfoncent dans l’échec scolaire et basculent dans la délinquance.
- Développer une police de quartier redéployée au service des habitants et de la lutte contre l’économie souterraine.
- Assumer une politique de sanctions précoces, effectives et rapides, fondée sur les alternatives à la prison pour éviter la récidive.
- Justice "Ce n’est pas le principe de la sanction que nous mettons en cause, c’est la destruction du principe de l’individualisation des peines que nous dénonçons". Les propositions :
- Prohiber toute intervention du garde des Sceaux dans les dossiers. Les procureurs ne devront plus recevoir d’instruction du ministre de la Justice dans l’exercice de l’action publique. Le gouvernement conduira la politique pénale sur la base des lois votées par le Parlement. Le Conseil supérieur de la magistrature aura compétence pour interpeller le ministre de la justice sur toute atteinte à l’indépendance des magistrats, du siège ou du parquet.
- Faire du contrôle judiciaire la règle et de la prison l’exception, hors les cas de violences aux personnes ou d’infractions graves pour l’ordre public.
- Améliorer la condition pénitentiaire "une honte" pour le France.
Médias, culture et sport : "Diversité culturelle"
- Donner sa place au numérique : en aidant les publics défavorisés à entrer en possession d'un équipement informatique et à lui donner accès au haut débit à travers un abonnement à tarif social, en créant un fonds de concours. "L’État doit favoriser l'investissement dans le numérique mais aussi l'accès au Web des plus défavorisés et des personnes âgées, et faire en sorte que nos internautes les plus talentueux restent en France".
- Culture "Soutenir la création, la diffusion, la démocratisation, le partage de la culture mais aussi les échanges interculturels, doit redevenir une de nos priorité, face à l’uniformisation de la société, sa consumérisation, son américanisation, sa médiatisation. Il nous faudra combler notre déficit sur les pratiques amateurs, rouvrir le débat sur le statut des intermittents". Pour cela :
- Une plus grande prise en compte de la diversité culturelle.
- Une pratique artistique de la maternelle à l'université.
- Le soutien à la création.
- Le développement de l'emploi culturel.
- La défense du livre et de la librairie indépendante.
- Investir beaucoup plus pour permettre aux artistes de s’exporter.
- Garantir la liberté de la presse :
- Interdire à tout groupe privé vivant notamment de la commande publique de détenir plus de 25 % dans les grands médias.
- Intégrer le temps de parole du président de la République dans celui de la majorité parlementaire.
- Partager également le temps de parole de l’opposition avec celui de la majorité.
La décentralisation : "Transfert de compétences et de moyens"
- Redonner leur placer aux élus locaux, en leur donnant des compétences nouvelles aux collectivités, en s'appuyant sur la fiscalité. Il faut "simplifier et clarifier les compétences, accompagner les transferts de compétences des transferts de moyens", sans pour autant donner l'autonomie complète aux régions. "Nous devons veiller à conserver les principes de la République et du service public : continuité, égalité, neutralité. C’est le rôle de l’Etat de garantir sur l’ensemble du territoire un seuil minimal de service public pour que le lieu de naissance ou de résidence ne soit pas un facteur de réussite ou d’échec (…) "Nous devons lutter contre le retrait organisé par l’Etat de la puissance publique des territoires ruraux : hôpitaux, tribunaux, bureaux de poste... "
Les propositions :
- Démêler le « mille-feuilles » de compétences entre les régions, conseils généraux, communes et intercommunalités.
- Renforcer fortement la péréquation, et donc la solidarité entre collectivités et entre territoires, garantie par l'État, notamment entre les départements riches et pauvres.
- Donner aux étrangers non communautaires présents en France depuis cinq ans le droit de vote aux élections locales.
- Simplifier les règles et d’instaurer une véritable relation de confiance avec l’Etat, afin d’aboutir à un vrai et vaste mouvement de décentralisation, aux bénéfices partagés.
- Et encourager la démocratie participative
L'écologie : "Une fiscalité écologique"
- Préparer l'après-pétrole "Nous proposons que la France mette en oeuvre une politique énergétique nouvelle fondée principalement sur deux chantiers : le développement massif des énergies renouvelables, déconcentrées et décentralisées, et la recherche de l’efficacité énergétique".
Les propositions :
- Taxer les profits de Total pour créer et financer le fonds « après pétrole ».
- Donner au fonds deux objectifs : subventionner les installations en énergie renouvelable et financer les transports alternatifs propres.
- Plus largement, engager une diversification des sources d’énergie destinées à la production d’électricité. Les axes de cette nouvelle politique feront l'objet d'une convention thématique dès 2009.
- Nucléaire : Il ne faut pas pour autant "méconnaître le rôle de l’électricité d’origine nucléaire qui permet de limiter les émissions de CO2, avec un coût limité pour les ménages". Mais une diversification vigoureuse des sources d’énergie destinées à la production d’électricité doit être mise en oeuvre.
- La consommation d’énergie : "Nous proposons de développer les éco - technologies. Anticiper la production d’énergies nouvelles, faire muter l’industrie vers les cleantechs, investir en R&D, sont autant d’opportunités d’innovations et d’emplois". Deux secteurs sur lesquels il faut jouer : le secteur des nouvelles énergies et des nouveaux matériaux et les secteurs utilisateurs d’énergie, comme les transports et le bâtiment, notamment dans le domaine de la rénovation thermique.
- Un instrument pour faire évoluer ces comportements, celui de la fiscalité écologique. "Nous devons prendre position en faveur de la mise en place d’une taxe sur le CO2 importé aux frontières des pays signataires de l’accord de Kyoto".
- Une grande perspective est tracée, celle d'une "économie mondiale fondée sur une croissance verte, seule à même d’équiper la planète pour lutter contre le réchauffement et assurer un développement durable. La croissance verte permettra de mobiliser l’argent à des fins productives, dans un grand partenariat public-privé mondial, véritable remède de surcroît contre la spéculation financière à court terme".
L'Europe : "La France fer de lance d'un groupe de pays pionniers"
"L'Union à 27 semble certes bloquée sur de nombreux dossiers, mais rien n'interdit à la France de se faire le fer de lance d'un groupe de pays pionniers, plus conscients que d'autres de l'urgence sociale et économique qui frappe les citoyens européens. Il y aurait là l'éclosion d'une ‘Europe à deux vitesses’. Mais elle serait choisie démocratiquement par les peuples, elle resterait ouverte à tous ceux qui changeraient d'avis et elle nous permettrait à tous de sortir de l'ornière".
Parmi les propositions :
- un débat sur l’avenir de l’Europe par la voie d’une consultation européenne, s’adressant directement aux peuples des 27 États-membres.
- "repenser profondément notre conception de l’Europe sociale. L’Europe sociale, c’est d’abord une Europe qui n’empêche pas les États de décider du niveau de solidarité qu’ils souhaitent. "
- "relancer l’Europe des grands projets. Nous devons créer les infrastructures transeuropéennes dont nous avons tant besoin, en matière de numérique, d’énergie ou de recherche. "
- créer "un nouveau pacte européen initié par un premier groupe de pays volontaires. Ce pacte doit promouvoir : une politique industrielle offensive soutenue par une politique monétaire favorable ; un plan d’investissement et de croissance européen fondé sur l’emprunt ; une politique énergétique capable d’assurer la sécurité, l’indépendance et la diversité énergétique de l’Union en luttant efficacement contre le changement climatique; un vrai pas en direction d’un gouvernement économique européen."
- "relancer le Dialogue social européen. Les partenaires sociaux, toujours plus sollicités au niveau national, ont un rôle à jouer, trop laissé de côté, dans l'édification de l'Europe sociale. "
- "accélérer la construction d’une défense et d’une diplomatie européennes".
- "intégrer, comme la réserve fédérale américaine, la croissance et l'emploi parmi les objectifs de la Banque centrale européenne, au même titre que l'inflation. "
Merci au Nouvel Obs qui a publié sur son site le comparatif des différentes motions.
Sinon, je ne crois pas que cela soit ces propositions que fait M. Bayrou (bien que je ne sache pas quelles sont lesdites propositions, à vrai dire).
En passant, big up à tous ceux qui aiment dire que Ségolène Royal ne fait aucune proposition, regardez bande d'écervelés.
Juste un exemple :
"- Une plus grande prise en compte de la diversité culturelle.
- Une pratique artistique de la maternelle à l'université.
- Le soutien à la création.
- Le développement de l'emploi culturel.
- La défense du livre et de la librairie indépendante.
- Investir beaucoup plus pour permettre aux artistes de s’exporter.
- Garantir la liberté de la presse :
- Interdire à tout groupe privé vivant notamment de la commande publique de détenir plus de 25 % dans les grands médias.
- Intégrer le temps de parole du président de la République dans celui de la majorité parlementaire.
- Partager également le temps de parole de l’opposition avec celui de la majorité. "
-> ça veut rien dire. C'est du vent. Concrètement, ça veut dire quoi ?
On fixe quelles règles et quelles obligations ?
On prélève quoi pour le mettre où ?
On paie qui à faire quoi ?
Elle ne réponds à rien.
C'est partout comme ça.
En plus elle veut que la BCE fasse comme la Federal Reserve
Pour une nouvelle crise des crédits dans 10 ans ?
Nan sérieux, je suis qu'un pauvre geek et ça saute aux yeux la connerie politique et économique à plein nez. Non restons sérieux cinq minutes s'il vous plait. On frôle le ridicule là.
Sauver notre système de retraite, en le finançant de façon juste et équitable : c'est possible avec les propositions pour les retraites du Parti Socialiste :
http://www.dailymotion.com/video/xdglo0_les-propositions-du-ps-pour-nos-ret_news
L'UMP veut affaiblir notre système en le soumettant à la spéculation financière, comme il le fait depuis 8 ans en
Entre 1998 et 2002, sous le Gouvernement de la Gauche plurielle, le taux de chômage était en forte diminution !
On voit où il en est aujourd'hui ...
En 2012, ne vous trompez pas : soutenez les forces vives de la gauche démocrate et sociale
Soutenir des vendus ? Non, merci.
Si le bilan de la gauche était tellement bien, elle aurait été élue en 2002 (ou au moin au 2e tour), et elle aurait été élue en 2007.
Depuis Mitterand, les francais ont compris, la preuve. Il reste à voir, si les Francais ne vont pas oublié leur erreur passée.
boaf... ump ps, la meme chose, rien ne changera avec ces deux frères qui ne font que maintenir un sans blanc de rivalité, qui se limite en réalité à un combat pour des places au gouvernement, mais pas pour des idées différentes.
mouais bah je crois que c'est eux qui vont gagner en 2012...
grosse vague d'immigration en perspective.
paix sociale achetée dans les quartiers.
mouais mouais mouais
Espérons que ce soit DSK il limitera les dégâts.
DSK ça limiterait les dégâts en effet. A condition que ce soit le DSK du FMI, et pas le socialiste. De toute façon il va intenationalement être pris a la gorge : il ne pourra pas exploser les dépenses publiques de la France comme aime le faire les socialistes, tout en ayant mis au pain sec et à l'eau des pays quelques mois avant...
Hollande aussi serait pas mal. Mais ce qui est chiant, c'est qu'ils ne viennent pas seuls... Il y a les autres éléphants socialistes détestables... Aubry, Royal and co
Mais DSk est encore très loin d'être élu. Car pour Hamon, la gauche du PS en générale, DSK = ultra liberal crazy ++