C'est aussi mon avis, comme je l'ai dis l'exposé de Crapez sur le clivage droite/gauche est assez convaincant. Je sais plus dans quelle revue c'était mais c'est dispo sur Persée avec un peu de recherche. Mais d'un point de vue de réflexion philosophique sur la nature du clivage droite/gauche, j'aime bien Dewiel.
Je dois avouer que simplement vu de la sorte Dewiel me convint peu ![]()
L'article est intéressant malheureusement je l'ai jamais trouvé en accès libre sur internet. Voilà celui de Crapez http://www.persee.fr/doc/rfsp_0035-2950_1998_num_48_1_395251
Merci bien.
Après y'a aussi Michea qui voit le ralliement du socialisme à la gauche au moment de Dreyfus.
Oui mais non, ça voudrait dire que la gauche serait antérieure au boulangisme/affaire Dreyfus alors qu'elle s'est justement créée à ce moment là.
Salut à toi !
Le 18 avril 2016 à 19:41:24 Merranyth a écrit :
→ J'ai lu qu'il y'avait des maoïstes, ici. Je me suis très peu renseigné sur le communisme de Mao. Qu'est-ce qui vous intéresse, dans le maoïsme ? Pourquoi considérez vous Mao comme un communiste et non un dictateur ?
Le maoïsme est une étape supérieure et universelle du marxisme-léninisme, au niveau de la pensée et de la pratique. Toutes les analyses théoriques sur le Parti, sur la lutte de ligne, toute la pratique au niveau de la Révolution Culturelle, du pouvoir par les masses est très important. Je souligne ici que Mao est et à toujours été le continuateur de Lénine et de Staline, qu'il prenait des distances sur certains points théoriques et pratiques précis. La question de la prise du pouvoir, de la Guerre Populaire, de la construction d'un nouveau pouvoir, les expériences intéressantes internationale comme national (Gauche Prolétarienne en France par exemple, la Guerre Populaire au Pérou...) et il doit encore y avoir un tas de truc. Philosophiquement aussi, la question de la pratique, de la contradiction, la négation de la négation (Le communisme est la négation du capitalisme, pas simplement son retournement), des contradictions au sein de la société socialiste... Bref, pas mal de trucs.
Après, on peut sans doute s'amuser à taper en brèche sur toutes les erreurs et tout ce qui a été mal fait/mal compris et c'est même très important. Mais on rate de fait, l'essentiel en se contentant de faire uniquement un listing de ce qui "n'a pas réussi". Mao, dictateur ? Il a quasiment toujours été minoritaire depuis 1949 au sein de la direction, après le GBA il propose de se retirer de son poste de Président et "sa ligne" ont été à la tête du pays réellement pendant une dizaine d'année, de 1966 à 1976. (et encore, ça mériterait d'être creusé)
En espérant que ça puisse t'éclairer un peu. ![]()
EDIT :
→ Avez vous des livres à conseiller ?
Il y en aurait plein. Tu veux te tourner vers quoi exactement ?
Le 18 avril 2016 à 21:58:49 Tris0m a écrit :
La deuxième thèse c'est celle de Boris Deweil (me semble). Il résume ça par Athènes VS. Jérusalem. La philosophie grecque se basant dans sa quasi intégralité sur le fait que le but de l'homme est de s'intégrer et de se conformer à l'ordre "naturel" alors que la philosophie chrétienne cherche à le transcender (au moins au début).
Je ne suis pas d'accord car ça ferait remonter droite et gauche à l'Antiquité tardive..
Le 18 avril 2016 à 22:45:20 SuperAsgard2 a écrit :
Le 18 avril 2016 à 21:58:49 Tris0m a écrit :
La deuxième thèse c'est celle de Boris Deweil (me semble). Il résume ça par Athènes VS. Jérusalem. La philosophie grecque se basant dans sa quasi intégralité sur le fait que le but de l'homme est de s'intégrer et de se conformer à l'ordre "naturel" alors que la philosophie chrétienne cherche à le transcender (au moins au début).
Je ne suis pas d'accord car ça ferait remonter droite et gauche à l'Antiquité tardive..
Il parle simplement de racines philosophiques, c'est une illustration en quelque sorte. Il dit pas que c'est un clivage qui existe depuis l'émergence du christianisme je te rassure
. Faudrait que je vous retrouve l'article. C'est un peu une réflexion a-historique.
Je pose vraiment beaucoup de questions, mais je ressens un gros besoin de me placer politiquement de manière intelligente (c'est à dire en réfléchissant longtemps et en s'instruisant beaucoup). Merci pour toutes vos réponses qui m'aident énormément
!
Je vais apporter quelques détails à mes questions.
Le PS (qui n'a de socialiste que le nom) devrait être centre-droite, et le communisme devrait être de gauche, non ?
Le PCF devrait être de Gauche peut-être. La différence, c'est que le communisme prône la révolution, un parti "de Gauche" toute simple ne peut prôner que la réforme. (ce que les socialistes dans leur histoire ont longtemps porté et c'est maintenant le rôle du PG et du PCF)
→ C'est similaire au pouvoir d'en-bas prôné par Marx. Ces réformes sont-elles utiles ? Comment une révolution communiste serait-elle mise en place ?
Le 18 avril 2016 à 22:31:23 Wang_Hongwen a écrit :
Salut à toi !Le 18 avril 2016 à 19:41:24 Merranyth a écrit :
→ J'ai lu qu'il y'avait des maoïstes, ici. Je me suis très peu renseigné sur le communisme de Mao. Qu'est-ce qui vous intéresse, dans le maoïsme ? Pourquoi considérez vous Mao comme un communiste et non un dictateur ?Le maoïsme est une étape supérieure et universelle du marxisme-léninisme, au niveau de la pensée et de la pratique. Toutes les analyses théoriques sur le Parti, sur la lutte de ligne, toute la pratique au niveau de la Révolution Culturelle, du pouvoir par les masses est très important. Je souligne ici que Mao est et à toujours été le continuateur de Lénine et de Staline, qu'il prenait des distances sur certains points théoriques et pratiques précis. La question de la prise du pouvoir, de la Guerre Populaire, de la construction d'un nouveau pouvoir, les expériences intéressantes internationale comme national (Gauche Prolétarienne en France par exemple, la Guerre Populaire au Pérou...) et il doit encore y avoir un tas de truc. Philosophiquement aussi, la question de la pratique, de la contradiction, la négation de la négation (Le communisme est la négation du capitalisme, pas simplement son retournement), des contradictions au sein de la société socialiste... Bref, pas mal de trucs.
Après, on peut sans doute s'amuser à taper en brèche sur toutes les erreurs et tout ce qui a été mal fait/mal compris et c'est même très important. Mais on rate de fait, l'essentiel en se contentant de faire uniquement un listing de ce qui "n'a pas réussi". Mao, dictateur ? Il a quasiment toujours été minoritaire depuis 1949 au sein de la direction, après le GBA il propose de se retirer de son poste de Président et "sa ligne" ont été à la tête du pays réellement pendant une dizaine d'année, de 1966 à 1976. (et encore, ça mériterait d'être creusé)
→ Mais n'y avait-il pas un gros culte de la personnalité ? Était-ce ça qui faisait "tenir" le maoïsme ?
Faut-il toujours avoir un leader pour que le communisme fonctionne ?
Pour les livres, je recherche surtout ceux qui expriment au mieux les idées de chacun, à la manière du Capital. Il me semble avoir un Petit Livre Rouge dans ma bibliothèque. Pour le reste, je ne sais pas vers quoi m'orienter !
Pour une version anarchiste du communisme tu peux lire la Conquête du Pain de Kropotkine, ça se veut assez accessible et "concret".
D'ailleurs, pour revenir sur le maoïsme... passons sur les erreurs comme le GBA (après tout, les débuts du capitalisme ont du être catastrophiques également). Seulement, la majorité des historiens considèrent son idéologie comme totalitariste. Parti unique, pas d'opposition autorisée, contrôle de population, propagande, etc.
Le maoïsme actuel prône-t-il ce totalitarisme ? Sinon, qu'est ce qui intéresse les maoïstes, au final ?
Je crois comprendre ce qui différencie marxisme et léninisme, par exemple. Mais j'ai du mal à voir ce qui différencie léninisme et maoïsme, outre le culte de la personnalité. Si je ne me trompe pas...
C'est similaire au pouvoir d'en-bas prôné par Marx. Ces réformes sont-elles utiles ? Comment une révolution communiste serait-elle mise en place ?
La réforme ne fait que repousser la révolution. La révolution finira par arriver de toute manière, de la manière dont une classe en a toujours renversé une autre, mais la Gauche réformiste soigne le capitalisme pour quelques années, elle met des pansements sur un corps en putréfaction.
Une révolution se met en place autour du Parti, autour d'un fond idéologique commun. Aujourd'hui il n'y en a plus dans la plupart des pays développés, mais ça a longtemps été le ML (marxisme-léninisme) et pour certains le MLM (marxisme-léninisme-maoïsme). Cela implique la reconstruction d'un Parti aujourd'hui, c'est-à-dire la rencontre des éléments les plus déterminés et impliqués dans la lutte, capables de donner au Parti sa mission d'organisation des masses. Le Parti doit d'ailleurs être contrôlé par la classe ouvrière, le prolétariat. C'est tout à fait envisageable au XXIème siècle depuis les récessions que nous avons connu ces dernières années.
Pour ceux que ça intéresse, toto au bistro m'a aimablement fourni un lien vers l'article de Dewiel par contre il est en anglais.
http://sci-hub.io/10.1080/1356931032000167463
http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/reforme-code-travail-el-khomri/20160418.OBS8721/j-ai-un-job-a-la-con-neuf-salaries-racontent-leur-boulot-vide-de-sens.html
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??? Pourquoi ce "
".
C'est intéressant ces témoignages.
C'est comme #onvautmieuxqueça en moins dramatique.
C'est ironique à plusieurs niveau ces témoignages > le capitalisme produit de la bureaucratie à plus que savoir en foutre (c'est la thèse de Graeber sur les bullshit job), les fonctions d'encadrements sont pas épargnés par la dépossession du travail, le management tue les gens etc. Si ces gens lisaient Marx ou à défaut Lafargue/Graeber ils sauraient d'où viens leur mal-être ![]()
Si tu passes par là Abcd c'est un sacré cas pratique ![]()
Bah ouais, c'est créer des métiers inutiles pour occuper l'espace...
Et avec le récurrent vocabulaire de merde.