Ouais, j'ai lu pas mal de bonnes critiques et ça à l'air d'être du costaud. J'me tâtais à le prendre, mais je pense que tu m'as définitivement convaincu. ![]()
Sinon pour ceux que ça intéressent (communistes et autres potos), il y a toujours cette brochure faîtes par l'AA en 2007 et qui recense des analyses transversales du fascisme, par plusieurs penseurs : http://lesmaterialistes.com/files/pdf/PDF-1/brochure-antifascisme.pdf
Je prends !
Pour ceux qui s'intéresseraient aux analyses "académiques" y a la synthèse d'Olivier Forlin > le fascisme : historiographie et interprétation
Le 21 avril 2016 à 13:16:31 Tris0m a écrit :
C'est d'autant plus criant dans ce dernier cas que c'est des régimes plébiscités par la bourgeoisie qui voit dans la fascisme et la révolution nationale un moyen de se venger des idées socialistes/communistes parce qu'ils ont été traumatisé. La bourgeoisie italienne est traumatisée par le bienno rosso (occupation des usines, notamment de la FIAT dans le nord, et des terres agricoles par les braccianti-ouvriers agricoles sans terre). C'est pourquoi la bourgeoisie industrielle et les propriétaires terriens vont utiliser les faisceaux comme milice anti ouvrière et comme briseurs de grèves et qu'ils vont faire pression sur les libéraux/conservateurs pour que le PNF entre au gouvernement (d'autant plus que le PSI fait des scores énormes) et, un peu plus tard, pour que Mussolini soit nommé président du conseil.
Les effectifs des faisceaux étaient sporadiques lors du bienno rosso, ce sont les rouges qui en raison de leur propre désorganisation n'ont pas pu réussir leur tentative de révolution.
Rouges qui pour arranger le tout vont ensuite se diviser entre socialistes et communistes (les 35 % du PSI en 20, c'est avant la fondation du PCI).
Le PNF était à la base autant en opposition avec le gouvernement libéral (car il était étatiste) qu'avec les socialistes. les libéraux voulaient même interdire les squadre. Il y a d'ailleurs même eu un pacte de pacification entre le PSI et les fascistes en 21.
C'est la capacité de Mussolini à rassembler un mouvement de masse face à un État libéral déliquescent et des adversaires divisés qui ont facilité sa prise de pouvoir, avec le soutien par défaut du Roi, qui n'avait personne d'autre pour maintenir l'ordre.
Des rouges se rallieront encore à lui après, comme Bombacci, fondateur du PCI.
Et pour l'anecdote, c'est lla RSI qui finalement nationalisera la FiAT.
En France c'est la peur qu'a causé le Front Populaire chez les possédants qui ont donné le soutien de la bourgeoisie à l'extrême droite puis à la révolution nationale ("plutôt Hitler que le Front Populaire", c'est une phrase mythique mais qui traduit bien l'état d'esprit).
Soutien qui a cessé dès 37 (ou début 38), suite à la fin du FP.
D'ailleurs l'état-major est plus obsédé par les communistes que par les allemands ce qui une des raisons de la défaite de 40 > Weygand qui dit "j'espère que les allemands me laisseront de quoi rétablir l'ordre" c'est assez symptomatique
. Les généraux comme Weygand et Pétain qui soutenaient la Cagoule ont été traumatisé par la Commune dans leur jeunesse et le FP leur a rappelé que les ouvriers étaient massivement socialo-communistes.
Va falloir arrêter d'idéaliser la commun un moment...faut m'expliquer comment le Général Weygand a pu être "traumatisé" par la commune (lol) alors qu'il avait 4 ans et vivait en Belgique à ce moment-là. Le Maréchal, qui vivait dans le Pas-de-Calais, a quant à lui plus été marqué par la guerre de 70 en tant que telle, qui l'a convaincu à vouloir être soldat.
Et ni lui ni l'autre n'ont soutenu le CSAR, ils ont chacun eu leur procès, puis il y a eu celui du CSAR en 48, cela a été démontré.
non, cf Kershaw p131-180.
Qu'est-ce qu'il dit ?
Car à côté de cela il y avait l'assurance/protection du travail, l'aide aux chômeurs, tout ce qui est office des loisirs après le travail, voyages et congés, etc.
Ouais, comme dans tout les pays socialistes, youhou.
http://www.bboykonsian.com/Sortie-du-livre-All-power-to-the-people-Textes-et-discours-des-Black-Panthers-le-19-mai-2016_a3453.html
Alors ça, ça va être lourd !
Oui, l'Allemagne était national-socialiste.
Ah oui, et elle a mise en application le programme du Manifeste du Parti Communiste, j'avais oublié.
Le national-socialisme ce n'est pas le communisme, ça s'émancipe des inspirations marxistes. C'est surtout une mise en application alternative d'un intérêt pour la question sociale.
Tout comme avant il y avait un catholicisme social qui n'avait rien de marxiste.
Non mais le national-socialisme c'est même pas du socialisme tout court, c'est juste du volkisch nationaliste à inspiration "social" et c'est tout. Pour Hitler, nationalisme et socialisme sont des notions qui s'interchangent suivant les interlocuteurs à qui il s'adresse.
Oui merci de répéter ce que je viens de dire.
Le 21 avril 2016 à 17:45:41 Wang_Hongwen a écrit :
Non mais le national-socialisme c'est même pas du socialisme tout court, c'est juste du volkisch nationaliste à inspiration "social" et c'est tout. Pour Hitler, nationalisme et socialisme sont des notions qui s'interchangent suivant les interlocuteurs à qui il s'adresse.
gnnnnn c mon socialisme ![]()
Le socialisme allemand, c'est pas que Marx et Luxemburg hein.
le socialisme c'est la prise du pouvoir par les masses et l'émancipation de leur rôle social attribué par le capitalisme.
Les nationalistes veulent le contrôle d'une élite (sois disant "au dessus naturellement") sous pretexte que dans la société il y à 3 classes, les élites, les moyens et les mauvais (pour faire simple), et qu'il faut que les élites prennent le pouvoir et purgent les mauvais (généralement juifs, financiers, homosexuels, etc, enfin ça varie).
Pour eux le capitalisme tourne si chacun reste bien à sa place attribué par "la nature", c'est pour ça qu'il y à une nostalgie du féodalisme, parce que ça serait "naturel", parce qu'il n'y avait pas de fluidité des classes en particulier. Si les "peuples" restaient là ou ils sont "nés", si les sois disant "parasites" (la finance et les juifs en général) disparaisaient etc.
Nous on veut détruire les rôles dans lesquels on est enfermé, donner le pouvoir aux masses pour qu'elles dirigent selon leurs propres intérêts, on veut de la confrontation idéologique, du nouveau, de l'efficacité, du bonheur.
Les nazis ont détruit tous les embryons de socialisme, qui étaient les syndicats, les bourses du travail, les organisations de femmes et de jeunes (prolétaires, celà va sans dire), ce qui à permis aux patrons de laisser libre court à leur besoin, à une flexibilité totale. (on dit souvent : etat faible = flexibilité, etat fort = l'inverse, hors c'est totalement faux, l'Etat sert la classe dirigeante, si il est fort, elle est forte, donc le travail sera flexible et les prolos seront totalement soumis).
Voilà.
Vous penséz quoi de ce résumé marxiste du nazisme/fascisme ? http://lesmaterialistes.com/national-socialisme-caracteristiques-generales
Autre sujet : comment imaginez-vous l'organisation des travaux ingrats sous le socialisme et le communisme, où les patrons préfèrent la main-d'œuvre immigrée style le bâtiment ?
J'ignore ce qui a été fait dans les États socialiste, mais moi je pense à un équivalent du service militaire pour les métiers ingrats...
Les métiers ingrats sont beaucoup moins ingrats quand les horaires sont souples, les cadences sont supportables, les collègues sont des amis, que l'on sait pourquoi on bosse (pour le peuple et pas pour les bourgeois). En plus de ça, le rapport au BTP et à la production sera surement totalement changé : il faudra surement faire du système D (embargos économiques), abolire la distinction villes-campagnes (donc construire là ou il n'y à pas de villes en symbiose avec la nature et détruire beaucoup de ce qu'il y à dans les villes pour construire de la verdure)
Mais j'avais pensé au début aussi à un sorte de "service civique" pour de nombreux métiers, pas forcément dans le BTP mais plus sur les chaines de montage, sur le nettoyage etc... Genre immaginons, faut faire x heures dans l'année, on pourrait dire que pour chacun ce serait minimum 1/3 de métiers de merde, et le reste, tu as le choix entre des métiers sympa et de la formation.... Avec pourquoi pas des plans centralisés, contrôlé par la base dans les différents secteurs ? Et bien sûr le PC et ses cellules qui maintiennent des campagnes constantes pour la révolution culturelle :D
Intéressant. On pourrait imaginer une sorte de service civil tournant.
J'y avais déjà pensé, des sortes de services civiques de 2 3 mois obligatoires pour tous à partir de 18 ans.
Peut-être même des petits trucs avant, car l'éducation socialiste devra dépasser la contradiction travail manuel/ intellectuel.
Mais pas des trucs exploitant les enfants et adolescents...
Le 21 avril 2016 à 20:47:44 15-Novembre a écrit :
Les métiers ingrats sont beaucoup moins ingrats quand les horaires sont souples, les cadences sont supportables, les collègues sont des amis, que l'on sait pourquoi on bosse (pour le peuple et pas pour les bourgeois). En plus de ça, le rapport au BTP et à la production sera surement totalement changé : il faudra surement faire du système D (embargos économiques), abolire la distinction villes-campagnes (donc construire là ou il n'y à pas de villes en symbiose avec la nature et détruire beaucoup de ce qu'il y à dans les villes pour construire de la verdure)Mais j'avais pensé au début aussi à un sorte de "service civique" pour de nombreux métiers, pas forcément dans le BTP mais plus sur les chaines de montage, sur le nettoyage etc... Genre immaginons, faut faire x heures dans l'année, on pourrait dire que pour chacun ce serait minimum 1/3 de métiers de merde, et le reste, tu as le choix entre des métiers sympa et de la formation.... Avec pourquoi pas des plans centralisés, contrôlé par la base dans les différents secteurs ? Et bien sûr le PC et ses cellules qui maintiennent des campagnes constantes pour la révolution culturelle :D
et c'est les patrons qui exploitent les salariés putain ![]()
Bah c'est sûr qu'un petit bourge comme toi aura à y perdre. Tu devras comme tout le monde participer à la production, à la création de la société, fabriquer les bus, les voitures. Les prolos eux y gagneront la capacité d'étudier, de changer le monde, de décider politiquement et pratiquement de comment, pourquoi, et pour qui on produit.
Les bourgeois exploitent les prolétaires et controlent les masses pour leur profit. Nous on veut que les prolos décident de tout, se partagent le travail, que les classes disparaissent.