Chapitre 24
Menra se réveilla grâce a la caresse du soleil sur son visage et à autre chose, il ne sut dire quoi. Il se sentait reposé mais était toujours sous les effets du combat de la veille : il n’avait aucun sentiment précis, que ce soit sur la bataille ou sur le nouveau jour qui débutait.
Il se leva et se mit en route. Il sentait qu’un changement s’était produit, mais il ne savait pas ce que s’était et ne cherchait pas a le deviner, ses pensées étant encore embrumées. S’étant laissé porté par ses pas, il se retrouva bientôt devant la montagne de sang. Mais elle n’en était plus une, elle était désormais d’une blancheur de neige et de la mousse poussait à son pied. Dans l’espace autrefois nu qui l’entourait se trouvaient de nombreuses nouvelles pousses et l’herbe s’étendait. Le garçon fut ébahi par cette vision et elle lui rendit ses esprits. Il n’était jamais retourné à l’endroit où étaient morts les autres Lamna, mais il supposa qu’il en était de même sur la plaine et sur la plage. Après plusieurs minutes passées bouche bée, il décida d’aller voir la grotte, il grimpa donc mais constata avec consternation qu’elle n’était plus, la voûte s’était effondrée. Il soupira, il ne savait pour quelle raison cette image le rendit triste. Il avait vu dans ces yeux tant de souffrance et de tristesse, mais il fallait le tuer, c’était un Lamna, un monstre! Mais il regrettait, ce loup, oui, c’était un simple loup, il avait sans doute tellement enduré de tourments, il n’aurait jamais pu le tuer s’il n’y avait eu le médaillon. Le médaillon, il le sortit et l’observa. Coment un simple objet pouvait avoir un tel pouvoir sur lui ? Le garçon le rangea et observa les alentours. Il savait qu’il ne pouvait partie ni au sud, d’où il venait, ni a l’ouest ou a l’est, car il n’avait vu aucun signe de vie a des kilomètres a la ronde. Non, il devait franchir les montagnes, et le seul chemin semblait être celui qui passait par la montagne rouge, désormais blanche, et par le sentier qui menait à la grotte. Car ce chemin menait dans deux directions différents. La première conduisait à l’antre de la bête, la seconde semblait gravir la montagne.
Il se décida donc et partit sur le champ, d’abord sur le dos d’Orssy. Mais il dut bientôt descendre et continuer la progression à pied car le sentier n’avait pas était entretenu ni emprunté depuis un long moment, il y avait des éboulis et des fissure. Plusieurs fois, il dut faire des détours pour trouver un chemin praticable pour son cheval. D’autres fois, il débouchait sur des impasses, des pans de la montagne aussi raides et lisses que s’ils avaient étés taillés par la main humaine.
Après de longues heures de peine, il arriva enfin à un col. Là, la piste redescendait en pente douce vers une vallée, passant par-dessus la chaîne de montagnes. Etrangement, même aussi haut, il n’y avait pas de neige et il faisait plutôt bon. Menra s’arrêta pour se reposer et regarda par-delà le vallée. Il vit une pale fumée qui s’élevait du sol et de petites formes, sans doutes de maisons. Il sourit, il allait pouvoir profiter de l’hospitalité des villageois, du moins était-ce ce qu’il espérait.
un peu moins long que d´habitude.