Chapitre 26
Ainsi donc, Tastom fit visiter la caverne à Menra. Elle était bien plus grande qu’il ne l’avait pensé au début, il y avait des plusieurs salles. La plus grande et la plus éloignée de l’entrée de la grotte réunissait les femmes, les enfants et les vieillards, elle faisait à la fois dortoir, cuisine, salle à manger, en bref, c’était la pièce principale. Elle était directement relié à l’endroit où le jeune homme avait rencontré le capitaine. Le guide et son compagnon revinrent bientôt dans la salle de garde, l’entrée de la grotte. Là, le garçon observa les hommes. Il y avait quelques soldats munis d’armes et de protections de qualité mais il constata qu’il y avait effectivement une majorité de paysans et d’armes rudimentaires. Il baissa les yeux et soupira. Tastam remarqua son mouvement :
« Oui, je vous comprend, nos hommes ne semblent pas très impressionnants mais ils sont valeureux et se battront jusqu’à la fin.
-Mais quel sera la fin ? je me le demande bien… »
L’homme ne répondit rien mais son expression montrait qu’il n’avait que peu d’espoir.
une semaine passé quand, au matin d´un sombre jour, une grande clameur leur parvint de la vallée en contrebas. Menra s’approcha de l’ouverture d’observation accompagné de Tastam et fut consterné. Une immense armée de monstres tels que lizalfos et stalfos s’avançait en une grande file noir. Il y en avait des centaines et ils approchaient à une vitesse incroyable.
« Ils nous ont trouvés ! Allez sonner l’alarme ! ordonna Tastam à une sentinelle. »
L’homme partit en courant et bientôt une cloche sonna dans les entrailles de la caverne. Le capitaine les rejoignit :
« Que se passe-t-il ? puis regardant à l’extérieur, non, c’est impossible, comment ont-ils pu ?
-Cela n’a pas d’importance, le temps est venu de se battre et de définir le sort de votre village définitivement, intervint Menra, il n’y a plus le temps de se lamenter, il faut frapper, et frapper fort si possible.
-Oui, oui vous avez raison, nous ne devons plus nous cacher mais montrer notre puissance ! répondit le capitaine, puis il se tourna vers les hommes qui le regardaient avec inquiétude, AUX ARMES MAINTENANT ! LE TEMPS DU SECRET ET TERMINE, NOUS ALLONS NOUS BATTRE ET PROUVER AU ASHRAM QUE NOUS SOMMES ENCORE LA ! »
Ce discours fut accueilli par des cris de joie et aussitôt, les hommes s’équipèrent et se rassemblèrent.
Bientôt, le capitaine marchait en tête d’une petite armée d’hommes décidés à la rencontre du mal. Les hommes criaient des chants de guerre en brandissant leurs armes. Menra allait en tête, juste derrière le capitaine, aux côtés de Tastom.
La rencontre des deux forces opposés fut saisissantes. Les monstres marchaient sans connaître le danger qui les attendait, car l’armée était caché par un pan de la montagne, et ils furent pris par surprise par un assaut soudain d’une grande puissance lancé par le capitaine. Un grand nombre d’entre eux périrent sans pouvoir se défendre ou s’enfuirent mais quelques-uns tinrent têtes et tuèrent quelques hommes. Cela ne fit que renforcé la rage du reste de la troupe qui s’élança dans la vallée envahi par les monstres. La bataille fit rage mais les hommes et leur colère, malgré leur nombre inférieur, eurent le dessus. Les montres reculés terrifiés face à tant de colère et se faisaient tuer dans leur fuite. Menra faucha beaucoup de têtes. Puis, il entendit une voix familière, Tastom se battait à terre, seul, il était entouré d’ennemis mais les affrontés vaillamment, les corps s’amoncelaient autour de lui. Mais il ne pouvait tenir seul face à un tel flot, un lizalfos s’approcha par derrière et lui planta son long poignard dans le dos. Tastom vacilla mais parvint à se retourner et à tuer le lézard avent de s’écrouler, mort. Menra, les larmes aux yeux se précipita vers lui mais il était trop tard, il ne pouvait plus rien faire. Alors, il poussa un cri de colère et chargea seul sur Orssy, les cadavres s’accumulaient sur son chemin, les montres s’enfuyaient devant son courroux. La bataille était presque gagné quand le sol trembla, tous se tournèrent vers l’origine de ce bruit et tous crièrent. Mais les monstres poussaient des hurlements de joie tandis que les hommes criaient, effrayés et désespérés.