Chapitre 19
Après avoir refait leurs bagages, les deux enfants repartirent en direction de Kovo, le Vieux-Village. Ils marchèrent, discutant, pendant 3 longues heures. Entre temps, quand ils croisaient quelqu’un, ils lui demandaient s’il savait quelque chose sur un certain archer, à la figure d’elfe. Mais malheureusement, personne ne savait quoique ce soit. Tout le monde semblait ignorer l’existence de cet archer assassin.
Arrivés à la 3ème heure de marche, ils décidèrent de se reposer. Il était midi. Ils en profitèrent pour chasser dans la forêt et pécher dans la rivière. Après avoir mangé, ils repartirent. Sur le chemin, Krosia avait le visage des deux brigands dans la tête. Il les voyait, il se rappelait son combat contre eux. Et il devait avouer que, malgré l’apparence physique trompeuse, ils étaient très forts. Qui pouvaient-ils bien être ? se demandait Krosia. Quel entraînement ont-il suivi ? Toutes ces questions tournaient dans sa tête, et il n’y trouva pas de réponse.
Alors qu’ils marchaient tous les deux sur un petit chemin terreux, ils virent, à leur droite, un grand escalier de pierres, et, à son sommet, il semblait y avoir une sorte de petit temple. Curieux, ils grimpèrent les marches. Lorsqu’ils arrivèrent à la fin de l’escalier, ils étaient tellement épuisés par toutes ces marches grimpées, qu’ils voulurent se reposer, et prirent donc appui sur le tronc d’un arbre, le temps de reprendre leur souffle. Ensuite, ils regardèrent de plus près où ils se trouvaient. Il s’agissait d’un petit temple au milieu de la jungle. Au premier coup d’œil, ils ne virent ni n’entendirent personne. Et, soudain, il y eut comme un cri, non pas d’effroi, mais plutôt d’énervement, qui provenait de derrière le temple. Bien que curieux, ils s’y approchèrent lentement, sans faire de bruit.
YYYAAAH !
Encore le même cri : cette fois c’était sûr, il ne s’agissait pas de quelqu’un effrayé, mais énervé. Les deux enfants penchèrent doucement la tête pour voir. Et ce qu’ils virent les étonna un peu. Il y avait un homme, droit, sérieux, apparemment discipliné, qui se tenait debout devant un autre homme. Ce dernier était tout le contraire du premier : il était courbé, il transpirait à en mourir, il crachait doucement des jurons, que le l’autre homme ne semblait pas entendre.
« Qui est-ce ? » chuchota Aurion à l’oreille de son ami.
« Aucune idée. Restons-là et regardons. »
Et ils continuèrent de regarder.
Soudain, le premier cria :
« Debout incapable ! »
« Ou… oui, maître ! » bafouillait l’élève.
Aurion et Krosia savait maintenant quelque chose sur les deux hommes : l’un était l’élève, et l’autre le maître. Mais que faisaient-ils là ?
« Ton coup de pied qui est sensé tordre le cou à ton adversaire n’est pas du tout au point ! Tu vas recommencer jusqu’à ce qu’il soit parfait, tu m’entends ? »
« Oui, maître… »
« Bien, alors mets toi au travail ! »
Et l’élève se lança dans une série de coups de pied dévastateurs. Il en fit vingt. Tous semblaient parfaits aux yeux des enfants. Même Krosia était surpris d’un homme si bien entraîné pour son âge.
< Alors lui, il l’ai aurait terrassé les deux voleurs ! ...> pensait-il.
« Hum, c’est mieux, mais pas suffisant ! Recommence ta série de vingt ! »
« Bien maître. »
< Quoi ! > pensait Aurion. < Mais ce qu’il a fait était parfait ! Moi, le maître, je l’aurai déjà écrasé, s’il m’aurait dit ça ! ...>
Et, une fois que l’élève fini sa série de vingt coups, il se remit en place.
« C’est mieux. Un peu mieux. Mais je t’ai dit que tu pourrais arrêter quand ça sera parfait ! Alors, continue ! »
« Maî…maître, j’en ai… marre… »
« Hum. »
Krosia cligna des yeux.
BOUM !
Lorsqu’il les rouvrit, l’élève était à terre, le souffle coupé. Vu la marque de ses vêtements, son maître lui avait mit un coup de pied dans le ventre incroyable. Mais l’élève se releva.
« Je t’ai dit que ça devait être parfait ! Donc, tu vas recommencer, sinon je te brise le cou ! »
« Oui, maître. Je m’excuse maître. »
< Finalement, j’l’aurai pas terrassé…> pensa Aurion.
Et ils les observèrent durant plus d’une demi-heure, fascinés par la persévérance de l’élève et la sévérité du maître. Alors qu’il regardait, Krosia sentit quelque chose qui grimpait sur son dos. Il retourna son visage pour voir ce que c’était : une énorme araignée noire à rayures oranges lui grimpait dessus ! Effrayé, il hurla et la chassa d’un coup de poing. L’araignée vola contre un arbre.
« QUI EST LA ? » cria le maître, qui s’était retourné vers eux.
Mais avant que les enfants n’ai pu s’enfuir, il couru tellement vite qu’il se retrouva devant eux en moins de 5 secondes.
« Qui êtes-vous, stupides enfants ? » s’exclama le maître.
Ce fut la plus grande peur d’Aurion. Il n’avait jamais ressenti ça. Il imaginait le maître en train de leur briser la nuque. Des larmes coulèrent sur ses joues. Il ne pouvait rien dire.
« Hum, vous ne voulez pas répondre ? Bien, alors vous allez me suivre dans le dojo. »
Sans poser de questions, ils le suivirent.
Fin du Chp.19
Suite au Chp.20…