Aargh, un peu de patience les amis !
Chapitre 26
Enfin, ils arrivèrent à l’entrée de Kovo.
« Ca y est ! Nous y sommes ! Kovo ! »
Mais alors qu’ils s’approchaient d’une cabine étrange destinée à faire monter les habitants ou les visiteurs, un garde robuste leur barra le passage.
« Halte ! Que voulez-vous ? »
« Heu, nous voudrions entrer dans Kovo. » expliqua Krosia au garde.
« Entrer dans Kovo ? Et puis-je savoir qui vous êtes ? »
« Mais pourquoi vous nous interrogez ! On veut juste entrer dans le village, c’est tout ! »
« Holà ! Du calme, parle moi sur un autre ton, s’teu plaît ! »
« … »
« Hum, désolé de m’être emporté. Je vous pose toutes ces questions car il n’y a pas longtemps, des hommes sont venus, l’air gentil et tout, mais, alors que je les ai laissé entrer, ils en ont profité pour foutre le bordel dans le village ! »
« Qu’est-ce qu’ils ont fait ? »
« Voler, capturer, ect. C’est pour ça que je prends toutes ces précautions. Alors ? Quel est le motif de votre venue ? »
« Eh bien, nous cherchons des indices sur quelqu’un. Et nous pensons qu’il peut y avoir des gens ici, qui détiennent des informations. »
« Hum, d’accord, mais d’abord, je voudrais fouiller vos sacs. »
« Oui. Tenez. »
Le garde fouilla rapidement leurs bagages et les laissa passer.
Les deux enfants se dirigèrent donc vers les cabines de bois.
« Bonjour, où voulez-vous aller ? » leur demanda un petit homme chauve, certainement responsable des cabines.
« Ben, à Kovo. »
« Hahaha ! Elle est bonne celle-là ! Non, je voulais dire « dans quels quartiers de Kovo voulez-vous aller ? ». »
« Ah ? Parce qu’il y a plusieurs quartiers, maintenant ? »
« Oui, et c’est comme ça depuis deux mois. La ville a été changée, reconstruite, mais elle n’a pas perdu pour autant son aspect « vieillot » ! »
« Et quels quartiers y a-t-il ? »
« Alors, il y a : le quartier marchand, le quartier bourgeois, le quartier pauvre, le quartier judiciaire et, finalement, le quartier des guildes. Comme vous pouvez le voir, il y a ici 10 cabines. Il y en a deux pour chaque quartier. Une cabine peut comporter 5 personnes moyennement pesantes. »
« Hahaha ! ! Vous parlez comme un robot ! »
« Je ne trouve pas ça drôle. Enfin bref, quel quartier voulez-vous visiter ? »
« Hum… nous allons au quartier mar… »
« STOP ! J’ai oublié de vous dire quelque chose : n’allez pas dans le quartier pauvre, c’est dangereux, vous risquez de vous faire poignarder à chaque coins de rues. »
« Ok, nous allons au quartier marchand ! »
« Le marchand ? D’accord, grimpez dans cette cabine. »
Sans poser de question, les deux enfants s’installèrent dans la cabine indiquée. Ils furent étonnés du confort qu’offraient les sièges de la cabine. Autour d’eux, il y eut une fumée qui provenait de dessous la cabine.
« Aaaah, nous sommes attaqué ! » cria Aurion.
« Crétin, c’est normal, y a de la fumée parce que c’est à vapeur ! J’ai hâte de voir cette nouvelle technologie ! »
« Heu, oui, moi aussi ! »
Soudain, la cabine se propulsa vers les hauteurs des arbres.
« WHOOOAAAA ! !! » criait Aurion, qui s’accrochait aux barreaux de sécurité.
SHTOK !
La cabine s’arrêta. Les portes s’ouvrirent. Pressés, Aurion et Krosia sortirent de la cabine.
« Whooaw, ils sont fous chez Kovo ! On a failli se faire tuer ! » s’exclamait Aurion.
« Mais non, mais non. » le rassura Krosia.
Comme à Mirari, il y avait une foule de gens, dans ce quartier. Les deux garçons se faufilèrent parmi la foule, jusqu’aux trottoirs, moins encombrés.
« Bon, où on va ? »
« Je sais pas, faut demander deux choses : des indices sur l’archer ; des informations sur les potions que nous a donné le chasseur de primes. »
« Quoi ? Tu ne lui fais pas confiance ? »
« Si, mais c’est quand même bizarre : comment veux-tu utiliser ces potions pour te « déparalyser » alors que tu ne peux pas bouger ? »
« Bah, heu…. »
Ils ne parlèrent pas plus, de peur de se faire piétiner par la foule monstrueuse. Ils entrèrent donc dans le premier magasin venu. Il portait l’enseigne « Au Chaudron de Kovo ». Certainement une auberge, pensa Aurion.
Cling !
En entrant, la porte frappa une petite clochette avertissant les nouveaux visiteurs.
« Bienvenue, les gosses ! Que puis-je faire pour vous ? »
« Heu, nous voudrions… »
Alors, Krosia se rappela qu’ils n’avaient plus d’or. Il chercha vainement dans ses fonds de poches, mais rien. Aurion l’imita : toujours rien.
« Alors, les gosses ? »
« Eh bien, nous n’avons pas d’argent. »
« Alors disparaissez ! » aboya l’aubergiste. « Et que je ne vous revois plus, sales brigands ! »
Obéissant pour ne pas se faire embrocher par l’énorme fourchette de l’aubergiste, les deux enfants s’enfuirent. Ce n’était pas qu’ils avaient peur, mais ils ne voulaient créer de disputes dès leur arrivée.
Ils sortirent.
Dehors, le soleil commençait à se coucher. La foule se rétrécissait au fur et à mesures du temps. Bientôt, il n’y eu plus qu’une vingtaine de personnes dans ce quartier. Les seuls « couches tard » qu’il restait, étaient souvent de vieux alcooliques rentrant chez eux après une journée entière passée à boire.
« Bon, maintenant qu’il y a moins de monde, on va où ? »
« Heu, allons chez l’apothicaire ! Il nous donnera certainement des infos sur les potions défigeuses ! »
« Oui, mais tu sais où c’est ? »
« Non, mais regarde, il y a un plan là-bas ! »
Tous deux se dirigèrent vers une large pancarte de bois : c’était le plan du quartier marchand. Une petite flèche rouge indiquait « vous êtes ici ».
« Bon, alors regarde. Nous sommes ici. Napoka l’apothicaire se trouve là, donc cent à mètres à gauche. Regarde les chiffres entre parenthèses : ce sont les horaires d’ouverture et de fermeture. L’apothicaire ferme à 22h, et il est 21h00. On a largement le temps de lui poser des questions ! »
« Ouais, on y va ! »
Ainsi, ils marchèrent une minute, juste le temps de parcourir 100 mètres, puis ils arrivèrent devant une petite maison, qui portait une enseigne bois où il y avait gravé « Napoka – Apothicaire ».
Ils entrèrent.
Fin du Chp.26
Suite au Chp.27…