Je viens de commencer ma première fanfic. Il n´y a pas encore de titre, mais vous pourrez me dire si ca vaut le coup que je continue ou pas. Il n´y a pas encore beaucoup d´action, mais ca va venir pour le chapitre suivant.
Chapitre 1
La nuit venait de tomber sur la Costa del Sol. Le ciel était sombre, mais cela ne changeait finalement pas grand-chose pour les habitants de cette ville habituellement ensoleillée. Cela faisait plus de trois mois que l’astre du jour n’avait pas percé à travers les nuages et que des trombes d’eau se déversaient sans discontinuer sur la ville. La saison de surf en avait été annulée. Tifa regardait à travers la fenêtre de sa maison. Une maison qu’elle occupait depuis plus de vingt ans maintenant. L’eau qui dégoûtait du toit la rendait mélancolique. Elle soupira quand une main se posa sur son épaule. Une main qu’elle connaissait mieux qui quiconque.
- Qu’y a-t-il mon amour ? demanda doucement celui qu’elle avait épousée.
- Toute cette pluie… ça me déprime, répondit Tifa.
Elle se retourna et se blottit dans les bras de Clad.
Ce dernier s’enivra du parfum de sa femme bien aimée. L’odeur de ses cheveux lui avait toujours fait perdre la tête. Naturelle, fraîche, un peu épicée qui l’emplissait d’un bien être absolu, qui faisait taire tous ses démons depuis de nombreuses années maintenant. Et il en avait eu besoin, à la suite du combat contre Séphiroth qui ne l’avait pas laissé indemne. Mais elle était là, l’ancrant dans la réalité, un îlot de sécurité dans la mer chaotique de ses troubles intérieurs. Il y avait leurs enfants aussi, qui le rattachaient à cette réalité sécurisante.
- Gaïa et Kennan son encore dehors… murmura Tifa, une once d’inquiétude dans sa voix.
- Ne t’inquiète pas trop pour eux. Ils sont débrouillards, et à tous les deux ils soulèveraient des montagnes. D’ailleurs ils ne devraient plus tarder.
Ils entendirent effectivement la porte s’ouvrir quelques minutes plus tard. Kennan et Gaïa étaient jumeaux. Ils avaient les cheveux de leur père, aussi blonds que les blés, et les yeux de leur mère, de grands yeux noisette. Ils avaient également un caractère bien trempé, le cocktail Clad/Tifa faisant des étincelles. C’étaient de beaux jeunes gens de 18 ans. Ils se disputaient, comme à leur habitude, en entrant dans la maison.
- Je t’avais dit pourtant de tenir la corde plus fermement ! vociférait Kennan à l’encontre de sa sœur.
- Dis-donc j’ai tenu comme j’ai pu ! j’aurais aimé t’y voir moi ! avec l’eau dans les yeux et le vent !
- On ne devrait pas laisser les filles faire ce genre de travail !
- N’empêche que si je n’avais pas été là, vous l’auriez tenu comment, la corde ? C’est pas à deux que vous auriez pu la monter, cette tente !
Ils étaient entrés dans al salle à manger, trempant les tapis s’en y prendre garde.
- Hola ! fit Tifa. On se calme les enfants, et on sort de la salle tout de suite ! Vous allez tout salir ! Gaïa, tu aurais du serrer plus fort, et toi Kennan, remercie ta sœur : elle aurait pu te laisser te débrouiller ! Maintenant qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce que c’est cette histoire de tente ?
Les jumeaux lui répondirent de l’entrée, où ils s’étaient précipités pour ôter leurs vêtements. Ils avaient très tôt compris qu’il ne fallait pas contrarier leur mère, dont les colères, rares mais pires que la tempête, étaient renommées dans toute la ville.
- On voulait monter un chapiteau, répondit Kennan. Un homme est arrivé en ville, un roux de votre… génération tout habillé en blanc voulait faire une conférence publique et il nous payait bien pour monter le chapiteau.
- Un homme voulait faire une conférence dehors par la tempête qui fait rage depuis trois mois ?… demanda Clad qui s’était ionstallé dans un fauteuil, incrédule.
- On lui a dit que c’était de la folie, qu’il valait mieux demander une salle au maire, mais il n’a pas voulu, pour une raison qui nous échappe encore, répondit Gaïa.
Ils étaient désormais débarrassés de leurs manteaux et de leurs chaussures trempées. Gaïa se précipita dans les escaliers.
- Je vais me laver ! lança t-elle.
- Oh non !! ! se lamenta Kennan. Elle en a encore pour des heures !
- Tu es injuste avec ta sœur, elle n’a jamais mis plus de… non en fait tu as raison, termina Tifa, songeuse. Ne t’inquiète pas, je saurais la faire sortir de là…
Kennan monta en traînant les pieds.
Clad et Tifa, de nouveaux seuls, se regardèrent un instant. Un homme roux de leur génération, habillé de blanc… cela leur rappelait vaguement quelqu’un… un certain Rufus de la Shinra Inc. Un mauvais souvenir en fait.
- Tu penses que ce pourrait être lui ?
- Oui, répondit Clad. Pourquoi pas dans les locaux de la ville, je ne sais pas. J’irai demander demain au Maire s’il a eu vent de cette affaire. Mais ca sent très mauvais en tous cas.
- Je vais contacter Barret à Correl, et les autres. Ils auront peut-être des renseignements.
Une demi-heure plus tard, Tifa, un sourire aux lèvres, actionna un levier dans la cuisine.
- IIIIIIIIHHHHHHH !! ! hurla Gaïa. QUI A COUPE L’EAU CHAUDE ?? ?