voici enfin mon troisième chapitre !! !
J´espère que ca vous plaira.Chapitre 3
Rufus prenait son repas, seul. La pluie continuait de tomber, en une fine bruine cette fois. Le genre de bruine qui vous glaçait les os. Rufus n’aimait pas ce temps. Cela lui donnait le cafard. Une fois qu’il eut fini de manger, quelqu’un qu’il ignora débarrassa la table. Il partit lui-même à l’autre extrémité de sa tente pour s’atteler à son travail. Il devait examiner des plans très importants. La raison même pour laquelle il tenait une conférence le lendemain après-midi. Il devait convaincre la populace… Si seulement il avait pu s’en passer ! Il n’aimait pas les vers rampants qu’étaient les gens communs. Ils étaient vulgaires, grossiers, et désespérément inutiles à la société. Seulement, il devait se rendre à l’évidence que son idée de gouverner le monde par la terreur avait été une catastrophe, vingt ans plus tôt. Les circonstances extérieures n’y avaient pas aidées. Séphiroth, Jénova… était-ce vraiment de sa faute si les généticiens de son père avaient été incapables de maîtriser leurs monstres ? Peu importe, il devait quand même trouver une autre façon de faire aboutir ses projets. Et c’était sur le point de se mettre en branle…
- Monsieur Rufus ?
- Président ! rectifia l’homme roux, glacial, à l’attention du soldat qui le dérangeait.
- Pardonnez-moi. Président, il y a des gens qui voudraient vous voir. Une famille apparemment. Ils ne sont pas armés.
- Qui sont-ils ?
- Ils ont dit que vous les connaissiez, un certain Clad Striffe, sa femme et leurs deux enfants.
Rufus releva a tête, intrigué.
- Clad Striffe ? Mais que diantre vient-il faire ici ? Dites-lui d’entrer.
Le soldat hocha la tête et sortit sans plus attendre. Rufus se leva. Cet impoli l’avait dérangé sans prévenir, et il sortait sans prendre congé… il faudrait qu’il trouve une sanction adéquate.
Il faisait les cent pas dans sa tente quand la famille Striffe entra. Rufus reconnut sans peine le jeune homme qu’il avait affronté par le passé. Il avait pris quelques années, mais son maintient et sa vigueur ne s’étaient pas altérés. La lueurs du SOLDAT non plus d’ailleurs. Ses yeux brillaient toujours de cette étrange façon, étaient toujours aussi durs que la glace. Et la femme de Clad… Rufus reconnut Tifa, toujours aussi belle malgré les années. Plus belle même peut-être, si cela était possible. Une chance que les charmes féminins le laissaient plus ou moins indifférent. Il avait eu besoin d’une femme pour assurer sa descendance, mais la relation qu’il avait avec la mère de ses enfants s’arrêtait à la fécondation in-vitro qu’elle avait subi. Les deux enfants qui se tenaient dernière eux –de jeunes adultes en réalité- avaient les grands yeux de leur mère et la chevelure dorée de leur père. Aucune hésitation possible quant à leur origine.
- Clad…et Tifa… quel plaisir de vous revoir après tout ce temps !
La famille Striffe s’était présentée au campement de Rufus vers 11h du matin. Les tentes pleines de boue ne payaient pas de mine, mais le goût du luxe de Rufus se faisait ressentir malgré tout. La tente située au milieu du campement, la sienne, était entourée de lampadaires diffusant lumière, chaleur et doux parfum. Deux gardes étaient en faction devant l’entrée de la tente, d’après ce qu’ils pouvaient voir de loin. Il y avait aussi des gardes à l’entre du camps. Et qui ne les laissèrent pas passer.
- Nous voudrions parler à Rufus… dit simplement Clad.
- Le Président ne reçoit personne ! répondit le garde.
Depuis quand Rufus était-il Président de quoi que ce fut ? La Shinra Inc. Avait coulé vingt ans plus tôt, il n’y avait pas de président qui tienne, à moins qu’il n’aie repris les affaires…
- C’est une affaire des plus urgentes… insista Clad.
Le garde se dirigea vers une tente, non loin de là. Il en ressortit avec un autre soldat, qui semblait être son supérieur.
- Qu’est-ce que c’est ? demanda celui-ci, peu amène.
- C’est pour rencontrer Rufus, répéta Clad, tentant désespérément de rester calme.
- Il ne reçoit pas pour le moment, répondit le supérieur alors que le garde arborait une mine satisfaite.
- Ils se moquent de nous ? chuchota Gaïa a l’attention de son frère.
- Chut ! répondit ce dernier. S’ils t’entendent ils vont être encore plus désagréable !
- Mais c’est urgent ! répéta Clad une fois de plus, contentant son irritation tant bien que mal.
- S’il vous plait, intervint Tifa. Nous devons absolument parler au Président, c’est capital !
Le supérieur les jaugea.
- Bon, répondit-il enfin après un moment. Restez là, je vais voir ce que je peux faire.
Le supérieur disparut, leur intimant de rester où ils étaient, tandis que le garde reprenait son poste.
Une heure plus tard, un autre garde, un tout jeune homme, revint enfin les chercher pour les introduire auprès de Rufus de ce qui fut la Shinra Inc. Inutile de dire que tous étaient particulièrement de mauvaise humeur.
Ils entrèrent dans la tente centrale, celle qu’ils avaient déjà repérée. Rufus, toujours aussi roux, y faisait les cent pas. Il n’avait pas beaucoup changé en vingt ans. L’âge et beaucoup de mauvaises expériences avaient ridé son visage, mais il était toujours svelte. Il semblait très aigri, et durci par les ans.
- Clad…et Tifa… quel plaisir de vous revoir après tout ce temps !
- Bonjour Rufus. Ca fait une paye, dit Clad, glacial.
- Je suppose qu’il ne s’agit malheureusement pas d’une visite de courtoisie… j’aurais pourtant été ravi de partager un café avec vous…
- Qu’est-ce que tu mijotes ? demanda Clad sans ambages.
Rufus haussa un sourcil. Puis il esquissa un petit sourire.
- Toujours aussi direct à ce que je vois…
- Répond !
- Je vais seulement faire une conférence. J’ai un projet, et j’ai besoin d’esprits brillants pour le mener a bien.
- T’as l’intention de monter un réacteur Mako a la Costa del Sol ?
Rufus sourit encore, puis laissa échapper un ricanement.
- L’énergie Mako, c’est dépassé… le monde a appris a s’en passer ou a utiliser ce qui était déjà extrait. Non, mon projet ne concerne pas l’énergie. Que chacun se débrouille. Si tu veux savoir exactement de quoi il retourne, viens demain !
- J’y serai ! répondit Clad.
- Votre rendez-vous est arrivé, dit un garde en passant la tête par l’entrée de la tente.
- Maintenant, si tu veux bien me laisser, j’ai du travail.
Clad et sa famille se dirigèrent vers l’entrée, sans prendre congé. Ils croisèrent ainsi le rendez-vous de Rufus.
- Youffie ?!