Lazzu, mon amour de Steph!
Pour votre gouverne, j´ai déjà écris 1731 mots au chapitre suivant. Sachant qu´un chapitre contient entre 3000 et 3500 mots, je vous laisse deviner la suite ^^
Cependant, je sais pas si je l´avais mentionné ici, maiiiis, j´ai déjà en tête une bonne partie de la fic. À vrai dire, j´ai écris le plan des chapitres à venir. Remerciez les boissons énergisantes qui m´empêchais de dormir XD -et je faisais des drôles de rêves, ma foi.
Sincèrement, je voudrias la terminer avant la fin des vacances, donc août, mais de manière plus probable, j´aurais terminé à Noël XD... enfin, dans les environs, pas le 24 décembre pile, là.
Okay, je me tais et je continu le chapitre é___è .___.
Mon commentaire arrivera binetôt Jess´ Promis^^
Merci les boissons energisantes ![]()
Tiens tu ma pas raconter ces droles de reves d´ailleur :O
Bonne continuation ma jessie ![]()
Pas de prob ma p´tite Kimie! Je m´y connais dans les retard de commentaires! *sens les regards pesant de Fanachou et Narch sur elle* Heeey-euh!
Magus (J´t´avais oublié !! :O) : Meric mon p´tit loup ![]()
Miam bientot un new chapitre!
Toi aussi tu fais des reves bizarres? :O
Moi? Rêves bizarres? Tout les jours, ou presque. :o
Et, dans mes rêves, j´ai souvent une impression de vertige beaucoup plus grande que je pourrais avoir dans la vie réelle.
Je sais pas pourquoi :\
Tiens moi j´en faisais beaucoup au lycée des reves où je volais ! :O
Des sauts qui me donnaient grave le vertige au point de me réveiller en sursaut en m´accrochant aux rebords de mon lit! ![]()
Pourtant j´ai pas le vertige, j´ai déjà fait de l´escalade, de l´acrobranche et du parapente!
sinon les reves que je fais souvent, c´est que je suis poursuivi par des inconnus menaçants! :O
DES INCONNUS MENÇANT? WTF. XD
Moi aussi, j´ai pas trop le vertige dans la vrai vie, je suis une fana des montagnes russes. M´enfin, peut-êtr eun côtérefoulé, qui sait XD
Ouais inconnus menaçants, j´vois pas leur visage, mais ils veulent me tuer! ![]()
Je regarde trop la télé! ![]()
Wooooh! Lazzu!
Tu as posté à 00;03;04 : 3;04 XD
Ouais, je flood sur mon propre topic, c´est mal. Enfin, non, je flood pas, mais bon. Ah pis, j´fais ce que je veux c´est MON topic, BAON.
C´est 03:04:00 l´heure pampaïenne!
Bon j´y go, bonne soirée à toi! ![]()
Comme prévu.
Mais laissez-moi des commentaires, cette fois-ci >_<. C´est rare que je parle de commentaires, mais bon, vous allez comprendre pourquoi, j´ai beaucoup investis sur ce chapitre et je décide de le poster tout de suite, même si j´ai pas vraiment -enfin pas autant que j´aurais voulu- d´avance sur la suite.
«Wah. Je ne croyais pas que l’entraînement serait si... dur. J’ai dû souffrir le martyre. Le martyre ! Je me demande encore comment j’ai fais pour survivre, comme elle a fait pour survivre à ça.»
Chapitre 13 :
Le jeune homme s’effondra sur le sol, mort d’épuisement. Son regard semblait perdu et cherchait frénétiquement un point à fixer. La chaleur suffocante n’aidant pas à son état, il poussa un gémissant, tout en étirant sa main vers une bouteille tout près. Tout près, mais pourtant inatteignable. Un autre homme s’approcha, cachant le plus jeune des rayons du soleil, grâce à son ombre. Lentement, il s’accroupit. Ce fut Gregory, un fin sourire moqueur sur ses lèvres qui lui tendit la bouteille, avant de verser légèrement le contenu sur la tête du garçon. Une fois plus conscient, Rémy le dépouilla de la bouteille et porta le goulot à ses lèvres.
- Comment tu fais ? Comment t’fais ? répéta-t-il d’une voix plus rauque qu’à l’habitude.
Il tentait de reprendre des forces. Chaque inspiration provoquait un léger râle. L’aîné haussa les épaules, d’un air détaché. Il ne trouva que des banalités à répondre :
- Je n’en sais rien, la pratique.
Rémy resta silencieux et se tourna sur le dos, les bras en croix. Ses poumons semblant se compresser à chaque inspiration. Pendant toute la matinée, ils s’étaient déchaînés. Néanmoins, le maître s’avérait beaucoup plus endurant que son élève. Grégory se montrait comme étant un professeur sans pitié, prêt à explorer les limites de son étudiant. Les deux jeunes hommes s’étaient rendus, tôt le matin, sur une plage éloignée à une dizaine de kilomètres de Costa Del Sol. C’était beaucoup plus calme, mais toujours aussi chaud, toujours aussi suffocant. Rémi emprisonna du sable dans sa main avant de le laisser s’échapper doucement, lentement.
- Quelle idée de vouloir m’faire pratiquer un sort de feu, hein ! fit-il, un brin arrogant.
L’autre ne trouva rien à répondre. C’était quand même amusant que le garçon soit désigné pour maîtriser le feu. Bien sûr, avec le temps, il détiendrait une palette de magies plus vaste. Évidemment, la complication avec l’élément rouge était la chaleur. Cette chaleur, additionnée à la chaleur environnante était pratiquement insupportable. Sadique dans l’âme, Grégory, pour le moment, avait interdit à son disciple de plonger dans la mer à quelques mètres de là.
- Bon. Relève-toi, on continue.
Il avait dit ça de façon banale, comme s´ils s´étaient arrêtés en plein milieu d´une partie de bowling, afin de se chercher un petit encas. Le garçon lâcha une plainte et lança un regard remplit de pitié à Grégory. Regard qui signifiait : «S’il te plaît, par pitié ! Laisse-moi ! Laisse-moi !» . Il se demandait comment Jessie avait pu résister à cet entraînement. Pas qu’il la sous-estimait, mais c’était un entraînement surhumain. Son avantage était qu’elle avait débuté avec le sort de glace, une magie plus... rafraîchissante. Finalement, Rémi se releva péniblement, appuyant sa main gauche dans le sable. Elle cala légèrement. Lorsqu’il fut à nouveau sur pied, Grégory n’hésita pas une seconde à faire trembler de nouveau le sol, d´un geste supérieur. Le cadet rétorqua avec un sort de feu, afin de déstabiliser son adversaire et qu’il perdre sa concentration. Il courut ensuite vers la droite afin d’esquiver un nouveau tremblement de terre qui menaçait de l’engloutir à tout moment sous le sable.
Il en avait assez. Grégory semblait s’acharner sur lui. Pire, il se moquait carrément de lui. Oui, c´était un duel, mais le but n´était-il pas d´apprendre à manier la magie et non de vouloir sa peau? Et ses manières, ses manières le mettait tout simplement hors de lui. Sur le coup, il voulut lui crier que ce n’est pas cinq stupides bracelets qui le rendaient suprême. Il se ravisa, ayant une meilleure idée en tête.
Il lui clouerait le bec et, par la même occasion, en profiterait pour lui montrerait ses talents cachés.
Son fidèle fusil battant à sa hanche, Rémi s’en empara et visa son adversaire. L’homme reçu la plupart des projectiles dans son bras droit et se mordit violemment la lèvre inférieure. Il décida alors que le jeu était terminé et attrapa sa hallebarde qui jonchait sur le sol à quelques mètres de lui. Avec cette arme en main, le garçon semblait beaucoup plus menaçant, imposant, voire pernicieux. Son visage restait de marbre, tel les sculptures des dieux utaïtes que l’on pouvait apercevoir dans le mont Da Chao. Ce visage inexpressif ajoutait une touche surréalisme au duel. De plus, cela angoissait Rémi, car le garçon semblait un peu trop sûr de lui.
Et il eut raison.
En moins de deux, Grégory se trouva derrière lui et son arme s’abattit dans son dos, sans aucune pitié, sans modération, sans aucune retenue. Il ne put produire aucune flammèche afin de l´éloigner, ni même un coup de crosse à l´aveuglette. Le blond s’effaça du décor paradisiaque, pour se retrouver sur le sol instable et torride. Les grains de sables semblaient lui érafler la peau, comme s´il venait de glisser sur un sol enduit de morceaux de verres. Après quelques instants, il sentit la hallebarde se déloger de son dos. Il crut mourir sur le coup et serra les poings. La douleur le tétanisait, le maintenant cloué au sol.
Cet entraînement devenait plus que sérieux.
Une nouvelle fois, Grégory s’agenouilla, penchant la tête sur le côté.
- Tu es beaucoup trop sûr de toi, affirma-t-il à son élève. Beaucoup trop.
Si la douleur n’avait pas été si intense, le midgarien aurait envoyé plus d’une insulte à Grégory. Cependant, l’arrogance n’aurait fait qu’aggraver les choses. Il resta donc muet, ses yeux gris clair fixant un point imaginaire au sol. Il sentait une multitude de globules s’échapper des maints tissus musculaires déchirés. Il crut même entendre Grégory s’éloigner de quelques pas. Oserait-il le laisser là ? Le laisser entre la vie et la mort ?
L’autre finit par se fondre dans le décor, regagnant la ville. Si ce gamin, ce morveux, avait pensé acquérir une victoire, contre lui, il était bien naïf. Il reviendrait le chercher d´ici quelques heures, peut-être. Il adorait ça, attendre patiemment que la personne perde espoir, se laisse mourir, prête à affronter son destin et qu´au dernier moment, il réapparaisse, le laissant vivre misérablement. Évidemment, avec les personnes qu´il appréciait, voire chérissait, il agissait tout autrement. Grégory était un homme à deux visages, si ce n´était pas plus. Toujours est-il qu´il possédait deux personnalités beaucoup plus fortes que les autres et bien distinctes : l´arrogant et le soucieux. Il laissait sa hallebarde friser le sol, tandis qu´il marchait, la nettoyant ainsi du sang frais qui recouvrait la lame. Portant un pantalon noir et une casquette dans la même teinte, ainsi que des bottes, le garçon ne se plaignait pas. La chaleur, il y était habitué. Lorsqu´il atteignit la ville, il décida de ravitailler son réfrigérateur dans le supermarché le plus près. Lorsqu´il franchit la porte, il croisa son surfeur favori, en compagnie d´une charmante demoiselle. Grégory ne préféra poser aucune question à ce sujet, bien que Mathias ne cessait de clamer son amour pour Jess, une fois en état d´ébriété.
- C´est ma petite sœur, Tiffany! se défendit le garçon, outré du comportement de Grégory.
Ce dernier qui, jusque là, n´avait usé d´aucune parole, mais ses yeux l´avaient trahis. La brunette, derrière Mathias, regarda à tour de rôle les deux hommes et fit un faible sourire et se présenta :
- I am the little sister of Mat! The name is Tiffany!
Grégory se rappela alors, que Mat avait mentionné plusieurs fois le nom de Tiffany lors de discussions familiales. En fait, le frère et la sœur avait migré à Costa, dès que celui fut majeur. La situation familiale n´avait jamais été bien drôle, chez lui. Mère absente, père trop présent. Les deux enfants subissaient depuis leur plus tendre enfance une pression de la part de leur paternel. À tout prix, il voulait que sa progéniture réussisse dans la vie. Quant à la génitrice, trop occupée par son emploie d´architecte pour s´occuper de ses enfants. Elle travaillait toujours très tard, dans son bureau situé au sous-sol et était de nature très nerveuse, surtout qu´elle voulait à tout prix briller auprès de son supérieur afin d´obtenir des promotions, promotions qui semblaient ne jamais arriver. Pourtant, aujourd´hui, elle était bien connue et très haut placée dans le domaine. Malheureusement, cela lui avait coûté sa famille. Bref, Mathias et Tiffany, de deux ans sa cadette, avait fini par quitté leur ville natale, Cranlinger, qui se situait à une centaine de kilomètres de Costa Del Sol. L´adolescente continuait ses études dans une école renommée, tout en travaillant afin de pouvoir jouir d´une vie relativement aisée. Plutôt douée, elle réussissait à jongler entre son travail, ses études et les fêtes bien arrosées. Elle ressemblait à son frère, autant sur le plan physique que mental. Cependant, contrairement à Mathias, elle avait beaucoup de difficultés à s´exprimer en français. Elle n´avait pas pu se procurer un professeur, comme lui avait fait.
C´était de cette façon qu´il avait rencontré Jessie. Alors qu´elle dialoguait, ou plutôt contestait les dires de Grégory. D´un air charmeur, il l´avait abordée: «Can you teach me how to speak french? ». Finalement, il lui avait appris à parler anglais et, elle, en échange, lui avait enseigné la langue française.
- Comment t´as pu t´imaginer ça ! grimaça le garçon.
- Oui, c´est vrai, comment ai-je pu? rétorqua Grégory. Une aussi ravissante personne ne traînerait sûrement pas avec toi, si ce n´était pas ta sœur.
Il reçu bien vite un coup sur l´épaule, de la part du cadet, tout en signalant que c´était gentil pour Jessie.
- Fais attention, Cro-magnon. Calme tes ardeurs.
- Gna, gna gna, rétorqua-t-il d´un ton plat. Bon allez, on y va nous, tu nous emmerdes.
Il avait dit ça avec le sourire, tout en saluant son ami avant de bifurquer vers la gauche. Grégory soupira, tout en secouant la tête, mais ne pouvant s´empêcher de sourire et entra dans le supermarché, où il bénit l´invention de l´air climatisé. Il appréciait bien le climat de Costa mais, parfois, une petite fraîcheur ne pouvait faire que du bien.
Deux jours avaient passés, depuis le départ de Jessie. Arnaud continuait, tout comme Rémi, de séjourner chez Grégory. Installé sur le petit balcon, il lisait. Lire et écrire, ses passions. Plus jeune, il caressait le rêve de devenir un célèbre auteur connu à travers la planète. Pourtant, de nombreuses épreuves avaient stoppés la parution de son premier roman. Malgré la protection solaire qu’il enduisait sur son corps à chaque heure, le jeune adulte avait réussis à s’approprier quelques coups de soleil, ici et là. En fait, sans exagération, sa peau avait pris une teinte rouge cramoisie, à l’exception de son visage. Pas très élégant, mais il aimait trop le soleil pour passer ses journées à l’intérieur. L’extérieur. La liberté, lui avait, trop, manqué. Plus jamais, se disait-il, plus jamais il ne se laisserait enfermé : il combattrait pour sa liberté. Il jeta un rapide coup d’oeil à sa montre digitale qui affichait près de quinze heures. Arnaud referma le roman, qu’il avait bientôt terminé, et étira ses membres endoloris, trop longtemps inactif. Le jeune homme décida d’explorer un peu plus en profondeur la ville et, peut-être, y retrouver Vincent.
Il appréhendait cette future confrontation, de peur que le Turk ne le laisse pas s’expliquer et le renvoie directement à la prison de Midgar. C’est pourquoi il n’avait pas trop osé quitter l’immeuble. Pourtant, un jour ou l’autre, ce moment devrait arriver et, s’il voulait sauver Jessie et d’autres membres tel que Grégory, il devait surmonter ses craintes. Arnaud enfila donc ses chaussures et décida de garder ce short hawaïen qu’il avait emprunté à Grégory. Ce devait être le seul morceau coloré que possédait le locataire : un short blanc, orange criard et bleu cobalt. Sans doute un achat sur un coup de tête ou, encore, un cadeau d’anniversaire non désiré.
Le jeune homme déambulait dans les rues de Costa. Elles étaient encombrées d’homme aux sourires charmeurs et de femmes aux vêtements courts et colorés, ce qui ne déplaisait guère à Arnaud. Pourtant, malgré ce paysage enchanteur, il remarqua que le ciel s’assombrissait. Il constata que c’était la première fois, depuis son arrivée, que ce climat s’installait. Les rues devinrent bien vite inanimées, ou presque. Comme si les humains disparaissaient avec le mauvais temps. Le jeune homme, égaré, pressa le pas, sans savoir pourquoi. Alors qu’il tournait un coin de rue, il tomba face à face avec un regard moqueur bleu.
- Hep, Ifrit junior, tu devrais plutôt te réfugier, au lieu de te promener comme un clochard.
Le garçon ne saisit pas le sens de la phrase. Se cacher ? À quoi bon ? Quand à la pique, il l’avait bien comprise, elle. Oui, sa peau était rouge, et alors ? S’adapter à ces rayons UV se révélait plus difficile que prévu, c’est tout. Il soutint le regard, semblable à celui de Shiva, du surfer et attendit la suite des évènements.
Le jeune homme resta silencieux, un sourire, tout aussi moqueur que son regard, sur son visage. D’ici quelques instants, l’autre lui poserait la question tant attendue.
- Pourquoi ?
Voilà.
- Un orage va bientôt éclater. Ils sont rares, mais quand ils surviennent, ils sont d’une violence extrême, affirma le surfer, en ricanant.
Arnaud hocha la tête et remercia l’ami de Jessie. En fait, il ne savait pas trop quel était le mot juste pour qualifié leur relation. Après quelques secondes, pendant lesquelles Mathias s’était éclipsé, un signe de main en guise de salutation, son choix se stoppa sur le terme «amis avec avantages». Un jour ils buvaient, ensuite ils s´embrassaient et, le lendemain, ils ne se voyaient plus avant quelques temps. De plus, ils n´en souffraient pas, comme si tout cela se révélait normal. Tout ça, en toute liberté. Cependant, aucun des deux ne voyaient d´autres personnes. C’est ce qu’avait expliqué Grégory à Arnaud lorsqu’il lui avait posé la question. La jeune femme avait toujours dit vouloir rester célibataire, à son âge, c’était encore trop tôt pour s’engager. Aibe constata bien vite que les valeurs de la jeune femme avaient changé depuis tout ce temps. Un brin moins concernée, à vrai dire. Son regard balaya les alentours, cherchant un refuge approprié. Il remarqua alors, tout prêt, un café plutôt accueillant avec ses plantes grimpantes, sa porte blanche et son toit d’un rouge éclatant. Le jeune homme pressa le pas, lorsque qu’il senti sur sa peau grillée quelques gouttes d’eau. Relativement rafraîchissant, mais bien vite tout cela se transforma en un torrent.
Lorsque la porte alla s’écraser contre le mur, avant de reprendre sa position d’origine, Reno leva les yeux vers le nouvel arrivant. De manière détachée, il prit une gorgée de sa boisson, la spécialité de la place. Il s’agissait d’un mélange d’arômes d’orange et de vanille. Le tout incorporé dans du lait qu’on avait, auparavant glacé. La mixture était plutôt spéciale, mais le goût succulent. Le jeune homme posa un coude sur la table, reconnaissant bien vite l’ancien prisonnier. En fait, il hésitait à le qualifier d’ancien ou de futur prisonnier. Toujours était-il que, pour le moment, il était en liberté. Son regard, devenu insistant, se posa ensuite sur son acolyte. Il tentant de le transpercer de ses yeux, jusqu’à ce qu’il remarque l’arrivant. Visiblement occupé par son journal, Vincent mit quelques instants avant de distinguer le mouvement qu’effectuaient les yeux de Reno entre lui et la porte. D’un geste distingué, il posa son journal sur la table et se leva. Arnaud remarqua aussitôt que Vincent ne portait pas son habit habituel qui faisait de lui un Turk. Le complet cravate avait été mis de côté et troqué pour un chandail bleu, légèrement moulant, sur lequel était inscrit le nom d’une boisson alcoolisé populaire, Kjashi, en lettres argentées. De plus, il portait un jeans délavé, retenu par une ceinture de cuir blanche et, pour agrémenter le tout, une paire de baskets d’un blanc éclatant aux lacets verts. Cependant, on pouvait bien discerner, les deux dagues du jeune homme. Sans doute ne s’en séparait-il jamais, ou presque. Ses mains se posèrent sur le dossier d’une chaise inoccupée.
- Allez, viens !
Reno resta silencieux, ses prunelles mako braqués sur Arnaud. Lui aussi, il était vêtu de façon décontractée. Un large short rouge, finissant sous les genoux, et un débardeur, tout aussi grand, noir sur lequel se trouvait grossièrement imprimé un pendu. Il venait tout juste d’allumer une cigarette qu’il porta à sa bouche, avec un sourire sadique. Et voilà, il pouvait désormais subvenir à son manque de nicotine, tout en détériorant à petit feu sa santé mais, ça, il semblait s’en ficher. Prudemment, voire craintif, le garçon s’approcha, soutenant néanmoins le regard de son opposant. Il prit place, faisant crisser les pattes de la chaise sur le sol, lorsqu’il s’avança vers la table. Un serveur, ayant à peine une quinzaine d’années, vint prendre sa commande. Un seul verre d’eau suffirait à combler Arnaud qui reporta bien vite son attention sur le duo.
- Rude est absent ? lâcha-t-il, tout en passant une main dans ses cheveux trempés.
Quelques gouttes sillonnaient encore un trajet sur la peau du nouvel arrivant. Les deux hommes hochèrent la tête, parfaitement synchronisés. La pluie se fracassait contre la fenêtre, on pouvait même la comparer à des cailloux, tellement elle était violente. Devant l’insistance, qui se rapprochait presque de l’arrogance, du jeune garçon, Vincent se vit obligé de donner d’autres informations qu’une simple affirmation :
- Ton ancien colocataire s’est enfuit.
Le temps de réaction ne fut pas bien long. Chris s’était donc sauvé, comment avait-il fait ? Arnaud s’imagina une multitude de scénarios. Certains impossibles, d’autres totalement loufoques. Pourtant, la majorité, furent teintés de sadisme et de touches glauques. Connaissant son compagnon de cellule, sa réaction ne dut pas se révéler très clémente envers les soldats, ses ennemis. Quand il le fallait, Chris pouvait se montrer très violent. Cette façade, Arnaud ne n’avait pu l’apercevoir qu’une seule et unique fois : le jour de son départ. Son poing se retrouva bien vite étampé dans le mur de béton de leur cellule. Plusieurs insultes avaient été lancées sur un ton acerbe. De la jalousie y avait même été discernée. Sans doute que le criminel constatait, finalement, qu’il allait croupir, là, dans cette prison, toute sa vie, tandis qu’Arnaud, grâce à la trahison, se retrouverait libre.
«T’es qu’un putain de connard. Ainsi qu’un sale traître doublé d´un lâche. Dégage. Tu me répugnes sale enfant de pu...»
Arnaud secoua la tête, chassant ses mauvais souvenirs. Il n’avait pas pu fermer l’oeil de la nuit, de peur que l’autre l’assassine dans son sommeil. Particulièrement agressif, Chris lui avait fait peur, cette fois-là. Pour l’une des rares fois, Arnaud s’était senti tout petit et avait craint pour sa vie.
- Et comment ? demanda finalement le châtain.
- C’est pas de tes affaires, gamin, fit Reno, coupant ainsi la conversation.
Le tonnerre troubla la conversation pendant quelques secondes. De plus, l´éclairage perdit largement de son intensité, signe précurseur d´une future panne de courant.
- Ce qui nous préoccupe, en ce moment : c’est ta nouvelle cellule, sourit Vincent, d’un air angélique.
L’autre contrôla son poing à temps et baissa la tête, inspirant profondément.
- Laissez-moi vous expliquer, d’accord ? tenta-t-il son regard se vissant dans celui du chef.
Sa main en tâta difficilement une autre. Il pouvait sentir plusieurs bagues, serties de joyaux, autour des doigts.
- Violine ? murmura-t-il, le son de sa voix étouffé par des râles.
- C’est moi, murmura-t-elle doucement, un regard teinté de pitié devant le corps de son interlocuteur.
La jeune femme serra un peu plus fort sa main et quitta son siège pour s’accroupir devant le garçon. Un bandage blanc serrait tout le torse du jeune homme qui était allongé dans un lit double. Le créateur de ce lit avait sans doute été inspiré par le style utaïte. Tout comme la pièce, plutôt sombre, dans des teintes de vert et de brun. Des masques de guerriers divins avaient été accrochés sur le mur opposé au lit. La rousse, après s’être assuré que la température du garçon était adéquate, se leva et écarta les long rideau de velours qui, jusque là, masquaient l’extérieur. Le soleil et ses rayons matinaux en profitèrent immédiatement, proférant une lumière dans la pièce qui sembla ainsi être baigné dans une lueur divine.
- Écoute... fit-elle, tout en revenant vers lui.
Le garçon gémit, suite à une tentative de relever la tête. Sa colonne vertébrale le faisait atrocement souffrir. Comment Grégory avait pu agir de façon si traître ? Pourtant, au dernier instant, alors qu´il croyait vivre les derniers instants de son existence, l´homme avait refait surface lui annonçant d´une voix déformée, semblable à celle d´un psychopathe : «Coucou !» . Ensuite ce fut le trou noir. Violine finit par s’asseoir au bord du lit, appuyant ses mains sur le rebord de la couverture vert olive.
- On est où ? s’affola le jeune homme, lorsqu’il remarqua que le décor lui était inconnu, voire inquiétant.
- Dans la chambre de Lucile, ne t’inquiète pas : elle est en mission.
Rémi se souvint alors de ce que lui avait mentionné Grégory, plus tôt. Quatre membres s’étaient vus chargés d’une mission, à priori, importante. C’était pourquoi Jessie se trouvait absente. D’un côté, cela l’arrangeait, elle ne pouvait pas le démasquer, troublant ainsi tout ses plans. D’ailleurs, d’un instant à l’autre, il se retrouverait sans doute à la case départ. Le garçon ferma doucement les yeux et prit une profonde inspiration. Prêt à écouter la magicienne.
- Je ne sais pas ce que tu as dis à Grégory pour le mettre dans cet état, mais : ne t’avise pas de faire deux fois la même erreur. Me suis-je bien fais comprendre ?
Violine la moralisatrice. Rémi sourit dans son for intérieur, constatant bel et bien qu’elle n’avait pas changé d’un poil. Toujours aussi chiante. Même lorsqu’il habitait Kalm, la jeune femme lui rabâchait une tonne de morales, toujours plus ennuyante les unes que les autres.
- Oui, soupira-t-il.
- D’ailleurs, Rémi, je ne sais pas ce que tu viens faire ici... Enfin, si je sais. L’association des Giterchizt, t’a toujours déplus, jamais tu n’as voulu en faire parti. Puis, tu parcoures tout ce chemin pour venir ici, alors que tu savais très bien que je reviendrais à Kalm, d’ici quelques temps ?
Elle marqua une pause. Le timbre de sa voix, qui au départ n´était qu´un murmure, devint de plus en plus brutal, au fil de son monologue. Et voilà qu’il se trouvait démasquer. Comment avait-il pu penser ne pas croiser Violine ? Oui, elle faisait souvent des voyages, mais de là à ne pas la voir. Les garçons, lors de l’élaboration de leur plan, n’avaient pas pensé à cet infime, enfin peut-être un peu plus qu´infime, détail qui pouvait tout faire échouer.
- C’est pour retrouver ta chérie ? C’est pour retrouver Jessie, hein, que tu es ici ? s’emporta-t-elle, se levant du lit pour faire quelques pas en direction de la porte, soigneusement fermée. Quoique tu fasses, il est trop tard, dorénavant.
Violine passa ses mains, dans sa chevelure flamboyante, afin de bien dégager son visage et continua :
- De toute façon, elle ne t’aime pas. Elle te déteste, te hais, elle te méprise, te maudit, t’abhorre.
Rémi fut surpris de sa réaction. Il devait trouver une excuse, un alibi qui parviendrait à lobotomiser Violine, et vite.
- Peut-être que si tu m’aurais donné ses lettres, elle me détesterait pas.
Le son de sa voix était faible, mais au fond de lui il ne voulait qu’une chose : l’engueuler. Ses yeux lançaient des éclairs, digne du Dieu de la foudre, Ramuh, à la flamboyante magicienne.
- Peut-être, répondit-elle sur la défensive, croisant de façon hargneuse ses bras contre sa poitrine.
Elle se tourna ensuite vers lui, un air de gamine effrontée peint sur son visage. Elle perdait de sa crédibilité, de sa notoriété, en agissant ainsi, mais cela s´avérait le dernier de ses soucis, en ce moment. La jeune femme cessa de toiser le pauvre malade et son regard vogua sur les murs de la chambre. Un silence lourd s´installa et chacun divergea. Violine se surprit à délaisser le jeune homme pour se dire que Lucile avait de bon goût, question décoration intérieure. Pour son look, s´était autre chose. Enfin, elle devrait lui en parler, lors de son retour, que le genre glamour la rendait beaucoup plus séduisante. Reprenant son sang froid, Violine reporta son attention sur Rémi.
- Elle a changé, tu sais. Ce n’est plus la même, seulement une alcoolique qui va se faire sauter par tout les mecs du quartier. Une salope, en somme, conclut-elle, acerbe.
Rémi resta interloqué par ses confessions et ne trouva rien à répondre. Il tenta de se calmer et de réfléchir à une solution.
- Ça t’en bouche un coin, mon mignon ? nargua-t-elle.
- J’m’en fous. C’est sa vie, pas la mienne. Si je suis ici, c’est pour autre chose.
Il était las et sentait que, bientôt, il devrait dormir, se reposer, afin de reprendre des forces. Violine leva un sourcil inquisiteur, s’il pensait s’en sortir aussi facilement.
- La Shinra est toujours sur mon dos. J’aurais pas dû aider Arnaud à se sauver… En intégrant l´association, j´me trouve en sécurité, non?
Voilà. Ça collait, car, de un, Arnaud se trouvait en ville et, de deux, les Turks aussi. Ce que Violine ne savait pas, c’était la réelle raison de leur venue. Heureusement, d’ailleurs. De toute façon, Giterchizt ne voulait sûrement pas avoir affaire à la Shinra.
- Tu es bien naïf, avec ton grand cœur, tu fais toujours les mêmes erreurs, Robbie! gronda-t-elle en insistant bien sur le prénom, sans toutefois répondre à la question précédemment posée par le garçon.
Par la suite, elle quitta définitivement la pièce. Rémi fut surpris qu´elle ne claque pas la porte, puis s´endormit sur le champ.
- Qu´est-ce que tu fais là? s´étonna la rousse, une fois sortie.
- Je venais prendre des nouvelles de mon élève, c´est tout. Il va bien?
La jeune femme hocha immédiatement la tête. Il était quand même étonnant qu´il soit déjà réveillé. Tenace était le qualificatif juste afin de le désigner. L´interlocuteur remarqua une trace de nervosité sur le visage de Violine.
- Je viens tout juste d´arriver, je n´ai pas entendu vos ébats, quoique je doute qu´il soit en plein forme, fit l´homme ironique. Maintenant, suis-moi, nous devons parler.
[Notes:
WAAAAAAAAH! Je suis en feu, en feu! J´suis coooleuh! 2h20, j´viens de terminer le chapitre 13. Vous savez quoi? Au départ, il faisait près de 3000 mots, et là, combien, d´après vous? 4300! :D *happy*
En me relisant, j´ai rajouté quelques trucs. Par, exemple, au départ, Grégory ne croisait pas Mat et sa petit sœur Tiffany –Oh! Mais qui est-ce ? À vrai dire, il n´allait pas du tout au supermarché. En fait, au départ départ, il ne faisait que s´éloigner XD. D´ailleurs, j´espère que le petit combat vous plaît. Je ne me suis pas trop attardé dessus, il est plutôt court, mais simple à lire. On remarque ainsi une nette différence d´expérience, entre les deux combattants.
Ainsi, on en apprend un peu plus sur mon surfeur à deux balles favoris (je crois que ça l´a vraiment marqué, cette appellation, alors je la réutilise!
*Sans aucun rapport : OH OUAIS! UN AMI SUR MSN! Salut frangin :D*
Donc, je disais? Ouais, j´ai créé un passé à Mathias, ainsi qu´une famille. Enfin… pas si créé que sa la famille –vous comprendrez, vous comprendrez, un jour. La mère est inspirée du personnage d´Adam Sandler dans son tout dernier long métrage Click (vf. Clic), Michael Newman. Quant au père, bah, ouais, pas d´inspiration propre. Clin d´oeil au surnom utilisé par Greg, pour Mat ^^
On retrouve également un Arnaud partagé entre diverses émotions. Il tente de savourer sa liberté, alors il repousse sa confrontation avec Vincent. Cependant, alors qu´il se promène, comme ça dans «l´espoir de le rencontrer» (en gros, il se force pas vraiment à le chercher), il se voit face à lui et ne peut pas vraiment s´enfuir sous le torrent. Je sais qu´on revoit, encore, Mat mais que voulez-vous, il est présent, c´est une coïncidence et rien n´affirme que tout ça se passe le même jour :D
D´ailleurs, Chris refait surface –pour le plus grand bonheur d´un certain quelqu´un, j´en suis certaine- enfin, surface c´est un grand mot, mais on entend à nouveau parler de lui XD
Ensuite, retour à Rémi et Violine. C´est en écrivant le début du passage que j´ai constaté un truc : «Mais, merde! Violine, elle va le reconnaître, surtout qu´elle connaît son ´nouveau lui´». J´ai donc dû me débrouiller pour trouver un truc. Ça fait un peu gâteux. Il y a l´engueulade, puis l´alibi. Enfin, c´est d´ma faute me suis gourrée .____.
Et j´termine mon chapitre sur une petite touche de suspense, comme d´habitude! :D Étant en vacances, je vais essayer d´améliorer le débit entre les chapitres, je vous le promets!
A bientôt! ^_____^ Luveuh ya-euh!
Sugy
P.S: Presque 5000 avec les notes XD]
"Mais laissez-moi des commentaires, cette fois-ci >_<. "
vo vo promis ! Mais j´ai déjà un commentaire de retard ! :O
Ce soir je poste le commentaire du précédent chapitre, et je lis ce chapitre !^ ^
Mici Sugy ! ^_____^
c´était vi* vi* promis ! ^^"
Un gros chapitre. Une fois tu t´étais plainte de la taille de l´un de mes chapitres d´IeCs, mais là, après vérification tu as fait le double
Non sérieusement, c´est sans doute un chapitre qui a des apparences de chapitre-clé, enfin plus ou moins. On se focalise moins sur l´héroïne ( qui devrait sans doute reprendre la place d´honneur au prochain) pour se concentrer sur les personnages secondaires. On retrouve un Grégory assez schyzophrène entre son sadisme extrême vis-à-vis de Robbie/Rémi. Qui maîtrisait déjà les sorts de feu il me semble non?
Sinon on découvre un Mat, le surfeur à deux balles qui retrouve son appelation fétiche de Cro-Magnon, avec une nouvelle, la seule apparition de ce chapitre ( et je sais qui c´est
) qui sert de petite soeur à l´autre poivrot. Comme quoi, elle n´est pas gâtée.
Enfin on découvre un Arnaud très littéraire, mais aussi assez perclus de soucis, entre une collaboration que l´on sent déjà foireuse avec les Turks, mais aussi un ami qui ne lui veut pas du bien et qui est sorti de prison, un nouveau psychopathe dans l´aventure, en attendant l´Indyen et Narch^^
Et puis la dernière petite touche, Violine qui espère manipuler Remi, en se montrant jalouse de Jessie. A croire qu´elle n´est vraiment pas faite pour être la patronne après Stéphane... D´où lui vient donc la place alors? :O
Un excellent chapitre, comme à ton habitude, où j´ai eu beaucoup moins de boulot que d´habitude. On attend la suite avec impatience^^
Houla Doucement Sugy, sinon je ne pourrais jamais rattraper mon retard ![]()
Kimie: J´te crois ma petite miss! =D
Fana
Merci pour le commentaire ^____^
Bon, comme dis sur MSN, j´me rapelle plus d´avoir râlé, mais j´te crois sur paroles, he he!
L´héroine? C´est plutôt Rémi le héros, mais Jessie se trouverait le personnage clé de l´histoire. Un peu comme Clad et Aeris.
Tu n´aimes pas ton personnage? =\ Moi j´le trouve cool! J´lui ai donné un personnalité complexe. Surtout quand on relis son premier passage, avec Jessie, ou il fait papa ours.
Où ai-je spécifié que Chris lui voulait du mal, à Arnaud?
Enfin... tu as peut-être raison, mais bon. J´vais me tairueh, vais me taireuh.
Violine? Là, tout est calculé, j´ai trouvé un truc cool pour expliquer tout ça. Vous verrez. :O
Meric beaucoup Greg et je suis contente de voir, qu´en me relisant, je t´évite du boulot!
Ye t´aime! =D
Désolé Lufiote
Tu seras la seule lectrice a pas te plaindre de mes espacements entre mes chapitres
Sens-toi honoré =D