2eme Bonus : La cérémonie d’anniversaire.
Arnaud avait dix-neuf ans et il avait le trac. Toute sa jeunesse, il avait eu à porter le poids d’être le fils du plus grand héros de l’histoire, mais d’habitude il supportait ce poids avec sa petite amie, et amie d’enfance, Viviane. Cette fois-ci, il était seul. Il devait faire un discours devant la foule de gens qui s’était réuni et il mourait de peur. Il n’avait jamais eu peur de chevaucher un dragon, de foncer tête baissée dans un immeuble en feu, de combattre des monstres qui entraient dans une ville. Mais faire un discours l’avait toujours rendu malade. Il se souvenait qu’à l’école une fois, on lui avait demandé d’en faire un, il était encore jeune à l’époque, mais il se souviendrait toute ta vie de ce moment. Il avait faillit vomir mais aujourd’hui, il ne le pouvait pas.
Sa mère vint lui rendre visite en coulisse. Sa beauté n’avait en rien été altéré par le temps, elle avait juste changé de style, elle était passé de la jeune et séduisante infirmière à celle de la femme de quarante ans, sûr de son charme. Elle portait une longue robe de soirée verte moulante, et brodé de divers fils de couleurs, elle était coiffée en chignon et deux longues barrettes d’or en forme de dragon sans pattes retenaient la masse de cheveux. Elle attaqua :
- Alors mon chéri ça va ? Ton costume te va à ravir.
En effet, il avait quitté son éternel cape noir et son habit de chevalier dragon, pour un costard noir avec une cravate du même colorie qui lui enserrait le coup.
- Non ça ne va pas du tout. Cette cravate est trop serrée, et je meurs de peur, je ne veux pas monter sur ce podium.
- Mais tout va très bien ce passé dit-elle, en desserrant un peu sa cravate.
- Merci maman mais ….
- Je dois y aller, arrête d’avoir peur, tu es un chevalier dragon quand même.
Et elle s’éclipsa tandis qu’un technicien wallaby venait chercher Arnaud pour l’amener sur la scène.
Des gens de toutes les races étaient venues du monde entier pour assister à la vingtième commémoration de la mort du pape. La ville de Migdar était en fête après sa reconstruction, elle était devenue une ville ouverte au monde. Les murailles habituellement grises avait été repeint en blanc et de multiples grands écrans avait été installés dans la ville en plus de ceux déjà existant pour que tout le monde puisse suivre la cérémonie. Plus d’un million de touristes avaient débarqués. Et des auberges volantes avaient été obligés d’être construites, pour contenir tout ce beau monde. La cérémonie se déroulait dans un gigantesque stadium situé dans le Quartier Nord. Le stade était divisé en tribune dans lesquels étaient mélangés des représentants de tous les peuples du monde, La fête commença par un discours de Rufus Shinra le président de la Shinra corps, depuis la mort de son père :
- Mes chers amis, nous sommes tous ici réunis, pour fêter le vingtième anniversaire de la défaite du pape. Le jour où tous les peuples ont été libérés de son emprise maléfique. Aujourd’hui lycanthrope, vampires, humains, wallabies et encore bien d’autres races ne sont plus ennemis, mais travaillent ensemble pour construire un monde meilleur.
Ceci fut suivi d’une salve d’applaudissement et un grand feu d’artifice commença, il était visible dans toute la ville, magnifique de toutes les couleurs le feu d’artifice, montrait toutes les races construisant un nouveau globe terrestre en se tenant main dans la main. Pendant que l’attention des spectateurs était vers le ciel, des grandes choses voilées furent apportées sur le terrain du stade. Lorsque tous les feux s’arrêtèrent. Rufus reprit la parole :
- Eh bien voilà qui est chaleureux. Je sais que pour beaucoup d’entre vous mes amis, ce jour est aussi synonyme de pertes terribles dans vos familles ou entourage, mais la vie continue et aujourd’hui, j’ai une surprise pour vous, quelqu’un qui a réussi à vivre sans une personne chère et qui vient témoigner pour vous montrer comment on peut survivre. Mesdames et messieurs, il ne s’agit pas de n’importe qui. Il s’agit d’un descendant direct des Fils de la Grande Catastrophe, Arnaud Hellsing, le fils du grand héros : Aibe Hellsing.
Dans le public une jeune fille brune, aux yeux marron, aux traits magnifiques et aux formes parfaites, était morte de rire. Viviane savait à quel point les discours dégoûtaient Arnaud et, pourtant, elle prenait un plaisir presque sadique à le voir monter sur scène et à s’approcher du micro. Elle applaudissait encore plus forts que les autres, ce qui amusa beaucoup sa mère et son oncle Zell,vêtu pour l’occasion d’un somptueux costume noir en queue de pie et d’un chapeau. Il ne souriait pas souvent mais là, il avait l’air vraiment heureux. Quelqu’un mit sa main sur son épaule et lui dit :
- Qu’est-ce que tu peux être méchante avec ton chéri ?
- Oncle Seig, tu as pu venir, dit elle en se jetant dans ses bras, il portait lui aussi un costard mais bleu marine et sans cravate.
- Oui j’ai réussi à trouver un chemin jusqu’à vous, répondit-il énigmatique
- On ne t’attendait plus, ajouta simplement Zell en lui montrant qu’il n y avait plus de siège libre.
- Moi aussi je suis content de te voir Zell, bonjour Shu.
- Assieds toi là, répondit Shu en lui désignant sa place, ma fille prendra place sur mes genoux.
- Non, je pense que je vais rester debout, après tout si c’est pour se lever pour applaudir à chaque fois, répondit Seig.
- Tu penses que on va applaudir quand il se vomira dessus, se moqua Viviane
- Tu es dure avec lui, s’exclama Shu
- Oui, mais il a des compensations, dit elle en adressant un clin d’œil à ses deux oncles.
- Comment, s’étrangla Shu, toi et lui vous ne…..
- Calme Madden Vexan, l’interrompit Zell, c’est de leur âge.
- Mais ils …
- C’est l’hôpital qui se moque de la charité ajouta Seig, à tes seize ans, tu faisais bien pire.
- Ah oui ? demanda la fille intéressée Explique moi tonton Seig.
- Eh bien en faite ….
- Non stop, tu as gagné, tu es majeur, tu fais ce que tu veux. Par pitié Seig ne lui dit pas un mot de plus.
- D’accord, répondit-il
- Mais tonton……
- Plus tard Viviane, plus tard….
Et ils entendirent Shu maugréait qu’elle allait en parler à Emilia. A part Zell, ils se mirent tous à rire. Mais celui-ci les invita au silence, Arnaud allait prendre la parole.
Sur la scène Arnaud était mort de trac, il connaissait son discours pour cause, il l’avait écrit mais il détestait en faire. Allez, un peu de cran, se dit il, on y va. Il prit alors le micro dans sa main et commença :
- Un deux, un deux. Huuum. Apparemment ça marche. Bonjour à tous, je me présente, même si Rufus l’a déjà fait, je suis Arnaud Hellsing, fils de Aibe Hellsing. Il a dit tout à l’heure que j’étais là pour vous montrer que l’on peut vivre sans quelqu’un de cher. J’imagine que vous vous attendiez à ce que je fasse un speech à tout ce qui était bien chez mon père. Et bien pour être franc, je n’en sais rien, car je ne l’ai pas connu. Mais je peux vous parler de ce que j’ai entendu sur lui. Car même si mon père est mort comme toutes vos personnes chères, je continue à penser que quelque part en moi, il vit, lorsque tout le monde me dit que je lui ressemble comme d’eux gouttes d’eau, quand on me raconte ses exploits du passés. Quand je combats les montres et que l’on me dit que mon père serait fier de moi. Et je pense que vous aussi, vos défunts restent près de vous, et que vous pouvez continuer à les faire vivre en vous. Voilà je voulais m’arrêter là, mais Rufus m’a dit, tu dois tenir au minimum une demi-heure de show.
A ce moment là, il y eut de grands éclats de rires dans le public.
- Alors, ben, j’ai eu l’idée que tout comme moi, vous aimeriez connaître ces héros qui nous ont sauvé de l’asservissement total. Alors j’ai emmené quelques babioles.
Il désigna de la main les choses voilées.
- Ce sont des souvenirs, si je peux dire qui seront disposé dans la ville de Migdar après cette cérémonie. Ils ont été fait à partir de la pierre vénérable donc je vous garantis qu’ils sont ressemblants et pas farfelus comme ceux qu’on voit un peu partout. Alors je vous présente :
- Pandaren Brewmaster.
A ce moment là, l’un des voiles fut soulevé révélant une statue de marbre de plus de cinq mètres de haut représentant Pandaren pointant ses deux épées vers le ciel et lança un sourire dragueur à toute l’assistance. Des applaudissements naquirent.
- Voici un des héros de la guerre qui est mort au combat. Deux autres de ses héros maintenant, deux frères inséparables qui combattirent de toutes leurs forces pour protéger le monde.
Sasuke et Shitpopo
Un nouveau voile fut enlevé révélant une statue dans le même matériau représentant Shitpopo et Sasuke dos à dos l’un avec son shuriken et l’autre avec son fusil à pompe.
- Maintenant regardons cette magnifique œuvre, Vlad, Shu et Seig. L’un est mort au combat et les deux autres font partie des trois membres des fils encore en vie.
La statue représentant le trio Vlad, Seig et Shu bras dessus, bras dessous, fit verser des larmes à Shu et à sa fille, Emilia et John arrivant entre temps tentèrent de les consoler.
- Voilà maintenant Hellmaster, le leader du groupe et Zell l’impassible comme l’on nommait les Wallabies.
La statue montrant Zell et Hell en train de faire un bras de fer sur la tête d’une pieuvre marine était d’un réalisme sidérant.
- Et maintenant le dernier de tous, celui qui a vaincu le pape en combat singulier, mon père Aibe Hellsing.
La dernière statue était un peu plus grande que les autres et montrait Aibe chevauchant le roi des dragons et pointant son épée géante vers le ciel.
- Et bien les voilà tous, comme ils ont existés. ( Il s’était mis à renifler) Excusez-moi mais c’est nerveux.
Dans le public sa mère aussi était en larme, chaque fois qu’elle regardait son fils, elle voyait le père de son enfant, mais en le voyant devant cette foule, les affrontant du regard, elle avait cru l’espace d’un instant voir son premier amour.
- Je n’ai plus qu’une chose à vous dire, mon père était un chevalier dragon et moi j’en suis devenu un pour protéger la planète mais ni moi, ni les autres chevaliers ne seront toujours là. Et une nouvelle menace peut surgir à chaque instant, vous avez tous subi la Grande catastrophe, tous à votre manière vous êtes des fils de la Grande Catastrophe, alors prenez votre destin en main et si un danger advient anéantissez-le, n’attendez pas toujours les autres. Car nous avons touts quelque part un héros en nous, et tant que nous vivrons les Fils de la Grande Catastrophe vivront en nous. Ils ne mourront jamais. Merci de m’avoir écouté.
Une salve d’applaudissements gigantesque fit trembler le stade tout le public était debout, les caméras firent un gros plan sur le visage soulagé de Arnaud. Puis les caméras parcourent le public quand soudain ayant reconnu Zell, elles foncèrent sur lui. Son visage était en gros plan et tout le monde put voir la ressemblance avec la statue.
Rufus qui avait repris le micro demanda amusé :
- Alors Zell, tu as quelque chose à dire sur le discours ?
- Eh bien, répondit-il toujours aussi impassible, je constate juste qu’il n’a pas tenu une demi-heure.
Et un grand rire plein d’espoir s’éleva dans le stade.