Chapitre 20 : une histoire à moitié dévoilée
suite à l’issue de ce combat, toute la foule amassée autour du « démon » s’était enfuie en courant, sous l’œil narquois de clad, le corps recouverts de foulards noirs entre noués et volants au rythme des rafales de vent indifférentes. Il baissa son regard au niveau de son ancien compagnon, agonisant à même le sol.
Clad : quel fin misérable.
Lérra : il n’a quand même pas…
La jeune voleuse se leva d’un bond et accouru aux cotés de cid. Après l’avoir examiné pendant quelques secondes, de lourdes larmes coulèrent le long de ses joues. Elle serrait les poings avec une force incroyable. Le soldat continuait de la regardait avec indifférence.
Lérra : il..il ne respire plus. Pourquoi as-tu fait ça ? ! Et qu’est ce que c’est que cette histoire de démon ? ! je..je ne comprends plus rien.
Elle s’éffondra à genoux, en sanglotant. Clad s’avança vers elle et s’abaissa à son niveau. Il lui posa la main sur l’épaule.
Clad : ne t’inquiètes pas.
Lérra : …hein ?
Clad : ton tour viendra plus tard hé hé hé.
Sur ses paroles, il se redressa et marcha au loin jusqu’à disparaître au coin de la rue, laissant lérra larmoyante et confuse. Elle se leva, toute tremblante et s’approcha de max, toujours inconscient. Elle lui mit une paire de claques sans grande conviction et s’effondra à nouveaux en larmes sur le trottoir. Ce dernier se réveilla en sursaut. Découvrant le théâtre de cette scène macabre.
Max : lérra… qu’est ce qu’on fait ici ? et… CID ! !
Le soldat accourut vers son compagnon et l’examina avec détresse. Il entendit lérra, encore sanglotante, dire dans son dos…
Lérra : il.. il est mort.
Les yeux de max s’écarquillèrent, des gouttes de transpiration parcouraient son front, et ses mains étaient soudainement prises de tremblements intenses. Les larmes qu’il essayait de contenir parvenaient quand même à percer à travers ses paupières pour venir s’écraser sur la veste du défunt.
Max : n..non… ce n’est pas vrai . .
Le soldat baissa les yeux lentement pour finalement les fermer comme pour s’extirper de ce cauchemar. Il sentit lérra, venant se blottir contre son épaule, encore toute sanglotante.
Max : c..comment est ce arrivé ?
Lérra : c’est… clad.
Max : clad ? ! il est venu ? ! où est-il ? ?
Lérra : en fait… c’est lui qui a tué cid..
Un nouveau choc parcourut le corps de max. l’incompréhension l’envahissait et l’absurdité de la situation le faisait rire nerveusement, à travers les larmes.
Max : ha.. ha ha ha… clad ? aurait tué cid…
Lérra : ils ont parlé de démons… clad n’était pas comme d’habitude. Je..je n’ai rien compris…
Max : je ne comprends rien non plus.
La detresse avait fait place à la rage et max frappa violemment le sol du poing, dans un élan de furie non contenue. Le macadam vola en éclats sous le choc, la jeune voleuse sursauta puis des larmes se remirent à couler le long de son visage.
Lérra : que fait-on à présent ?
Max : …
Des sirènes retentirent au loin, accompagnés de stridents crissements de pneus.
Max : les gens on du appeler des ambulances. Mais c’est trop tard…
Il jeta un regard au corps de son compagnon, puis essuya ses larmes d’un revers de manche.
Max : il a l’air tellement… appaisé…
Lérra : max…
Max : … ne restons pas là, ça ne nous attirera que plus d’ennuis encore.
Lérra : …d’accord.
Max saisit cid par le bras, et le redressa pour le porter sur son épaule, le sang de l’aviateur encore coulant sur les vêtements du soldat. Les deux compagnons se mirent à courir, pour disparaître dans une petite ruelle. Ils traversèrent plusieurs quartiers pour finalement s’arrêter aux portes de la ville imposante qu’est midgar, éssouflés.
Max : où est le tiny bronco ?
Lérra : il a été déposé dans la plaine près de kalm pendant ton coma.
Max : … alors en route.
Ils s’approchèrent de l’immense mur d’acier, et restèrent contemplatifs, silencieux, comme pour faire le point sur la situation dans laquelle le destin les avait projetés. Après avoir prit une longue inspiration, max défonça du pieds une partie de la plaque de métal, pour y faire apparaître une faille. Ils s´arrachèrent tout deux de cet empire industriel, et reprirent leur marche dans l’herbe noire des environs. Après avoir foulé quelques kilomètres de terres, ils arrivèrent enfin à l’avion. Le soldat s’en approcha lentement et déposa l’aviateur avec précaution sur l’aile gauche de l’appareil.
Max : si tu es loin de nous, sois au moins proche de ton rêve…
Lérra : … il faut retrouver ce sephiroth.
Max : j’y compte bien.
Lérra : et par la même occasion, peut-être clad.
Max : l’un ne va pas sans l’autre… à présent.
Le soleil balayait la plaine de ses rayons mourants. Max et lérra regardaient cid, impuissants. Quelques minutes passèrent dans le silence et la souffrance. Soudainement, le corps de l’aviateur, reposant sur l’aile, se fit entourer d’une aura noire, un nuage de ténêbres.
Max : ? !
Lérra : qu’est ce qui se passe ? ?
Max ! je n’en sais encore une fois rien, mais reste sur tes gardes.
Lérra : … compris
Tout deux se tinrent prêts à parer une éventuelle attaque, ne connaissant pas la nature de cette manifestation. L’aura en question commençait à se rassembler pour former une minuscule sphère sombre comme la nuit. Elle flottait à quelques centimètres au dessus du corps de l’aviateur. De lourds vrombissements accompagnés d’intenses vibrations parcourirent l’air, pour se faire ressentir jusqu’au plus profond du corps. Les vibrations devenaient insupportables et la roche du sol aux alentours commençait à se fissurer, comme sous l’effet d’une forte pression. Tout redevint calme en quelques secondes, et avant que max et lérra n’aient eu le temps de comprendre ce phénomène, la boule émit une lumière insoutenable pour finalement exploser dans un vacarme ahurissant, détruisant les montagnes aux alentours, projetant max et lérra en arrière. L’herbe dessinait d’amples vagues sous l’effet du souffle de la détonation. Le soldat se releva après s’être secoué la tête histoire de se remettre les idées en place, puis il accourut vers lérra et la prit dans ses bras.
Max : ça va ? !
Lérra : je… oui…
Max : mais qu’est ce que c’était que ce… ? ? CID ! !
Ils se levèrent tout deux et une fois l’écran de fumée dissipé, virent apparaître le tiny bronco ainsi que l’aviateur toujours allongé sur l’aile. Sans aucuns dégâts. Comme si seules les vibrations avaient touché la nature environnante.
Max : mais qu’est ce que… ?
Le corps de cid se leva, comme animé d’une force inconnue, il flottait à présent en l’air pour venir ensuite se mettre debout. Max et lérra étaient totalement abasourdis. La scène qui était en train de se dérouler avait ce coté ahurissant, irréel.
Max : je.. je…
Lérra : ? !
Ils s’approchèrent de l’aviateur, prudemment, pour finalement arriver à lui. Ce dernier ouvrit lentement les yeux, et comme vidé soudainement de toute force, vint ‘écraser dans les bars de ses deux compagnons. Ils l’allongèrent par terre en le contemplant. Ce dernier trouva la force de lever les yeux vers max.
Max : m..mais… tu étais mort.
cid : on dirait bien que le démon a trinqué pour moi… hé hé.. hé…
un sourire se dessina sur ses lèvres. Le coté ironique de cette réplique, fit retomber la pression de cet instant, pour y amener la joie et les réjouissances. Ils se jetèrent au cou de cid.