Oufff, 23h40 pour vous, je suis un peu tard, pardon, mais bon au moins y´a dl´a suite
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En passant, une lune bleue, c´est la deuxième pleine lune d´un mois, ça arrive pas tous les jours disons lol encore moins souvent qu´un vendredi 13!!
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Chapitre 42
Justement, parlant de villas, elles obstruaient l´horizon à l´est alors que la lune se levait tranquillement. Pas de nuages, j´allais devoir compter sur l´ombre des bâtiments, quoiqu´elle ne serait pas vraiment difficile à trouver. Le Plateau était vraiment situé plus haut que le Rivage, sûrement pas seulement à cause de la dénivellation du canal, de meilleurs moyens permettent de construire de plus grandes habitations.
Je commençai à gravir les toits en direction du rempart que formaient les hauts murs des quartiers riches. Alors que j´approchais, une chose étrange semblait se produire sur les toits. Des reflets de lune brillaient sur le béton en créant une mer de lumière. C´était presque deux fois plus lumineux que la lumière de la lune. À vol d´oiseau, Newlight devait briller de milles feux. Je compris la raison de ces reflets inhabituels en approchant un peu plus. La plupart des maisons avaient le toit couvert de plantes et d´arbres. La plupart dans des grandes serres. Pas si étonnant quand on y pense, l´eau de pluie ne devait pas se rendre jusqu´au sol alors le seul moyen d´avoir un peu de sol était de le monter par-dessus les toits.
Je repérai un bâtiment de verre embué et m´en approchai pour pouvoir entrer. La porte de la serre était fermée à clé, il fallait s´y attendre, mais la serrure peu résistante ne tenu pas très longtemps face à mon matériel de crochetage. L´intérieur sentait l´humidité et le terreau. La salle était beaucoup plus haute qu´elle n´y paraissait de l´extérieur: seulement le haut de la serre était en verre, les murs en contre bas étaient en grosse pierre grise couverts de mousse. Pour un jardin intérieur, la flore était assez impressionnante. Je me promis d´en parler à Lyam alors que je descendais vers le sol en empruntant une passerelle suspendue.
Les lumières étaient éteintes en bas, mais je n´eus pas de misère à repérer la porte, car un courant d´air frais en sortait et créait une petite colonne d´air froid à la base du mur. Je crochetai la serrure une seconde fois et entrai. Je m´étais attendue à un château grandiose, mais il fallait bien avouer que bien qu´un peu plus haut que les manoirs de la Ville, la tour de cette maison avait un air de famille avec les corridors de la Ville. Il ne semblait pas avoir de gardes ni d´éclairage électrique à cet étage, pour garder quoi au fait? Des plantes? Quoi qu´il en soit, je continuai mon parcours et trouvai des escaliers à descendre. Plus je m´enfonçais dans les profondeurs du château, bien que je devais encore me trouver à une hauteur respectable de l´extérieur, je commençais à entendre des bruits d´armures rouillées ainsi que des voix bourrues, signes typiques de gardes.
Comme je n´avais aucun plan du bâtiment, je devais improviser pour trouver l´emplacement d´une éventuelle bibliothèque. Je sentais que j´allais y passer la nuit. Je me trouvai un coin calme et sombre pour réfléchir. Il fallait penser stratégie. Quels étaient les signes distinctifs d´une bibliothèque? Des livres, oui, beaucoup de livres, donc des gens qui savent lire, donc mieux valait éviter les quartiers des domestiques. Ensuite, s´il y avait des objets de valeur dans la maison, ils devaient sûrement être mis en sûreté dans un endroit peu fréquenté, autrement dit, la bibliothèque, donc, beaucoup de gardes qui s´ennuient parce que personne ne va jamais lire. Alors que je tentais de me remémorer le plus de choses possibles à propos des bibliothèques, un faisceau lumineux éclaira le corridor à côté de moi, un garde. J´allais peut être pouvoir trouver des clés. Je sortis donc ma matraque et attendis que la forme sombre passe devant moi.
Les pas se rapprochaient, non pas un garde finalement, c´était de petits pas feutrés de domestique. J´en avais entendu assez souvent. Peu importe, je lui assénai un coup sec sur la nuque et elle s´effondra. Je m´empressai d´éteindre sa torche et de lui voler la clé qu´elle tenait à la main. Elle devait se rendre dans une salle pas très loin. J´entrepris de faire rapidement le tour de l´étage pour trouver laquelle. Comme j´étais encore dans la tour, ce ne fut pas trop long, je trouvai rapidement la serrure parfaite pour la clé et j´entrai. Je me trouvais dans un bureau sombre. Un feu brûlait dans un foyer imposant sur le mur, il y avait quelques étagères avec des livres, mais ce n´était assurément pas la bibliothèque. On aurait plus dit un bureau d´ingénieur, un truc du genre. Des plans d´un peu n´importe quoi s´étalaient sur le bureau, des ébauches incomplètes en grande majorité, mais je trouvai de quoi faire mon bonheur avec une carte électrique du bâtiment.
Dans une aussi grande demeure, éclairer à l´électricité devait coûter une petite fortune. Ce genre d´éclairage était donc réservé pour les pièces qui le nécessitait le plus, c´est-à-dire les endroits où poser un foyer était ou trop dangereux, ou trop difficile. Les bibliothèques entraient généralement dans la catégorie des endroits trop dangereux pour un foyer central à cause de tout le papier. Surtout qu´il devait être assez difficile de trouver de quoi éteindre un feu dans une ville construite sur la hauteur plutôt que sur la longueur.
Je repérai le numéro des circuits d´alimentation de la bibliothèque sur la carte électrique et repartis dans le corridor. Je filai dans les escaliers et en peu de temps j´atteignis le rez-de-chaussée. Je me faufilai entre les gardes et glissai dans l´ombre en suivant les circuits électriques sur les murs qui semblaient se multiplier au fur et à mesure que j´approchais de la salle d´alimentation principale.
Quand enfin je l´atteignis après avoir assommé quelques techniciens peu vigilants, je me retrouvai en face d´un immense tableau de contrôle recouvert de leviers. Je trouvai le circuit de la bibliothèque sur le panneau et éteignis tous les systèmes d´alarme et d´éclairage. Le temps que le courant soit rétabli. J´aurais sûrement quitté le château de toute façon. Rapidement, je dénichai le câble d´alimentation principal de la bibliothèque et je le suivis dans un corridor adjacent. Avec un peu de chance, il me mènerais en un rien de temps à la bibliothèque, et comme je n´avais même pas la certitude de pouvoir y trouver une carte, j´était bien décidée à ne pas perdre de temps à chercher une foutue bibliothèque dans un château aussi immense.
Malheureusement, j´avais parlé un peu trop vite. Au bout de deux virages à droite, le câble suivait un conduit d´aération et sortait à l´extérieur du mur, au moins, c´était un mur qui donnait vers l´extérieur. En regardant par une fenêtre, je pourrais trouver où il repassait à l´intérieur. Si seulement je pouvais trouver une fenêtre. Je crochetai la première serrure que je croisai sur le mur et entrai dans un petit salon vide. Je m´emparai de trois ou quatre chandeliers dorés et ouvrit une fenêtre. La chance! Le câble d´alimentation de la bibliothèque que j´apercevais maintenant de l´extérieur n´entrait pas à nouveau dans le mur, en fait il s´éloignait vers un bâtiment adjacent en survolant une vaste étendue de toits clairs. La joie, j´avais déjà perdu assez de temps à chercher cette bibliothèque pour qu´un obstacle pareil puisse m´arrêter. Tant pis, j´allais devoir effectuer une première dans ma carrière de voleuse, la glissade dans le vide sur câble électrique.