Je viens de terminer à l'instant "Vie et destin" de Vassili Grossman.
J'avais déjà résumé un peu le roman dans un précédent message, puis d'autres le font bien mieux sur internet également.
C'est une lecture qui demande pas mal de temps ( 1200 pages environ); d'investissement (afin de retenir les personnages et les situations qui leurs arrivent) mais qui est très enrichissante.
J'ai beaucoup apprécié l'aspect "roman-histoire" dans ce livre, avec les destins de plusieurs personnages autour de la bataille de stalingrad avec des faits réels. On suit surtout l'histoire d'une famille, mais avec beaucoup de personnages en lien ou dehors, que ce soit d'ailleurs côté russe ou allemand.
Pour le coup, l'auteur nous décrit très bien la complexité de la Russie, comme je n'ai pas beaucoup de connaissances sur l'histoire de ce pays je m'étais motivé à regarder parallèlement quelques documentaires en lien avec l'empire soviétique.
La scène avec un nazi qui interroge un communiste dans un camp pour lui faire avouer leurs ressemblances était vraiment intéressante.
En lisant ce roman on se rend compte vraiment des convergences entre le régime de staline et celui d'hitler.
Avec comme cadre Stalingrad, qui passe du combat pour la "paix" dans le monde au travail forcé d'anciens nazis, de soviétiques condamnés aussi.
Outre l'aspect historique sur lequel il y a tant d'informations,Vassili Grossman a une très belle plume. J'ai encore en tête la scène de Sofia en camp de concentration avec l'enfant qui m'a plutôt marqué honnêtement. Pareil pour la lettre qui se lit plutôt difficilement.
Vassili Grossman à pondu une œuvre plutôt objective pour le coup, avec quelques combattants nazis faisant preuve d'humanité, des communistes totalement corrompus et avides de pouvoir. On sort de la vision manichéenne d'une guerre, avec chaque côté qui se proclame le bien, pour une analyse extérieure des situations. D'ailleurs je trouve qu'il y a une analyse très bonne de sa part, avec l'analyse du mal et du bien, qu'il est vraiment intéressant de lire.
Parmi les personnages, je trouve l'évolution psychologique de Victor Pavlovitch vraiment intéressante. Vraiment humaine également.
Les personnages en général, ne tombent pas dans le cliché et ne manquent pas de profondeur.
Ce roman m'aura donné l'envie, et quelques noms d'écrivains russe à lire prochainement.
J'ai un choix pas mal de lectures potentielles chez une de mes sœurs, des classiques qu'elle "collectionne" sans les lire, à côté d'auteurs contemporains et de trucs de spiritualité divination new age
J'y ai trouvé et lu Novecento : pianiste, et je crois que je n'adhère tout simplement pas des masses à l'écriture de Baricco. J'avais lu Soie et Châteaux de la colère ; j'avais bien aimé l'impression laissée par la lecture de Soie, du moment qu'il est lu comme une sorte de conte, l'autre m'avait laissée un peu de marbre. J'ai tenté Novecento parce qu'il est généralement apprécié, de ce que je vois ; c'est objectivement bien écrit, mais ça me parle mal sous cette forme peut-être, je ne fais que constater sa poésie sans la trouver suffisante pour que je puisse apprécier le tout, et à la fin je n'ai toujours pas envie de lire d'autres Baricco. Je n'y trouve pas mon compte. Je pense que j'aurais pu me montrer plus enthousiaste si je l'avais lu des années plus tôt.
Ou bien je suis particulièrement difficile en ce moment
J'ai trouvé Siddhartha de Hesse ; je l'ai mis de côté au cas où, sans avoir spécialement envie de le lire. J'avais lu Le Loup des steppes il y a pas mal d'années et alors que je m'attendais à aimer je l'avais terminé laborieusement, avec ennui même ; depuis, il s'agit typiquement pour moi de l'œuvre à re-lire un jour, pour voir ce que ça donne longtemps après, mais je n'ai jamais trouvé la motivation de me le refaire.
Là je commence Une maison de poupée d'Ibsen, jamais lu cet auteur.
Le 09 octobre 2021 à 20:48:02 :
J'ai un choix pas mal de lectures potentielles chez une de mes sœurs, des classiques qu'elle "collectionne" sans les lire, à côté d'auteurs contemporains et de trucs de spiritualité divination new age![]()
J'y ai trouvé et lu Novecento : pianiste, et je crois que je n'adhère tout simplement pas des masses à l'écriture de Baricco. J'avais lu Soie et Châteaux de la colère ; j'avais bien aimé l'impression laissée par la lecture de Soie, du moment qu'il est lu comme une sorte de conte, l'autre m'avait laissée un peu de marbre. J'ai tenté Novecento parce qu'il est généralement apprécié, de ce que je vois ; c'est objectivement bien écrit, mais ça me parle mal sous cette forme peut-être, je ne fais que constater sa poésie sans la trouver suffisante pour que je puisse apprécier le tout, et à la fin je n'ai toujours pas envie de lire d'autres Baricco. Je n'y trouve pas mon compte. Je pense que j'aurais pu me montrer plus enthousiaste si je l'avais lu des années plus tôt.
Ou bien je suis particulièrement difficile en ce moment![]()
J'ai trouvé Siddhartha de Hesse ; je l'ai mis de côté au cas où, sans avoir spécialement envie de le lire. J'avais lu Le Loup des steppes il y a pas mal d'années et alors que je m'attendais à aimer je l'avais terminé laborieusement, avec ennui même ; depuis, il s'agit typiquement pour moi de l'œuvre à re-lire un jour, pour voir ce que ça donne longtemps après, mais je n'ai jamais trouvé la motivation de me le refaire.
Là je commence Une maison de poupée d'Ibsen, jamais lu cet auteur.
Hesse c'est du germanisme XXe light. Trop démonstratif ; trop explicatif, référencé.
Ibsen excellent et au-delà. Le Canard sauvage est un chef-d’œuvre.
Hesse c'est du germanisme XXe light. Trop démonstratif ; trop explicatif, référencé.
Ibsen excellent et au-delà. Le Canard sauvage est un chef-d’œuvre.
Tu pourrais développer ? ça m'intéresse.
C'est pas qu'il n'y a que deux écrivains Germaniques importants dans le premier XXe siècle, mais je trouve son pote Thomas Mann plus intéressant dans ses manières d'envisager des rencontres entre philosophie et sensorialités.
Hesse tombe plus vite dans le philosophique brut, ou le sensuel.
Le schéma explication => expérience => résultat dans le réel est trop clairement compartimenté, à la limite de l'étanchéité. Chez Mann, c'est plus poreux.
Je déteste pas Hesse, Mann m'a un peu suffi pour le moment, et les deux écrivains n'ont pas un projet commun, mais pour avoir découvert Hesse après Mann, j'ai pas trouvé la source de génie chez Hesse, la même qui alimente une partie de l'œuvre de Mann.
Aujourd'hui je goûte plus volontiers les Autrichiens d'ailleurs.
Le 06 octobre 2021 à 13:44:48 :
Simetierre est mon préféré juste à cause d'une scène en particulier, la seule qui m'ait effrayé dans un King
Quelle scène?
Le 10 octobre 2021 à 13:34:19 :
C'est pas qu'il n'y a que deux écrivains Germaniques importants dans le premier XXe siècle, mais je trouve son pote Thomas Mann plus intéressant dans ses manières d'envisager des rencontres entre philosophie et sensorialités.
Hesse tombe plus vite dans le philosophique brut, ou le sensuel.
Le schéma explication => expérience => résultat dans le réel est trop clairement compartimenté, à la limite de l'étanchéité. Chez Mann, c'est plus poreux.Je déteste pas Hesse, Mann m'a un peu suffi pour le moment, et les deux écrivains n'ont pas un projet commun, mais pour avoir découvert Hesse après Mann, j'ai pas trouvé la source de génie chez Hesse, la même qui alimente une partie de l'œuvre de Mann.
Aujourd'hui je goûte plus volontiers les Autrichiens d'ailleurs.
Merci beaucoup, toujours un avis éclairant. Je n'ai jamais lu Mann, j'ai La mort à Venise chez moi, j'y ferai sans doute un saut bientôt.
Le 09 octobre 2021 à 21:01:04 :
J'ai également préféré Soie à Novecento, mais la texture poétique m'a quand même plu ; et j'aime bien les formats courts.
Même si j'ai été plus sensible à Soie, je pourrais à peine dire lequel j'ai préféré en fait. Pour Novecento j'ai peut-être manqué d'attachement à la lecture au point d'avoir du mal à y réfléchir en termes de préférence (il est peut-être préférable de le lire lui, objectivement).
Je ne sais pas bien ce qui me déplaît chez Baricco ; son écriture me laisse sur ma faim, et c'est peut-être justement la brièveté plus radicale de Soie qui a permis une certaine efficacité, un certain effet, sur moi. Pour Novecento j'attendais peut-être autre chose du concept, d'un monologue poétique, et qu'il offre davantage à penser / rêver au sujet de la musique du pianiste, par exemple ; là j'ai eu l'impression d'un balayage, pas seulement rapide, mais expédié, facile dans sa description (des "notes bizarres", ce genre de chose, j'ai trouvé ça insatisfaisant). J'avais peut-être plus d'attente vis à vis de ça. Parce que là j'ai l'impression qu'on m'a raconté une histoire et que je n'ai pas pu en tirer grand chose de plus, même poétiquement.
Cependant je garde en tête que ça avait été écrit pour un spectacle à l'origine, peut-être que ça explique un peu cette impression de sécheresse, de manque, du texte seul, je ne sais pas.
Après c'est aussi peut-être tout simplement une question de moment de lecture, ce que j'ai lu avant, etc., qui fait que je n'ai pas adhéré plus que ça. Ca joue pas mal aussi.
Le 10 octobre 2021 à 00:48:02 :
Le 09 octobre 2021 à 20:48:02 :
J'ai un choix pas mal de lectures potentielles chez une de mes sœurs, des classiques qu'elle "collectionne" sans les lire, à côté d'auteurs contemporains et de trucs de spiritualité divination new age![]()
J'y ai trouvé et lu Novecento : pianiste, et je crois que je n'adhère tout simplement pas des masses à l'écriture de Baricco. J'avais lu Soie et Châteaux de la colère ; j'avais bien aimé l'impression laissée par la lecture de Soie, du moment qu'il est lu comme une sorte de conte, l'autre m'avait laissée un peu de marbre. J'ai tenté Novecento parce qu'il est généralement apprécié, de ce que je vois ; c'est objectivement bien écrit, mais ça me parle mal sous cette forme peut-être, je ne fais que constater sa poésie sans la trouver suffisante pour que je puisse apprécier le tout, et à la fin je n'ai toujours pas envie de lire d'autres Baricco. Je n'y trouve pas mon compte. Je pense que j'aurais pu me montrer plus enthousiaste si je l'avais lu des années plus tôt.
Ou bien je suis particulièrement difficile en ce moment![]()
J'ai trouvé Siddhartha de Hesse ; je l'ai mis de côté au cas où, sans avoir spécialement envie de le lire. J'avais lu Le Loup des steppes il y a pas mal d'années et alors que je m'attendais à aimer je l'avais terminé laborieusement, avec ennui même ; depuis, il s'agit typiquement pour moi de l'œuvre à re-lire un jour, pour voir ce que ça donne longtemps après, mais je n'ai jamais trouvé la motivation de me le refaire.
Là je commence Une maison de poupée d'Ibsen, jamais lu cet auteur.
Hesse c'est du germanisme XXe light. Trop démonstratif ; trop explicatif, référencé.
Oui, au risque d'être trop sévère / injuste pour une œuvre dont je me souviens mal, du Loup des steppes je garde effectivement une impression de mauvaise incarnation des idées, une maladresse, une sorte de symbolisme grossier, qui a rendu le tout un peu mal fichu et superficiel pour moi. Mais bon c'est un vague souvenir. Par contre je pense que ce n'est pas avec quelque chose comme Siddhartha que je risque de me réconcilier avec Hesse, si j'espère échapper au côté discours philosophique.
Je vais lire "Au dessous du volcan" de Malcolm Lowry si il y a des connaisseurs.
Le 10 octobre 2021 à 22:19:10 :
Je vais lire "Au dessous du volcan" de Malcolm Lowry si il y a des connaisseurs.
Ça peur sembler surécrit, c'est très dense. Mais ça vaut le coup.
Fini Vij (bon 60 pages en même temps...) que je n'ai pas tant aimé que ça (j'imagine que la traduction doit jouer aussi...), un peu déçu car habituellement la personne qui me l'a conseillé ne se trompe pas, elle sait ce que j'aime ![]()
J'attaque Le poisson scorpion de Bouvier comme prévu...Très plaisant à lire pour l'instant. Je me reconnais pas mal dans la façon dont Bouvier appréhende le voyage. Je pense que je vais le terminer assez vite.
Relu Adieu de Balzac, pour le travail et un peu pour le plaisir, après l'avoir découvert il y a une dizaine d'années à mes débuts à la fac.
C'est une étrangeté au sein de la Comédie Humaine. On retrouve un humour noir qui ne sera pas souvent coutumier au gros lardon, cette espèce de sacralisation jusqu'au forcé de thèmes du roman populaire qui a bien plus quelque chose de romantique que de réaliste, une utilisation marrante de la facilité scénaristique du mélo.
Mais au milieu de ça on sera quand même confronté à un éclair de grande modernité avec cette expérience de shock therapy qui arrive cent ans avant (même si on en trouve des formules embryonnaires durant l'Antiquité paraît-il).
C'est en tout cas toujours un morceau que j'adore, malgré voire pour son caractère parfois presque nanardesque.
Tiens ça fait un bout de temps qu'il est sorti mais t'as pensé quoi de Nocturne du Chili du coup ?
Édit : j'inaugure la page 1000 du topic
Je l'ai emprunté deux fois et commencé trois fois en tout sans jamais passer la page trois. Et je serais incapable de dire ce qu'il y a en page une, ça s'est fait comme ça.
Germinie Lacerteux d'Edmond et Jules de Goncourt, presque fini.
En train de finir 2 livres : 1984 - George Orwell, Illuminae Dossier Gemina - Amie Kaufman Et Jay Kristoff
Je tente Belle du Seigneur d'Albert Cohen qu'on m'a conseillé ![]()
Le 10 octobre 2021 à 22:38:46 :
Le 10 octobre 2021 à 22:19:10 :
Je vais lire "Au dessous du volcan" de Malcolm Lowry si il y a des connaisseurs.Ça peur sembler surécrit, c'est très dense. Mais ça vaut le coup.
Orthographe médiocre. Il faut relire sa copie. C'est pas la première fois et ça commence à puer très fort le malaise. Tu travailles dans quoi si c'est pas indiscret ?
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Le 13 octobre 2021 à 17:43:54 :
Le 10 octobre 2021 à 22:38:46 :
Le 10 octobre 2021 à 22:19:10 :
Je vais lire "Au dessous du volcan" de Malcolm Lowry si il y a des connaisseurs.Ça peur sembler surécrit, c'est très dense. Mais ça vaut le coup.
Orthographe médiocre. Il faut relire sa copie. C'est pas la première fois et ça commence à puer très fort le malaise. Tu travailles dans quoi si c'est pas indiscret ?
Je suis pute à crack. Ta mère est pas venue au boulot depuis quelques semaines, tout va bien ?
Faut arrêter de chercher à faire le spectacle à tout prix
Le 13 octobre 2021 à 17:43:54 :
Le 10 octobre 2021 à 22:38:46 :
Le 10 octobre 2021 à 22:19:10 :
Je vais lire "Au dessous du volcan" de Malcolm Lowry si il y a des connaisseurs.Ça peur sembler surécrit, c'est très dense. Mais ça vaut le coup.
Orthographe médiocre. Il faut relire sa copie. C'est pas la première fois et ça commence à puer très fort le malaise. Tu travailles dans quoi si c'est pas indiscret ?
T ki ?