Le 24 novembre 2021 à 12:15:21 :
Le 24 novembre 2021 à 12:08:34 :
Le 24 novembre 2021 à 11:44:02 :
Le 24 novembre 2021 à 10:26:43 :
FIni Outsiders, un roman américain des années 60, destiné à un public plutôt jeune a priori, connu pour avoir été adapté par Coppola avec toute une ribambelle de jeunes acteurs qui feront carrière ensuite.Ca raconte l'histoire du plus jeune garçon d'une fratrie de trois blousons noirs qui ont perdu leurs parents, et qui se retrouve mêlé à un meurtre alors que se cristallisent les tensions entre les greasers, jeunes voyous de la classe populaire, et les socs, les fils turbulents des bonnes familles.
La construction du récit est un peu douteuse - en trois jours les perso seront amenés à côtoyer plus de drames que la plupart des gens en quarante ans -, le ton est fréquemment mélo, les sentiments des personnages sont livrés à travers des scènes trop explicites et souvent naïves dans leur approche. Les quelques scènes d'action ne sont pas toujours si bien brossées que ça.
Ca reste un récit de passage à l'âge adulte relativement sympathique et rapide à lire, mais qui manque beaucoup de talent. L'effet de composition à la dernière page est sympa. Il y a un discours sur la manière de se définir par la lecture et l'écriture qui fleure un peu trop le pédagogisme idéaliste bas de gamme mais qui est acceptable.
Je pense que j'aurais beaucoup aimé lire ça étant ado, aujourd'hui moins, je pensais qu'il s'agissait d'un "vrai" roman puisque rien dans la maquette française du bouquin ne vient faire penser qu'il s'agit particulièrement d'une oeuvre adaptée à une tranche d'âge.
C'est pas d'une originalité folle non plus quand on a déjà tapé plusieurs romans du même tonneau. Dans le même style Les Seigneurs de Richard Price est plus efficace.
____________________
PS : je vais même pas atteindre les 70 livres cette années probablement. C'est la crise de la motivation.
Ca dépend des livres que tu lis et de ton temps libre mais c'est un nombre je pense largement supérieur à la moyenne. Personnellement j'en suis entre 50 et 80 par an mais je suis sans emploi.
C'est en effet largement supérieur à la moyenne. Je viens de consulter une synthèse de sondages réalisés en 2019 (Ipsos) : en France, on considère qu'un "grand lecteur" a lu plus de 20 livres par an et cette catégorie représente 31% des français.
Bonus spécial lectrices médiocres : "Dans ce format [papier], si les grands lecteurs de livres se caractérisent toujours par un profil très féminin, diplômé et plus âgé, la tendance au rajeunissement semble se confirmer."
Un tiers des français liraient plus de 20 livres par an ? Je trouve ça énorme comparé à mon entourage.
Pareil, mais difficile d'estimer ce genre de choses soi même, au jugé (après les sondages sont ils fiables et représentatifs, c'est un autre problème...).
La Pitié dangereuse, Zweig
L'homme sans postérité de Stifter
Je viens de finir La Recherche de l'absolu de Balzac, une bonne surprise.
Surprise dans le sens où je m'attendais à un roman plus philosophique, sur une aspiration métaphysique à l'Unité, sur le désir de déchirer le voile de la Nature et de découvrir ses secrets. Il y a finalement assez peu de passages dédiées à la chimie, et c'est pas plus mal.
Pour résumer vite fait, on suit Balthazar Claës, un riche patriarche des Flandres qui va ruiner sa famille en cherchant à créer la pierre philosophale. On ne sait que vaguement ce que branle Balthazar Claës dans son labo, ce qui le rend d'autant plus spectrale et terrifiant. Comme Frenhofer dans Le chef d'oeuvre inconnu, ces inventeurs mi-génies, mi-ratés s'illustrent par une poétique de la clôture, de la porte fermée; ils se créent un microcosme en marge de la société, duquel ils espèrent déboucher triomphant pour imposer au monde leurs découvertes. Ca mobilise forcément l'imaginaire du sorcier inquiétant, du mage dans sa tour qui ici cherche à se faire une place dans ce monde en voie de modernisation en s'appropriant ses codes scientifiques (je connais pas assez bien Balzac pour m'avancer, mais il me semble qu'on retrouve régulièrement ce motif de la porte fermée, dans Goriot je crois que Rastignac fantasme aussi sur le vieux en voyant des jeunes gonz entrer chez lui en pleine nuit).
Sans revenir sur toute l'intrigue, il y a de nombreux passages déchirants, révoltants, glaçants, sans que ça vire au drame d'opérette. On en vient à haïr la veulerie et l'égocentrisme de ce père de famille qui fanfaronne sur ses expériences pendant que sa femme est littéralement sur son lit de mort. Il y a un truc sordide qui fait très réel dans toutes ces scènes, je pense qu'on a tous déjà entendu des histoires de père de famille qui part en couille et détruit ses enfants à cause de l'alcool, la drogue ou les jeux d'argent, ce roman raconte ça. Et le mécanisme destructeur dans lequel est empêtré Balthazar c'est exactement cette obsession du dernier verre, de la dernière dose, du dernier pari.
Il est possédé ce fdp et à plusieurs reprises on aperçoit ce monstre qui le bouffe, le pousse à liquider l'héritage de ses enfants. Et véritablement c'est terrifiant, parce qu'on sent qu'il a cette folie irrationnelle dans l'oeil, qu'il pourrait tuer pour son projet. Il y a d'ailleurs quelque chose d'assez dostoïevskien chez lui, même si la pulsion auto-destructrice est moins affirmée et assumée. Balzac essaie bien de maintenir l'ambiguïté à son propos et sous-entend que c'est peut-être un génie incompris passé à rien de la réussite (notamment avec la scène du diamant), pour moi c'est sans conteste une merde. Mais ça empêche pas de comprendre la torture de ses enfants qui adorent leur père tout en reconnaissant que c'est un type effroyable et plus ou moins meurtrier. Je trouve ça beau de réussir à concilier ces deux sentiments, là aussi ça sonne très vrai.
Je sais pas si en vieillissant je deviens plus perméable à ce genre de drame, mais c'est la 1ère fois qu'un Balzac me touche autant, là où le sort de Goriot m'avait laissé relativement indifférent.
Il y avait aussi La messe de l'athée qui suivait, très bon, poignant.
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Le 24 novembre 2021 à 10:26:43 :
FIni Outsiders, un roman américain des années 60, destiné à un public plutôt jeune a priori, connu pour avoir été adapté par Coppola avec toute une ribambelle de jeunes acteurs qui feront carrière ensuite.Ca raconte l'histoire du plus jeune garçon d'une fratrie de trois blousons noirs qui ont perdu leurs parents, et qui se retrouve mêlé à un meurtre alors que se cristallisent les tensions entre les greasers, jeunes voyous de la classe populaire, et les socs, les fils turbulents des bonnes familles.
La construction du récit est un peu douteuse - en trois jours les perso seront amenés à côtoyer plus de drames que la plupart des gens en quarante ans -, le ton est fréquemment mélo, les sentiments des personnages sont livrés à travers des scènes trop explicites et souvent naïves dans leur approche. Les quelques scènes d'action ne sont pas toujours si bien brossées que ça.
Ca reste un récit de passage à l'âge adulte relativement sympathique et rapide à lire, mais qui manque beaucoup de talent. L'effet de composition à la dernière page est sympa. Il y a un discours sur la manière de se définir par la lecture et l'écriture qui fleure un peu trop le pédagogisme idéaliste bas de gamme mais qui est acceptable.
Je pense que j'aurais beaucoup aimé lire ça étant ado, aujourd'hui moins, je pensais qu'il s'agissait d'un "vrai" roman puisque rien dans la maquette française du bouquin ne vient faire penser qu'il s'agit particulièrement d'une oeuvre adaptée à une tranche d'âge.
C'est pas d'une originalité folle non plus quand on a déjà tapé plusieurs romans du même tonneau. Dans le même style Les Seigneurs de Richard Price est plus efficace.
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PS : je vais même pas atteindre les 70 livres cette années probablement. C'est la crise de la motivation.
Ca dépend des livres que tu lis et de ton temps libre mais c'est un nombre je pense largement supérieur à la moyenne. Personnellement j'en suis entre 50 et 80 par an mais je suis sans emploi.
Je suis un vrai NEET et je dois avoir lu autour de 150 livres cette année.
Mon objectif 2022 est d'en lire moins de 80.
Le 25 novembre 2021 à 14:50:09 :
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FIni Outsiders, un roman américain des années 60, destiné à un public plutôt jeune a priori, connu pour avoir été adapté par Coppola avec toute une ribambelle de jeunes acteurs qui feront carrière ensuite.Ca raconte l'histoire du plus jeune garçon d'une fratrie de trois blousons noirs qui ont perdu leurs parents, et qui se retrouve mêlé à un meurtre alors que se cristallisent les tensions entre les greasers, jeunes voyous de la classe populaire, et les socs, les fils turbulents des bonnes familles.
La construction du récit est un peu douteuse - en trois jours les perso seront amenés à côtoyer plus de drames que la plupart des gens en quarante ans -, le ton est fréquemment mélo, les sentiments des personnages sont livrés à travers des scènes trop explicites et souvent naïves dans leur approche. Les quelques scènes d'action ne sont pas toujours si bien brossées que ça.
Ca reste un récit de passage à l'âge adulte relativement sympathique et rapide à lire, mais qui manque beaucoup de talent. L'effet de composition à la dernière page est sympa. Il y a un discours sur la manière de se définir par la lecture et l'écriture qui fleure un peu trop le pédagogisme idéaliste bas de gamme mais qui est acceptable.
Je pense que j'aurais beaucoup aimé lire ça étant ado, aujourd'hui moins, je pensais qu'il s'agissait d'un "vrai" roman puisque rien dans la maquette française du bouquin ne vient faire penser qu'il s'agit particulièrement d'une oeuvre adaptée à une tranche d'âge.
C'est pas d'une originalité folle non plus quand on a déjà tapé plusieurs romans du même tonneau. Dans le même style Les Seigneurs de Richard Price est plus efficace.
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PS : je vais même pas atteindre les 70 livres cette années probablement. C'est la crise de la motivation.
Ca dépend des livres que tu lis et de ton temps libre mais c'est un nombre je pense largement supérieur à la moyenne. Personnellement j'en suis entre 50 et 80 par an mais je suis sans emploi.
Je suis un vrai NEET et je dois avoir lu autour de 150 livres cette année.
Mon objectif 2022 est d'en lire moins de 80.
Pourquoi avoir pour objectif d'en lire moins?
Personnellement j'ai terminé Fahrenheit 451. C'était pas mal, assez fin sur certains aspects et décevants sur d'autres. En particulier la fin est très étrange et n'apporte rien de très intelligent aux propos du livre.
J'ai ensuite essayé de lire un recueil de nouvelles en espagnol, mais mon niveau est décidemment trop bas pour tenter une telle chose actuellement
. Je vais me cantonner à lire en anglais et essayer d'améliorer mon niveau en langue en parallèle du japonais.
Là je viens de commencer Blindsight de Peter Watts.
— Ciudadanos ! mucho aprecio el honor que me dispensais, y si grande es vuestra bondad mayor es vuestro atencion.Desde que se proclamó la constitución de Cadiz, ese pacto fondamental de las libertades españolas, hasta la última revolución, nuestra patria cuenta numerosos y heroicos mártires. El martes próximo tendrá lugar en la iglesia de la Magdelena un servicio fúnebre. Y todos los españoles descarían ver allí reunidas las deputaciones de los clubs y de la milicia nacional. Una oración fúnebre, en honor de la libertad española y del mundo entero, serà pronunciada por un miembro del clero de Paris en la sala Bonne-Nouvelle. Honor al pueblo francés, que llamaría yo el primero pueblo del mundo, si no fuese ciudadano de otra nación !
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FIni Outsiders, un roman américain des années 60, destiné à un public plutôt jeune a priori, connu pour avoir été adapté par Coppola avec toute une ribambelle de jeunes acteurs qui feront carrière ensuite.Ca raconte l'histoire du plus jeune garçon d'une fratrie de trois blousons noirs qui ont perdu leurs parents, et qui se retrouve mêlé à un meurtre alors que se cristallisent les tensions entre les greasers, jeunes voyous de la classe populaire, et les socs, les fils turbulents des bonnes familles.
La construction du récit est un peu douteuse - en trois jours les perso seront amenés à côtoyer plus de drames que la plupart des gens en quarante ans -, le ton est fréquemment mélo, les sentiments des personnages sont livrés à travers des scènes trop explicites et souvent naïves dans leur approche. Les quelques scènes d'action ne sont pas toujours si bien brossées que ça.
Ca reste un récit de passage à l'âge adulte relativement sympathique et rapide à lire, mais qui manque beaucoup de talent. L'effet de composition à la dernière page est sympa. Il y a un discours sur la manière de se définir par la lecture et l'écriture qui fleure un peu trop le pédagogisme idéaliste bas de gamme mais qui est acceptable.
Je pense que j'aurais beaucoup aimé lire ça étant ado, aujourd'hui moins, je pensais qu'il s'agissait d'un "vrai" roman puisque rien dans la maquette française du bouquin ne vient faire penser qu'il s'agit particulièrement d'une oeuvre adaptée à une tranche d'âge.
C'est pas d'une originalité folle non plus quand on a déjà tapé plusieurs romans du même tonneau. Dans le même style Les Seigneurs de Richard Price est plus efficace.
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PS : je vais même pas atteindre les 70 livres cette années probablement. C'est la crise de la motivation.
Ca dépend des livres que tu lis et de ton temps libre mais c'est un nombre je pense largement supérieur à la moyenne. Personnellement j'en suis entre 50 et 80 par an mais je suis sans emploi.
Je suis un vrai NEET et je dois avoir lu autour de 150 livres cette année.
Mon objectif 2022 est d'en lire moins de 80.
Pourquoi avoir pour objectif d'en lire moins?
Personnellement j'ai terminé Fahrenheit 451. C'était pas mal, assez fin sur certains aspects et décevants sur d'autres. En particulier la fin est très étrange et n'apporte rien de très intelligent aux propos du livre.
J'ai ensuite essayé de lire un recueil de nouvelles en espagnol, mais mon niveau est décidemment trop bas pour tenter une telle chose actuellement
. Je vais me cantonner à lire en anglais et essayer d'améliorer mon niveau en langue en parallèle du japonais.
Là je viens de commencer Blindsight de Peter Watts.
Parce que c'est pas bien d'être un mange-pierre. Puis je compte pas être un neet toute ma vie et avoir une vie active.
Mais un bouquin tous les 2-3 jours c'est trop. 5 bouquins par mois c'est pas mal.
Le 25 novembre 2021 à 16:06:32 :
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FIni Outsiders, un roman américain des années 60, destiné à un public plutôt jeune a priori, connu pour avoir été adapté par Coppola avec toute une ribambelle de jeunes acteurs qui feront carrière ensuite.Ca raconte l'histoire du plus jeune garçon d'une fratrie de trois blousons noirs qui ont perdu leurs parents, et qui se retrouve mêlé à un meurtre alors que se cristallisent les tensions entre les greasers, jeunes voyous de la classe populaire, et les socs, les fils turbulents des bonnes familles.
La construction du récit est un peu douteuse - en trois jours les perso seront amenés à côtoyer plus de drames que la plupart des gens en quarante ans -, le ton est fréquemment mélo, les sentiments des personnages sont livrés à travers des scènes trop explicites et souvent naïves dans leur approche. Les quelques scènes d'action ne sont pas toujours si bien brossées que ça.
Ca reste un récit de passage à l'âge adulte relativement sympathique et rapide à lire, mais qui manque beaucoup de talent. L'effet de composition à la dernière page est sympa. Il y a un discours sur la manière de se définir par la lecture et l'écriture qui fleure un peu trop le pédagogisme idéaliste bas de gamme mais qui est acceptable.
Je pense que j'aurais beaucoup aimé lire ça étant ado, aujourd'hui moins, je pensais qu'il s'agissait d'un "vrai" roman puisque rien dans la maquette française du bouquin ne vient faire penser qu'il s'agit particulièrement d'une oeuvre adaptée à une tranche d'âge.
C'est pas d'une originalité folle non plus quand on a déjà tapé plusieurs romans du même tonneau. Dans le même style Les Seigneurs de Richard Price est plus efficace.
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PS : je vais même pas atteindre les 70 livres cette années probablement. C'est la crise de la motivation.
Ca dépend des livres que tu lis et de ton temps libre mais c'est un nombre je pense largement supérieur à la moyenne. Personnellement j'en suis entre 50 et 80 par an mais je suis sans emploi.
Je suis un vrai NEET et je dois avoir lu autour de 150 livres cette année.
Mon objectif 2022 est d'en lire moins de 80.
Pourquoi avoir pour objectif d'en lire moins?
Personnellement j'ai terminé Fahrenheit 451. C'était pas mal, assez fin sur certains aspects et décevants sur d'autres. En particulier la fin est très étrange et n'apporte rien de très intelligent aux propos du livre.
J'ai ensuite essayé de lire un recueil de nouvelles en espagnol, mais mon niveau est décidemment trop bas pour tenter une telle chose actuellement
. Je vais me cantonner à lire en anglais et essayer d'améliorer mon niveau en langue en parallèle du japonais.
Là je viens de commencer Blindsight de Peter Watts.
Parce que c'est pas bien d'être un mange-pierre. Puis je compte pas être un neet toute ma vie et avoir une vie active.
Mais un bouquin tous les 2-3 jours c'est trop. 5 bouquins par mois c'est pas mal.
Oui mais dans le sens inverse ça ne sert à rien de se fixer un objectif à ne pas dépasser à mon sens. Suis juste tes envies et tes capacités (de temps, de concentration, etc). Et comme toujours tout dépend de quel livre on parle.
Le 25 novembre 2021 à 17:02:59 :
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> Le 24 novembre 2021 à 10:26:43 :
>FIni Outsiders, un roman américain des années 60, destiné à un public plutôt jeune a priori, connu pour avoir été adapté par Coppola avec toute une ribambelle de jeunes acteurs qui feront carrière ensuite.
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> Ca raconte l'histoire du plus jeune garçon d'une fratrie de trois blousons noirs qui ont perdu leurs parents, et qui se retrouve mêlé à un meurtre alors que se cristallisent les tensions entre les greasers, jeunes voyous de la classe populaire, et les socs, les fils turbulents des bonnes familles.
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> La construction du récit est un peu douteuse - en trois jours les perso seront amenés à côtoyer plus de drames que la plupart des gens en quarante ans -, le ton est fréquemment mélo, les sentiments des personnages sont livrés à travers des scènes trop explicites et souvent naïves dans leur approche. Les quelques scènes d'action ne sont pas toujours si bien brossées que ça.
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> Ca reste un récit de passage à l'âge adulte relativement sympathique et rapide à lire, mais qui manque beaucoup de talent. L'effet de composition à la dernière page est sympa. Il y a un discours sur la manière de se définir par la lecture et l'écriture qui fleure un peu trop le pédagogisme idéaliste bas de gamme mais qui est acceptable.
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> Je pense que j'aurais beaucoup aimé lire ça étant ado, aujourd'hui moins, je pensais qu'il s'agissait d'un "vrai" roman puisque rien dans la maquette française du bouquin ne vient faire penser qu'il s'agit particulièrement d'une oeuvre adaptée à une tranche d'âge.
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> C'est pas d'une originalité folle non plus quand on a déjà tapé plusieurs romans du même tonneau. Dans le même style Les Seigneurs de Richard Price est plus efficace.
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> PS : je vais même pas atteindre les 70 livres cette années probablement. C'est la crise de la motivation.
Ca dépend des livres que tu lis et de ton temps libre mais c'est un nombre je pense largement supérieur à la moyenne. Personnellement j'en suis entre 50 et 80 par an mais je suis sans emploi.
Je suis un vrai NEET et je dois avoir lu autour de 150 livres cette année.
Mon objectif 2022 est d'en lire moins de 80.
Pourquoi avoir pour objectif d'en lire moins?
Personnellement j'ai terminé Fahrenheit 451. C'était pas mal, assez fin sur certains aspects et décevants sur d'autres. En particulier la fin est très étrange et n'apporte rien de très intelligent aux propos du livre.
J'ai ensuite essayé de lire un recueil de nouvelles en espagnol, mais mon niveau est décidemment trop bas pour tenter une telle chose actuellement
. Je vais me cantonner à lire en anglais et essayer d'améliorer mon niveau en langue en parallèle du japonais.
Là je viens de commencer Blindsight de Peter Watts.
Parce que c'est pas bien d'être un mange-pierre. Puis je compte pas être un neet toute ma vie et avoir une vie active.
Mais un bouquin tous les 2-3 jours c'est trop. 5 bouquins par mois c'est pas mal.
Oui mais dans le sens inverse ça ne sert à rien de se fixer un objectif à ne pas dépasser à mon sens. Suis juste tes envies et tes capacités (de temps, de concentration, etc). Et comme toujours tout dépend de quel livre on parle.
bah si c'est comme le No nut november, si en septembre je dépasse les quotas c'est que je suis un dégénéré et je vais devoir passer 3 mois sans lire.
Le 25 novembre 2021 à 18:03:02 :
Parce que c'est pas bien d'être un mange-pierre. Puis je compte pas être un neet toute ma vie et avoir une vie active.
Je dois être à une centaine de livres cette année et j'ai une vie très active ; allouer une heure par jour à la lecture reste possible. Mais je suis un Goron.
Tout dépend de la longueur des livres et de ta vitesse de lecture mais avec 1h par jour je n'arriverai jamais à lire 100 livres par an.
Le 25 novembre 2021 à 18:11:58 :
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> Le 24 novembre 2021 à 11:44:02 :
>> Le 24 novembre 2021 à 10:26:43 :
> >FIni Outsiders, un roman américain des années 60, destiné à un public plutôt jeune a priori, connu pour avoir été adapté par Coppola avec toute une ribambelle de jeunes acteurs qui feront carrière ensuite.
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> > Ca raconte l'histoire du plus jeune garçon d'une fratrie de trois blousons noirs qui ont perdu leurs parents, et qui se retrouve mêlé à un meurtre alors que se cristallisent les tensions entre les greasers, jeunes voyous de la classe populaire, et les socs, les fils turbulents des bonnes familles.
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> > La construction du récit est un peu douteuse - en trois jours les perso seront amenés à côtoyer plus de drames que la plupart des gens en quarante ans -, le ton est fréquemment mélo, les sentiments des personnages sont livrés à travers des scènes trop explicites et souvent naïves dans leur approche. Les quelques scènes d'action ne sont pas toujours si bien brossées que ça.
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> > Ca reste un récit de passage à l'âge adulte relativement sympathique et rapide à lire, mais qui manque beaucoup de talent. L'effet de composition à la dernière page est sympa. Il y a un discours sur la manière de se définir par la lecture et l'écriture qui fleure un peu trop le pédagogisme idéaliste bas de gamme mais qui est acceptable.
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> > Je pense que j'aurais beaucoup aimé lire ça étant ado, aujourd'hui moins, je pensais qu'il s'agissait d'un "vrai" roman puisque rien dans la maquette française du bouquin ne vient faire penser qu'il s'agit particulièrement d'une oeuvre adaptée à une tranche d'âge.
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> > C'est pas d'une originalité folle non plus quand on a déjà tapé plusieurs romans du même tonneau. Dans le même style Les Seigneurs de Richard Price est plus efficace.
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> > PS : je vais même pas atteindre les 70 livres cette années probablement. C'est la crise de la motivation.
>
> Ca dépend des livres que tu lis et de ton temps libre mais c'est un nombre je pense largement supérieur à la moyenne. Personnellement j'en suis entre 50 et 80 par an mais je suis sans emploi.
Je suis un vrai NEET et je dois avoir lu autour de 150 livres cette année.
Mon objectif 2022 est d'en lire moins de 80.
Pourquoi avoir pour objectif d'en lire moins?
Personnellement j'ai terminé Fahrenheit 451. C'était pas mal, assez fin sur certains aspects et décevants sur d'autres. En particulier la fin est très étrange et n'apporte rien de très intelligent aux propos du livre.
J'ai ensuite essayé de lire un recueil de nouvelles en espagnol, mais mon niveau est décidemment trop bas pour tenter une telle chose actuellement
. Je vais me cantonner à lire en anglais et essayer d'améliorer mon niveau en langue en parallèle du japonais.
Là je viens de commencer Blindsight de Peter Watts.
Parce que c'est pas bien d'être un mange-pierre. Puis je compte pas être un neet toute ma vie et avoir une vie active.
Mais un bouquin tous les 2-3 jours c'est trop. 5 bouquins par mois c'est pas mal.
Oui mais dans le sens inverse ça ne sert à rien de se fixer un objectif à ne pas dépasser à mon sens. Suis juste tes envies et tes capacités (de temps, de concentration, etc). Et comme toujours tout dépend de quel livre on parle.
bah si c'est comme le No nut november, si en septembre je dépasse les quotas c'est que je suis un dégénéré et je vais devoir passer 3 mois sans lire.
Mouais, c'est une façon un peu binaire de voir les choses mais fais comme tu le sens
.
Je prends note du Balzac décrit plus haut, il me tente bien.
J'ai enfin terminé Thérèse Desqueyroux il y a quelques jours. La lecture en fut lente et souvent interrompue, puisque ces derniers temps je dois faire la sentinelle / acte action de présence, donc bouquinage difficilement soutenu 
Mon second Mauriac après Le Baiser au lépreux donc. Il m'a évoqué un Madame Bovary zolien, et je l'ai trouvé étonnamment sombre et dur, assez fascinant ; la complexité obscure, humaine et animale, de Thérèse en fait un personnage très intéressant. Je m'attendais à une narration chronologique classique, et la composition du roman est une bonne surprise ; on commence par la proclamation du non-lieu puis la place est laissée aux pensées et à la remémoration de Thérèse durant le trajet qui va la ramener face à son époux, ce qui a pour effet je trouve d'assimiler Thérèse à une sorte de gouffre ayant son propre temps, de mettre l'accent sur une conscience comme retranchée du monde et sa solitude, que le "non-lieu" scelle tout comme l'isolement de l'épouse dans sa chambre. Puis j'aime la (non) description physique des personnages ; elle désigne là aussi Thérèse comme quelque chose qui dépasse les catégories simples / ordinaires (on la caractérise, au-delà de la beauté ou de la laideur, par son charme).
Du peu que j'ai lu de cet auteur, je trouve qu'il pose des choses douloureuses sans les donner en spectacle, dans une espèce de sobriété et de concision qui enveloppent les drames d'une impression tout à la fois de banalité et de fatalité. L'écriture, agréable et incisive, est également comme résignée, sans grimaces.
J'ai l'impression que la mention de Mauriac sur les forums est plutôt discrète, et même si pour ma part j'ai la curiosité de lire d'autres de ses œuvres, je ne tends pas à trouver cela très surprenant, peut-être à cause de ce côté disons "lisse" de ce que j'ai lu, qui selon moi tient de la réussite (quelque chose de bien fondu) et non d'un manque.
Je le relirai probablement un jour et j'ai cru comprendre qu'il y avait une "suite".
Ici j'ai entamé La Mouette de Tchekhov, après avoir également lu La Cerisaie ce mois-ci, que j'ai bien aimé.
Dans La Cerisaie j'ai apprécié le fait que les échanges s'organisent plus ou moins autour d'un espace menacé de vente / destruction ; cela rend aussi peut-être cette pièce plus abordable et moins "vague" que Les Trois Sœurs pour commencer son théâtre. J'ai aussi emprunté Oncle Vania pour plus tard. Ensuite j'irai peut-être jeter un œil du côté d'autres dramaturges.
Jusqu'ici je laissais presque totalement le théâtre de côté (à part Molière, que j'aime beaucoup, Racine, et exceptions, la plupart dans le cadre scolaire / des études), et même si je continue de ne pas être friande de théâtre je commence à m'y intéresser davantage grâce à Tchekhov (c'est en quelque sorte à partir de lui que j'ai lu Ibsen). Mais il n'est pas certain que ce soit pour des raisons très théâtrales justement ; j'ai l'impression que c'est presque la non théâtralité, telle que je la conçois ici, qui me plaît dans ces pièces, au sens où il y a une part de silence et d'inaction, laquelle hante paradoxalement la franchise des discours directs.
Ca m'interroge personnellement sur les différentes manières d'expression, en me faisant voir d'un autre œil cet usage de la parole ; par exemple le perso qui arrive et dit ses sentiments comme une simple formalité, sort des pensées vagues sans explication, lâche quelque chose qui arrive comme un cheveu dans la soupe, etc. On est là pour entendre. Ca a quelque chose d'à la fois artificiel, pur et défoulant. Et justement ça remet un peu en jeu ce que j'avais / j'aurais pu rejeter comme "artifice" dans la création (avec l'idée que l'intériorité des personnages était / devait être forcément tronquée et assourdie sauf par à-coups et fulgurances rares).
Bref, la lecture de Tchekhov me donne à réfléchir, via le théâtre peut-être davantage que sur le théâtre, sur les possibilités de dire les choses, de doser ou ne plus doser ce qui est dit, etc. Dostoïevski m'avait fait un effet un peu équivalent.
Le cycle de Dune, j'en suis présentement au tome 3.
Les enfants Tanner de Robert Walser.
La Pierre de la Folie d'Arrabal
Il se passe quelque chose de Jérôme Ferrari
J'ai fini Le Monde perdu, d'Arthur Conan Doyle. Très immersif, je l'ai quasiment lu d'une traite. ![]()
Peter Jackson a dû grandement s'en inspirer pour son film King Kong. 
La grande histoire du monde de François Reynaert, une lecture plus scolaire pour me changer un peu des classiques
Anna Karenine
J'adore quand ça parle de Anna mais dès qu'on entre dans la philosophie agricole de Levine ça m'emmerde mais d'une force ![]()
Le 29 novembre 2021 à 13:50:43 :
Anna KarenineJ'adore quand ça parle de Anna mais dès qu'on entre dans la philosophie agricole de Levine ça m'emmerde mais d'une force
Ça met beaucoup en scène Levine justement (référence au prénom de Tolstoï, Lev ; c'est un peu lui qui distille son paradigme dans le roman)