Scott Fahlman, chercheur américain spécialisé dans l´intelligence artificielle, venait de donner naissance au smiley.
Au début des années 80, bien avant le Web, les chercheurs américains communiquaient en réseau via les " bulletin boards" ( ou " tableaux d´affichage" électroniques). Sur ces ancêtres des newsgroups, on discutait aussi bien de sujets de recherche que d´affaires plus légères.
La diversité des thèmes et des tons pouvaient parfois prêter à confusion. Et : quand quelqu´un tentait une sortie humoristique, tout le monde ne la prenait pas comme telle...
Tel fut le cas au sein de la communauté de chercheurs de la Carnegie Mellon University avec une blague mal perçue à propos d´un accident d´ascenseur. Elle conduisit les participants à réfléchir à une question toute simple : comment faire comprendre que l´on n´est pas sérieux lorsque ni le ton de la voix, ni une expression sur le visage ne sont là pour le dire ?
Certains en vinrent à suggérer que pour obtenir l´équivalent des intonations dans la voix il faudrait explicitement marquer les contributions pour dire qu´il ne fallait les prendre au sérieux.