Revu la semaine passée !!!!!!
Barry Lyndon reste sans aucun doute l’un des films les moins connu du grand public de l’immense Stanley Kubrick (du moins si l’on comprend les œuvres sorties après 2001 : l’odyssée de l’espace) et pourtant il n’est pas volé de dire qu’il s’agit là d’une de ses plus grandes réussites tant sur le fond que sur la forme, et c’est en voyant le résultat final que l’on prend vraiment conscience du fait que Kubrick était un perfectionniste tant tout semble parfait jusqu'à moindre recoin. Il ne serait pas mentir donc dans un premier temps de dire que cette grande fresque de près de 3 heures conte sans aucun doute parmi les plus beaux films de l’histoire du cinéma.
Car oui, Barry Lyndon est doté d’une photographie exceptionnelle qui lui confère une beauté visuelle sans égale (Ran, Il était une fois en Amérique et Les Moissons du Ciel font partit des rares films pour moi qui peuvent se vanter d’être aussi beau sur ce point là).
Sur le plan formel c’est vraiment à couper le souffle : chaque plan, chaque scène est un véritable tableau de maitre, la retranscription du XVIIIème siècle est extrêmement minutieuse, que ce soit au niveau des costumes, de la posture des acteurs, du fond historique sur lequel se base le film, de l’extrême beauté des décors, et du travail saisissant accordé à l’éclairage, car il faut rappeler que le film est filmé intégralement en lumière naturelle (à la bougie pour les scènes d’intérieures), c’est vraiment comme s’y on y était.
Adapté du livre de William Thackeray, Barry Lyndon nous conte donc l’ascension de Redmond Barry, jeune irlandais qui après de nombreuses péripéties va être propulsé dans la haute société anglaise du XVIIIème siècle, mais pour lui bien dur sera la chute. Le film nous dépeint avant tout la transformation d’un homme, le changement radical de comportement et des manières de ce dernier. Au début du film, le jeune Barry est quelqu’un de loyal, timide mais une fois qu’il a conquit l’amour, la gloire, la fortune, le personnage devient vite quelqu’un de méprisable, de fourbe et d’arrogant. Il faut noter la performance incroyable de Ryan O’ Neal qui trouve le rôle de sa vie, sa carrière ne sera plus jamais aussi belle après Barry Lyndon. Et bien évidemment la très bonne performance de la sublime Marisa Berenson.
On ne peut pas terminer sans évoquer bien évidemment la musique. La musique classique à toujours eu une place privilégiée dans l’œuvre du cinéaste, et l’accompagnement musicale qui accompagne ce film est tout bonnement fabuleux. De Vivaldi, à Haendel en passant par Mozart, la BO de Barry Lyndon est magistrale de bout en bout. D’ailleurs qui peut oublier les scènes du salon ou Ryan O’Neal et Marisa Berenson échangent de longs regards ou encore le duel final ou cette musique justement y joue un rôle primordial.
Barry Lyndon est donc un film brillant sur de nombreux points, 3 heures de grand cinéma ou l’on ne s’ennuie jamais.
Un chef d’œuvre très émouvant du maitre Kubrick (2001 reste mon préféré cela dit).
Kubrick/10