Cette ville est sale, crasseuse, elle regorge d'individus douteux et la plèbe gangrène les ruelles sombres et les grands boulevards éclairés par des luminaires qui diffusent leur lumière orangée sur les prostituées, tueurs et autres malfrats de la même espèce.
Un jeune homme insomniaque qui fréquente des cinémas spécialisés dans les vieux pornos d'un autre âge, paumé comme personne, prit sa première décision, il deviendra, chauffeur de taxi de nuit.
Au fil des nuits, à errer dans ces rues malfamés, Harlem ou le Bronx, il côtoie la lie de l’Amérique. Il est bien loin l'american dream of life.
Tout sa pourriture nauséabonde lui monta bien vite à la tête. Le sexe. La drogue. La violence. Il est de savoir commun que si l'on veut se renseigner sur la ville, ce n'est pas une agence de tourisme qui nous donnera des informations, ce sont les chauffeurs de taxi. Comme ce Travis Bickle magistralement interprété par Robert de Niro, un rôle qui le propulsa parmi les stars montantes du cinéma américain.
Travis, prit une seconde décision. Il passerait un grand coup de serpillière pour nettoyer toute ce crasse. A grand coup de magnum .44, de .38, et de semi-auto. On ne nettoie pas sans faire quelques saletés ni froisser quelques draps.
Pas très malin, peu futé et on ne peut pas en dire plus de ses goûts culturels, Travis a au moins une qualité qu'on ne peut nier, c'est une être moral.
C'est dans la recherche de sa voie qu'il confrontera sa moralité face à l'immonde immoralité de ce monde dégénéré.
Seul contre ce monde malade, il l'aida du mieux qu'il put en essayant d'éradiquer les causes de cette maladie, s'en prenant à un sénateur en poste de devenir président, il échoua et se reporta sur un proxénète. Même maladie, deux ennemis.
Il délivra une jeune fille avec laquelle il eut un discours au cours d'un brunch, qui pour sûr, restera dans les mémoires.
Esthétique et musiques seventies enroulent parfaitement l'histoire de ce taxi driver paumé et marginal mais surtout, moral.