Un projet de grande envergure
Alors que l´information était déjà quasi officielle, Gérard Colomb, le maire socialiste de Lyon, Pierre Crédoz, maire de Décines et Jean-Michel Aulas, le président de Lyon, se sont réunis à Decines pour confirmer que ce serait dans cette commune de l´Est de l´agglomération lyonnaise que sera implanté le futur complexe. Pas de surprise, juste une confirmation. Le patron lyonnais a confirmé la construction d´un "stade de 60.000 places, mais également deux hôtels, un centre commercial et un centre de loisir regroupant différentes activités. Il sera ultra-moderne car ça va être un ensemble multi-fonctionnel, ce qui signifie qu´il ne sera pas exclusivement réservé à un club résident comme l´Olympique Lyonnais mais à certaines autres activités. On peut imaginer y voir jouer l´équipe de France de rugby, l´équipe de France de foot, qu´on puisse y disputer des finales de Champion´s League ou encore voir des concerts et de l´évènementiel. Il pourra être couvert et accueillir trois cent soixante-cinq jours par an un certain nombre d´autres évènements. "
Soutenu par le Grand Lyon, ce projet d´"OL Land" s´étendra sur 70 hectares, dont une grande partie des terrains appartient aujourd´hui à la Courly (Communauté Urbaine de Lyon). "Je sais que nous rencontrerons des difficultés", a avoué Jean-Michel Aulas. "Mais nous nous battrons pour construire le stade de nos rêves, qui ressemble à celui de Copenhague." Ce projet d´apparence pharaonique a pu choquer alors que le gouffre entre l´OL et les autres clubs de Ligue 1 n´a jamais semblé aussi grand. "Il ne faut pas que ce projet soit considéré comme mauvais, mais comme moteur pour les autres clubs français [...] Ce stade va bénéficier des dernières techniques en matière de construction, en matière d´écologie et en matière d´énergie durable. On va enfin pouvoir montrer à l´Europe entière qu´on peut, à Lyon et à Décines, faire en sorte d´avoir un projet sportif, un projet économique qui sera rentable et géré de manière saine" a tenu à affirmer le président de l´OL. Coût de l´opération : 250 millions d´euros. Mais si Lyon est, de très loin, le club le plus riche de l´hexagone, il n´a pas autant de liquidités dans ses caisses. Dès lors, comment faire pour payer une telle somme ?
Quel nom pour le futur stade ?
"Ce nouveau stade sera financé par des fonds privés ce qui est une première en France" répond le patron lyonnais sur la question du financement. Par la bourse donc, mais pas seulement. Lors de cette conférence de présentation, Jean-Michel aulas a évoqué une autre option étudiée par le club : le naming, c´est-à-dire la possibilité pour une entreprise de donner son nom au stade en contre partie du versement d´une forte somme. C´est le choix fait par Bolton et son Reebok Stadium ou par Arsenal avec l´Emirates Stadium. D´après Jean-Michel Aulas, "de nombreux grands groupes rêvent que le nouveau stade porte leur nom". Pour que le nom d´une entreprise soit associé au stade, il faudrait qu´elle débourse "entre 100 et 150 millions d´euros sur une durée de quinze années". Avec les 150 millions qu´il espère lever en bourse, le compte serait bon. Dès lors, le permis de construire devrait être déposé l´été prochain et l´inauguration du stade est prévue pour juillet 2010. L´OL jouera donc à Gerland pour les trois prochaines saisons au minimum avant de s´exiler, au grand dam des supporters de la première heure. Quelques détails d´ordre technique sont néanmoins toujours en phase de discussions, notamment concernant le toit du stade ou la rétractabilité de la pelouse. Rien de bien grave compte tenu des avancées lyonnaises ces derniers mois. Reste maintenant à confirmer ces progrès structurels sur le terrain. Et le meilleur moyen serait encore de franchir enfin cette fameuse étape des quarts de finale de la Ligue des Champions...
