Après toutes les péripéties qu'a connues son développement tumultueux, Nioh arrive enfin alors qu'on ne l'attendait plus. Cette épopée relate l'histoire fantasmé du personnage historique que l'on contrôle à savoir : le navigateur Anglais William Adams qui devint le premier occidental à recevoir le titre de samouraï. Celle-ci se déroule dans un Japon féodal affaibli par la guerre entre les clans rivaux, où les yokai, créatures surnaturelles issue du folklore japonais sèment la terreur.
Le gameplay de Nioh est vif, technique et nerveux, les cinq armes blanche mise à notre disposition ont toutes leur avantage et leur inconvénient. La hache assène des coups d'une puissance phénoménale, mais son poids élevé en fait une arme lente à manier. Au détriment de la précision quand les ennemis se désaxent, la lance a en revanche une bonne portée. Quant au Katana et au double Katana se sont toutes les deux des armes rapides et efficaces, mais ma préférence va sans conteste au Kusarigama, car c'est pour moi l'arme la plus polyvalente et elle a des combos que j'affectionne énormément. La lance arrive pas très loin derrière avec sa compétence de posture haute « chute de la lance » qui plaque souvent les ennemis squelettes au sol permettant ainsi d'effectuer une exécution (un transpercement au sol ). Trois armes à feu viennent compléter notre arsenal : un arc, un fusil et un mini canon très puissant qu'on ne peut pas utiliser en se déplaçant.
D'une richesse incommensurable, la forge offre un grand nombre de possibilités novatrices dont il n'est pas évident de comprendre tout les paramètres. Bien que ce système de crafting a du potentiel, je ne le trouve pas tout à fait au point, même si je reconnais qu'il devient de plus en plus intéressant et prenant avec l'arrivée des armes célestes et des fragments célestes. Devoir systématiquement faire le tri dans ce que l'on a looté après chaque mission s'avère vite rébarbatif et ça casse le rythme.
Comparé à Dark Souls le level design des niveaux de Nioh ne fait pas le poids. En outre, on est souvent amené lors des missions secondaires à refaire les mêmes niveaux et à affronter un certain nombre de boss plusieurs fois au cours de notre périple. On retrouve aussi les fameux problèmes de caméra mal placée inhérent aux jeux japonais. Par ailleurs, les exécutions au sol avec la touche triangle se déclenchent trop tardivement, ça arrive assez fréquemment lorsqu'on est à proximité de l'ennemi que notre perso donne un coup fort au lieu de le transpercer.
Le challenge est bien présent, mais une fois que l'on a débloqué les talismans de magie d'Omnyo : faiblesse, débilitant et celui du paresseux, ces malus qu'on inflige aux Yokai rendent le soft relativement facile.
Entre les missions principales de la campagne en NG assez facile, (hormis celle au début du seigneur Muneshige et le boss Hino-enma) et les nouvelles missions secondaires hardcore qui apparaissent sur la carte après avoir fini le jeu, il y a peut-être un juste équilibre à trouver dans leur difficulté.
En effet, le titre montre son vrai visage en terme de difficulté avec les missions secondaires : « Le retour de la calebasse » de la région de d'Omi, « Un duo dans les ténèbres » de la région Kinki et « Rencontre sur l'autre rive » de la région d'Omi, ces trois missions sont de très loin les plus dures. Pour pouvoir venir à bout de ces duos de boss très coriace et rebutant, il faut monter impérativement son niveau proche du niveau indiqué, forger des armes célestes jusqu'à +3, +4 ou +5, trouver l'arme adéquate et choisir le ou les combos qu'ils ont le plus de mal à anticipé tout en utilisant bien sûr les sorts de magie d'Omnyo les plus appropriés à notre besoin. Ces missions secondaires finales sont vraiment très gratifiante lorsqu'on en sort victorieux. Elles arrivent à point nommé, dans la mesure où elles relèvent le challenge qui était depuis un sacré bout de temps sur le déclin.
Cette fluctuation de la difficulté est révélatrice que les développeurs ont voulu faire en sorte que chacun y trouve son compte, ce n'est donc pas une mauvaise chose.
Savant mélange d'action Rpg à la dark souls et de crafting à la diablo, Koei Tecmo parvient malgré tout avec Nioh à se démarquer de ses pairs dont il s'inspire allègrement en y intégrant une dose supplémentaire de technique dans les combats. Les combos spéciaux que l'on débloque par l'intermédiaire de différents arbres de compétences et son système de régénération de Ki révolutionnaire qui permet à notre barre d'endurance (Ki) de remonter plus vite y sont pour beaucoup. Grâce à son contenu pharaonique, sa durée de vie colossale, son gameplay techniquement très développé, sa grande diversité dans les approches de combat et son exigence, le titre parvient à passer outre sa réalisation technique datée. La Team Ninja tient là un excellent concept, maintenant elle sait ce qu'il lui reste à faire pour l'améliorer.
Ma note : 17.5