Quand on évoque Shinji Mikami, on pense immédiatement à une série devenue mythique : Resident Evil. Non content d’avoir foutu la pétoche à des milliers de joueurs dans le premier épisode, le bonhomme était revenu donner un coup de main pour le 4eme épisode. Aujourd'hui, sieur Mikami nous revient avec un nouveau jeu et compte bien nous faire hurler de peur comme lors du 1er Biohazard.
Dans la police, il y a les jours avec et les jours sans. Pour le détective Castellano, c’est plutôt un jour sans. Après s’être rendu dans un hôpital où la plupart de ses collègues gisaient dans un bain de sang, Sebastian se retrouve dans un monde de cauchemars où presque tout essaie de le tuer. Bon gré, mal gré, notre policier va tout faire pour lever le voile sur cette affaire morbide. Premier truc à savoir, une fois lancé, l’immersion est quasi-totale. Vous êtes Sebastian et esperez vous échappez de cet univers de cauchemar. Il faut juste s’adapter au format cinémascope mais on s’habitue vite. Graphiquement, le jeu est joli bien qu’il ne soit pas techniquement parfait surtout niveau décors ou lors des cinématiques. Beaucoup d’aliasing et parfois du clipping mais pas de quoi s’affoler plus que ça. Niveau Level design, le tout est homogène entre phases couloirs et d’explorations. Cette dernière est omniprésente et vous aurez tôt fait comprendre son utilité.
Le gameplay, lui, se situe dans la droite ligné de Resident Evil 4 MAIS avec des particularités comme l’usage du feu. Cet élément deviendra vite votre ami, vous pourrez par exemple achever vos combats plus rapidement pour économiser vos balles ou enflammer divers éléments pour gagner des bonus. Il est également possible de se la jouer infiltration malgré le risque que les ennemis vous entent. Enfin, un arbre de compétence permet d’améliorer vos armes, votre vie ou votre nombre de balles. Côté ennemis, on retrouve un bestiaire horrifique classique mais sympa à affronter notamment grâce à leur design. Pour les boss, un peu de réflexion est de mise : Foncer dans le tas ou amenez la saleté dans un piège mortel ? A vous de voir, car vos munitions ne sont pas illimitées. De même, faire attention à sa vie est primordial : en quelques coups, vous succombez et les seringues de soin s et ne sont pas à tous les coins de rues. Je tiens à terminer en donnant mon ressenti global : le jeu est certes, gore, malsain, violent et stressant mais il ne fait pas peur.
Pour conclure, The Evil Within synthétise tout ce qui fait l’essence des survival-horror de ces dernières années et c’est bon. Un jeu à acheter neuf ou d’occasion bien que Mikami n’est pu tenir toutes ses promesses.