Ico : 18/20.
Ico est un jeune garçon offert en sacrifice à quelque sombre divinité par les gens de son village. Deux cornes trônent sur son crâne, signes de sa malédiction et de la raison pour laquelle il est envoyé dans une immense forteresse. Cependant, il parviendra à échapper à son sort et rencontrera la belle Yorda avec laquelle il devra parcourir la forteresse et déjouer ses nombreux pièges.
Le gameplay est simple et épuré : vous disposez d'une arme pour défendre votre amie, vous pouvez sauter, escalader les parois et autres tuyaux... du classique quoi. Les particularités de la maniabilité du soft sont à chercher du côté du personnage de Yorda. En effet, vous ne la contrôlez pas directement, vous pouvez l'appeler à vous, vous cramponner à sa main et devez l'aider à franchir certains obstacles (fossés, murs à escalader...) en empêchant les spectres de l'enlever. On peut donc distinguer trois phases principales de jeu dans Ico : du combat (à la limite du beat 'em all parfois, sans les combos), des énigmes utilisant souvent des mécaniques de plate-forme et du tourisme. Oui, du tourisme, parce que voyager dans ce genre d'univers, ça se savoure !
Concernant l'ambiance particulière du jeu, on vous l'a sûrement rabâché des dizaines de fois, mais oui, il est empreint d'une certaine poésie. (Je n'ai pas le souvenir d'avoir croisé des oiseaux pourtant, se pourrait-il que Louis Emile de Reac se soit trompé? En tout cas il y en a dans sotc, des colombes même). La bande son y contribue certainement, réduite à sa plus pure expression. Peu de musique dans Ico, seulement le bruit de l'eau et du vent, les échos de nos pas et de nos cris...
Jouer à Ico, c'est plonger dans une sorte de voyage initiatique où l'onirisme côtoie le courage et d'où on ne peut ressortir qu'une fois l'aventure terminée, les yeux encore fixés sur son écran, même quelques minutes après la fin du générique.
SoTC : 22/20.
Vous incarnez Wanda, un jeune garçon bien décidé à ressusciter sa bien-aimée. Il est accompagné de son courageux destrier Agro, grâce auquel il est parvenu jusqu'au temple des terres interdites où la légende dit que se trouve un être capable de ramener les morts à la vie. Une entité supérieure nommée Dormin vous y accueille et accepte d'exaucer votre souhait à condition d'éradiquer 16 colosses, créatures mythiques et gigantesques peuplant les environs. Heureusement Wanda n'est pas venu les mains vides, il possède une épée sacrée qui semble corrélée aux colosses.
Cette arme est au cœur du gameplay. Durant les phases de recherche des colosses, une fois brandie à la lumière du soleil, ses rayonnements vous indiquent la direction à prendre. Vous arpenterez ainsi un monde ouvert immense et merveilleux (oui, le tourisme est aussi de la partie dans Sotc, peut-être même plus que dans ico), à la recherche des pauvres créatures à abattre. Le colosse débusqué, l'affrontement peut commencer. Cette joute est la plupart du temps incroyablement épique et transmet énormément d'émotions qui impliquent personnellement le joueur. L'épée sacrée vous permet de repérer les points faibles sur le corps des colosses et de les blesser jusqu'à ce qu'ils s'effondrent. Il faut généralement trouver un moyen d'accéder au point vital de la créature, ce qui passe nécessairement par son ascension. Wanda est un excellent grimpeur (et c'est un euphémisme), et dispose d'une jauge d'endurance qui se vide lorsqu'il fournit un effort pour se maintenir accroché. Notre héros dispose aussi d'un arc, très intéressant dans son maniement, permettant de déstabiliser certains colosses ou d'attirer leur attention.
L'ambiance du jeu, grandement servie par la musique qui accompagne les affrontements est un de ses gros points forts. Avant la lutte à proprement parler, une première mélodie de « découverte du colosse » contribue à la grâce et à la majesté de la créature, ce qui exerce une impression de fascination sur le joueur. Celui-ci reste plusieurs secondes, ébahi, à observer la créature se mouvoir lentement dans un environnement tout aussi grandiose. Puis viens la lutte. Et la mélodie se transforme pour coller à ce combat pour atteindre le point faible du colosse, un mélange de hardiesse et de désespoir en émane pour toucher le joueur qui se demandera souvent si ce qu'il fait est juste.
Pour conclure, Shadow of the Colossus est un titre absolument incontournable toutes générations de consoles confondues, une aventure épique et originale qui pourrait bien prétendre à élever le jeu vidéo au-delà du rôle de simple loisir ou défouloir que ses détracteurs se plaisent à lui assigner.
La compil' classics HD ico et sotc : 20/20.
Vous l'aurez compris, cette compilation n'est pas juste incontournable, elle est nécessaire ! Nécessaire si vous n'avez jamais touché à ces œuvres et si vous ne possédez pas les originaux sur PS2, nécessaire si vous avez envie de découvrir quelque chose de différent des productions habituelles, de poétique même.