Quant il s'agit de faire parler la poudre face à quelconque engeance préhistorique, heureusement il y a Turok. Cela faisait bien longtemps que nous n'avions pas entendu parler de notre mohawk scalpeur de raptors, et avec un nouvel opus sobrement baptisé 'Turok', on était en droit de se dire que la série évitait une nouvelle fois l'extinction. Réalité ou fiction?
Tout d'abord, qu'une chose soit claire: depuis Turok: dinosaur hunter, la licence a été un mélange SF des plus délirants, n'hésitant pas à associer extraterrestres et robots à un univers préhistorique appauvri de ses dinosaures au fil des épisodes, jusqu'à les faire disparaître (Shadow of Oblivion). Evolution avait cherché à inverser la tendance, sans vraiment réussir, mais 'Turok' fait bien mieux. Il transpose l'univers de Turok sur une planète récemment terraformée, où la vie préhistorique est florissante et nous plonge dans un scénario certes pas très subtil, mais justifiant moult combats alors que nous poursuivons notre ancien mentor génocidaire. Le personnage de Turok en est radicalement changé: exit le demi sauvage au tomahawk et bonjour au mercenaire hanté par son passé. Cependant, pour ce qui est de faire du gigot de T-rex, il est toujours aussi efficace.
Le gameplay reste classique, mais efficace. Errer dans la jungle avec fusil à pompe et arc à flèches explosives est toujours jouissif, d'autant qu'il faut composer avec une certaine discrétion, le jeu s'avérant des plus difficiles. Soldats ennemis et dinosaures (un nombre d'espèces varié) peuvent s'entretuer sous vos yeux grâce à vous, ou alors périr sous vos coups tandis que vous progressez dans l'histoire. Assauts de raptors, tanks arachnoïdes, charge de Giganotosaure ou encore engeance aquatique cavernicole, les boss et affrontements spectaculaires sont légions et d'une brutalité salutaire. L'arsenal à votre disposition est à la mesure du carnage, et l'on ne peut qu'apprécier de causer pareil capharnaüm préhistorique.
Côté bande son, le tout est des plus corrects. A noter que dans sa version originale, bon nombre d'acteurs bien connus (Timothy oliphant, Ron Perlman,...) ont prêté leurs voix aux protagonistes, assurant donc un doublage de qualité. Relativement long puisque corsé, le jeu se double d'un multijoueur qui vous entraîne dans des maps pleines de dinos pouvant s'avérer alliés ou ennemis, multijoueur qui assurait une excellente durée de vie au titre du temps où il était encore d'actualité. Personnellement, il fut mo premier jeu PS3 avec Uncharted premier du nom, et je garde une tendresse toute particulière pour ce titre hors norme, bien loin d'être aussi mauvais que certains le prétendent. Une bonne façon de se faire une idée est de tester la bête, qui à coup sûr vous garantira une plongée primale et sauvage comme on en fait plus aujourd'hui!