Grand fan de Dark Souls, Metroid et de Castlevania, et Hollow Knight lui bien souvent comparé à ces trois licences majeures du jeu vidéo, j’ai été bien rapidement intrigué par cette aventure indépendante. Et je n’ai pas été déçu, car si ses modèles sont clairs, le jeu ne manque pas pour autant d’identité.
Car oui bien sûr ce qui renvoie le plus aux sagas citées, c’est la structure et l’agencement du monde d’Hollow Knight, l’exploration devenant l’élément clé du jeu. La carte est reliée de toute part et les dédales souterrains labyrinthiques, offrant de nombreuses ouvertures et cheminements possibles, et tout autant de passages secrets. Cet aspect du jeu est d’ailleurs particulièrement addictif, il y a toujours une nouvelle voie attirante, un nouvel objectif, un trésor, un charme ou même une larve à sauver, un décor intriguant, un ennemi redoutable, qui nous pousse à poursuivre l’aventure. A force de trouver de nouveaux équipements, objets secrets ou améliorations, on a l’impression de monter en puissance et en connaissance. Au fur et à mesure de nos péripéties, la carte se développe et affiche de plus en plus d’informations, confiant des points de repère à notre petit héros mystérieux égaré au milieu du royaume d’Hallownest. Tout ceci sont des caractéristiques élémentaires du Metroidvania, qu’Hollow Knight embrasse avec joie et réussite, et ce pendant longtemps, car le jeu peut durer 40H si on s’intéresse au contenu et zones annexes.
Mais cette exploration en profondeur ne serait pas aussi passionnante si elle ne se distinguait pas par son ambiance unique. La direction artistique de l’oeuvre, assez minimaliste, dépeignant un univers insectoïde à la fois charmant et glauque. Ce style 2D dessiné très fluide et ce monde en ruines souterrains empli de créatures étranges et grotesques favorisent l’envie d’explorer. On veut découvrir davantage ces curieuses terres, voir ce qui s’y cache, que ce soit des araignées zombies ou des preux guerriers. Il réside malgré tout dans l’ambiance d’Hollow Knight une inspiration dark-fantasy séduisante qui n’est pas sans rappeler Dark Souls, y compris au niveau de sa trame très cryptique d'un dangereux mal se propageant.
Si je mentionne Dark Souls c’est également pour des éléments de Gameplay très similaires. Notamment les bancs. Un banc n’est pas un point de sauvegarde, il est possible de sauvegarder n’importe où, mais le banc constituera un point de retour redonnant toute sa vie suite à une mort, mort entraînant d’ailleurs la perte de toute notre source d’argent, les Géos. Il faudra retourner au lieu de notre mort pour réclamer notre dû, au risque de le voir disparaître à jamais si on décède à nouveau. Bien sûr, Dark Souls n’a inventé ni son système de feu de camp, ni les pénalités de mort, ni même les zones brillamment interconnectées, et encore moins la dark-fantasy, mais ces éléments réunis au sein d’une même expérience m’ont rappelé cette saga populaire, j’ai retrouvé des sensations et des envies de découvertes et d'avancées très similaires, ce qui est un point positif !
Malgré tout, l’exploration, si très plaisante, est jonchée de dangers. Et si les pics et autres stalactites ne vous arrêtent pas, les ennemis suffiront peut-être. Varié et réfléchi, le bestiaire est riche et il est jouissif de contrer leurs assauts et d’esquiver leurs projectiles de dash bien placés, techniques d’autant plus intenses lors des affrontements de boss, très nombreux et vifs. Certains demanderont indéniablement un certain nombre d’essais. Il est intéressant de faire varier les attaques et le charmes, qui permettent de nous offrir de nouvelles capacités, comme des attaques plus rapides, des protections supplémentaires, des regains de vie etc … Afin de trouver diverses approches face à divers adversaires, et des combinaisons gagnantes. Dextérité et concentration sont requises pour venir à bout de certains boss vraiment formidables !
Il est difficile de trouver de défauts concrets à Hollow Knight tant le jeu excelle aussi bien mécaniquement qu’artistiquement, et cela vaut pour les graphismes, pour l’ambiance, ingénieusement minimaliste, ainsi que pour la musique, assez calme et discrète certes, mais d’une beauté à couper le souffle. On peut ressentir la passion ayant mené à la réalisation de ce projet. Cependant il y a parfois quelques imprécisions et détails insignifiants mais agacants. Parfois bourrer dans le tas fonctionne mieux que d’être stratège, le jeu a quelques bugs, quelques hitbox douteuses, cet aspect très peu guidé qui déplaira forcément à certains, et on ne sait parfois vraiment pas où se rendre au point d’atteindre la frustration. Vraiment rien d’alarmant, mais des légers détails qui suffisent à rendre le jeu imparfait, bien qu’incroyable, car il faut bien apporter un peu de nuance à ces éloges, même si il est difficile de contrer le soin apporté au jeu …
En bref, Hollow Knight est excellent et extrêmement charmant, c’est un bon résumé.