Rarement deux concurrents directs se seront autant complétés. FIFA, PES, PES, FIFA. Ces deux noms clinquants à l'origine de millions de productions écoulées chaque fin d'année se tirent la bourre encore une fois pour notre plus grand plaisir. A coup de licences, de nouveaux modes de jeu, d'idées lumineuses, l'un comme l'autre possèdent cette identité qui convainc systématiquement des tonnes de joueurs. Chacun a son public. Pourtant, un client inconditionnel de FIFA zieute toujours d'un oeil curieux du côté du voisin, histoire d'être persuadé de ne pas passer à côté d'une révolution susceptible de lui donner envie de changement. L'effet inverse est d'ailleurs également vrai. Et même quand l'un copie l'autre, lui-même inspiré de l'un, il offre des perspectives de jeu différentes, une mentalité nécessitant une approche parfois totalement contraire. FIFA séduit, passionne, impressionne. Au tour du jeu de Konami de montrer ce qu'il a dans le ventre et que l'expérience acquise au court des nombreuses années de domination sur le marché lui sert tout autant lorsqu'il faut sortir la tête de l'eau.