Hitman 2 était mon jeu de la décennie des 2010's. Je partais du principe que ce jeu allait être le 2, mais avec encore plus de goodness. Eh bien, force est de constater qu'à peu de choses près, c'est réussi.
Pour moi, la seule vraie absence, ce sont les défis Classiques pour chaque difficulté. IOI a préféré rendre le niveau 20 de maîtrise plus difficile à atteindre pour chaque mission, ce qui peut se comprendre, puisque les défis Classiques dans le 2 permettaient d'obtenir à eux seule 1/3 voire la moitié des points de maîtrise de chaque destination. Malgré ça, je ne me sens pas attiré par une run Suit Only en mode Maître pour les niveaux, autrement que pour satisfaire mon orgueil (et je sais que je les ferai, éventuellement). L'absence inexpliquée des missions hivernales à Paris et Hokkaido déçoit légèrement, mais ce ne sont pas non plus des grandes pertes. Le début a été chaotique, et je n'ai pas aimé le fait que ma maîtrise à Dubai ait été reset mais pas mes challenges, pour aucune raison, mais je vais laisser passer ça parce que c'est ce qu'on risque, à jouer au lancement un jeu 100% online. Les débuts chaotiques ne seront qu'un lointain souvenir d'ici peu, les bugs étant très rares (ou rigolos, cf la laverie invisible en Chine).
Le jeu rajoute 5 niveaux sandbox dans la lignée des classiques du 1 et du 2, avec en plus de cela une mission bien plus linéaire, rappelant certainement un Splinter Cell de l'époque. Je ne me suis pas fait d'avis définitif sur ce niveau, mais il ne changera en rien ma note.
Quand aux autres maps, je me suis certainement enjaillé dessus. Je pense que Berlin ou Chongqing sont mes maps préférées parmi les nouvelles,
Gros + : la taille du jeu. La trilogie entière tient sur 70GB, alors que le 2, en édition complète, prenait à lui seul le double. On voit que les gars d'IOI s'y sont penché, et leur algorithme de compression fait le taf.
En tout cas, il s'agit réellement de la version définitive de la trilogie débutée en 2016, et est le digne successeur d'Hitman 2. On prend plaisir à (re)découvrir chaque épisode, que ce soient des maps qui brillent par leurs possibilités (Sapienza et Bombay, forever) ou encore les rares faux-pas (l'affreux Colorado, plus gros point noir de cette trilogie) en passant par les missions DLC, avec l'excellent (et pertinent par rapport à notre époque) Patient Zero. Tout ce contenu, rassemblé en un seul titre.
Ce jeu, par son level-design qui relève du chef-d'oeuvre, nous invite à découvrir chaque recoin de ses "puzzles de meurtre" jusqu'à ce que l'on passe au suivant, garantissant une durée de vie immense pour les joueurs comme moi, le genre à speedrunner Resident Evil. Cette décennie, en dehors de RE2 Remake et Fallout New Vegas, j'ai rarement été autant immiscé dans des mondes de jeux vidéo que dans ceux de la trilogie Hitman. On tombe amoureux de chaque destination, chaque contrat, on élabore des stratégies pour atteindre le parfait score d'Assassin Silencieux, En Costume.
Les contrats du 3 se vivent comme une apothéose pour moi, j'ai passé des centaines d'heures sur Hitman 2 pour me préparer à ce jeu, j'ai savouré chaque desination : ne pas commencer la mission suivante avant d'avoir atteint 20/20 en maîtrise du lieu. Aucune mission ne m'a laissé indifférent. AUCUNE. J'ai eu des frissons à Dubai, à Dartmoor, à Berlin, à Chongqing, à Mendoza et en Roumanie. C'est peut-être la personne qui a passé tout son premier confinement à saigner Hitman 2 à blanc, mais la sensation de finalité et d'importance est on ne peut plus présente à chaque mission du 3ème volet.
Je ne vais pas plus m'étendre lors de cette review, sinon je vais devoir la faire relier et la publier chez un éditeur de bouquins. Je vais laisser mon score parler de lui-même. 20/20. Forever.