Le studio a tenté quelque chose de nouveau, mais ce titre fait partie de cette catégorie de jeux ayant bien plus pris en compte l'aspect cinématographique que celui vidéoludique.
Les énigmes, certaines pouvant passer comme très simplistes, ne sont pas toujours d'une immense logique, ce qui crée à la longue une énorme frustration, d'autant plus que le système de boucle n'aide pas pour cela, les phrases devenant à la longue redondantes, les personnages passant "d’intriguant" à "ennuyeux" et les situations nous semblant juste complètement loufoques. C'est quand même un comble dans un thriller psychologique qui se veut haletant de long en large!
Pour ce qui est du côté technique, même pour un jeu dit "indé", on y trouve quand même de sacré couacs, comme des personnages qui se bloquent, des bugs empêchant d'ouvrir l'inventaire, des phrases qui redeviennent blanches sans qu'elles n'aient de véritable but non-atteint, voire simplement la mariée, dont les émotions sont parfois un peu lunaires, passant de la terreur à un stoïcisme exemplaire, par exemple.
12 minutes est donc une expérience intéressante, mais en aucun cas mémorable, ni même "cultissime", la cause venant d'une certaine incompréhension du genre du "point and click", mais aussi à cause de cette idée répandue comme quoi il serait possible avec uniquement des idées pour faire un bon film de créer un bon jeu vidéo.