A mi chemin entre Devil May Cry et Soul Reaver, Darksiders II à de forts arguments pour plaire.
Pour commencer, je tiens à salué le génie et la créativité des artistes, bien que le jeu ne brille pas par ses performances technique, le visuel est à tomber le cul par terre. Aucun monde ne ressemble à un autre, le moindre éléments de décors fourmille de détail et de courbe, c'est extrêmement soigné, l'univers est cohérent visuellement et riche. Inspiré, beau et fabuleux, vous en prendrez plein les yeux.
Le gameplay est nerveux, le jeu offre des combats bourrins, déchainés, dynamiques et rapides. Death, à l'instar de son frère War, est d'une agilité incroyable. Finis le char d'assaut, et bonjour le spiderman de la mort. Death est vif, agile et surtout brutal. Une petite nouveauté, la possibilité de looter divers armes et équipement sur les monstre et dans les coffres, un peu à la manière d'un Diablo (décidément ce jeu s'inspire de pas mal de titres), asser perfectible certes, mais on appréciera le fait de personnalité sa façon de jouer en fonction de ce que l'on souhaite (grosse défense, dêgats critique, regain de vie, ect, ect). L'arbre de compétence fait également son apparitions, alors rien de très déterminant dans la façon d'appréhender ses combats il faut le dire, mais ça apporte un léger plus.
Si on se tourne du côté de la composition, c'est extraordinaire. Les musiques sont belles, et collent très bien aux différent royaume que l'ont visite, sans pour autant tomber dans la caricature orchestrale. Cela faisait longtemps que je n'avais pas entendu une BO de cette qualité.
Question contenu, on est bien gâté, un monde gigantesque, beaucoup de quêtes annexes, des objets à chercher, à collectionner, à acheter, des techniques à foison, quelques compétences sympa. Un bestiaire un poil radin mais correcte. Des centaines d'armes et d'armures.
On regrettera néanmoins que le level design et les énigmes soient si mal foutues, voir même elles se ramassent complétement. Les donjons incroyablement facile à terminer, les boss, eux aussi, manque de substance. On en retiendra que un ou deux, tellement la façon de les vaincre est primaire, en général cela se résume à rentrer dans le tas sans chercher à réfléchir et c'est bien dommage.
Je pesterai également sur la narration un peu bancal, Death se fait trimballer à droite et à gauche, voguant entre les dimensions sans trop savoir pourquoi. Le background est énorme mais pas assez exploité c'est dommage. De même, le héro, manque de charisme, pour un cavalier sensé représenté la mort elle même je l'ai trouvé peut être un peu trop diplomate et conciliant. Je m'attendais à autre chose, aucune réplique culte ou trait de personnalité propre, à part le design qui rapellerait, à juste titre, le vampire déchu Raziel de Soul Reaver. D'ailleurs, j'ai trouvé curieux le fait que Death utilise de l'argent (qui ne sers presque à rien) plutôt que des âmes comme War... étrange.
A la fois semblable et bien différent de son ainé, Darksiders II n'arrive pas à l'égalé d'un point de vue qualitatif, mais offre tout de même une bonne expérience au joueur.