Peuple de SSBU, bonjour !
Je suis nouveau, je n’ai pas le jeu et je n’ai aucune idée de quoi il parle. 
Mais je poste quand même, j’ai l’aval de votre modération, qui a répondu à mon appel de forums participants. Ils désirent vous offrir la possibilité de participer à une animation unique dans l’histoire de JVC.
Je suis Mandoulis, modérateur du forum Écriture et organisateur de plusieurs concours sur le 18-25. Cette fois-ci, j’ai voulu faire plus grand.
Il y a un an tout juste, j’accédais à la modération de mon forum chéri.
J’ai donc décidé de marquer ce premier anniversaire en offrant à la plèbe du pain et des jeux. 
Je me lance donc, cette fois-ci seul, dans l’organisation de ce grand concours d’écriture inter-forums qui, je l’espère, rencontrera un grand succès.
Sept forums participent à ce concours
Le calendrier du concours
Nous avons donc une phase de candidature puis deux phases de sélections. Ceux qui ne se sentent pas d’écrire un texte sont bien entendu invités à lire et départager les participants.
Le sujet du concours et les contraintes imposées
- SANGLIER
- DÉPRESSIF (ou une des formes suivantes : DÉPRESSIFS / DÉPRESSIVE / DÉPRESSIVES )
- DRAMA (ou DRAME)
- 103
- COMBATTRE (ou une forme conjuguée)
- DÉSERT
- APÉRO
Où poster ta production ?
ATTENTION EXTRÊMEMENT IMPORTANT !!!
![]()
Toute personne ne m’envoyant pas ce MP ne peut pas voir sa participation garantie si le texte est 410. Sans cela, je ne peux pas demander aux admins d’intervenir.
Un concours d’écriture ne vit pas que par ses organisateurs et ses participants, mais également par ses commentateurs et ses votants. Chacun est donc le bienvenu. J’espère que cette édition inter-forums sera un succès.
Merci d’avance aux admins et aux modérateurs des différents forums pour faire de ce projet une réalité.
J’espère vous avoir inspirés, et ai déjà hâte de vous lire.
À très vite,
Mandoulis, modérateur du forum Écriture
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Un concours organisé par le modérateur du forum Écriture
https://www.jeuxvideo.com/forums/0-58-0-1-0-1-0-ecriture.htm
Les topics sur les différents forums, si jamais vous voulez jeter à œil à ce qu’il se fait chez le voisin…
Mec,c'est remplie de nolife sans talent,Ça va être plutôt dur de trouver des gens ![]()
Sinon je te souhaite Bonne chance ![]()
L'auteur qui va regretter d'avoir choisi ce forum, le pauvre
Le 13 février 2019 à 21:51:21 Stilinsky]] a écrit :
L'auteur qui va regretter d'avoir choisi ce forum, le pauvre
JAi aucun talent particulier en écriture à part l’orthographe ou je m’en debrouille ![]()
Sinon comment on envoie le lien du message svp ?
En cliquant sur l'heure de ton post!
tu auras le lien permanent.
C'est loin de faire un bide, y'a presque déjà une dizaine de textes après même pas 24h ![]()
Merci ^^
J'arrive pas à l'envoyer, mon texte fait plus de 9999 caractères !
Tu divises en plusieurs messages.
Est-ce que c'est autorisé de modifier son texte svp ?
Jusqu'à lundi 20h oui, c'est autorisé. ![]()
GAËTAN EST UN GOÉLAND BLEU
Un beau matin, en des temps reculés, non loin d'un étang à l'eau bleutée laissant entrevoir une multitude de petits poissons dorés, maman goéland, perchée sur la plus haute branche du plus grand chêne alors illuminé par les rayons du soleil levant, s'apprêtait à mettre au monde son enfant. Sa surprise fut énorme lorsqu'elle s'aperçut que le bébé goéland était bleu, bleu comme la mer, l'azur.
Maman goéland se fit la promesse de s'occuper du mieux qu'elle le pouvait de cette étrangeté que la nature lui avait offert, et elle tint parole : bébé goéland grandit dans un havre de paix aux côtés de sa mère. Cette dernière était toujours là pour répondre aux besoins de son petit, tels lui donner à manger, le promener de temps en temps sur son dos... Le goéland bleu était fasciné par le monde qui l'entourait et rêvait de pouvoir un jour voler comme sa maman.
Malheureusement, un beau jour, maman goéland partit loin, très loin, et abandonna son petit.
Ce dernier ne connaissait encore rien de la vie et partit à sa recherche. Après des jours de marche, il ne la retrouva pas et, pire encore, réussit à se perdre. Alors à bout de forces, il s'écroula sur le sol. Comment pouvait-il retrouver sa mère du haut de ses minuscules pattes ?
Un garçon qui passait par là découvrit avec stupéfaction ce bébé goéland tout bleu, si fragile, si démuni, gisant inconscient par terre ; il le ramassa et le prit sous son aile pour un moment. Comme il est d'usage chez les humains de donner un prénom aux êtres, le garçon l'appela Gaëtan. Il en prit grand soin et lorsque Gaëtan fut totalement rétablit, il put repartir de plus belle.
Gaëtan était maintenant un goéland majeur. Il avait appris à vivre en autonomie et menait une existence ordinaire, jusqu'au jour où un vieil homme habillé en rose à pois jaunes surgit de derrière un bosquet pour parler au goéland, apeuré, en ces termes : "Tu es voué à un grand destin, Gaëtan. Suis ta propre voie, mène une vie d'aventures et d'eau fraîche et tu accédera à l'immortalité spirituelle." Tandis que des hommes en blanc tentaient d'attraper le vieux monsieur, Gaëtan repensait à ses paroles : que signifiaient-elles ?
A partir de cette rencontre, tout sembla s’accélérer pour Gaëtan. Tout d'abord, les autorités locales mirent en garde les populations quant à la présence d'un troupeau de sangliers dissidents s'élevant à 103 membres dans les environs, dont le leader était un expert-comptable dégueulasse monosourcil du nom de Fred. Ces derniers possédaient des manières radicales : ils agissaient en groupe et prenaient en chasse des individus isolés pour leur sauter dessus et leur bouffer les boyaux dans une violence inouïe et inimaginable. Gaëtan faillit en faire les frais alors qu'il prenait l'apéro avec des copains goélands à lui. Il les combattit durant 2 jours et 2 nuits et parvint finalement à les défaire grâce aux conseils spirituels que lui prodigua Dieu. De nos jours, la "technique du goéland", qui a permis à Gaëtan de sortir indemne de ce combat, est encore enseignée dans les plus prestigieuses écoles d'arts martiaux du pays. Le groupe de sangliers dissidents ne repointa plus jamais le bout de son museau, mais Fred jura de se venger.
Le vieux disait donc vrai : Gaëtan était destiné à mener une vie extraordinaire et à marquer l'histoire. "Ça peut bien attendre le goûter" se dit-il. Et il se fit une belle tartine de sardines.
Un seconde péripétie rompit brutalement avec le calme de la vie du goéland bleu : alors que Gaëtan jouait au bridge, une écrevisse profita d'un moment d'inattention pour lui pincer la queue en lui prodiguant toute sorte d'injures. Gaëtan n'était pas très content et l'envoya valser au loin.
Les saisons s'écoulèrent et, de temps en temps, Gaëtan repensait à sa maman goéland qu'il n'avait plus revu depuis le funeste jour de son départ inexpliqué. Nonobstant, la vie n'est pas un long fleuve tranquille, se disait-il.
Gaëtan se rendait souvent près de l'océan pour pêcher des petits poissons avec ses autres amis les goélands. Ils n'arrêtaient pas de lui demander pourquoi son plumage était si bleu, ce à quoi il leur répondait toujours "Chais pô "! Alors il déployait soudain ses grandes ailes bleues et filait comme le vent vers de nouveaux horizons. En effet, Gaëtan avait enfin appris à voler grâce à des tutos sur le forum 18-25 ans de jeuxvidéo.com. Durant son voyage, il discutait souvent avec des baleines à bosse qui faisaient le trajet avec lui. Soudain, il apercevait un îlot désert au milieu de cette vaste étendue d'eau. Il se posait sur le plus haut palmier et repensait à tous les bons moments qu'il avait passé avec ses amis les goélands restés sur le continent. Puis il sortait son ordinateur portable, surfait sur internet et tombait sur le message suivant : -10% sur tous les produits du rayon charcuterie. Sur ce, il éteignais son ordinateur et se couchait sur le sable chaud de la plage. Que lui révélerait la journée de demain ? Peu importe, tant qu'il restait libre.
Gaëtan n'était pas dépressif. Il aurait pu l'être après avoir appris la mort du garçon qui autrefois lui avait apporté son aide, assassiné par le vil Fred en guise de représailles. Non, Gaëtan repartait toujours de l'avant, il devait passer outre ce drame et rester positif en toute circonstance ; c'était en tout cas ce que lui avait appris la vie.
Un jour, Gaëtan crut voir sa mère au milieu des nuages. Cette impression le marqua. Ses sentiments l'emportèrent sur sa raison et il décida de se lancer corps et âme à sa recherche, des années après sa vaine tentative.
Le goéland bleu explora toutes les terres environnant le lieu de sa naissance, mais ne l'y trouva pas. Ses journées consistaient à planer haut dans le ciel et à scruter le moindre mouvement ou élément familier en contrebas ; il pensait parfois qu'il allait tomber et s'écraser sur le sol tellement il était fatigué. Ses recherches le conduisaient toujours plus vers le sud, si bien qu'un jour il arriva au Zimbabwe. Là-bas, l'air brûlant ne manqua pas d'exténuer le pauvre Gaëtan. Il entreprit donc de faire une pause dans ses recherches.
Gaëtan fit comme tous les touristes : il s'empressa de visiter le Sphinx et de mettre son doigt plumé au dessus de la pyramide de Gizeh pour que sur la photo on croit qu'il appuie dessus, mais s'aperçut de deux choses : tout d'abord, que ce n'était pas drôle, et qu'ensuite, il ne se trouvait pas au Zimbabwe mais en Egypte, pays des pharaons. Là-bas, il se lia d'amitié avec un ibis au long bec noir et crochu qui, avant le passage de Gaëtan, dont le pelage bleu n'avait pas été sans attirer l'attention des populations, était considéré comme "l'oiseau divin". Ce dernier fit découvrir le désert du Sahara à Gaëtan, cette immense plaine sableuse dont pas un bruit ne peut perturber le silence de mort. C'était tout du moins ce que croyais l'ibis avant que le goéland ne se mette à pousser son cri, si majestueux, si mélodieux, qu'il aurait pu réveiller les morts. En parlant de mort, lorsque Gaëtan se retourna vers son ami, il se rendit compte que ce dernier, fou de jalousie, s'était fait la belle en laissant en plan le pauvre goéland. C'était un piège !
Il ne fallut que cinq minutes pour Gaëtan pour retrouver son chemin (merci Google Maps) et 5 autres pour donner la fessée à ce vilain oiseau. Cette expérience lui fit rappeler qu'il n'est pas prudent de faire confiance à n'importe qui. Gaëtan dû ensuite affronter une armée de zombies, puis s'extirper de sables mouvants et enfin défaire un cobra royal géant envoûté par le malicieux Fred qui l'avait suivi jusqu'ici. C'était une journée bien remplie pour Gaëtan.
Cela faisait maintenant 10 ans que Gaëtan recherchait sa maman goéland et pourtant sa fougue d’antan ne s'était pas estompée. Cela aurait pu durer encore des années si une rencontre très spéciale qui aurait pu changer le cours de sa vie ne s'était pas produite un beau matin. En effet, une ravissante goéland femelle demanda sa route à Gaëtan. S’ensuit alors sans transition une phase de sexe torride qui ne tarderait pas à donner naissance à un mignon petit goéland, fruit de leur union.
Cependant, Gaëtan avait mieux à faire et abandonna sa femme et son fils pour continuer à mener sa vie de goéland solitaire qu'il appréciait tant. La seule faute de sa vie lui coûterait bien des remords.
Gaëtan était devenu une légende urbaine. Certains affirmaient avoir vu le célèbre goéland bleu accomplir des prouesses, comme la fois où il a fait fuir un groupe d'orques en leur montrant une photo du footballeur Franck Ribéry, où lorsqu'il a terrassé le mythique cachalodon, véritable terreur des mers avec ses dents aiguisées, son regard écarlate qui transperce la pénombre des abysses marines et ses nageoires aussi coupantes que des lames de rasoir, simplement en battant de ses grandes ailes bleues pour éblouir le monstre.
Cette fois-ci, Gaëtan devait user de ruse pour reprendre le bébé manchot retenu en otage par un morse obèse et très disgracieux. L'idée ingénieuse du goéland consistait à jouer à shi-fu-mi avec cette grosse otarie. Comme il l'avait prédit, le morse ne possédant pas de doigts, Gaëtan remporta la victoire et rendit le bébé manchot à des parents plus que reconnaissants qui lui offrirent en cadeau un album de Jul, ce qui vexa le goéland qui les insulta et les tapa très fort. Heureusement, Gaëtan était un gentil goéland, c'est pourquoi il leur donna des pansements... Des pansements en formes de couteaux ! TAC ! TAC ! TAC !
Un soir de pleine lune, Gaëtan, qui explorait les pleines gelées de Sibérie, aperçut un chalet abandonné dont la chaleur qui s'en échappait s'était propagée sur des kilomètres, tel le faisceau lumineux d'un phare breton guidant les bateaux perdus en mer, au beau milieu d'une nuit autant obscure que ténébreuse. Le goéland, frigorifié, s'empressa de se glisser dans la masure par une fenêtre entrouverte. Le chalet semblait vide : seul un feu de cheminée attirait l'attention de Gaëtan, qui en profita pour s'y réchauffer les plumes. Soudain, un ombre surgit de nulle part et attrapa l'oiseau ! Gaëtan eut beau se débattre, l'homme masqué le tenait fermement et lui tint à peu près ces paroles :
"Sale chien !"
Fred, afin de lui révéler son identité et de mieux savourer sa douce vengeance, enleva son masque de François Hollande, ce qui apeura encore plus Gaëtan qui, en se débattant, renversa accidentellement une barquette de saucisses surgelées posée sur le rebord de la cheminée. Les saucisses s'échapèrent alors de leur étui et, en tombant, blessèrent gravement Fred ! Ce dernier, mutilé par toutes ces rayures de saucisse, voulut prendre la fuite mais heurta dans sa confusion une poutre. Gaëtan avait vaincu Fred une bonne fois pour toutes.
Les années passèrent. Petit à petit, le nom de Gaëtan disparut des conversations, ce dernier s'étant alors comme mystérieusement évaporé. Nul n'aura jamais connu, de l'ibis égyptien au manchot secouru, en passant par le petit garçon, les sangliers, Fred et le cachalodon, l'origine de la couleur bleue de cet étrange goéland, ni même les raisons du départ de sa mère. A l'heure où j'écris ces lignes, Gaëtan demeure introuvable et ses histoires s'inscrivent dans les mythes et les légendes locales. Certains pensent qu'il se serait retiré dans un lieu secret pour se mettre à l'écart des peuples, en quête de spiritualité pour les dernières années de sa vie ; d'autres avancent qu'il n'aurait jamais cessé de chercher sa mère et qu'encore aujourd'hui il scruterait le monde dans l'espoir de la revoir, ce qui l'aurait sans doute amené vers des contrées lointaines et exotiques ; d'autres encore pensent qu'il serait finalement revenu auprès de sa femme et de son fils, se rendant compte de sa faute et désirant plus que tout les revoir.
Enfin, une poignée de fous affirme que Gaëtan serait un être immortel qui observerait avec bienveillance, de là où il est, le monde qui l'a vu naître, un soir où le coucher de soleil irradiait la plus haute branche du plus haut chêne, non loin d'un étang à l'eau bleutée dont les poissons ont les écailles d'or.
Fin
Il vous reste 24h pour vous mesurer à Israelion et Nitraam! Un troisième participant au moins serait pas mal pour désigner votre champion ![]()
Deux tours de votes. Ce sera expliqué ce soir ![]()
Vu
« Sapristi, je suis en retard ! »
Maurice l'écureuil se hâtait de rejoindre la place du village. Alors qu'il était toujours à près de cinq cent mètres, il pouvait déjà clairement distinguer le vacarme qui en émanait. De toute évidence, la réunion de crise avait déjà commencé. Il aurait dû partir plus tôt de chez lui, il le savait. Mais il n'avait pu se résoudre à laisser sa crème de noisette sans surveillance ! Tout le village lui enviait sa recette, qui se mariait parfaitement avec le pain aux amandes. Un goût irrésistible, un délice pour l'apéro ! Non vraiment, il avait été obligé de finir sa fournée de crème avant de l'enfermer dans son coffre-fort à haute sécurité. La survie du village pouvait bien attendre la fin de la cuisson.
« Ah, voici enfin Maurice ! Peux-tu me répéter ce que je viens de dire ? »
Alpagué ainsi par Gros Nounours, fier ours brun et maire de son état, le pauvre écureuil perdit ses moyens. Il n'avait aucune idée de ce qui s'était dit avant son arrivée tardive. Sans vraiment réfléchir, il procéda à la plus grande restitution de connaissance qu'il était en mesure de réaliser.
« Ah, voici enfin Maurice ! Peux-tu me répéter ce que je viens de dire ? »
Gros Nounours le regarda en haussant les sourcils. Maurice était encore une fois fidèle à sa réputation ! Si sa recette de crème de noisette n'avait pas d'égale dans le village, il s'agissait bien là de la seule chose dans laquelle il excellait. Pour tout le reste, il n'était qu'un benêt étourdi.
« Bien, je passerai l'éponge sur ton insolence si tu m'apportes un pot de crème de noisette d'ici demain matin, reprit Gros Nounours. Cet arrangement te convient, je l'espère ?
— Oh oui, bien sûr ! répondit Maurice, soulagé.
— Fort bien. À présent, reprenons. Comme vous le savez tous, notre village est menacé par un troupeau de sangliers sauvages. Ils ont un comportement agressif depuis déjà plusieurs semaines, mais tout nous indique qu'ils s'apprêtent dorénavant à attaquer le village. »
Un murmure de crainte s'éleva de la foule. Comment les sangliers pouvaient-ils sensément constituer une menace ? D'ordinaire si dépressifs, ils ne s'approchaient du village que pour réclamer des câlins.
« Dès l'apparition des premiers troubles, reprit Gros Nounours, nous avons pris les choses très au sérieux. Hubert l'ornithorynque a passé les deux dernières semaines à négocier avec eux, afin de comprendre leurs revendications. Il n'a pas tardé à me rapporter des nouvelles inquiétantes. Pouvez-vous seulement imaginer ce qu'ils osent réclamer ? »
Le public retenait son souffle. Pour que Gros Nounours fasse monter le suspense ainsi, il devait à coup sûr s'agir de quelque chose de grave.
« Eh bien alors, vous imaginez ? s'impatienta Gros Nounours.
— C'est-à-dire que, tenta Sylvie la panthère, nous pensions que c'était une question rhétorique dans le but de captiver votre auditoire.
— Ah ? Je note l'idée pour une prochaine fois. Mais non, je souhaite vraiment que vous imaginiez.
— Très bien, reprit Sylvie. Ils réclament une extension de leur territoire ? 103 m² ne leur suffisent pas ?
— Pas du tout, répondit Gros Nounours.
— Ils souhaitent que l'aide alimentaire fournie par le village soit revue à la hausse après les naissances récentes ? essaya Théodore le lapin.
— Non plus !
— Une augmentation du quota de sangliers embauchés à l'usine ? questionna Cédric le hérisson.
— Heureusement que non ! nia Gros Nounours. La terrine de sanglier ne se vend plus, et nous avons déjà du mal à inventer suffisamment d'histoires crédibles pour justifier tous ces drames dans lesquels ils trouvent malencontreusement la mort et se doivent donc d'être recyclés.
— Mettre fin à la politique de déportation des marcassins ? osa Géraldine l'hirondelle.
— Non plus ! Bon, je vais vous donner la réponse. Ce qu'ils veulent… c'est la recette de la crème de noisette de Maurice ! »
Un silence stupéfait envahit l'assemblée. Personne ne savait quoi répondre à cette demande grotesque. Puis soudain, un cri strident déchira la place :
« JAMAIS ! »
Personne n'était véritablement étonné par la réaction extrême de Maurice. Étant donné son attachement hors du commun à sa recette, il était évident qu'il serait farouchement opposé à toute divulgation du secret de fabrication.
« Maurice, déclara Sylvie, nous comprenons toutes et tous ce que tu ressens. Cette recette a une grande valeur à tes yeux. Mais, tu comprends, la survie de notre village est en jeu.
— Ce n'est pas une raison ! tempêta Maurice. Plutôt mourir que de divulguer ma recette ! Si telles sont leurs conditions, je mets mon veto à tout accord ! Une telle voracité de leur part ne nous laisse guère le choix. Nous allons prendre les armes et nous battre tous ensemble ! Nous vaincrons les sangliers, puis les dégusterons farcis à la crème de noisette ! »
Toute l'assemblée frissonna. Était-il vraiment nécessaire d'en arriver là ? Une solution diplomatique semblait préférable, même si elle impliquait de devoir lutter contre l'invasion du marché par des crèmes de noisette concurrentes.
« Voyons, Maurice, tu ne peux pas sérieusement penser ça ! tenta de le raisonner Géraldine. Je suis sûr que tu sauras modifier ta recette pour la rendre encore meilleure ! Leur contrefaçon ne fera pas le poids face à ton talent inégalé !
— Dans ce cas, rétorqua Maurice, ils feront à nouveau pression pour s'emparer de la version modifiée ! Je le refuse.
— Gros Nounours, apostropha Cédric, quelle est cette histoire de droit de veto ? Tu as toujours été un parfait despote. Tu ne laisserais personne décider de la couleur des agrafes dans la mairie à ta place, mais voici qu'un petit écureuil aurait le pouvoir de contester tes propres décisions ?
— Hélas, confia le maire, je lui ai accordé un droit de veto sur toutes les décisions en rapport avec sa crème de noisette, en échange d'une remise à vie de 15 % sur sa version premium. »
Le village n'avait pas le choix : ils devaient se plier à la volonté de Maurice de combattre jusqu'à la mort pour défendre la recette coûte que coûte. La réunion de crise fut donc abrégée, et tout le monde rentra chez soi en prévision de la bataille du lendemain. On souhaita bonne chance à Hubert, chargé de transmettre la réponse du village aux sangliers, tout en commençant à se répartir son héritage.
Le lendemain à l'aube, tandis qu'Emmanuel le coq chantait joyeusement — du moins en apparence —, tous les habitants sortirent de leurs maisons armés jusqu'aux dents. Cuillère à soupe, pic à brochette, tire-bouchon… La liste des ustensiles guerriers dont ils s'étaient parés ferait trembler de peur un ver de terre. À n'en point douter, ils étaient fin prêts pour la bataille à venir. Un seul cependant manquait à l'appel… Où était donc passé Maurice ? On craignit une défection de la part de l’écureuil. Et s'il s'était joué d'eux et avait pris la fuite ? Pire encore, et s'il avait emporté avec lui la recette de la crème de noisette ? Elle serait alors perdue à jamais pour le village tout entier !
Théodore se porta volontaire pour aller enquêter. Il frappa à la porte de la maison de Maurice, mais n'obtint aucune réponse. Alors qu'il s'apprêtait à conclure que tout espoir était perdu, Sylvie qui l'accompagnait eut la présence d'esprit de tourner la poignée. Ils purent alors entrer et, horrifiés, constater l'horrible vérité. La maison était déserte. Aucun signe de Maurice ! Cependant, les étagères étaient jonchées de pots de crème de noisette. Plus intéressant encore, un mot était posé sur la table. Théodore s'empressa de le lire.
« Je suis parti chercher la noisette miraculeuse de la légende, qui réduira les sangliers en cendres. Si je ne suis pas de retour à temps, mangez la crème de noisette ultra-deluxe édition ultime que j'ai laissée sur les étagères, elle vous rendra plus forts pour la bataille. Signé : Maurice. »
Le village fut rassuré. Maurice n'était donc pas un lâche ! Grâce à lui, ils allaient pouvoir triompher des sangliers. On se chargea de répandre la nouvelle, et tout le monde eut tôt fait d'engloutir un pot de crème de noisette ultra-deluxe édition ultime. Mais, alors qu'ils se dirigeaient vers l'orée du village pour y attendre les sangliers, ils se sentirent soudain de plus en plus faibles…
Au cœur de la forêt, Maurice l'écureuil, s'étant fait reconnaître, demanda à voir Yves le sanglier-en-second. On le mena à lui sans discuter, avide de savoir si le plan avait réussi. Une fois dans le camp sanglier, Maurice retira son déguisement et révéla à tous ceux qui en doutaient encore sa véritable identité… il s'agissait bien sûr d'Eudes le sanglier-en-chef, véritable cerveau et commandant du troupeau !
« Alors, questionna Yves, devons-nous lancer l'attaque ?
— Oh que oui ! répondit Eudes joyeusement. À l'heure qu'il est, ils ont dû tous dévorer ma crème de noisette empoisonnée ! Ils n'opposeront qu'une bien maigre résistance. Ha ha ha ! Bientôt, le village sera à nos pieds ! Tous les villageois seront massacrés ! Nous nous emparerons des maisons, des commerces, et referons notre vie là-bas ! Une nouvelle ère va débuter, l'ère des sangliers ! »
Une clameur s'éleva du troupeau de sangliers. Il était temps pour eux de prendre leur revanche ! Toutes ces années à souffrir en silence allaient bientôt prendre fin. Ils allaient renverser le village qui leur avait fait tant de mal. Enfin, ils allaient pouvoir goûter au miel de la cuvée spéciale de Gros Nounours, que les villageois avaient toujours refusé de partager avec eux !
Voici cinq jours que vous avez pu poster vos textes, et je dois dire que c’est un succès ! Je m’étais fixé pour objectif cinq à six textes sur chaque forum, nous n'en sommes pas si loin. Sur SSBU, nous avons donc 3 textes, vous allez devoir les départager afin de désigner votre champion. Ce dernier affrontera alors les champions des autres forums dans une ultime phase de votes.
La liste des textes en compétition pour la place de champion : 
https://www.jeuxvideo.com/mandoulis/forums/message/974757790
https://www.jeuxvideo.com/nitraaam/forums/message/975204782
https://www.jeuxvideo.com/mandoulis/forums/message/975364006
Voici comment fonctionneront les votes :
Vous allez pouvoir donner des points à chaque texte : 0, 1, 2 ou 3 points selon ce que vous en pensez. S’ils vous ont conquis ou non, si vous avez apprécié ou non. Le texte avec le plus de points sera désigné champion.
Les votes seront clos mercredi 20 février à 20h00, heure de Paris.
Donner le même nombre de point à tout le monde est inutile, le but étant de les départager. ![]()
Vous ne pouvez pas voter pour vous-même mais pouvez voter pour les autres.
Les membres de forums extérieurs au vôtre peuvent également voter s’ils le souhaitent (et s’ils passent par là).
Je compterai les votes au fur et à mesure. Une fois que vous avez voté, pas de suppression de message ou de carabistouilles svp
J’espère que vous avez tout bien compris
Voici le modèle pour mettre les points (vous n’avez plus qu’à C/C et ajouter les points ) :
Israelion – Comment j’ai tartiné Alizée grâce au voyage temporel +
NITRAAAM – Gaëtan est un goéland bleu +
Limstella – Sapristi, je suis en retard ! +
Bonne chance à tous ! 
Israelion – Comment j’ai tartiné Alizée grâce au voyage temporel + 3
NITRAAAM – Gaëtan est un goéland bleu + 0
Limstella – Sapristi, je suis en retard ! + 0
Israelion – Comment j’ai tartiné Alizée grâce au voyage temporel + 3
NITRAAAM – Gaëtan est un goéland bleu + 1
Limstella – Sapristi, je suis en retard ! + 0