Mon arrivée à mon village natal fut remarquée. Malgré la température et la forte chute de neige communes au val de bise, Oreyn Hacheglace, roi du clan de l’ours, vint m’accueillir. Il me fit entrer dans la hutte principale Voilà douze ans que je n’étais pas revenu, pourtant, presque rien n’avait changé. On prépara un banquet en mon honneur. Je profitais de son installation pour converser avec Oreyn. Je lui exposai ma mission. Il m’expliqua qu’il ne pouvait me confier tous les guerriers du clan, un échec dans ma mission l’anéantira. Cependant, il consenti à me céder cinquante de ses meilleurs hommes, une petite armée ! Il me conseilla également d’aller essayer de convaincre les autres clans, ils pourraient m’être d’une aide quelconque. Cependant, étant originaire du clan de l’ours, je ne serais sans doute pas accueilli à bras ouverts. Oreyn me conseilla donc de commencer par le clan du grand dracosire. Si j’arrivai à convaincre leur chef de m’aider, de nombreux clan se rallieraient à moi. Même si je ne connaissais pas les troupes qui gardaient la relique, je me doutais qu’elle était sans doute bien gardée, il ne fallait surtout pas que je manque d’hommes.
Le lendemain, je partais donc en direction du clan du grand dracosire. Il fallu moins de cinq heures de marche, dans la neige, pour y parvenir. Je demandai à mes hommes de rester en arrière, il ne fallait surtout pas qu’ils voient les hommes du clan de l’ours, sinon, c’était la bataille assurée. Dans le camp, je fut tout de suite mis sous bonne garde, et amené à leur chef, un colosse nommé Wildene (IWD HoW). Il ne voulu rien écouter, préférant polir sa lourde hache de guerre. Pourtant, il me fallait son aide ! Je décidais donc de le provoquer dans un duel à mort, tentant le tout pour le tout. Si je mourrais, je n’aurai rien à regretter, et j’avais prévenu mes cinquante hommes que si je n’étais pas revenu au bout d’une journée de revenir au clan de l’ours. Nous sortîmes donc. Tous les barbares du clan étaient venus me voir me faire massacrer par leur brute de chef. Ils s’assirent tous en cercle autour de nous. Le signal fut donné, je levai la lame d’argent qui scintilla d’un éclat funeste.
Wildene savait se battre, il n’y avait aucun doute, cependant, il n’était pas agile du tout. Il m’assénai simplement une pluie de coup, simple à parer. Dès que j’en avais l’occasion, je le blessai légèrement. Au bout d’une demi-heure, il commença à fatiguer, il était endurant le bougre ! Petit à petit, la fatigue le gagna, ses coups étaient moins précis, je pouvais me permettre d’attaquer plus souvent. Finalement, je le touchai au talon, tranchons le nerf au passage. Il boitait à présent. Je faisais de même pour l’autre jambe ; il tomba à genoux.
Il ne renonça tout de même pas pour autant. Il tenta de me faucher, mais emporté par son élan, il s’effondra, lâchant son arme. Voyant que tout était perdu, il me demanda une dernière faveur ; mourir, arme à la main. Connaissant ce que cela représentait pour nous, hommes du nord, je la lui accordais. Il tendit son cou, et je lui tranchai net la tête. Des chuchotements se firent entendre dans la foule assise, contemplant le corps de leur ancien chef. Ils se transformèrent en acclamation devant leur nouveau chef ! Je prenais avec moi tous les hommes de ce clan, après avoir accordé des funérailles dignes de ce nom à Wildene.
Les tribus anciennement fidèles à Wildene se rallièrent à ma cause. L’élan, le loup, le blaireau et l’aigle m’envoyèrent leurs hommes. Je disposai maintenant de près de cinq cent hommes ! Mais cela ne suffirait pas, je parti donc en quête d’autre clans. Le clan du renard fut le premier sur notre route. A la vue de mon armée, et sans doute désireux de s’allier avec une telle puissance, leur chef s’allia directement avec nous. Cent hommes de plus. Le lendemain, nous croisâmes le clan de nains anciennement dirigés par Bruenor, l’ami du célèbre rôdeur Drizzt Do’Urden. Eux, par contre, me demandèrent de prouver ma valeur. Il était sous le joug d’un clan troll qui les rançonnaient régulièrement et les empêchaient d’aller chercher de l’aide. Gurkha, leur chef, me demanda de rapporter la tête de leur chef. Nous nous dirigeâmes vers ce camp. Il fut facile à repérer, à l’odeur ! Mes forces les anéantirent sans que j’eu le besoin de faire quoique ce soit. Cependant, mes hommes manquaient d’organisation, c’était flagrant, il faudrait que je les organise. Quand tous les trolls furent tombés, mes hommes reculèrent et les archers firent pleuvoir des flèches enflammées partout dans le camp. Tous les trolls y passèrent. Me promenant antre les cadavres, malgré l’odeur pestilentielle, je repérai un troll plus gros que les autres, sans doute le chef. Je prenais donc sa tête et la ramenai au clan nain.
Ce dernier vint grossir mes rangs de trente berserkers, une élite donc.
J’étais en voie d’unir toutes les tribus du val de bise, comme Jerrod (IWD) l’avait fait avant moi.
Au bout d’une semaine, j’avais presque tous les clans sous ma coupe, et près de cinq mille hommes à ma disposition. N’oubliant pas ma mission, je prenais le chemin du mont de Helm, là où l’alliance de ce dernier était gardée. Aucune force, sauf avec l’intervention d’un dieu lui-même ne pourrait venir à bout de mon armée, cependant, je redoutais ce qui nous attendait. Après près d’un jour de montée, nous atteignîmes le haut de la montagne. De là, nous surplombions toutes la chaîne et le spectacle s’offrant à nous était magnifique. Cependant, je n’avais repéré aucune trace de relique. Etonné, j’ordonnai la marche arrière à mes troupes. De dépit, je plantai ma lame dans le sol, qui se ficha dans la neige avec un étrange « CLONK ». Voilà un bruit étonnant pour de la neige. En effet, se cachait une immense porte métallique, caché par près d’un mètre de neige. Je criai à mes hommes de revenir, de creuser. Une heure après, le passage était déblayé. Nous forçâmes ces portes, et mon armée entra. Au début, rien de spécial sinon des portes derrière une épaisse ne couche de glace. Finalement, à la tête de mes hommes, je tombai sur un cul-de-sac. Quand tout à coup, un souffle glacé souffla les torches de mes hommes ! Nous étions dans le noir. Mais tout ne s’arrêtait pas là, un immense jet de flammes partant du cul-de-sac alluma des milliers de torche, incrustées dans la glace. De la magie ! Nous étions sans doute tombé juste. Le feu fit fondre la glace, nous avions les pieds trempés.
Les portes que j’avais vues précédemment s’ouvrirent toutes en même temps. Des dizaines et des dizaines d’animaux et de guerriers morts-vivants en sortirent, s’attaquant à mes hommes. Nous étions si nombreux que ce fut « seulement » au prix de deux centaines d’hommes que nous triomphâmes. Mais ce n’était toujours pas finit. Un froid glacial envahit la salle et il apparut :
MortBise, le légendaire dragon vaincu par Drizzt et Wulfgar avait apparut. Mais ses pouvoirs avaient été décuplés par Helm pour le transformer en gardien de sa puissance. D’un souffle, il glaça mes hommes les plus faibles, nous n’étions plus que cent à présent ! Mon armée, ma fierté, ma puissance venait d’être réduite à néant par cette, cette... Il allait payer !
Il s’attendait sans doute à ce que nous fuyions, pris de terreur, mais mon élite, me suivit avec loyauté dans ce combat. Mais seul moi avais le pouvoir de le tuer grâce à mon arme, et pourtant, tout le monde l’avait deviné. Mes hommes se sacrifièrent donc pour moi, distrayant le monstre, pendant que je me glissai avec le plus de discrétion dont j’étais capable. D’un coup de griffe, mon ennemi balayait cinq de mes hommes, tandis que ces derniers ne pouvaient lui causer la moindre blessure. Finalement, je réussi à grimper sur une plateforme, située en hauteur. Quand la tête du monstre passa à ma portée, je lui sautai dessus. Sur son crâne, j’étais à l’abri des dents, mais pas des griffes. J’esquivai tant bien que mal, et je réussi finalement à me hisser jusqu’à ses yeux. Sans perdre une seconde, je lui enfonçai mon arme dans le premier, puis, dans le second. Le monstre hurla de douleur. Je me mit debout, et lui enfonçais cette fois mon arme dans le crâne. Je du m’y prendre à plusieurs reprises avant de réussir à percer les os de sa tête. Cependant, lorsque j’y arrivai, le monstre hurla de nouveau. Je ré oblitérai l’expérience une fois, et encore une fois. Finalement, le monstre s’effondra, vaincu !
Il ne me restai plus que quinze hommes, sur cinq mille ! Tout à coup, je senti un objet dans ma main, c’était l’alliance de Helm. Une bien piètre victoire. Machinalement, je la passai à mon doigt. Alors, tout mes hommes tombés se relevèrent. Au début, je fus aussi étonné qu’eux, mais je compris vite que cet artefact en puissance y était sans doute pour quelque chose. La magie n’était peut-être pas une si mauvaise chose, finalement !
Notre retour fut fêté dans tous les villages. J’avais l’alliance, mais en plus, les clans étaient maintenant tous unifiés. Pour me remercier, les nains et les barbares unirent leur talent pour me forger une armure en écaille de MortBise, ainsi qu’une dague faites d’une de ses dents, à ma demande, pour mon roi Merry. Mais le devoir m’appela de nouveau, et je dus repartir dès que possible en Amn, avec ma nouvelle armure, l’alliance, et le présent pour mon roi.
Nous avions maintenant un nouvel allié, les barbares de l’épine dorsale du monde. Nous y serions toujours les bienvenus, maintenant.
Voilà, bonne lecture, j’ai essayé d’éviter les fautes de frappe, cette fois. 