vous allez vous marrer y a un mex=c ki se prend pour un Jules Verne en herbe :lol
Le 30 juillet 2003 est une date qui restera dans les annales de ma vie haute en rebondissements. Aujourd’hui, 30 juillet 2025, jour de mes quarante ans, je vous écris mes mémoires. Je me rappelle de ce jour comme si c’était hier. J’étais un jeune prometteur dans le monde du football et jouait à Barcelone B. Les gens avaient de grandes attentes envers moi, mais c’était sans compter les évènements qui ont chamboulé ma vie ensuite. Nous faisions un match amical avec l’équipe première à Nou Camp. À l’entrée au stade où 40 000 personnes en délire voyaient leurs étoiles, leurs modèles, fouler le terrain, je me sentais réellement chez moi, et priai Dieu de veiller à ce que tout ce passe bien pour moi dans ce match. L’ambiance d’avant match était bon enfant. D’un côté, nous, les joueurs de l’équipe B, fébrile d’affronter les Dieux de Nou Camp, mais déterminés à montrer notre savoir-faire pour un jour percer, et de l’autre, l’équipe A, confiante. Le coup de sifflet retentit. Les joueurs s’activent, et moi, qui ne réalise toujours pas que la partie, « ma » partie, celle qui influencerait mon futur, avait commencé. J’étais hébété, au centre du terrain, regardant autour de moi. Le Coach se met à crier mon nom, et je me réveille et rejoint ma position. Je me dit qu’il faut absolument que je marque pour me faire un nom. Après tout, je suis Sergio Garcia de la Fuente, et ma famille a fait tant de sacrifices pour moi. Je me dois de les rendre fiers! Les minutes s’écoulent sans que la moindre balle ne m’arrive. J’étais totalement désespéré, quand, à la 43e minute, Ronaldinho se met à dribbler 2 défenseurs de suite et court droit vers le gardien de but, mon grand ami Alberto Jorguera, qui tremblait de toutes parts. Ronaldinho se préparait à tirer au point de penalty quand Curto, mon rival, descendu jusqu’à la surface de réparation le tacle par derrière d’une manière vicieuse. Les cris de la foule retentissent tandis que Ronaldinho tombe et se tortille, visiblement blessé. L’arbitre donne un carton rouge. Le penalty est pourtant raté! Kluivert l’avait pourtant si parfaitement tiré. C’était sans compter le talent d’Alberto, qui avait montré ce jour-là qu’il était un grand du football. Nous sommes euphorique et étions excités par cet arrêt, qui nous avait tous donné des forces. La balle est vite remise en jeu par Alberto, et l’équipe A est fâchée du comportement de Curto. La rigolade est finie. Alberto envoie la balle loin, au milieu du terrain. Elle était pour Hamed Yahiaoui, un nouveau, venant de Marseille. Duel aérien entre lui et Cocu, où il prit l’avantage. Il envoie la balle de la tête à Dani Tortolero qui lui repasse sur réception. Hamed se tourne et dribble Cocu, avant de courir sur le flanc gauche, libre. Arrivé au point de non-retour, à cause des défenseurs qui le suivaient à la trace, il centre la balle, et d’un saut spontané, j’envoie la balle en plein dans la lucarne, sans même que Rustu ne puisse bouger. Dès que je vis cette balle, je n’en cru pas mes yeux. Certains auraient célébré, je me suis assis sur le gazon, regardant d’une manière incrédule cette balle que j’avais poussée au fond du filet. Les cris de la foule cessèrent. Devaient-ils crier de joie, en voyant leur équipe B triompher d’une équipe de renommée mondiale, ou bien devaient-ils nous huer, nous qui avaient osé humilier l’équipe de leur cœur? Un supporter en colère se met à crier et déclenche une véritable émeute. Les policiers ne peuvent contenir la foule qui embarquait sur le terrain, alors que l’équipe A quittait précipitamment le terrain, suivi par nous, l’équipe B, négligée, traités comme des chiens. Je me remettais à peine de mon but et constatait qu’il ne restait que moi, comme joueur, sur le terrain. Un policier vint vers moi en courant.
« - Allez-vous-en, pauvre fou! C’est vous qu’ils veulent.
- Ou…oui monsieur!
- Mon dieu! »
Je n’ai pas le temps de me retourner que du sang s’éclabousse sur mon t-shirt. Je suis vite ramené à la réalité et je me précipite vers la sortie du terrain. L’escouade anti-émeute de la ville entre sur le terrain tandis que j’en sors et me faufile dans les couloirs jusqu’aux vestiaires. Silence. Les joueurs n’osent lever les yeux sur moi.
« On a quand même gagné, n’est-ce pas, les gars? » ai-je dit. Personne ne répondit. Curto ricana sarcastiquement. Hamed me regarda et me lança un sourire, que je ne pus voir, puisque, dégoûté de l’attitude de mes coéquipiers, je me dirigeai vers la sortie. Je bousculai Curto, qui était appuyé contre la porte. Les jours passent et les gens m’adorent ou m’haïssent, m’admirent ou me repoussent. Les journaux me qualifient de prodige et les plus fanatiques d’entre eux, de trouble-fête. Je considérais quitter le club, et déjà j’avais des offres du FC Nantes, du PSG, de l’OM, de Charlton et de Leverkusen. Mais je ne quitterai pas le club. Je suis un homme, un vrai, et personne n’achètera mon échec. C’est l’heure d’aller à l’entraînement. Je saute dans ma voiture, modeste et brinquebalante, et pars à vitesse raisonnable. J’habite assez loin du terrain, donc je pars plus tôt. Arrivé sur le parking, quelle ne fut pas ma surprise de voir une poignée de fans scander mon nom. Je sortis de la voiture, et ces jeunes ( de mon âge) se dirigeaient vers moi. Ils jettent leur pancarte où mon nom y était inscrit et m’attaquent à coups de bâtons! Je suis seul, contre ce groupe d’enragés. Ils me rouèrent de coups, sans occasionner des blessures qui compromettraient ma carrière footballistique. Puis, j’entendis l’impossible. Ils projetaient de casser ma langue. Je criai mon désarroi tandis qu’ils m’invalidaient. La dernière chose que je vis fut ce poing qui s’écrasa contre ma face. Qu’allais-je devenir? Pensais-je dans ma chambre d’hôpital. Une idée folle m’effleura l’esprit.
Laissez vos impressions et peut-être que je continuerais si vous aimez
Dites ce que vous aimez dans ma story et ce que vous aimez moins.