ternes et fades sont mes emotions depuis toujours
noir et abject est le devenir de mon corp
une tragédie si cruelle et sans plus d amour
que j aurais pu en rire, et meme jusqu a ma mort
le temps s est joué de moi et m a pris de court
alors je ne peux que rire toujours et encore
tant de choses oubliées vibrent pour mon salut
le son de l orgue comme une elegie funeste
des notes syncopées a outrance fuyant ses futs
des gens qui s en vont sans demander leur reste
leur venue me brisant plus que ne m a ému
allongé je les vois me fuir comme la peste
j attends qu on me souleve aux yeux de l eternel
qu on emmene le pecheur a sa penitence
suivez moi tous en un cortège sempiternel
sur la route mon corp cahotant en tous sens
des larmes acides brisent mon coeur de fiel
il ne me reste rien, non plus de croyance
je vis enfin ma mort d une joyeuse mise en terre
et pour moi de sobres et beaux inconnus qui creusent
ils me la preparent, et me rendent moins amer
je les vois comme je vis la fameuse faucheuse
quelle cérémonie pour un corp que l on enterre
mais je dois m en aller rejoindre mon amoureuse
la vie est en moi tel un ballet incessant
j ignorais que mort, existait les emotions
maintenant, a l heure de ces tendres grouillements
je ne peux leur donner toute mon affection
la mort ne pardonne pas ses volages amants
et dans ses bras je m endors comme un nourrisson
Golconde