bon voici le chapitre 16, c´est un chapitre " transitoire", rien de spécial et je dois y aller sur ce,
le Néant!
Le campement des Nains respirait désormais la quiétude, Balïn avait repris son rôle de chef de clan. Oïn, malgré tout ce qu’il avait fait, avait été pardonné par Balïn, et le peuple en était mécontent.
-Pourquoi n’avoir pas tué ce sale traître ? ! s’étonnaient certains.
-Oui, nous devrions le pendre haut et court ! Il a trahi ! disaient d’autres.
Balïn était désormais accompagné de quelques gardes qui le suivaient partout et tout le temps.
-Je ne puis plus supporter cela ! s’exclama-t-il après avoir été encore une fois hué par son clan.
-Oui, mais que faire ? interrogea Ori, nous ne pouvons tout de même pas leur dire tout ! Ils s’inquièteraient trop…
-Mais ils refusent d’encore me suivre à présent ! vociféra Balïn, je dois faire quelque chose.
Ori hocha la tête d’un air indifférent.
-Fais comme tu veux Balïn, mais fais attention, c’est un bon conseil.
-Et tes conseils sont sages, mon ami, je vais essayer de calmer ces Nains, ils sont mon clan après tout, c’est mon rôle, bien que je ne l’aie pas toujours bien rempli… Je ne dénigre pas ton opinion, Ori, mais je vais malgré tout leur parler, j’en ai l’envie et le besoin.
Ori acquiesça d’un air désinvolte et se détourna de son ami et chef, réintégrant la foule des gens de Fundïn -donc de Balïn- pour le discours de Balïn.
-Nains du clan de mon père et donc du mien depuis sa mort ! appela alors Balïn véhémentement, je sais la colère irascible qui est en vous, j’en suis pour la plupart la cause…
A ces mots, tous les regards s’orientèrent vers le fils de Fundïn, des regards désemparants, intimidants. Ori admirait silencieusement Balïn.
-Ecoutez, poursuivit Balïn, je sais que vous désapprouvez totalement le ait que je n’aie puni concrètement Oïn pour ses méfaits. Je ne peux vous dire l’entière vérité mais je vais vous parler de ce qui s’est passé, brièvement, mais d’une façon concise, du moins je l’espère. Voici, Oïn, d’une manière que j’ignore à ce jour, a été touché par… ce que l’on pourrait appeler une… malédiction. Cela lui assombrissait le cœur, c’est la raison pour laquelle il était si immonde, si infect –il faut dire les choses comme elles sont, Oïn- avec vous. Je n’ai rien d’autre à vous dire… car je n’en sais pas plus, voilà. Désormais vous savez ce que vous deviez savoir.
Balïn, l’esprit ailleurs, revint vers son paquetage et ses affaires.
-Très bien, ton discours.
-Ah ! Ori, je l’espère…mais viens, il faut que nous parlions ensemble.
-Oui ?
-Bientôt, nous arriverons à Cavenain, les nôtres seront alors…ailleurs, je pense. Mais nous ne pourrons rester longtemps, et il nous faudra châtier les gobelins, leur faire savoir que l’on ne capture pas impunément le fils de Fundïn ! Mais plus tard, d’abord les Nains doivent reprendre confiance en moi, il faut leur en laisser le temps. A Cavenain. Et j’espère que nous ne serons pas attaqués en chemin ou là-bas…
-Oui, je pense que si nous parvenons à Cavenain sans encombres les choses iront mieux.
-Bien, merci. Je voulais ton avis, je te laisse maintenant. Ce soir, je resterai seul à réfléchir, j’en ai besoin, tu t’amuseras avec les autres comme tu le voudras, mon ami, pour la première fois depuis quelques temps…A plus tard, Ori.
Ori s’inclina et s’en retourna vers les autres Nains. Plusieurs murmurèrent à son passage, une sensation désagréable au possible.
Hum, Balïn a bien raison de vouloir atteindre Cavenain puis de les laisser tranquilles un moment, songea Ori, la tension monte…
-Haldïn ! appela-t-il, en reconnaissant son jeune ami.
Haldïn, resté avec Nwalïn et un autre Nain à l’air timide se retourna. Ori le vit dire quelque chose aux autres puis fendre la foule dans sa direction, une pinte à la main.
-Salut, Ori. ! lança-t-il gaiement, j’ai cru que vous alliez parler toute la soirée avec Balïn ! Mais il vous a laissé à l’évidence…
-Oui, si je suis là ! Mais allons, ce soir nous ferons la fête, je dois d’abord te dire des choses moins réjouissantes cependant… Les gens ne sont pas contents, tu as pu le remarquer. Balïn espère que le chemin vers Cavenain se fera sans encombres, ensuite, il laissera au peuple le temps de reprendre confiance en lui. Tu as vu quand je suis passé et que je t’ai appelé, je suis trop proche de Balïn, les autres me traitent avec dédain…je dois te dire que tu risques de subir la même chose si tu restes trop avec moi.
Haldïn sourit.
-J’admire votre franchise. Ne vous inquiétez pas, d’abord cela ne me changera pas vraiment, et puis cela ne me dérange aucunement.
-J’en suis heureux, affirma Ori, une meilleure nouvelle maintenant : Cavenain est proche.
A ces mots, Ori sourit largement, laissant voir sa dentition jaunie par le temps et la pipe, et Haldïn en fut heureux.
-Venez donc auprès de Nwalïn, Naldr, moi-même et notre feu- qui devrait vous ravir- et parlons et réjouissons-nous toute la soirée !
-Ton optimisme a été retrouvé ? ! Bien, très bien, allons vers ce feu que tu m’as annoncé !