Voici le chapitre 17 que je n´ai pas su poster avant, dsl
La nuit était tombée depuis quelques heures sur le campement des Nains. Ces derniers avaient guindaillé toute la soirée, l’alcool coulant à flot. Haldïn, qui était toutefois resté raisonnable, dormait à présent profondément, après avoir passé quelques dizaines de minutes à y parvenir à cause des ronflements intempestifs de ces camarades ayant trop bu. « Le réveil sera dur et quelle gueule de bois ils auront ! » avait songé Haldïn furieux. Il dormait à présent d’un sommeil lourd, fatigué. Lors il eut un rêve étrange de par son impression de réalité.
Haldïn marchait dans un couloir sombre, mais faiblement éclairé par d’étranges lueurs vertes provenant des murs de pierre noire, une ambiance maléfique…
Devant lui, une porte ; il se dirige vers elle, à la manière d’un zombie. Il veut l’ouvrir, mais voici que celle-ci grince et cède devant lui, avant qu’il n’y ait touché. Il arrive alors dans une pièce circulaire, de roche claire et effrayante, elle aussi dégageant un halo de lueur verte. Contre les murs de la pièce, à intervalles réguliers, des colonnes avec ce même halo. La pièce ne contenait aucune torche, rien, pas une flamme, et pourtant il y faisait clair. La lumière, elle aussi, était étrangement verte. A l’arrière, contre le mur opposé à la porte béante, un trône de la même pierre aux lueurs vertes, à l’aspect à la fois effrayant et majestueux et noble. Sur le trône, une ombre noire qui paraissait assise et vivante. Haldïn a peur, très peur, et il se sent honteux…
Soudain, lentement, la chose sur le trône se tourne vers lui. Il voit que c’est une grande forme vêtue d’une cape à capuchon noire mais, quand la capuche est face à lui, il ne voit rien, il n’y a là que le vide, un trou noir béant. Haldïn sent son cœur battre à tout rompre, une vague noire de peur s’empare de lui. La chose sur le trône semble le regarder profondément. Haldïn entend alors un souffle derrière lui, ou plutôt un râle, et des pas résonnant sur le sol de pierre. Il se retourne et voit une deuxième chose encapuchonnée. Lors, mort d’angoisse, il voit la chose arriver sur lui au ralenti, les sons résonnant étrangement à ses oreilles. Il ferme les yeux, se préparant au choc, mais à sa grande surprise, la chose passe à côté de lui sans sembler le voir. Il regarde à nouveau dans la salle circulaire, sept autres ombres s’y trouvaient rassemblées, en plus des deux qu’il avait déjà vues. Effrayé mais curieux, il entre dans la pièce, et s’adosse à un mur ; les ombres ne se soucient toujours pas de sa présence.
« Alors, que s’est-il passé? » interrogea la chose sur le trône d’un voix rauque, c’était presque un râle.
L’une des ombres s’avança et s’inclina.
« Un esprit est venu à la Tour Sombre, il nous appartient. » dit-elle d’un même râle.
Un silence de mort s’ensuivit ; enfin, l’ombre sur le trône émit un bruit aigu et perçant, affreux.
« L’Oeil veut que les choses changent au Nord. Des petits rats sont allés dans les mines, que l’ombre et feu se réveillent ! » lança-t-elle alors.
Cinq des ombres s’inclinèrent et sortirent de la pièce, dont celle qui avait parlé la première à celle sur le trône.
« Et les hommes ? » questionna l’ombre sur le trône.
Une autre des trois ombres restantes s’avança, s’inclina et dit :
« Ils sont éparpillés sans chef véritable. Le chef de la cité de pierre est mort, son fils est leur nouveau chef, il se tient tranquille. » Il y eut un silence. « Plus tard, il viendra à nous, il L’utilisera. »
« Bien, et leurs alliés paysans se tiennent tranquilles ? »
« Oui »
Deux autres ombres partirent , il ne restait plus que celle sur le trône et une autre qui s’était tue jusqu’à maintenant.
« Quelques esprits nous ont encore rejoints, des vermines de Gondor du Sud, ce qu’ils nomment l’Ithilien. Par ailleurs, les vermines de Harad se préparent activement, leurs créatures nous aideront bien. »
« Nouvelles satisfaisantes, c’est bien. Très bien et… »
L’ombre sur le trône s’interrompit et se leva. Elle huma l’air ambiant et regarda Haldïn dans les yeux.
« Il y a une présence ici ! » hurla la chose, « Un esprit marqué. Attrapons-le »
La chose cria une nouvelle fois de sa voix extrêmement aiguë, et s’avança avec la deuxième vers Haldïn. Celui-ci, le cœur battant à tout rompre, vit l’ombre qui était sur le trône arriver vers lui, il regarda autour de lui, cherchant un échappatoire.
« Ca ne sert à rien de résister, tu ne peux nous échapper. » dit l’ombre.
Haldïn ferma les yeux puis les rouvrit, il se trouvait toujours dans cette salle circulaire aux halos de lumière verte, maléfique. Et cette ombre se dirigeait toujours vers lui, les bras tendus en avant, avec rien pour visage qu’un trou noir béant… L’ombre tira une épée de son fourreau. A nouveau, Haldïn entendit les sons résonner anormalement dans sa tête. L’ombre allait l’en transpercer, c’était sur… Au dernier moment, Haldïn n’entendit plus rien, ne vit plus rien, et s’effondra dans un râle…