alors bon comme annoncé( même si personne l´a demandé...
)
donc ce n´est qu´une ébauche, hein c´est pas génial
Balïn était un Nain semblable à tous les autres, au 1er abord. Il était comme tous ceux de sa race de taille modeste, pour ne pas dire petite… De même, il avait une silhouette ronde et enrobée, ce fait accentué par la brillante cotte de mailles cliquetant à chacun de ses pas qu’il portait sous un tabard rouge immaculé gravé aux bordures de runes dorées. Il portait d’épaisses chausses d’un robuste tissu beige, masquées par des cuissardes d’or à l’éclat terni et par sa cotte de mailles qui descendait bien bas sur ses jambes. Tel était vêtu Balïn fils de Fundïn, chef du clan de feu son père. Le clan, bien que dirigé par Balïn, avait gardé le nom de Fundïn ainsi que l’avait souhaité le fils de ce dernier.
Balïn portait une barbe blanche d’assez respectable longueur, soigneusement tressée. Ces tresses étaient maintenues en place par de petites bagues d’or finement ciselé qui donnaient au Nain un aspect noble et royal. Ses cheveux, du même blanc neigeux, retombaient librement de chaque côté de son auguste tête, méticuleusement lissés mais évoquant plus un guerrier qu’un roi. Son visage émacié, buriné, reflétait une forte volonté et une grande détermination. Son large front embroussaillé de cheveux comportait des rides creusées dues à la vieillesse, qui s’élargissaient et s’allongeaient d’année en année, à mesure que le temps faisait son œuvre sur lui. Sur son faciès couraient d’autres rides profondes, témoignages de l’âge déjà relativement avancé de Balïn. Ses petits yeux brillants et volontaires, profondément ancrés dans leurs orbites, étaient, soulignés par de larges poches plissées - encore une marque du temps – qui, de temps à autres, étaient accompagnées de grands cernes marqués lorsque le Nain était fatigué ou que la maladie l’atteignait. Un nez fort et droit trônait au milieu de sa noble figure, entourée de petites rides fort peu attrayantes mais qui, heureusement, ne se voyaient que de très près. Sa bouche, enfin, était fine et agréable et cela faisait chaud au cœur lorsqu’il dévoilait ses dents d’un blanc éclatant en un de ses larges et honnêtes sourires.
Même profondément marqué par le temps, cependant, Balïn n’en était pas moins fort avenant, et d’un aspect noble et respectable ; sans aucun doute, on eut pu le prendre pour le seigneur et maître de la Montagne Solitaire, le Roi sous la Montagne mais il n’en était rien puisque c’était Daïn II Pied d’Acier, cousin de Thorin Ecu-de-Chêne, qui régnait à Erebor.
Balïn avait un caractère bien trempé, fort et solide, on ne lui connaissait pas de peur notoire. Il était le seigneur de clan et s’efforçait de régner équitablement sur celui-ci, prenant les décisions qui lui semblaient justes, espérant qu’elles seraient bonnes. En vérité, il était réputé pour son sens aigu de la justice dans tous les royaumes des Nains de la Terre du Milieu, même s’il niait ce fait avec insistance, étant d’un naturel modeste. La loyauté, la sincérité, le courage, autant de vertus qui lui semblaient indispensables. Il avait ainsi nombre de qualités, mais n’était pas sans défauts, évidemment, comme tous les êtres à la surface d’Arda. L’un d’eux était par exemple une trop grande confiance en lui, ne supportant pas d’avoir tort, un peu narcissique en bref, un peu trop. C’était assez incommodant pour les autres Nains, surtout ceux de son clan qui lui faisaient souvent remarquer ce détail, sans qu’il y prête jamais grande attention.
Il était également quelquefois trop avide de pouvoir, ainsi qu’il en allait pour nombre d’hommes ou Nains ou même d’Elfes de jadis, au 1er Age du monde mais ce trait de caractère restait modéré et passablement acceptable, tolérable exceptés quelques cas particuliers. Quoi qu’il en soit, cette avidité s’était grandement estompée à présent qu’il était chef de clan, pour ne pas dire presque annihilée.
Balïn affectait les antiques coutumes, et l’histoire de son peuple aux temps anciens, qu’il essayait d tout cœur de découvrir, connaître et d’apprendre. Il passait parfois des heures devant un parchemin, à lire ou décrypter ce que le morceau de papier racontait et quelquefois, lorsque l’envie lui prenait, il écrivait l’Histoire de son époque, les faits marquants mais aussi la vie quotidienne et ses petits détails.
Comme tout Nain qui se respecte, il aimait également le travail de la forge et s’adonnait régulièrement à cette activité, préférant à la fabrication d’armes ou de pièces d’armures le fin travail des orfèvres, la ciselure, la gravure, la confection de petits objets précieux comme les bijoux, ce genre de choses.
Il s’entraînait parfois au combat, pour selon ses dires ne pas « perdre la main » bien que ce fût plutôt en grande partie parce que cela l’amusait, l’égayait, l’emplissant de joie au souvenir de ses aventures passées. S’il était déjà relativement âgé, il n’en montrait rien et son ardeur à combattre n’en était pas le moins du monde amoindrie. Il se défendait ainsi magnifiquement bien avec ses haches de jet ; et il était aussi habile au combat rapproché, d’une force peu commune et admirable pour son âge. Daïn, bien qu’il ne fut guère plus âgé que lui - tout au plus quelques cinq ou sept années - ne pouvait pas prétendre à une telle fougue, à son détriment bien entendu. Les années passées à devoir régler les affaires d’état assis sur son trône jouaient contre lui…
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voili voilà, sur ce je me retire ce soir car c´est désert...
le Néant