Bon, je pars à 16h30 donc je vous poste le chapitre 24
et je suis en train d´écrire le 30 mais today toujours pas la motivation . ..
Dans les profondeurs de la Moria, Haldïn et Odal avait monté un camp pittoresque et s’y étaient endormis. Soudain, Odal entendit un grognement dans son sommeil ; il s’éveilla. Haldïn était réveillé, lui aussi et fixait le noir en essayant de trouver quelque chose.
-Haldïn ? Qu’est-ce que c’est ? chuchota Odal.
-Odal ? ! répondit Haldïn dans un souffle, je ne sais pas, il y a quelque chose là, ça nous cherche je pense.
Odal, les sens en éveil, examinait tous les sons qu’il entendait. Soudain, alors qu’il essayait de sonder le silence environnant, Haldïn cria à sa gauche.
-Haldïn ! Qu’y a-t-il ? !
-Arhhh, répondit Haldïn d’une voix étonnamment rauque, c’est cette chose…non ! cria-t-il, non, pas lui ! NON ! !!
-Haldïn ? interrogea Odal d’une voix effrayée, Haldïn qu’est-ce qui se passe ?
-AAHHHHHH !
Odal sentit son compagnon passer devant lui ; Haldïn se jetait dans l’ombre, la hache à la main.
-Haldïn ? répéta Odal.
-Je… je l’ai manqué, mais il est parti.
-Qu’était-ce ?
-Je l’ignore.
Odal se tut et les deux amis se rendormirent pour le reste de la nuit, d’un sommeil tranquille, sans rêves. Le lendemain, ils se levèrent et se mirent en marche, silencieux. Odal pensait aux évènements de la nuit passée, qu’était la chose qui était brusquement survenue à leur campement ? Que voulait-elle ? Haldïn avait semblé lui parler, mais il n’était pas lui-même… Odal était indécis, devait-il en parler à Haldïn ? Non, il ne lui en parlerait pas, d’abord et il fallait bien l’avouer parce que cela le mettrait mal à l’aise, et ensuite parce qu’il ne voulait pas ennuyer son ami. Néanmoins, il se sentait… il n’arrivait pas à définir son sentiment, il était inquiet, mais d’une manière indescriptible.
Les Nains marchèrent encore durant plusieurs heures avant d’arriver enfin au premier escalier qu’ils rencontraient. Odal manifestait son enthousiasme, car plus ils remontaient, plus de chances ils avaient de retrouver les autres, ainsi qu’il l’avait fait remarquer à Haldïn. Ce dernier, d’humeur sombre ne laissait transparaître aucune émotion visible. Son regard était froid, inexpressif et ses traits ne reflétaient rien, à part peut-être le tourment.
-Allons, Haldïn, vas-tu enfin me dire ce qui te tourmente ainsi ? questionna Odal d’un ton amusé mais sérieux.
-Rien…un mauvais pressentiment, ces escaliers dégagent une drôle d’odeur, tu ne trouves pas ?
-Oui…je ne sais pas. Avançons.
Ils continuèrent l’ascension de l’escalier. Haldïn allait maintenant en avant tandis qu’Odal traînait, surveillant tout ce qui eut pu bouger. Soudain, Haldïn cria ; Odal s’immobilisa puis courut vers son ami. Ce dernier, le visage grave, se tenait devant un squelette aux os noirs, haut d’un mètre et quelques dizaines de centimètres, à moitié rongé par les vers, un bout d’ étoffe pourri enserrant encore ce qui avait été son torse, tombé sur le sol des décennies plus tôt. Haldïn observait fixement ces restes d’un Nain… Au cou du défunt, on pouvait voir un médaillon d’or terni, aussi sale que les os du squelette ; il tenait encore en main une noble hache rouillée aux exploits oubliés et une autre était ceinte aux restes de sa ceinture, des lambeaux de cuir avec une boucle de fer noir.
Une atmosphère morbide régnait là, un silence de mort s’était imposé dans les escaliers, qu’Haldïn rompit :
-Ce médaillon… c’est l’attribut des gardes royaux du Roi-sous-la-Montagne…
-Oui. Mon père en avait un comme celui-ci, mais comment un garde royal a-t-il pu arriver là ? La dernière fois que nous autres Nains avons approché la Moria, c’était à la bataille d’Azanulbizar et personne n’est entré, nous n’aurions pas su !
-Je ne sais pas, Odal… et je ne suis pas un expert pour reconnaître des armes, alors dis-moi, ces haches, ont-elles quelque spécificité que ce soit ? Enfin, je ne sais pas si tu en sais beaucoup là-dessus mais plus que moi, ça c’est sur…
Il eut un sourire triste, mélancolique.
-Je ne suis pas un « expert » mais je peux reconnaître certains signes, répondit son ami, ici, cette hache qu’il tient à la main est de noble alliage, bien que ternie cela peut se voir. Il y avait des gravures d’or là, sur le manche, mais elles ne sont plus lisibles… La boucle de sa ceinture est d’un métal noir. C’était en effet un garde royal, c’est certain, il aura été attiré ici par les vieilles légendes et la cupidité sans doute, ou alors il poursuivait un but précis, ordonné par le Roi, mais j’ignore lequel tout comme j’ignore quelle solution est la bonne.
Haldïn acquiesça.
-Merci. Maintenant, offrons à ce Nain une sépulture digne et remettons-nous en route ou nous risquons de ne pas retrouver les autres, dit Haldïn, les sourcils froncés d’un air contrarié, je ne tiens pas à me retrouver tout seul dans l’immensité de Khazad-Dûm !
-Pas tout seul, mon ami, je serai là…, dit Odal sur un ton de reproche, mais tu as raison, poursuivit-il en un sourire signifiant qu’il n’était pas fâché, je comptes bien retrouver les autres, j’espère…
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sur ce je dois y aller,
le Néant