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Resident Evil : DDB

DragonNoir
DragonNoir
Niveau 10
14 mai 2005 à 00:17:00

Resident Evil : Dragon´s Dark Blood

" Bloody "
Raphaël Lafarge " DragonNoir "
" Drake "
" DoubleXXMinus "
" X1Alpha "

Première partie

Les rescapés

CHAPITRE I

J´en ai marre de cette putain de cellule. Marre de ce putain de système. J´aurais préféré crever plutôt que de replonger. Y a quand même un truc que j´pige pas. On aurait dû me transférer à la prison de haute sécurité de New York depuis deux jours déjà. Pourtant que dalle, nada. Ca a l´air d´être le bordel dehors, les keufs sont en panique, j´entends des coups de feu et des hurlements. Une révolution ? J´espère pas, rester enfermé dans cette piaule pendant que ça se crève dehors, j´supporterais pas ! De rage, je donne un coup de tête contre le mur et me mets à gueuler.
- Enculés de flics ! Qu´est ce que vous foutez ? On crève la faim !
- Ta gueule, Ripper, y en a qui essaient de dormir, gronde mon compagnon de cellule.
- Ah ouais, et tu vas m´en empêcher comment, Verasquez ? demande-je en lui faisant un bras d´honneur.
J´ai vraiment envie de me friter avec quelqu´un mais cette petite pute de Verasquez n´a pas de couilles. Lui, c´est qu´un pauvre proxénète et un violeur tout con, moi, j´suis un tueur en série. On m´a surnommé " Ripper" car j´éventre mes victimes tout comme Jack l´Eventreur. Mais moi, je bute pas que les putes, n´importe qui peut faire l´affaire, gosses, vieux, gonzesses, j´m´en bats les miches du moment qu´je fais un bon trip.
Comme dirait Obi-Wan, Rodaring m´a bien formé.
J´m´emmerde dans cette putain de cellule, j´ai rien à faire et la faim m´empêche de réfléchir aux moyens de me faire la malle.
Soudain, j´entends des pas dans l´escalier, moi et Vérasquez, on fixe les marches et on voit une fille arriver, le teint pâle. Elle a l´air plutôt jeune, j´vois Vérasquez passer sa langue sur ses lèvres, il a l´air intéressé. La fille nous remarque et s´avance doucement vers nous.
- Eh, petite, il se passe quoi dehors ? C´est le bordel ! hurle-je pour attirer son attention.
- Je... je... des monstres sont apparus en ville, ils dévorent les habitants... c´est la panique, chevrote-t-elle.
Des monstres ? Elle se fout de moi ! Ah nan, ça me rappelle vaguement un truc, les bêtes qui bouffaient les promeneurs de Raccoon Forest. Puissant... tout en pensant à tout ça, je la détaille. Cheveux châtain, yeux foncés, taille de guêpe. Je vois qu´elle rougit en remarquant que je la déshabille du regard. J´m´en balance de ce qu´elle pense, elle est bien trop jeune, j´ai vingt-cinq piges, j´suis même pas sûr qu´elle est majeure. Putain, j´y crois pas, le sigle sur son épaule, c´est une meuf des S.T.A.R.S. !
- Hé, la gosse, tu fais partie des S.T.A.R.S. ? questionne-je, franchement surpris.
- Pour ce qu´il reste des S.T.A.R.S. ! La plupart sont morts... bégaie la gamine, les larmes aux coins des yeux.
J´hallucine ! Ces bâtards, morts ? Trop cool ! Attends, nan, pas cool.
- Et Redfield ? L´est pas mort, lui, j´espère ? demande-je.
J´ai une boule dans l´estomac ! C´est cet enculé qui m´a coincé, j´veux le crever moi-même.
- Non, non, il est en vie ! assure la keuf.
- D´la balle ! crie-je, bon, tu nous libères maintenant ? T´as besoin de nous, gamine !
- C´est pour ça que je suis là, mais promettez-moi de pas faire de conneries et de m´obéir ! dit-elle avec un regard qu´elle croit impressionnant.
Je souris, on va bien s´amuser...

Le zombie est devant moi, prêt à me bouffer un morceau de cou... Je fais tourner ma batte de base-ball au-dessus de ma tête et l´abats sur le monstre. Sa tronche vole en morceaux et le corps s´écroule sur le bitume. Les clous que j´ai posé en hâte à l´extrémité de mon arme arrachent sans problème les crânes de ces monstres putrides.
Depuis combien de temps est-ce que je survis ici ? Je n´en sais rien, aucune armée n´est arrivée pour nous sauver, rien. J´ai réussi à leur échapper le premier jour de l´infestation, mais ils ont eu ma famille...
Les salauds.
Depuis, j´ai trouvé des survivants mais ils ont refusé d´établir un refuge... ils étaient trop paniqués pour ça. Alors, ils se sont séparés et ils sont probablement morts en ce moment.
Je revois tous ces épisodes dans ma tête.
Un bruit strident m´arrive aux oreilles.
Encore une créature verte ? Mieux vaut que je me casse, elles sont invincibles...
Hum, je commence à avoir l´estomac qui gargouille.
Un supermarché est dans le coin. Ca me servira d´abri en attendant. J´espère qu´il reste de la nourriture, depuis tout ce temps, la bouffe se fait de plus en plus rare. Mais je préfère crever de faim plutôt que de servir de repas à ces enflures !
J´entends un faible bruit de pales. Un hélico au-dessus ? Ca doit être mon imagination qui me joue des tours...
La porte s´ouvre lentement. Pas de zombies.
Cherchons à manger.

Crépuscule.
L´obscurité s´étendit sur Raccoon City en même temps que les cris des zombies.
L´invasion avait commencé tôt. Elle avait pris de l´ampleur au rythme de la montée et de la descente du soleil, pour atteindre son paroxysme en fin d´après-midi. A présent, les humains survivants n´étaient que spectres livides se tassant dans leurs chambres, leurs arrières- boutiques, leurs voitures, tout ce qui pouvait leur servir de refuges.
La ville était devenue le domaine des morts-vivants, malades dans un état second dont l´épiderme se putréfiait sous l´emprise de ce mystérieux virus.
Ce fut dans ce décor d´apocalypse que se joua une tragédie de grande ampleur.
Car les êtres humains, si prompts à peupler leur imaginaire de créatures démoniaques, de tentacules boursouflés et d´abominations véloces, oublient que les monstres les plus dangereux sont ceux qui rôdent en eux.

Ca y est, la gamine nous a libérés. J´hésite à l´attaquer maintenant, si c´est une meuf des S.T.A.R.S., c´est pas pour rien, elle doit savoir cogner. Vérasquez aussi n´a pas l´air trop chaud pour l´agresser. C´est le silence total ici, elle se contente de nous observer.
- Bon, on fait quoi, gazelle ? demande-je, sarcastique.
- Il faut partir d´ici et essayer de rejoindre un endroit sûr, on ne tiendra pas longtemps sans nourriture, explique-t-elle.
- Vous êtes combien de keufs ? questionne Vérasquez.
- Douze, alors c´est pas la peine d´espérer t´enfuir, ajoute la gonzesse en souriant.
- C´est quoi, ton nom ? J´vais pas continuer à t´appeler gazelle.
- Chambers, Rebecca Chambers. Et toi, tu es Spike " Ripper " Williams, c´est ça ?
- Ripper suffira, affirme-je.
- Suivez-moi, ordonne-t-elle en se retournant.
C´est une bleue, remarque-je, impassible. A peine a-t-elle tourné le dos que Vérasquez bondit et la ceinture. Elle tente de lui donner un coup de coude mais Vérasquez a l´habitude de ce genre de situation, il l´évite et la plaque contre le mur. J´entends un boum. La tête de la flicarde vient de rencontrer le mur du couloir.
Elle gémit en se tenant la tête. Vérasquez la relève et lui enlève son jean. Je ne peux pas voir la tête de la gamine qui est collée au mur mais ses cris étouffés parlent pour elle, elle est terrifiée.
- Vas-y, gueule, ça m´excitera plus si tu chiales, siffle Vérasquez.
- Pitié, murmure la jeune femme.
Vérasquez baisse son pantalon de taulard, son souffle s´est accéléré, il halète comme un porc.
Quel pauvre type. Il ne me voit pas arriver, trop occupé à essayer de rendre docile la gazelle. Je le choppe par le cou et le force à se retourner. J´vois de l´incompréhension dans ses yeux quand je lui décoche une patate en pleine tronche. Il tombe lourdement au sol et tente de se relever. Mais son pantalon à moitié enlevé le gêne dans ses mouvements.
Je le relève moi-même et lui colle un coup de genou dans le bide, suivi d´une série de coups de poing dans la gueule, je le tiens par le col de la main gauche pour éviter qu´il tombe. Quand je vois qu´il n´est plus vraiment conscient, je lui donne un dernier coup dans l´estomac et le lâche. Vérasquez s´écroule. J´me demande un instant si l´est pas crevé... tant pis pour sa gueule... Je m´approche de la gonzesse... c´est quoi son nom déjà ? Rebecca... elle est toujours par terre, en train de pleurer. Je m´accroupis près d´elle et pose une main sur son épaule. Je sens qu´elle se raidit.
- Ca va aller, Rebecca, dis-je doucement.
J´me sens trop con avec cette phrase de merde. Elle lève ses yeux pleins de larmes sur moi et murmure un " merci " avant de se blottir dans mes bras. C´est vraiment une bleusaille... j´pourrais lui casser le cou d´un seul mouvement. Je l´éloigne de moi et la regarde, affichant une tranquillité audacieuse sur le visage.
- Pour... pourquoi tu m´as aidée ? souffle-t-elle, les yeux grands ouverts.
- Te méprends pas, tu m´as fait sortir de ce trou, j´avais une dette envers toi.
Elle me regarde, étonnée.
- Quoi ? demande-je sèchement.
- Je... je savais pas que les assassins avaient ce genre de reconnaissance, assure-t-elle.
- J´suis pas un assassin ordinaire, lâche-je.
- Ca, j´avais remarqué ! rétorque la flic en souriant.
Je fais semblant de ne pas comprendre l´allusion et me dirige vers les escaliers menant au rez-de-chaussée.
- J´tiens pas à moisir ici, j´passe devant : comme ça, tu pourras me surveiller, dis-je d´une voix neutre.
- Et lui ? demande la keuf en regardant le corps inerte de Vérasquez.
- On s´en tamponne, conclus-je en grimpant les marches.

J´entre dans le supermarché. Aucune créature verte ne m´a suivi, je peux fouiller dans les étagères désertes quelque chose pour calmer mon estomac.
Voyons voir... De la viande pourrie. Arf, ça me fait penser au zombie que je viens de buter ! Y´a rien d´autre ? Ah si, de la glace au chocolat. Elle a fondu. C´est tout ce qu´il reste de potable. Je vais sans doute crever de faim, mais je me donnerai la mort avant que ces saloperies ne me dégustent...
Ah si, il y a autre chose qui est comestible. Une pomme posée sur un étal.
Je la fixe, je la saisis et je l´envoie s´écraser au mur.
Je n´aime pas les pommes. Depuis tout petit, quelque chose m´horrifie en elles. Je crois y voir des taches de sang.
Pendant que je mange la glace au chocolat ( qui n´en est plus vraiment une), un bruit sourd se fait entendre au plafond.
J´arrête de manger, tendant l´oreille pour tenter de savoir de qui ou de quoi provient ce bruit.
Un autre, puis encore, quelqu´un semble courir ! Quelqu´un de vivant ? Il n´y a qu´un moyen d´en être sûr.
J´aperçois l´escalier de service ; prenant mon courage ( et ma batte) à deux mains, je me dirige vers celui- ci, espérant rencontrer en chemin notre inconnu.

J´ai atteint la dernière marche. Le rez-de-chaussée. Tous les keufs se retournent et me braquent.
- Du calme, les filles, rangez votre testostérone...
Eclair. Choc. Goût cuivré et métallique dans la bouche. Je viens de me bouffer une crosse de fusil à pompe et j´me suis vautré. Ca se passera pas comme ça.
- Vas-y, pose ton substitut de pénis par terre et approche, enculé, dis-je en me relevant.
La crosse recule. Le même coup, ça marche jamais deux fois. Au moment où la crosse va s´abattre, je chope le canon, pivote pour faire lâcher prise mon adversaire, lui assène une béquille pour qu´il se baisse et lui colle le canon de l´arme sur la tempe. Les autres flics lèvent une nouvelle fois leurs guns sur moi.
- Lâche-le, bâtard, hurle le plus près de moi.
- Fais pas le con, t´as aucune chance de t´en sortir, assure un autre.
- Lui encore moins, assure-je avec un sourire.
- RIPPER !
Je me retourne, surpris. Qui c´est qu´a gueulé comme ça ? Oh, c´est la keuf que j´ai sauvé de Vérasquez.
- Donne-moi ton arme, demande-t-elle en tendant la main et en s´approchant de moi.
Gonflée, la nana ! Elle n´est qu´à quelques mètres de moi. Je grogne et lui donne mon flingue.
Elle me sourit et s´apprête à parler. J´saurai jamais ce qu´elle a voulu dire, j´me prends un coup de botte dans le dos et plusieurs autres coups dans la tronche et dans le bide. J´m´écroule et ils s´en donnent à coeur joie : coups de pieds, de matraques... j´sens même plus mon corps, ça sert à rien de tenter de se défendre.
- ARRÊTEZ, hurle la fille, VOUS ALLEZ LE TUER !
Non, tu crois ? J´comprends pas trop pourquoi elle essaie de me sauver... j´vais pas me plaindre non plus. Les keufs s´éloignent de moi, sourire aux lèvres. Cool... j´crache du sang. Combien ils m´ont pété de côtes, ces enculés ? Pas pressé d´aller aux chiottes, moi, j´risque de pisser plus de rouge qu´autre chose. La gazelle s´approche de moi, non sans un regard noir à ses collègues.
- Ca va aller ?
- T´en as d´autres des questions connes comme ça ? persifle-je.
- Je... je suis désolée... il faut te soigner, je vais t´aider à te relever, dit-elle en me posant une main sur l´épaule.
D´un geste que j´voulais pas si brusque, je repousse sa main et me remets debout alors que je la regarde comme si elle était de la merde.
- T´avise plus de me toucher, okay ? J´ai besoin de personne et surtout pas d´une flicaille comme toi, tu piges ?
Vu la gueule qu´elle tire, j´l´ai blessée. Bouh, la pauvre... au moins elle a compris le message. Je fixe le mec qui a l´air d´être le plus gradé de tous, un gars qui porte un uniforme des S.T.A.R.S. aussi, avec une barbe et le bide du vieux sportif qui refuse pas une petite bière de temps en temps.
- C´est toi, la tarlouze en chef ? demande-je avec un léger arrière-goût de provoc´.
- Et c´est toi le chieur qu´on doit se taper, annonce-t-il, impassible. T´as de la chance qu´on ait besoin d´un maximum d´hommes, sinon on t´aurait laissé crever dans ta cellule.
Il a de la répartie, le gros tas.
- C´est quoi ton p´tit nom d´scène ?
- Barry Burton. Autant finir les présentations. Je crois que tu connais déjà Rebecca Chambers alors voici Brad Vickers, Alex Krimp, Jill Valentine, David Shown, Chloé Marco...
- Okay, okay, c´est bon, j´m´en balance de tes p´tits copains de partouze... c´est quoi, le plan ?
- La ville a été mise en quarantaine pour le moment, ici, nous ne sommes plus en sécurité. Il nous faut trouver un endroit sûr et surtout, trouver de quoi manger, on tiendra pas sans ça... alors on va d´abord au supermarché pour se ravitailler et ensuite, on avisera.
- Ouahou, quel plan génial, marmonne-je en rigolant, aïe, putain de côtes... et c´est qui le génie qu´a mis au point ce plan infaillible ?
- C´est moi !
J´me tourne vers la voix. Excusez-moi, mais elle sort d´où cette bombe ? On en fait des comme ça chez les poulets maintenant ? Jill, j´crois que c´est ce que l´autre gay a dit.
- Bon, j´ai pas trop le choix, j´vous suis, dis-je.
- Parfait, on y va... n´oubliez pas de tirer à vue, termine Gros Gay en chef.

chocobo3
chocobo3
Niveau 10
14 mai 2005 à 00:40:44

Lol et bien je dois dire que ca ma divertit :-)
( Même si je ne te demanderais même pas pourquoi faire une fic résident evil...)

Ca se lit sans probleme la suite :ok:

Sky_Captain
Sky_Captain
Niveau 7
14 mai 2005 à 01:22:33

Pkoi il nous sort ca maintenant ?

chocobo3
chocobo3
Niveau 10
14 mai 2005 à 01:23:37

Ah ca c´est surement pour envenimé encore un peu plus le truc^^

Mais bon j´ai bien aimé le texte.

DragonNoir
DragonNoir
Niveau 10
14 mai 2005 à 02:13:40

Mes actes ont des motivations aussi claires que loyales, même s´ils peuvent paraître au premier abord hostiles et destructeurs. Merci de ne pas me prêter les pires intentions du monde sous le prétexte que je ne suis pas aimable sur le moment.

Non, c´est pour montrer que Darky peut faire bien mieux qu´un texte de distraction, quand il s´en donne la peine. C´est pour rappeler qu´il y a eu une époque où il cherchait à raconter une histoire plutôt qu´à divertir et à canaliser certaines choses ( deux objectifs avoués fournis dans le sujet " Rise of Sickness"), et où ça se ressentait dans sa prose.
Car cela, par exemple :

" Le zombie est devant moi, prêt à me bouffer un morceau de cou... Je fais tourner ma batte de base-ball au-dessus de ma tête et l´abats sur le monstre. Sa tronche vole en morceaux et le corps s´écroule sur le bitume. Les clous que j´ai posé en hâte à l´extrémité de mon arme arrachent sans problème les crânes de ces monstres putrides.
Depuis combien de temps est-ce que je survis ici ? Je n´en sais rien, aucune armée n´est arrivée pour nous sauver, rien. J´ai réussi à leur échapper le premier jour de l´infestation, mais ils ont eu ma famille...
Les salauds.
Depuis, j´ai trouvé des survivants mais ils ont refusé d´établir un refuge... ils étaient trop paniqués pour ça. Alors, ils se sont séparés et ils sont probablement morts en ce moment.
Je revois tous ces épisodes dans ma tête.
Un bruit strident m´arrive aux oreilles.
Encore une créature verte ? Mieux vaut que je me casse, elles sont invincibles...
Hum, je commence à avoir l´estomac qui gargouille.
Un supermarché est dans le coin. Ca me servira d´abri en attendant. J´espère qu´il reste de la nourriture, depuis tout ce temps, la bouffe se fait de plus en plus rare. Mais je préfère crever de faim plutôt que de servir de repas à ces enflures !
J´entends un faible bruit de pales. Un hélico au-dessus ? Ca doit être mon imagination qui me joue des tours...
La porte s´ouvre lentement. Pas de zombies.
Cherchons à manger."

C´est bel et bien de lui. Darky/Celtic/Dark_Chris/Seth/Drake/Nihilist ( et autres appellations).

Volonté corollaire : publier cette fan-fiction qui aurait dû arriver sur ce forum plus tôt.

Deux bonus avec ce message.

Logo du projet :

http://img68.echo.cx/img68/7308/ddblogo5wa.jpg

Fond d´écran de Ripper, l´un des personnages principaux, voulu par Bloody à l´effigie de Spike Williams de " Buffy" :

http://img141.echo.cx/img141/272/wallpaperripper0lm.jpg

chocobo3
chocobo3
Niveau 10
14 mai 2005 à 02:24:21

DragonNoir> Alors tu va la continué cette fic?

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
14 mai 2005 à 11:39:31

Je me permets de répondre...? Ok j´me permets.
Cette fic est terminée depuis belle lurette je crois...
Me demande en effet pourquoi elle n´est pas arrivée ici plus tôt.
L´ayant déjà lu, je ne peux que dire qu´elle est très prenante, bien fichue et on va dire très bien écrite...lol^^

el_gladiator
el_gladiator
Niveau 10
14 mai 2005 à 12:36:25

Cette fic est tombée bien bas... se retrouver sur jeuxvideo.com :malade: franchement, elle ne méritait pas ça... t´aurais pu me prévenir quand même que tu comptais la poster ici...

xbq_
xbq_
Niveau 9
14 mai 2005 à 12:40:05

Mais je t´en prie, surtout, n´évite surtout pas de nous prendre pour de la merde mon ami :sarcastic:

Merrylin
Merrylin
Niveau 6
14 mai 2005 à 13:08:09

Et alors dans ce cas, où est-ce qu´on peut lire la suite?

el_gladiator
el_gladiator
Niveau 10
14 mai 2005 à 13:12:23

La porte de sortie de secours s´ouvre. Les pas lourds que j´avais entendu se sont arrêtés.
Ca me dit rien de bon, tout ça. Peut-être un malade infecté qui veut tuer le plus de monde avant de se transformer ? Comme le gars sur Est 40...
Armé de ma batte, j´avance dans le couloir obscur. Une odeur de sang et de tripes me monte au nez. Déjà que la glace était pas très fraîche.
Je vais pas risquer ma peau pour un gars que je connais même pas, et qui plus est dans un endroit où ça pue autant!
Je fais donc demi- tour. Apres tout, c´est chacun pour soi désormais. Je ferme la porte doucement, et me retourne pour aller vers l´entrée du supermarché.
Un râle me fait sursauter. Derrière une caisse, je vois une employée se remettre sur pieds. Elle a encore sa casquette sur la tête, mais il lui manque un bras...
- Pas facile de se relever comme ça, hein, ma belle ?
C´est de l´ironie, car son visage est d´un bleu grisâtre et ses yeux vides ne reflètent qu´un instinct primaire : manger.
- C´est pas aujourd´hui que tu vas calmer ta faim, minette !
Une dizaine de mètres me séparent de la chose, elle m´a déjà reniflé et tend son unique bras dans ma direction. J´esquisse un sourire devant ce combat trop facile, et empoigne ma fidèle batte... Quand tout d´un coup, un léger vent souffle à ma droite. Je n´ai pas le temps de comprendre quelque chose que la tête de la fille tombe par terre. Tout s´est passé en une fraction de seconde. Une masse verte se relève près du cadavre et me dévisage de son regard perçant.
Un reptile ! Mais... pourquoi ne m´a-t-il pas attaqué?
Mon nouvel adversaire ne me laisse pas le temps d´en trouver la raison. Cette fois, le combat risque d´être un peu plus musclé que y´a deux minutes...
Il s´élance, toujours sans pousser le moindre cri, étrange pour une saloperie qui aime pavaner avec son cri de castrat. Je me baisse juste à temps pour le voir s´écraser dans une vitrine qui éclate en milliers de morceaux de verre. Je n´hésite pas à saisir l´occasion qui se présente, et j´abats de toute ma force les clous dans le dos du monstre.
Cette fois-ci, il pousse son hurlement et essaie de se relever.
J´arrache ma batte de son dos sanguinolent à souhait, et je me prépare à la seconde offensive.
Mais au lieu de me foutre une de ces baffes dont ils ont le secret, il s´écroule en poussant des gémissements. Un morceau de verre est planté dans son poumon gauche.
Je le regarde encore quelques secondes agoniser, bizarrement, comme un être humain. Je me dis que ça doit être mon imagination et je lui assène un coup dans la tête.
Son corps trapu ne bouge plus.
L´odeur du sang frais me vient aux narines ; je m´éloigne des deux cadavres.
Me voici à l´entrée du bâtiment… je pense à la chance que j´ai eu de n´être pas cané par ce gros crapaud quand des sirènes de police retentissent.
Elles proviennent de la 37ème rue et viennent dans cette direction. Des flics sont encore vivants ?
Je tends un peu plus l´oreille. C´est bien, ça, les flics !
J´espère qu´ils ne vont pas m´arrêter pour vol à l´étalage.
J´y pense… ils ne doivent pas savoir qu´il reste des survivants. Et s´ils tiraient à vue ?
Mieux vaut se cacher, me dis-je.
Une benne à ordure est juste à côté.
C´est mieux que rien.
Je saute dedans et ça me paraît plus propre que le magasin. C´est vous dire.
Ils ne devraient plus tarder. Attendons le bon moment.

- Chiotte !
Barry Burton descendit de la voiture.
- Qu´est-ce qui se passe, ducon ? lança Ripper. T´as oublié ta vaseline ?
- Ta gueule, Ripper. Mais en un sens, c´est bel et bien un problème d´huile.
Tous les policiers mirent pied à terre. Ils ne se donnèrent pas la peine de refermer les portières.
- Plus de carburant. Et pour trouver de l´essence à Raccoon City par les temps qui courent…
- Pire qu´une crise pétrolière, gloussa Jericho.
Jill Valentine le fixa. A vingt-trois ans, Teddy Jericho avait l´air d´en avoir seize. Son regard traduisait son manque total d´expérience.
- On doit continuer, fit Jill. Le supermarché est à deux pas. Chloé ? Chloé ?
Chloé Marco, jeune fille à peu près du même âge que Jericho, tendait l´oreille.
- J´ai cru entendre un son métallique. Comme si quelqu´un frappait des boîtes de conserve.
- Chloé. On doit y aller.
Ils reprirent leur marche.

Des zombies.
Je me plaque contre un mur de briques. A la " Metal Gear". J´adore ce jeu vidéo. Il gît dans mon immeuble, dont les locataires ont un comportement atterrant, ces temps-ci... je dirai même qu´ils ont acquis une attitude mortifère.
J´entends les pas des zombies dans la rue. S´ils savaient que je me tiens à deux mètres d´eux, dans cette impasse aux murs suintants.
Je risque un coup d´oeil.
Ah, ce ne sont pas des zombies. Pire. Des policiers. Ils marchent au pas, les fous. Ils se croient dans l´armée. Mais ici, ce n´est pas un champ de bataille. Ici, ce n´est pas la guerre. Ici, c´est une jungle, un simple terrain de chasse avec des prédateurs qui rôdent et un gibier unique...
Nous.
Dois-je aller à leur rencontre ? La prudence le recommande. Malgré les petites magouilles de jadis, je dispose d´un vernis de respectabilité. Ces crétins en uniformes bleus me fourniront une bonne escorte.
Au moment où je sors de la ruelle, quelque chose me fige.
Ce type, là, qui les accompagne en maugréant... Ripper ? !
Oh. Ca change tout. Il n´est pas question que je rejoigne ce groupe. Ripper pourrait poursuivre ses médisances. Il est si prompt à dire du mal des gens.
Rodaring !
Sans m´en rendre compte, j´ai fermé les yeux. La voix de l´agent Redfield résonne dans mon esprit.
- Vous me cherchiez, Redfield ?
- Inutile de nier.
- Redfield ? avais- je dit. J´ai bien peur de ne pas vous suivre.
- Vous avez couvert les agissements de ce salopard ! Et vous avez vous- même commis des meurtres !
J´esquisse un sourire en pensant à ce jour-là.
- Avez- vous des preuves, Redfield ? Ou au moins des arguments pour étayer vos hypothèses ?
Redfield m´avait regardé droit dans les yeux.
- Vous êtes aussi cinglé que lui. Mais Ripper, lui...
- Il ne comprend pas les lois de ce monde, avais-je coupé. Aimer tuer les gens... sentir les nuques craquer... admirer le sang qui coule... c´est un goût que j´ai acquis au Viêt-nam et que je lui ai transmis. J´était tout jeune, vous savez. Et j´ai appris à dissimuler. Pas Ripper.
- Tout compte fait, Rodaring, je crois que je préfère Ripper. Il ne cache pas ses intentions.
J´avais ricané.
- Ca l´a mené derrière les barreaux. Evidemment, Redfield, vous, vous appréciez ça. Mais en tant que cadre d´Umbrella Corporation, je ne peux pas me permettre ça. Un casier judiciaire nuirait à ma carrière...
- Rodaring. Un mot de plus et je...
- Et vous quoi ? Vous avez les mains liées, Redfield, et vous le savez. Au nom du Ciel, que comptiez-vous faire ? Vous avez surgi dans mon bureau immaculé, comme ça, avec un revolver dans une main et des menottes scintillantes dans l´autre. " Nathan Rodaring, vous êtes en état d´arrestation, pour trafic d´armes, meurtre et complicité de meurtres aux pires degrés".
Je pouffe. L´agent Redfield, à sa manière, ressemble à Ripper. Son ennemi juré est son reflet complet. Ils s´attachent à des notions désuètes de bravoure et de franchise... mais cela n´a rien à voir avec l´honneur. Tout à l´heure, j´ai dépecé un Licker au coupe-papier, grâce à mon entraînement dans divers arts martiaux. Suis-je un lâche ? Rien qu´un salaud avec un bon Q.I. qui a misé sur le bon cheval.
Enfin, le bon cheval...
Les policiers se sont éloignés, et Ripper avec. Je m´engage dans la rue. Qu´ai-je de mieux à faire que les suivre ?
Oui, tout compte fait, peut-être n´ai-je pas misé sur le bon cheval. Umbrella Corp. a perdu le contrôle de ses " géniales" expériences. Voilà ce qui arrive quand on s´intéresse plus au profit maximal qu´aux normes de sécurité. Maudit Marcus.
Que pensent les Ashford en voyant le conglomérat qui les compte parmi ses fondateurs ? Regrettent-ils leurs investissements ?
Trois zombies bloquent la rue. Pas besoin de ressortir mon coupe-papier, je vais régler ça aux poings. La discipline intellectuelle et la maîtrise physique vont de pair. A quoi bon l´intuition et la philosophie quand on n´est pas capable de faire respecter ses choix ?
Les créatures m´opposent encore moins de résistance que je m´y serais attendu. Formidable.
La voie dégagée, je suis la piste des policiers. Et de Ripper.
Ripper, mon vieil ami. Mon frère spirituel. Nous avons beaucoup de choses à nous dire. Sera-t-il mécontent de savoir que mon score de victimes a dépassé le sien pendant ses années de prison ?
En avant, Nathan Rodaring.
Has-kay-bay-nau-ntayl.

chocobo3
chocobo3
Niveau 10
14 mai 2005 à 14:14:07

Toujours aussi plaisant a lire et bien écrit :)
Rien a redire^^

Sky_Captain
Sky_Captain
Niveau 7
14 mai 2005 à 16:06:32

Pkoi mon pseudo est mentionné alors que je n´ai ecrit pas plus de 5 ou 6 morceaux...

Dark_Celtic
Dark_Celtic
Niveau 7
14 mai 2005 à 16:21:07

Tjs aucun respect des auteurs, on ne demande même pas la permission pour poster un écrit en commun...

No comment.

Boycottez cette fic.

el_gladiator
el_gladiator
Niveau 10
14 mai 2005 à 16:31:44

Tu avais donné sur le forum de Kyo ton accord pour que cette fic soit postée sur le plus de forums possibles afin qu´elle soit lue par le plus grand nombre de personnes :sarcastic:

et x1, justement, ton pseudo est mentionné parce que tu as écrit des morceaux de cette fic mais je suis de ton avis, tu ne devrais pas être mentionné et tes morceaux enlevés mais bon...

Dark_Celtic
Dark_Celtic
Niveau 7
14 mai 2005 à 16:52:17

Cette citation de moi même doit dater de 2 ans :rire:

T´as de l´humour un peu sec, El...

Sky_Captain
Sky_Captain
Niveau 7
14 mai 2005 à 17:22:30

Dire que El disait avoir cette fic en horreur avant...

DragonNoir
DragonNoir
Niveau 10
15 mai 2005 à 01:34:30

CHAPITRE III

- Pourquoi est- ce qu´on doit se taper tout le chemin à pied ? demande-je en levant les yeux au ciel.
Douze regards noirs. Okay, pas bavards. Mais j´m´emmerde et quand j´m´emmerde, j´fais chier le monde.
- Et vous devriez marcher en faisant encore plus de bruit, j´suis certain qu´il doit rester deux-trois monstres qui vous ont pas entendu.
Ils ne répondent même pas, ces enculés. Moi, j´dis ça, c´est pour me rendre utile, c´est pas moi qui me plaindrai quand je me ferai bouffer vivant. Tiens, la bleue s´approche de moi, merde, elle va vouloir engager la conversation.
- Pourquoi t´agis comme ça ? m´interroge-t-elle.
- Et comment j´agis ? réponds-je sans lui jeter un regard.
- On dirait que tu fais tout pour qu´ils te tuent.
J´éclate de rire. Quelle conne !
- Tu te marres ? Tu es dans une ville infestée de monstres et tu te marres ?
- T´as pas lu mon dossier ? J´suis un aliéné, c´est pour ça que j´me ferai pas gazer, explique-je.
- Je ne pense pas que tu sois fou, dit-elle dans un murmure.
- M´en tamponne de ce que tu penses, réplique-je pour mettre un terme à la conversation. Eh, les mecs, j´ai besoin de fringues, y´a un magasin ici, y´a pas moyen que j´me change ?
- T´as du fric ? questionne Gros Gay en chef sans même se retourner.
Wahou, qu´il est drôle le barbu. Attention, argument ultime prêt à l´emploi.
- J´dis ça, mais après tout, c´est ton droit de vouloir être accompagné d´un néon orange fluo !
Pour enfoncer le clou, je baisse les yeux vers mon futon de taulard. Burton se retourne enfin et me considère un instant. Il va céder ce blaireau, j´le sens.
- Okay, moi, David et Chambers, on t´accompagne. A la moindre connerie, j´t´explose ta sale gueule de branleur, siffle-t-il avant de cracher par terre.
Pour étayer ses paroles, il sort son Magnum et me regarde en souriant. J´en tremble d´avance...
Joseph Angel charge son arme pendant qu´Ash Tumber envoie un coup de pied dans la benne à ordures. Nerveux, le petit gars. L´a besoin de se défouler.
Moi et les trois flicailles, on s´engouffre dans le supermarché en ruines pendant que les autres font le gay - euh, le guet - dehors.
J´enjambe distraitement un cadavre et pars à la recherche d´un habit plus seyant à me mettre que ce truc orange. Ca sent la mort ici, au sens propre. Un gosse est recroquevillé sur lui-même, en position foetale, la cage thoracique enfoncée. Il lui manque la moitié du crâne, et son oeil pend lamentablement, arraché à son orbite. Le sang s´écoule de la plaie à la tête et trace un sillon sur son visage. J´ai une soudaine envie de shooter dedans. Putain, le sang est rouge vif ! Il est pas camé depuis longtemps. Pas intérêt à moisir ici.
Je choisis un jean noir et un tee-shirt de même couleur. Je me change au milieu du rayon, sous l´oeil vicieux du gamin. Ma pudeur s´en remettra. Un splendide cache-poussière en cuir me fait de l´oeil. Dur de résister. Trop dur. Je l´enfile et j´essaie de trouver une glace à peu près intacte pour voir de quoi j´ai l´air. Y´a pas, je tape la classe.
- AAAAAH !
Ça hurle dans le magasin. Je lève la tête et je vois Burton à quelques rayons de moi en train de tirer sur un truc tout vert. La vache, impressionnante la bestiole ! A chaque bond, on peut voir ses muscles rouler sous sa peau.
Il évite toutes les balles et se place devant l´autre flic, resté pétrifié à côté de Burton. Il a à peine le temps de crier que la bestiole l´éventre d´un coup de griffe puissant. En entendant le bruit de déchirure de sa paroi abdominale, je ne peux réprimer un sourire. Ça me rappelle le bon vieux temps, y´a pas, j´suis un grand nostalgique. Ah, la, la, la belle époque avec Nathan... j´me demande bien où il est. Mort ? J´en doute, l´est capable de s´en sortir dans n´importe quelle situation... il est aussi malade que moi. Mais lui, il a un gros avantage. Moi, je suis dangereux et je le montre. Lui, il est dangereux est personne ne pourrait s´en douter. Je cours pour rejoindre les débiles en bleus.
- Yo, bouffon, approche ! gueule-je dans l´espoir d´attirer l´attention de la chose.
Le monstre tourne la tête et me regarde. Je me saisis d´une barre métallique qui maintenait les vêtements dans le rayon et la fais tournoyer autour de ma main.
La créature s´approche et fait un bond prodigieux, se retrouvant juste devant moi. De toutes mes forces, à l´aide de mon arme improvisée, je lui assène un coup en pleine tête. La créature n´a même pas émis un son, elle n´a rien senti. Du plat de sa patte griffue, elle m´envoie valser contre le comptoir. Je me relève péniblement et j´aperçois Burton en train d´aligner la créature.
- Non !
Mon cri est couvert par la détonation du Magnum, la tête de la bestiole éclate comme une pastèque trop mûre.
- Putain, qui t´a permis d´intervenir ? J´allais m´le faire ! vocifère-je.
- Sans arme, remarque Burton, impassible, en se dirigeant vers la sortie.
- Et alors ? Tu me prends pour qui ?
- Pour un connard, Ripper, par ta faute, David est mort ! hurle Rebecca tandis que ses yeux lancent des éclairs.
Elle se venge car j´ai pas été gentil tout à l´heure. J´ai une putain d´idée, tout à coup. Je m´approche rapidement d´elle et je l´enlace.
- Qu´est-ce que... balbutie-t-elle.
Je lui laisse pas le temps de finir et couvre sa bouche avec la mienne. Ma langue force le passage de ses lèvres ; tandis que mes mains caressent son corps, ma langue explore sa bouche, s´enroulant autour de la sienne. Elle étouffe un gémissement et me mord la langue.
- Putain, il t´arrive quoi ?
Ses joues ont pris une teinte rouge du plus bel effet.
- C´est à moi de te demander ça ! Tu m´a embrassé de force ! crie-t-elle.
- J´ai pas trop senti de résistance, moi, quand tu gémissais... annonce-je, sarcastique.
Ouf, pas si fragile que ça, la gamine, foutre une baffe à un mec comme moi, risqué comme attitude.
- Bah alors, chérie, ta morale se réveille enfin ? ricane-je.
Elle sort alors son flingue et me braque.
- Je te tue...
- Te gêne surtout pas pour moi, dis-je en rejoignant Barry et les autres dehors, tout en caressant discrètement le manche du couteau que je viens de lui dérober.
Vraiment, ce baiser était très agréable...

Le coup de pied assené par ce connard de flic a fait vibrer toute la benne. J´ai gémi. Ils ne m´ont pas entendu.
D´après le bruit, il y a une douzaine de flics. Le tintamarre est passé à côté de moi. Ils doivent être dans le magasin.
L´odeur répugnante de la benne à ordures commence à me dégoûter... Mais ce n´est rien comparé aux effluves des cadavres de zombies. Chassant de ma tête cette pensée peu joyeuse, je soulève le couvercle de ma cachette et je bondis derrière un mur.
Quelques poulets sont restés dehors pour monter la garde, et certains sont à l´intérieur.
Quel est leur but ? J´en ai rien à battre, je veux juste piquer un flingue, pour le cas où des situation plus chaudes se présenteraient. J´ai bien réussi à me débrouiller sans eux pendant... combien de temps ? Peu importe.
Un des flics, un gros Noir, tient dans ses mains un magnifique Desert Eagle. Sa crosse luit d´un éclat gris. Elle donne vraiment envie de se la procurer... Mais je pense pas qu´il va me la donner comme ça, avec comme condition de la ramener sans aucune rayure le lendemain au poste. Non, il va falloir trouver autre chose.
Et, comme pour répondre à ma question, il fait un signe à ses potes et part dans la ruelle où je me trouve ! Je me plaque contre le mur et il passe à côté sans me voir. Il continue à chercher quelque chose sur une vingtaine de mètres, en tenant son flingue comme si sa vie en dépendait. Et ça doit être vrai.
Une aubaine. Je retourne ma batte dans l´autre sens et m´approche le plus discrètement possible de lui. Il transpire à grosses gouttes. Ce con ne m´a même pas vu venir. Je lui fous un coup sur la nuque, il s´écroule dans les détritus avec un bruit mat.
Merde, j´espère que je l´ai pas tué. Je prend son pouls, il est faible, mais bat encore, c´est l´important.
Je ramasse son flingue et le met dans mon jean. Un sentiment de sécurité m´envahit.
Avec ça, personne n´a intérêt à me faire chier.
Mais j´ai intérêt à déguerpir au plus vite, avant que les autres crétins ne se rendent compte que leur copain est dans les pommes!
Je cours.
Avant de filer dans une rue adjacente, jonchée de voitures fracassées, je vois tout le monde sortir du supermarché. Avec les flics, dont deux filles pas mal, il y a un type mince et blond, tout content de lui, avec des vêtements classieux.
Une voix résonne dans ma tête.
" - Qui êtes-vous ? Que faites-vous chez moi ? "
Le visage du type blond me dit quelque chose. J´arrive pas à cibler, mais je finirai par m´en rappeler.
Je disparais dans une troisième rue. Ils ne m´ont pas vu.
Cette face m´évoque un autre visage. Maigre, les cheveux bouclés, une oreille en moins.
" - Elle a un enfant.
- Quoi !
- Il nous a vus faire."
Ce type, c´était...
Une porte devant moi.
" - Allons, tu es mou, tu es mou ! "
Je pleure.
Des cris derrière la porte.
Bon, j´ai pas que ça à faire... direction l´hôpital !

La lame tranche.
Cri.
Je recule. Le Licker donne deux coups que j´évite. Je plonge pour esquiver la langue tentaculaire.
En combat, je dispose de trois avantages. J´ai de bons réflexes. Je réfléchis très vite. Je n´hésite jamais.
Je donne un nouveau coup de coupe-papier. Celui- là n´atteint pas son but. Aucune importance, les veines de l´un des poignets sont sectionnées. La bête perd beaucoup de sang.
Je ne la vois plus. Vite, je regarde à droite, à gauche dans la rue étroite. Je repère le Licker sur un mur.
J´ai juste le temps de me baisser pour éviter la masse filant au- dessus de moi. Il se colle à l´autre mur comme une araignée. Saloperie.
Mais il n´a pas encore réussi à me tuer. Je resserre ma prise sur le coupe-papier, tout en me disant qu´il faut hausser le budget de la section armes biologiques d´Umbrella Corporation. J´en parlerai à Alfred.
Oups.

- C´est quoi, ce cri atroce ? grommela Barry.
- Alors, les filles, on commence à avoir peur ?
- Ta gueule, Ripper !
- Qu´est-ce que tu crois que c´est ! Un monstre ! T´es au courant ? Cette ville grouille de monstres !
Rebecca secoua la tête.
- On épiloguera plus tard. Il faut retrouver ce type qui a assommé Teddy.
- Ouais, il faut le retrouver, gronda le nommé Teddy. Putain, que j´ai mal à la tête ! Je vais lui faire bouffer le truc avec lequel il m´a assommé !
Rebecca acquiesça.
- Il s´est enfui vers l´hôpital.

Il saute en l´air. Je cours ; en faisant volte-face, je vois le Licker atterrir à mes pieds.
- Dis-moi, mon coco, tu as déjà fait du rodéo ?
Coup de pied.
Second coup de pied.
Pendant qu´il rassemble les bouts de ce qui lui sert d´esprit, je bondis sur mon opposant. Il se débat, il a compris. Trop tard. Alors qu´il part au galop, je suis déjà accroché à son dos.
Mes doigts me font mal. Mais je resserre ma prise sur ses omoplates et j´arrive à passer mes jambes autour de ses côtes. Il hurle et bondit. Atterrit sur le flanc d´un bus carbonisé.
- Essaie encore !
Je fanfaronne... cependant, à la verticale, il est dur de rester agrippé. Et pour corser les choses, cette PUTAIN DE LANGUE ME FOUETTE LE DOS !
Je continue à étreindre le dos écorché. Resserrant ma prise, je réussis à me dégager un bras. Celui qui tient le coupe-papier.
Jet de sang. Il continue à se débattre. Curieux. J´ai pourtant enfoncé la lame en plein dans son coeur.
Ca me revient, maintenant... les Lickers n´ont pas de muscle cardiaque.
Il atterrit au sol et reprend son galop. Espace découvert. Si je le libère, je cours un plus gros risque qu´en y restant accroché. Fébrilement, je donne de nouveaux coups. Dans les muscles des bras. Ca mettra trop longtemps avant de le paralyser.
Soudain, alors que tout tourne autour de moi à grande vitesse, que je ne distingue plus qu´une enfilade de rues qui défilent dans tous les sens, le monstre galopant sur le trottoir, la route, les toits, les murs, les palissades, les voitures, se précipitant à travers la nuit, bolide rouge et dément, j´avise la nuque.
Je frappe.
Cervicales touchées. Il fait un bond de folie et reprend sa course. Est-ce que rien ne va l´arrêter ?
On dirait que non.

- Bordel ! C´est quoi !
- Ca vient vers nous !
Ils se baissèrent tous pour éviter la créature. Elle atterrit sur un mur.
Ripper plissa les yeux.
- Eh, ce type, n´était-ce pas...
Hurlement.
L´abomination rougeoyante revint dans leur direction ; sa vitesse était telle que ses pattes n´étaient pas distinctes. Elle les dépassa une fois encore et s´immobilisa sur un mur.
- Il faut l´abattre, fit Barry Burton en levant son Python rutilant.
- Barry, non !
Rebecca s´interposa.
- Ecoute, cette bête est cinglée !
Sur le dos du Licker, l´homme dégingandé fouaillait, avec un bel enthousiasme, dans la matière cervicale palpitante de sa monture. Le monstre tomba au sol et fit un nouveau bond.
BAM !
- Barry !
Ils virent la bête folle les charger, rouler alors que son cavalier en sautait pour finalement s´écraser contre un mur. Le Licker n´était plus que membres tailladés ; son cerveau était réduit en gelée sanguinolente.
Quelques mètres devant, le responsable du massacre se releva.
" Pour une entrée discrète, c´est raté."
L´homme fouilla dans ses poches, en tira un mouchoir noir et essuya le liquide cramoisi qui couvrait son visage pour révéler un faciès émacié, des cheveux bouclés et des yeux vifs. Il ajusta son costume souillé.
- Enchanté de vous rencontrer, messieurs. En ce lieu si peu propice aux réunions respectables. Mon nom est Nathan Rodaring.
Barry parvint enfin à ouvrir la bouche.
" Si je parviens encore à faire croire que je suis inoffensif, ce sera le plus beau des miracles. Et si ce policier s´en laisse convaincre, c´est qu´il n´y a pas plus grand nigaud sur toute la planète."
- C´est vous qui...

Sans attendre la fin de la phrase - certainement dénuée d´intérêt - , je m´effondre. Facile de simuler des blessures graves quand on a fait la guerre.
Ils se portent tous à mon secours. Tous agents de police. Je m´en serais douté. Et le grand type est un S.T.A.R.S. . ..
Je ferme les yeux un instant, me laissant bercer par leurs commentaires naïfs.
- Est-ce qu´il va bien, Barry ?
Une voix féminine. Sans doute la petite brune que j´ai entraperçu.
- Voilà ce qui arrive quand on fait le malin... Je serais étonné qu´il survive.
La voix du grand costaud. Il s´appelle donc Barry. Et c´est un membre des S.T.A.R.S. . .. Barry Burton.
- Mais il nous disait bonjour en souriant il n´y a pas deux minutes !
- Il a mal estimé la gravité de ses blessures, voilà tout.
Ils sont encore plus bêtes que je le pensais. J´ai du mal à ne pas esquisser un rictus sardonique.
Le moment est venu d´ouvrir les yeux.
Mon regard tombe droit sur un visage connu ; Spike Williams. Connu sous le titre " Le Sanglant " dans les milieux bien informés. Aussi appelé... " Ripper " .
Mon vieil ami.
Vas-tu me trahir, Ripper ? Vas-tu leur confesser notre passé commun ? Tous ces instants de pur bonheur où nos âmes se rejoignaient alors que la vie, élixir carmin, s´échappait en jets puissants des carotides de nos victimes ?
Non, tu ne feras pas ça. Parce que tu aimes jouer, toi aussi. T´amuser avec tes victimes. On va jouer avec ces policiers. Avec Barry Burton et ses subordonnés. Mais pour l´instant, laissons-les en vie. Car c´est de cela que dépend notre propre survie.

el_gladiator
el_gladiator
Niveau 10
15 mai 2005 à 14:31:13

Darky, un accord reste un accord, qu´il date d´hier, de six mois ou d´il y a dix ans...

DragonNoir
DragonNoir
Niveau 10
15 mai 2005 à 19:07:22

Je confirme... Darky, tu as donné ton autorisation pour la publication de la fic. Dans une oeuvre en commun ( qui plus est déjà achevée), on ne retire pas ses pions comme ça...

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