J´ai lu le nouveau chapitre , c´est toujours aussi bien, bien raconté , bien détaillé, je suis toujours aussi a fond dedans
T´arrete pas en si bon chemin, c´est pas parce que y a un débile qui critique que tout le monde pense comme lui ![]()
CHAPITRE XIII
Scratch.
Le zombie s´écrasa contre le mur. Ses entrailles suppurantes se déroulèrent hors de sa cage thoracique fracturée.
La scène aurait fait vomir n´importe quelle personne, mais Seth ne bougea pas un sourcil.
Le sang, les morts, c´était comme une partie de lui, désormais.
" Il faut que je retrouve Rebecca, putain. Je me suis pas transformé en super-streum pour épater la galerie."
Ca faisait au moins une heure que Seth parcourait l´hôpital à la recherche de la policière perdue.
" Pourvu qu´il ne lui soit rien arrivé en mon absence, ça serait bien... dommage ! "
Il se prit la tête entre ses deux battoirs. Le virus essayait de lui commander ce qu´il devait faire. Mais il ne connaissait pas Seth, oh non !
Il passa sa main dans ses cheveux et en retira une poignée.
" J´aurai plus besoin de gel après ça."
Éclatant de rire devant l´ironie de la situation, il se remit en marche.
J´arrive dans une salle de repos. Un cadavre de toubib. Pas plus inquiétant qu´une mouche.
Me laissant choir sur un canapé, je laisse mes pensées vagabonder vers la localisation de Rebecca.
Où elle est partie ? J´aurais dû lui demander de m´attendre. Quoique...
Devant moi, y a un distributeur de boissons fraîches. La machine semble fonctionner.
Ils ne croient pas que je vais payer...
Un énorme coup de poing vient défoncer la vitrine. Des morceaux de verre sont incrustés dans ma main. C´est pas ce qu´il suffirait pour me buter mais... ma main se raidit !
Putain, il se passe quoi, encore ?
Ma main droite se creuse au niveau de la paume. Puis un long tentacule surgit et revient aussitôt se ranger dans son logement.
Ouah. Super.
Je m´entraîne, plusieurs minutes durant, à faire entrer et ressortir la lanière de muscles. Très souple, agréable à manier. Un fouet de deux mètres de long, qui répond à chacune de mes pensées et s´achève par une pointe osseuse.
Une attaque à distance ! Il va me pousser des ailes dans le dos, si ça continue comme ça.
Finalement, cette transformation, je commence à l´apprécier.
Dietrich avait quitté Rodaring et Birkin depuis quelques minutes quand il entendit un bruit de verre brisé. Son moi intérieur lui recommanda de ne pas aller voir, mais, étant de nature curieuse ( et passablement suicidaire ? ), Dietrich se dirigea vers la source du son.
" Si j´interviens par surprise, j´l´aurai sans aucun problème, quoi que ce soit."
La chose était derrière cette porte. D´un coup de pied, le mercenaire poussa le battant et se retrouva nez à nez avec un grand monstre humanoïde. Et, aussi surprenant que cela puisse paraître, il se mit à parler d´une voix rauque.
- T´es qui, toi ? T´es un flic ? Où est Rebecca ? !
- Que... que...
J´étais tétanisé par la peur et la surprise. Je ne pensais même pas à appuyer sur la détente de mon fusil d´assaut. Mais je n´étais pas homme à chier dans mon froc. Je répondis :
- De qui parlez-vous ?
- Tu sais pas qui est Rebecca ? T´as aucun intérêt pour moi. Dégage avant que je t´étripe... et ferme la porte en sortant.
Abasourdi par cette conversation des plus originales, je demeurai sur place.
Cela ne sembla pas du goût du monstre, qui me prit par le col et m´envoya valser dans le couloir.
Je m´écrasai à terre, le flanc droit en compote. Mais mon instinct de mercenaire reprit le dessus. Je tirai une salve de balles à travers la porte déjà refermée.
En reprenant mon souffle, j´entendis un cri puissant.
Je me relevai rapidement, prêt à parer à toute éventualité.
La porte se brisa en deux et la créature débarqua dans le couloir, devant moi !
- Tu vas mourir ! hurla-t-elle.
Avant que je ne puisse à nouveau presser la détente, un tentacule surgit d´une patte et s´enroula autour de mon M4A1. La chose le ramena à elle comme un pêcheur tire sa ligne, tordit l´arme et la jeta à terre.
Je me mis à courir. Les pas de la créature résonnèrent derrière moi.
S´engagea une course-poursuite dont je devinais l´issue tragique.
Rodaring. C´était ma seule chance.
A droite de Dietrich, la paroi fut pulvérisée. Le fugitif et le poursuivant se figèrent.
Ce qui venait d´arriver, c´était un monstre gigantesque, son dos raclant le plafond, aux écailles vertes, à la gueule énorme.
Hunter Master.
Rodaring prit conscience d´une douleur.
" Ah, ça... j´avais presque oublié."
Il sortit un pansement de sa poche et l´appliqua sur son nez.
Ripper avait frappé fort avant qu´il ne lui brise la nuque.
Il aurait hésité à toucher cette blessure s´ils ne venaient pas de se laver les mains. Ils devaient veiller à ne pas mettre en contact leurs doigts avec une muqueuse ou leur bouche, par exemple, après avoir effleuré l´épiderme d´un zombie.
Devant lui, sans hésitation, Annette ouvrit une double porte. Si elle n´avait pas été avec le psychopathe, elle aurait levé son arme. Mais en compagnie de Rodaring, rien à craindre.
La cantine de l´hôpital était un endroit immaculé. Aucun zombie, aucun cadavre, pas de taches de sang. Apparemment, aucun drame n´avait eu lieu en cette vaste salle.
Annette se dirigeait déjà vers la porte de sortie pour poursuivre leur route quand la voix de Rodaring la figea.
- On reste ici. On se repose.
Elle fit volte-face et vit que Rodaring fouillait déjà la petite cuisine contiguë à la cantine.
- Je sens l´odeur des gigots.
- N´avons-nous pas plus important à faire que de manger, No ?
- Primordial. Je ne sais pas si vous vous en rendez compte, mais nous ne prenons pas le temps de dormir dans ce pandémonium. Ni de manger. J´ai brûlé ces derniers jours plus de calories que certaines personnes en un mois.
D´un geste précis, il lança un quartier de viande. Il passa juste au-dessus d´Annette qui le rattrapa au vol. En s´asseyant, elle vit qu´une assiette portant une fourchette et un couteau glissait le long de la table face à elle, envoyée par Rodaring.
Le temps qu´Annette Birkin découpe son gigot, l´homme émacié avait déjà terminé le sien et en entamait un autre. Ce faisant, il sortit d´un placard de la cantine deux paquets de dix petites bouteilles d´eau.
- Nous en aurons besoin. Il faut nous assurer que la boisson n´est point contaminée par cette chienlit putréfiée.
Annette avala un morceau de gigot et dit :
- Pourquoi m´aidez-vous, No ?
- Vous êtes mon amie.
- Je ne suis pas dupe. Vous n´avez pas d´amis.
Rodaring soupira, croqua cinq morceaux de sucre avant de répliquer :
- Bon, il serait aussi grotesque de dire que j´ai besoin de vous pour sortir d´ici. D´abord, cette ville me plaît. Elle m´avait toujours plu, et son intérêt se trouve décuplé depuis l´épidémie.
Elle cilla, alors qu´il poursuivait :
- Ensuite, Annette, vous avez un rôle à jouer. La suite des événements promet d´être passionnante. J´assassine pour le plaisir ; rien ne m´empêcherait de vous tuer, ici, maintenant.
Rodaring s´approcha d´elle d´une démarche de félin. Elle vit les muscles rouler sous les vêtements, le corps grand et svelte, et les yeux. Pupilles humaines, mais regard indéchiffrable, celui de quelque chose qui n´aurait pas dû exister.
- J´ai un grand désir de vous occire sur-le-champ.
Annette sauta de sa chaise. Rodaring bâilla et croisa ses longs bras.
- Je ne le ferai pas. Pour l´heure, vous êtes plus intéressante vivante que morte. J´ai besoin de vous pour accomplir quelque chose. Ca m´est passé par la tête tout à l´heure, en voyant Ripper transformé en cette abomination.
Il fronça les sourcils.
- Nous devons également nous préoccuper de ce virus. Dans cet hôpital même, j´ai réservé la salle de soin 003 à mon usage personnel. Elle est verrouillée depuis que je la loue à l´hôpital.
Annette Birkin ne se donna pas la peine de faire remarquer à Rodaring qu´on ne pouvait pas louer une salle de soin. Une somme d´argent suffisante permettait la corruption de n´importe qui.
- En fait, je m´en sers pour mes expérimentations, poursuivit l´homme. Dans la salle de soin 003 repose entre autres une éprouvette contenant un liquide violet. Elle porte l´étiquette " NO " .
- C´est le... ?
Rodaring hocha la tête. Son visage était grave.
- Mon expérience, Annette. Le Virus-NO est un cousin du Virus-T et du Virus-G. C´est un dérivé différent du rétro-virus Precursor, obtenu par Marcus voici des décennies. Il est proche de celui qui a donné naissance à cette créature dans le manoir... celle que la Reine Rouge n´a pas pu maîtriser et qui a infecté Matt, l´un des compagnons de cette gêneuse... de cette Alice.
Annette repassait dans sa mémoire les enregistrements du détachement spécial. L´homme sur une civière, hurlant, sa blessure commençant à montrer des signes évidents de contamination. La balafre sur son épaule gonflant, des tentacules en émergeant.
Et la voix à cet instant...
" Mettez-le dans le projet Nemesis. "
- C´était vous, Rodaring ?
- J´étais là. Commandant un détachement spécial, comme je le fais parfois. Et j´ai vu ce superbe hasard. Matt a été contaminé par la créature dont je parlais. La créature était semblable à un Super Licker, elle avait été créée par l´injection de Virus-T directement dans des tissus vivants. Elle était capable d´évoluer en se nourrissant de l´ADN de ses proies.
Rodaring sourit, découvrant des dents scintillantes.
- Ce Super Licker est hélas perdu pour la postérité, nos amis rebelles sont parvenus à s´en débarrasser. Cependant, il a infecté sa victime, Matt, l´homme sur la civière, ALORS MEME QU´IL AVAIT DEJA EVOLUE. Ce n´était plus le simple Virus-T dont il était porteur, mais une évolution.
Annette Birkin acquiesça.
- Le compagnon d´Alice a muté sous l´influence de ce virus évolué. Matt s´est transformé. C´est cet être superbe, Nemesis, que nous avons lâché quand le chaos s´est abattu sur Raccoon City. Avant que les S.T.A.R.S ne s´en aillent. Il nous fallait les supprimer, Rodaring. Actuellement, Nemesis, la vengeance d´Umbrella, rôde dans les rues, traquant les policiers un à un.
- Bien, fit Rodaring. Vous savez que ce n´est pas un monstre ordinaire. Et en tant que généticien, je me suis intéressé à l´évolution du Super Licker et de Nemesis. J´ai tenté de la reproduire artificiellement...
Annette se sentait captivée. Elle n´y avait pas pensé. William n´y avait pas pensé. Les perspectives de cette expérience étaient vertigineuses.
Je dois résister. Pour Rebecca.
Je ne suis pas un monstre. Je croyais être dans un rêve. Ou un jeu vidéo. Je ne voulais faire de mal à personne.
Peut-être que le psychologue avait raison. J´ai perdu le sens des réalités.
Je dois résister à l´instinct. Ne pas tuer Rebecca. La retrouver. La protéger.
Bon sang, je deviens invincible.
Avec cette transformation, je n´ai plus qu´un adversaire.
Moi-même.
Je dois résister.
- J´ai créé le Virus-NO, dit Rodaring. Un prototype. Le Virus-NO, injecté dans un organisme, le transforme en créature semblable à Nemesis, un être tout-terrain, aux capacités de régénération hors normes et aux mutations ahurissantes de célérité. Une machine de guerre.
- C´est l´effet du Virus-G de mon mari, je crois... si je le retrouve, vous le verrez.
Annette baissa la tête.
- J´étais certaine de le retrouver... et de lui injecter le vaccin. Mais il est trop tard. Je n´ai plus le vaccin, injecté à Ripper. William va se transformer, il n´a déjà plus d´âme.
- Mais c´est cela qui est fantastique avec le Virus-NO ! s´exclama Rodaring, triomphant. Son effet est semblable au Virus-G, cependant il n´influe pas sur les capacités de réflexion ! Il ne détruit pas les souvenirs, ne transforme pas son hôte en bête assoiffée de sang. On garde possession de ses capacités de réflexion.
Il ferma le poing.
- Le Virus-NO, c´est la puissance et la gloire. Il n´est pas encore au point ; je vous l´ai dit, Annette, c´est un prototype.
- Quels sont les défauts ?
- Pour l´heure, il faut une grande force de volonté pour résister à l´instinct et conserver sa personnalité. Je cherche un moyen pour que le Virus-NO n´ait réellement aucun effet sur l´esprit du sujet, ce qui est la finalité du projet.
- Vous devriez peut-être vous préoccuper de l´expérience d´Alexia Ashford, dit Annette.
Rodaring plissa les yeux.
- Je n´en ai pas la patience. Attendre trente ans pour maîtriser le virus et ses effets dévastateurs. Rester en hibernation... Cette crétine d´Alexia dort en Antarctique, et le monde change autour d´elle.
- Alors, vous cherchez un autre moyen.
- Le Virus-NO sera un succès dès lors que je l´aurai finalisé.
Sans prévenir, Rodaring envoya un coup de pied dans une table de la cantine.
- Mais je ne trouve pas la salle de soin 003 !
- Oh, merde...
- Une éprouvette pleine d´un liquide violet. Un échantillon du prototype de mon magnifique Virus-NO. Les effets ressentis sont d´abord le froid, l´absence de douleur, puis... le sujet... évolue.
- Bon, il faut la retrouver, No. Mais nous y parviendrons. De toute façon, qui serait assez bête pour s´injecter un liquide inconnu ?
Au nom du ciel, comment ai-je pu être aussi con ? C´était l´erreur fatale.
Je dois conserver mon âme. Mes souvenirs, ma personnalité.
Mon nom est Seth. Je suis né le 23 novembre...
Je dois résister.
Rebecca.
Annette Birkin déglutit, articula :
- Et... si... je retrouve William ?
- J´aviserai.
Nathaniel Rodaring s´allongea sur une table, sur le dos, et croisa les mains sur son ventre, semblable au gisant d´un roi défunt.
- Je ne sens rien aux alentours, murmura-t-il en fermant les yeux. Nous pouvons dormir tranquilles. Nous reposer...
- Et au cas où quelque chose arriverait ?
- Je me réveillerais.
Il s´immobilisa.
- No ?
Annette s´approcha du tueur, prudente.
- No ? No ?
" Il s´est endormi", se dit-elle.
La jeune femme frémit. Elle se savait froide et distante. Elle était une scientifique ; qui plus est, une scientifique d´Umbrella Corporation. Qu´est-ce qui l´effrayait à ce point ?
Elle savait que Rodaring était un tueur. William le lui avait révélé. Du reste, dans les hautes sphères d´Umbrella, on n´ignorait rien des divertissements particuliers de Rodaring.
Officiellement, il n´était qu´un simple cadre. En réalité, il dirigeait parfois les équipes spéciales d´Umbrella, exécutait les hommes politiques et journalistes trop gênants et travaillait comme généticien dans les laboratoires. Un couteau suisse humain qu´elle avait toujours considéré comme un outil pratique.
Un haut cadre qui empoignait lui-même la mitraillette en commandant des détachements armés, égorgeait les antagonistes de la société tel un vulgaire tueur à gages, et dans le même temps faisait avancer leurs recherches. Elle commençait à cerner toute l´ampleur de la psychose de Nathan Rodaring.
Annette Birkin parcourut la cantine à la recherche d´une arme. Presque aussitôt, elle eut un gloussement amère en songeant au Hunter à la nuque brisée.
" Peut-être pourrais-je le tuer dans son sommeil ? "
Non. Elle ne prendrait pas ce risque.
Elle marcha, à pas mesurés, vers la porte. La compagnie de Rodaring présentait davantage de dangers que la solitude.
La poignée cliqueta.
Porte fermée à clé.
C´était certainement Rodaring, mais elle ne voyait pas quand. Il les avait enfermés avec une habileté de prestidigitateur.
Ah on commence a découvrir toute l´ampleur de l´histoire ![]()
Style toujours aussi bon, on est completement plongé dans l´histoire ![]()
Vivement la suite ![]()
Bon chapitre ![]()
les flash back permettent de mieux percevoir la personnalités des personnages, j´ai bien aimé ![]()
Toujours aussi bien détaillé, on visualisé très bien les scenes, c´est du bon boulot ![]()
Merci.
Argh
T´aurait pu continuer pour Dietrich v_v ^^
Un bon chapitre, de nouvelles intrigues viennent s´ajouter, toujours aussi bien détaillé.
Y a juste un truc qui m´a fait tiquer au début du texte, c´est ca ![]()
[...]Rodaring en se dirigeant vers la porte, capturant une banane au passage.
Le mot capturer n´est pas très adéquat.
Enfin c´est un détail mais ca m´avait fait marré de m´imaginer Rodaring en train de chasser la banane comme si c´était un animal ^^
Je suis pas normal je sais ![]()
Au contraire ca colle parfaitement.
Désolé de ne pas pouvoir poster de commentaires plus vite mais bon...
Sinon votre oeuvre est toujours aussi prenante, j´aime bien cette quasi absence de manichéisme qui caractérise les personnages, STARS mis à part ( encore que Barry...). Le texte est fluide, se lit sans peine.
On a enfin eu le chapitre que j´attendais, celui qui donnait l´origine des liens entre Spike et No.
Deux petites choses en supplément:
- j´avais aussi vu ce qu´à noter Jovic au sujet de la banane, serait-ce un effet pour rendre No encore plus félin, encore plus animal, plus instinctif?
- autre chose, on apprend que Spike est anglais. Or si mes souvenirs sont bons, Jack l´éventreur qui écuma les faubourgs londoniens était appelé en Angleterre Jack the Ripper. Simple coïncidence ou plus simplement effet voulu?
effet voulu, bien sûr
quant à " capturer une banane" je peux vous dire que c´est effectivement pour renforcer l´idée de prédateur, d´animal mais bon, j´avoue que c´est aussi humoristique ( j´ai moi aussi imaginé No traquant une banane en écrivant
)
Arrete de dire des conneries, t´as jamais écrit les parties de No.
Whouah ! ça faisait longtemps que je l´avais pas relue cette fic ^^!
Je devrais peut-être me recommencer à écrire, j´étais pas si mauvais finallement...
Kelt_Tovig Posté le 16 juin 2005 à 00:05:53
Arrete de dire des conneries, t´as jamais écrit les parties de No.
-> bien sûr que si c´est moi qui a écrit cette partie, abruti...
Pvt_Rammstein Posté le 16 juin 2005 à 09:45:43
Whouah ! ça faisait longtemps que je l´avais pas relue cette fic ^^!
Je devrais peut-être me recommencer à écrire, j´étais pas si mauvais finallement...
t´étais ( tu es) même très très bon, même excellent
CHAPITRE XVI
Jill ne fut pas la seule à se vider les tripes, Ash et Wilde firent de même. Tous les flics regardaient Spike Williams avec une expression d´incrédulité et d´angoisse mêlées. Aucun d´entre eux ne savait comment réagir ; Spike venait d´éventrer Birkin à mains nues, alors que même le fusil à pompe de Jill s´était révélé inefficace.
Finalement, ce fut Vickers qui rompit le silence.
- Ce type est un putain de mutant, clama-t-il en pointant son Desert Eagle sur Spike, il est hors de question que je reste une minute de plus avec lui !
- Garde ton sang-froid, Brad, intervint Jill, tu vas nous péter un câble.
- Moi, un mutant, demanda l´accusé avec une surprise non feinte, vous plaisantez ?
- Vous entendez son accent de merde, il l´avait pas auparavant ! C´est bien la preuve que ce n´est pas Ripper, c´est un mutant qui a pris son corps !
- Tu débloques complètement, je te rappelle qu´il nous a sauvé la vie.
Wilde acquiesça.
Brad se tourna vers eux et les toisa comme s´ils étaient fous :
- Vous êtes dingue, c´est ça votre problème, vous êtes tous dingues... Je me tire d´ici !
Joignant le geste et la parole, il se précipita hors de la salle et disparut au pas de course sous les appels de Jill :
- Brad ! Fais pas le con, reviens !
Elle envoya un pied rageur dans une boîte de médicaments renversée sur le sol.
- Et merde, l´un de nous doit le rattraper.
Elle chercha un volontaire du regard, mais personne ne semblait vouloir se proposer. Il était hors de question d´envoyer Rebecca, elle se tourna donc vers les autres.
- Ash ?
- Hors de question que je quitte Becky, répondit-il, les joues un peu enflammées, je reste à ses côtés !
- Wilde ?
- Ce type a toujours été un trouillard fini, je risquerai pas ma peau pour lui.
- Même si je connais la réponse, je peux toujours me proposer.
Cette réplique de Spike Williams étonna la S.T.A.R.S. au plus haut point. Brad n´avait pas tout à fait tort, il y avait quelque chose de changé en lui, mais elle ne savait pas quoi au juste.
- Je doute que Brad veuille te suivre...
Jill soupira. Il n´y avait plus d´options.
- Ok. J´y vais.
Elle fit monter une cartouche dans la chambre de tir de son calibre 12.
- Filez au poste de garde du rez-de-chaussée. Je vous retrouverai là-bas. Restez tous ensemble, ne vous séparez sous aucun prétexte, je vais revenir très vite.
Après avoir pris une profonde inspiration, elle se lança à sa poursuite.
Dietrich repoussa son assaillant d´un revers de la main, l´envoyant s´écraser contre le mur. Par réflexe, son doigt appuya par deux fois sur la détente de son Sigpro, touchant l´adversaire au ventre, mais quelque chose de bizarre se produisit : au moment où les balles atteignirent leur cible, il y eut deux cris étouffés.
Le mercenaire fronça les sourcils et s´avança d´un pas vers la " chose " . Celle-ci se jeta à nouveau sur lui, mais son geste était lent, comme si elle le faisait avec la force du désespoir. Dietrich allait faire feu à nouveau, mais il abaissa son arme lorsqu´il se rendit compte qu´il n´avait pas affaire à un zombie. Il venait de tirer sur une survivante. Celle-ci s´écroula sur lui et il la rattrapa au vol.
- Putain de merde de putain de merde !
Il l´allongea au sol. Un mince filet de sang était apparu aux commissures des lèvres de la rescapée, une infirmière à en juger par ses vêtements. Elle ne devait pas avoir plus d´une trentaine d´années. La femme était prise de halètements et essayait de lui murmurer quelque chose, mais Ralph Dietrich ne comprit rien à son charabia.
- Vous en faites pas, bredouilla-t-il, ça va aller.
Il arracha la chemise de la victime pour observer de plus près ses blessures. Les deux plaies sanguinolentes étaient bien visibles, l´une d´elle se situait au niveau du poumon et l´autre avait touché le foie. Les deux balles, quasiment tirées à bout portant, étaient ressorties dans le dos de la jeune femme, laissant deux autres plaies ouvertes d´où s´échappait son liquide vital.
- Et merde.
" Elle pisse le sang de partout, elle est foutue et c´est de ta faute, connard ! "
La rescapée fut prise d´une convulsion et agrippa avec l´une de ses mains son gilet de combat, qu´elle serra de toutes ses faibles forces. Dietrich ne parvenait pas à détacher ses yeux du regard suppliant que la jeune femme lui lançait. Elle l´implorait de l´aider, et il ne pouvait rien faire... C´était un mercenaire, on lui avait appris pendant des années à se battre, mais personne n´avait pris la peine de lui enseigner des rudiments de secourisme.
- Je suis désolé, murmura-t-il, je ne sais pas ce qu´il faut faire. Je n´y connais rien en médecine.
Elle fut prise d´une nouvelle convulsion, beaucoup plus violente que la précédente. L´inconnue resserra un peu plus ses doigts sur son gilet en kevlar.
- Ne mourez pas, je vous en prie, ne mourez pas !
Dietrich crut déceler un léger sourire sur son visage puis après un dernier soubresaut, il n´y eut plus rien. Les muscles de sa main se relâchèrent et son bras retomba le long de son corps. Elle était morte dans ses bras, les yeux grand ouverts.
- Non... Je suis désolé... Je ne voulais pas...
Il secoua le corps inerte avec l´espoir secret de la voir reprendre connaissance, mais il était trop tard, et il le savait.
" Elle est morte, je l´ai tuée..."
Une larme roula sur sa joue. Il pleurait. Cela faisait bien des années que cela ne lui était pas arrivé. Il pleurait le cadavre d´une femme dont il ignorait le prénom et qu´il n´avait même pas eu le temps de connaître mais qui était morte par sa faute, à cause de son incompétence.
Il lui fut impossible de déterminer combien de temps il resta ainsi agenouillé à côté du cadavre, les yeux perdus dans le vide, mais cela lui sembla durer une éternité.
Le bruit que provoqua la porte en sortant de ses gonds le tira de sa torpeur. Dietrich tourna la tête derrière lui et vit une procession d´une dizaine de zombies sortir en titubant de la pièce où les médecins de l´hôpital avaient dû les parquer après leur mort. Il n´esquissa pas l´ombre d´un mouvement et les laissa s´approcher de lui.
Pendant un instant, il songea à rester planté là et à se laisser dévorer par les morts-vivants. Comment pouvait-il encore continuer à vivre avec ça sur la conscience ? Mais son instinct de conservation fut le plus fort, et il se releva d´un bond avant de s´enfuir le plus loin possible de la scène du drame. Il courut droit devant lui sans se retourner.
" Je ne peux pas mourir", pensait-il, " car après ce que je viens de faire, c´est l´enfer qui m´attend..."
Silence.
Depuis que Jill était partie raisonner Brad, Wilde, Ash et Rebecca contemplaient sans mot dire Spike. La tension était palpable.
Ce monstre, qui n´était déjà pas blanc comme neige avant sa transformation, était devenue un mutant génétique extrêmement dangereux. Par chance, il avait perdu la mémoire. Mais pour combien de temps ?
Ce fut Rebecca qui cassa l´atmosphère lourde qui régnait dans la pièce.
- Spike. Tu te souviens de moi ? Rebecca...
Spike savait que ce visage ne lui était pas inconnu. Mais rien de plus.
- Je ne sais pas, Rebecca... C´est confus dans ma tête. Je ne sais quoi penser de tout cela.
Rebecca avait encore des blessures, et elle était toujours faible.
Ash la prit doucement par le bras, lui susurra " Becky, viens... " dans l´oreille, et l´éloigna de Ripper.
Oscar Wilde aborda Spike.
- Merci. Sans toi, le gros monstre nous aurait probablement tués.
- Ne te méprends pas. Je l´ai attaqué parce que... je le devais, voilà tout. Laisse-moi, maintenant.
Wilde ne se fit pas prier et s´éloigna du jeune homme. L´être avait besoin d´être seul. Seul avec lui-même.
Alors que Ash s´occupait des dernières plaies de Rebecca, des hurlements se firent entendre.
- Rebecca ! Rebecca !
- Qu´est-ce que... ? s´interrogea Wilde.
- C´est... c´est Seth ! lui répondit la petite brune, les yeux mêlés d´espoir et de terreur.
Car la voix de Seth avait changé.
Ash prit la parole.
- Es-tu sûre qu´il n´est pas dangereux ?
- Non ! Il m´a aidée à m´enfuir quand... des monstres l´ont attaqué, sur le toit !
- Il a réussi à leur échapper ? fit Wilde.
- Il faut qu´il vienne avec nous. Il va être en danger si on ne l´aide pas. Seth ! Seth ! Où es...
Mais avant que Rebecca ait pu finir son cri, la main de Spike se plaqua contre sa bouche.
- Arrête. Ce n´est plus celui que tu connaissais... Il a changé. Je le sens.
Elle... Elle m´a répondu !
Mon coeur bat la chamade. Enfin, peut-être n´est-ce plus un coeur ?
La voix vient d´en haut.
Aucun problème. Je m´occuperai du mec déguisé en corsaire plus tard.
Je m´élance à une vitesse prodigieuse. Les couloirs de l´hôpital défilent autour de moi. Ils deviennent singulièrement vides, au rythme où les créatures se font décimer. Mais même s´il en reste, je m´en fous. Seule Rebecca compte pour moi.
Au détour d´un palier, je découvre un tas de macchabées se repaissant du cadavre d´une jeune infirmière. L´excès d´adrénaline dans mon corps doit être évacué !
Avec rage, je fonce sur la horde de morts-vivants. Carnage ! Enfoirés !
Bref, mais intense.
Il ne reste plus rien de ces enfoirés. Tiens, y´a des bastos sur le corps qu´ils bouffaient.
Et je sens une odeur que je connais.
Ce type. Avec ses tatouages. Celui qui ne connaît pas Rebecca. Celui qui m´a tiré dessus puis s´est enfui quand je l´ai sauvé du Hunter Master.
Il est passé par là.
Je me penche sur les restes de l´infirmière. Avec douceur, je soulève la tête de la jeune femme entre deux griffes.
Elle devait être assez jolie. Elle ressemble un peu à Rebecca...
Rebecca...
Je brise la nuque.
La satisfaction fait place à la panique.
Pourquoi ai-je fait ça ? Jamais je l´aurais fait avant. C´est ce putain de virus qui commande mon esprit ! Putain, putain de virus !
Une larme coule sur ma joue rugueuse.
Combat intérieur.
Tu ne m´auras pas... je ne ferai pas de mal à Rebecca !
Secouant la tête comme un chien enragé, je reprends le chemin de l´appel et je me précipite dans les escaliers en criant son nom.
El, tu mens. Et evite les insultes, y´a des tarés de la délation.
Et voilà, fidèle a la tradition qu´il s´est forgé, Mynusse décide de revenir sans prévenir...
CHAPITRE XVII
Je penche la tête dans les escaliers.
Quelque chose monte. Mais c´est à dix étages en dessous de nous. Pas d´inquiétude à avoir.
- Rebecca ! rugit l´être. Rebecca ! Rebecca !
Je crois que j´ai une idée de l´identité de ce monstre.
- Qu´est-ce, Rodaring ?
Annette frémit. Je n´en ai cure. Mon objectif est tout proche.
J´ouvre la porte. On arrive dans le secteur qui m´intéresse.
Personne au dernier étage.
Annette me suit et verrouille la double porte menant au palier... là où résonnent les cris " Rebecca ! " de la chose qui monte les escaliers à vive allure. Le son est étouffé.
Nous sommes près d´un ascenseur. Et je perçois les remous d´événements brutaux.
" - Avance ! grogne l´adolescent en enfonçant le canon de son arme dans les reins de la jeune femme."
" - Aïe ! glapit Rebecca avant de se remettre en route."
" Bam ! "
" - C´était quoi, ça ? "
" - Je... je n´en sais rien, répondit Rebecca, en tout cas, pas un coup de feu, on aurait dit plutôt un choc..."
" - Allez, remets-toi en route, magne-toi ! "
Oui... c´est là que ce jeune fou et cette proie qui m´a échappé ont débarqué après qu´il l´ait prise en otage. On dirait que cela s´est passé voici des siècles. Il est étrange que la perception du temps se déforme tant. Mais après tout, on a passé un moment dans cet hôpital, non ? Il est temps de conclure... et voici que le dénouement s´approche à grands pas !
J´avance dans le couloir. Si Rebecca et son kidnappeur avaient su combien ils approchaient de la plus formidable découverte que le monde ait connu. Quelle ironie.
Personne au dernier étage. Je suis un peu frustré qu´il n´y ait pas un monstre, ou mieux, un humain à tuer... ça doit faire une bonne heure que je n´ai pas ôté la vie.
Annette Birkin enjambe avec dégoût un médecin mort, un Beretta toujours dans sa main gauche.
- Un suicidé, dis-je comme pour répondre à la question de la scientifique. Il a fait le bon choix, contrairement à d´autres.
- Vous n´y avez jamais pensé, No ?
- Plaît-il ? Ah, songé au suicide ?
- Oui.
- Ma chère Annette, ce n´est pas que je ne sois pas pressé d´aller dire un petit bonjour à mon ami Satan, mais j´ai encore beaucoup de choses à faire. Pourquoi s´en priver ?
- Pour éviter de devenir un monstre, comme un zombie.
Je souris.
- Ou comme William ?
Annette me jette un regard noir.
On arrive à la salle de soin 003. Je fais sauter la porte d´un coup de poing. Et je remarque au même instant que la porte n´est pas verrouillée et que quelqu´un a déjà fait de même. Cette cassure en diagonale... c´est la marque de Ripper.
Je grince des dents. Une appréhension. Non, il n´a pas pu me devancer.
Annette entre dans la pièce. Je remarque ses coups d´oeil aux meubles. Le grand luxe chez les chercheurs.
- Ah, enfin ! Me revoici chez moi !
Aucun signe de dégradation dans mon petit laboratoire personnel. Je n´avais pas besoin de grand-chose. Que du matériel haut de gamme pour la dernière phase de la mise au point. Ripper a dû ouvrir la porte d´un coup de pied, voir qu´il n´y avait rien d´intéressant pour lui et s´en aller.
- Annette, allez voir dans le bureau brun, petit tiroir de gauche. L´éprouvette du Virus-NO devrait y être, accompagnée d´une seringue.
- Comme vous voudrez, No.
Je me dirigeai vers le meuble. Ancien, il devait avoir fait partie d´une collection du XVIIIème siècle avant que Rodaring, qui n´hésitait jamais à tout se payer, y compris les pots-de-vin destinés au personnel de l´hôpital, n´y pose ses mains avides. Quel dommage de perdre l´art au profit de la destruction.
Nathan Rodaring se mit à tapoter les touches d´une console de commande avec vitesse et précision.
Le tiroir de gauche.
Vide.
Et merde.
J´appréhendai la réaction de Rodaring. J´ouvris tous les tiroirs. Des fioles, des bouillons de culture, un accélérateur... mais pas d´éprouvette " NO " et pas de seringue !
Sur le bureau ? Des notes qui mettaient en évidence la structure presque protéiforme et psycho-mimétique du Virus-NO. Pas d´éprouvette.
Je déglutis avec difficulté. Il fallait annoncer la mauvaise nouvelle au psychopathe.
Je me tournai vers lui. Ses narines s´étrécissaient.
Il avait perçu l´odeur de ma peur.
- Hum... No ?
Sans détourner les yeux de l´écran, No Rodaring m´adressa la parole.
- Oui, Annette ?
- La seringue... n´est pas là.
Coup de froid dans la salle. Tournant la tête vers moi, Rodaring plissa les yeux.
- Comment ça... " Pas là " ?
- Elle n´est ni dans le tiroir, ni autre part sur le bureau et...
D´un mouvement plus agile que celui d´un gymnaste, il se rua sur moi. Paralysée par la terreur, je ne pus bouger. Ca n´aurait servi à rien, de toute façon. Il me prit par le col et me souffla, les yeux exorbités :
- Vous croyez que je vais avaler ça ? Vous voulez garder le virus pour vous, Annette ?
- Je... je... dis-je, fermant déjà les yeux de peur de voir ma mort en face.
No Rodaring respira les phéromones qui se dégageaient de mon corps crispé. Je crus ma dernière heure arrivée, mais sa poigne me laissa choir sur le bureau.
- Vous ne mentez pas, je le sens.
Encore sous le choc, je vis le cadre de ma compagnie me tourner le dos. Je l´entendis siffler entre ses dents, pour lui-même :
- Qui que tu sois... tu vas me le payer très cher. Tu vas regretter d´être né !
" Je dois me racheter", songea Dietrich.
Il reprit sa course, esquivant un zombie.
" Peut-être que j´expierai par mes souffrances, mais je dois avant tout penser aux autres. C´est fichu. Je suis damné. Pourquoi entraîner les autres dans ma déchéance ? Je dois les aider.
Et survivre."
Je suis à l´étage. C´est de là que proviennent ses cris.
Il y a beaucoup de portes ici, mais une attire plus particulièrement mon attention.
Il y a une présence, ici. Quelqu´un comme moi !
Je me précipite vers la porte.
" Vestiaires hommes " .
D´un coup de poing puissant, je produis un trou dans la porte en fer. J´y plante mes griffes et je l´arrache.
A l´intérieur, Rebecca, Ash, Wilde se retournèrent, pris d´une panique justifiée. Spike ne pipa mot, malgré l´entrée spectaculaire de la chose.
La porte à demi déchiquetée retomba dans le couloir.
Les yeux désormais aussi blancs que la neige de Seth se mirent à luire.
D´une voix d´outre-tombe, il annonça :
- Enfin... Je t´ai retrouvée !
Dis-moi Darky, tu te fais bannir une fois par jour ou quoi ?
Bah c´est forcé si on frequente un peu trop Politique
Comme le monde est petit
J´ai lu les 1er chapitres et le ton est bien sympathique, s´marrant.
Le Dark est sur le forum Politique ?
Sous quel pseudo ?
Il a pas de pseudo justement :D
C´est ca le blem car : Dark/Forum Politique ca va pas ensemble