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Liste des sujets

Resident Evil : DDB

Dark_Celtic
Dark_Celtic
Niveau 7
15 mai 2005 à 20:05:14

Comme vs voulez. Cette fic est ratée de toute façon, je ne pense pas que je sois le plus à y perdre.

DragonNoir
DragonNoir
Niveau 10
15 mai 2005 à 20:18:58

CHAPITRE IV

Quel comédien... il aurait pu faire une putain de carrière. Nos regards s´accrochent et je sais ce qu´il pense. Vais-je le balancer ? La grosse question. Il est persuadé que non, il a raison, bien sûr.
- Monsieur Rodaring, vous allez bien ? demande Jill.
- Je-j´ai mal, gémit-il.
Je lève les yeux au ciel. N´importe quoi.
- Vous allez vous en sortir, je vous le promets ! assure Barry.
J´éclate de rire, c´est un festival de conneries.
- Quoi ? rugit le S.T.A.R.S., c´est quoi qui te fait marrer, Williams ?
Il a bien accentué le " Williams " . Sur les onze flics restants, c´est le seul qui persiste à m´appeler Williams dans le seul but de me pousser à bout. Je lui réponds avec un bras d´honneur.
- Williams ? Ce n´est quand même pas le dénommé Spike Williams ? demande Nathan en mimant un haut-le-coeur très convaincant.
Ce gars est exaspérant, un vrai gamin.
- Ne vous inquiétez pas, vous êtes en sécurité avec nous, affirme Barry.
- Va dire ça à l´autre macchabée dans le magasin.
Jill s´approche de moi et tente de me frapper. J´attrape son poing sans grande difficulté.
- Tu veux danser ? demande-je en plaçant mon autre main dans le creux de ses reins. Fallait me le dire plus tôt...
- Sale porc ! beugle-t-elle avant de se dégager, non sans me jeter un regard meurtrier.
Je souris insolemment.
- Oh, mon Dieu, souffle Nathan avant de fermer les yeux.
- Il s´est évanoui, constate Rebecca.
- A cause de ses blessures ?
- Non, je pense que c´est sûrement à cause de Ripper, il doit être terrifié, explique Rebecca en évitant soigneusement de me regarder.
- Il faut l´emmener à l´hôpital, il n´a pas l´air d´aller bien et on pourra peut-être retrouver le salaud qui m´a agressé !
Barry acquiesce et donne les ordres. Teddy Jericho et Brad Vickers, le quatrième membre des S.T.A.R.S. présent ici, porteront Nathan. On se met en route en direction du centre hospitalier. Nous marchons en silence dans les rues de la ville. Soudain, j´aperçois une vingtaine de zombies qui s´approchent. Je regarde Barry, il a pas l´air de vouloir les affronter.
- C´est le chemin le plus rapide pour rejoindre l´hôpital, nous n´aurions plus qu´une seule rue à traverser, dit Jill en fixant les zombies qui marchent toujours vers nous.
- C´est de la folie, ils sont trop nombreux, proteste Vickers.
Barry se tourne vers Vickers et Teddy.
- Posez Monsieur Rodaring, nous allons les abattre !
Burton sort son arme, tout de suite imité par les autres.
- Feu à volonté !
Les keufs tirent et certains monstres s´écroulent pour se relever immédiatement. Les zombies accélèrent le mouvement. Je m´assois sur le trottoir près de Nathan qui a ouvert les yeux. Les flics, trop occupés à essayer de buter les saloperies, ne s´occupent pas de nous.
- J´suppose que tu veux pas qu´on se fasse la malle, murmure-je pour entamer la conversation.
- Tu supposes très bien, dit-il aussi bas que moi, j´ai envie de m´amuser avec eux.
- Tu touches pas à la petite brune, préviens-je en le regardant.
Il me considère un instant en silence.
- Et pourquoi ? demande-t-il.
- Tu le sais très bien, soupire-je.
- Tu lui dois la vie... mais si tu la sauves, tu ne lui devras plus rien, n´est-ce pas ?
- Exact.
- Et bien, je crois que c´est le bon moment, dit-il avant de fermer les yeux.
Je fronce les sourcils. Pourquoi il a dit ça ? Je regarde machinalement où en sont les autres. Bordel, ils sont en train de se faire massacrer ! L´autre fille, Chloé Marco, est par terre, deux monstres sur elle en train de la bouffer... le cannibalisme, faudrait que je tente, à l´occasion. Le Noir ( j´ai oublié son nom ! ) qui s´est fait assommer et voler son flingue devant le supermarché a été démembré.
Barry a sorti son couteau et essaie de repousser trois zombies.
J´m´approche de la scène du carnage et je chope le monstre le plus proche par le col. J´hésite à lui coller une droite, il est franchement dégueu. Bon, tant pis, il faut savoir faire des sacrifices. Mon poing s´enfonce dans son crâne et rencontre son cerveau gluant. Putain, ce genre de truc, ça n´arrive qu´à moi. Mais bon, l´excitation du combat balaie ma répugnance du début. Je ramasse le flingue d´un flic, il a les tripes à l´air, j´pense pas qu´il m´en voudra, et, prenant le flingue par le canon, je frappe un zombie dans le ventre. Le crac que j´entends est vraiment jouissif, je lui ai défoncé sa putain de cage thoracique.
Je sens l´haleine d´une autre saloperie sur ma nuque. Je balance ma tête en arrière, lui explosant le nez. Je me retourne et lui envoie un coup de pied dans le crâne. Ce dernier s´envole et va s´éclater avec un bruit mat contre le mur le plus proche.
Je jette un coup d´oeil à Burton, il a buté deux des trois zombies qui étaient sur lui. Je cours à sa rencontre et en prenant appui les épaules de Brad, je me propulse, jambes en avant, vers le troisième zombie. Sous la violence du choc, le monstre s´écrase face contre terre. Quant à moi, je me réceptionne à peu près correctement et je m´assois sur le zombie. Il se débat dans l´espoir de me renverser. D´un geste devenu mécanique, je lui brise la nuque. Je me relève, un sourire aux lèvres, et je vois les flics faire de même, sans le sourire. Ils sont que huit. Les quatre S.T.A.R.S., Teddy et trois autres dont les noms m´échappent. Je tends mon flingue à Burton qui le prend, surpris.
- Merci, murmure-t-il.
- J´ai aucune chance contre vous huit, même avec un flingue.
- Merci de nous avoir aidé, on aurait pas pu se les faire sans toi, Ripper... continue-t-il.
Ouahouh, aurais-je gagné le respect de Mister Gros Gay ? Bon, restons fidèle à ma réputation.
- T´enflamme pas, mec, si je vous ai aidés, c´est uniquement parce qu´après vous, ça aurait été mon tour de me faire bouffer...
- Tu aurais pu t´enfuir, dit Jericho avec l´air de pas y toucher.
Ouch, situation délicate, En face de moi, huit regards qui me scrutent, moqueurs.
- Ouais, c´est pas tout ça, mais bon, on y va à ce putain d´hosto ? demande-je pour changer de sujet.
Les autres hochent la tête, redevenant sérieux. Après une rapide redistribution d´équipements, on repart. L´hôpital est enfin en vue.
- C´est quoi, ça ? questionne Jill en montrant une silhouette aux prises avec deux monstres du même modèle que celui du magasin.
- J´pense qu´on appelle ça un mec.
- Ta gueule, Ripper !
- Il faut l´aider, dit Barry.
- Ouais, approuve Teddy Jericho.
- Chevaleresques en plus ? Putain, j´suis tombé sur les seuls flics réglos de tous les États-Unis, vraiment pas de bol.
- Ta gueule, Ripper !
Barry sort son Python et vise.
- Tous aux abris, plaisante-je.
- Tu veux que j´te plombe ? rétorque-t-il.
- J´aimerais bien ouais, c´est ta cible qu´a le plus de chance de s´en tirer, par contre, les autres...
BAM !
Dites-moi pas qu´il a osé me shooter ? Ah nan, c´est le gamin devant le supermarché qu´a fait feu. Un monstre vert s´écroule. Il tire une seconde fois et son compagnon bouffe le sol à son tour.
- Hey, toi, là-bas ! hurle un flic.
- Tu vas lui demander ses papiers ? Si ça s´trouve, il est pas en règle avec son flingue.
- Tu vas fermer ta gueule, putain !
J´adore faire chier le monde, c´est viscéral.
Le gosse nous fixe. Un ado aux cheveux bruns. J´ai déjà vu sa tête. Mais... quand ?
" Le faciès de Nathaniel " No " Rodaring se déforme sous l´effet de la colère.
- Tu t´appelles Ripper. Cesse d´avoir tant de sentiments. Un tueur n´a pas à s´apitoyer sur ses proies."
Cet ado... il est en rapport avec un de mes meurtres ? Je sais pas. J´en ai tant tué...
" Rodaring secoue la tête.
- Tu as encore beaucoup à apprendre, mon cher élève...
- Que fait-on pour le mioche ?
- Tue-le. Je n´en ai pas envie pour l´instant, j´ai égorgé une petite fille hier."
Le temps a cessé de couler entre moi et le gamin. Je le vois plus jeune, un petit enfant. Souvenir d´une autre époque. De la grande époque ?
Il semble me reconnaître.
Les yeux du gamin s´écarquillent. Il recule vers l´entrée de l´hôpital.
- Tu permets ?
- Quoi encore ? demande Barry, énervé.
Je lui arrache son flingue des mains et je tire. La balle percute le mur à dix centimètres de l´oreille gauche du mec. Merde, j´suis plus aussi précis qu´avant, j´visais le côté droit...
- La prochaine, tu la prends dans le fion, t´entends ?
Le gamin, le visage blême, se précipite dans le bâtiment.

DragonNoir
DragonNoir
Niveau 10
15 mai 2005 à 20:19:30

- Enfoiré !
J´attends pas que l´autre blondasse me décoche une deuxième bastos et je rentre en trombe dans le hall de l´hôpital. M´enfin, vu comment il vise, je devrais pas m´inquiéter.
Tout allait bien, j´avais récupéré ce pistolet, j´allais faire un tour a l´hosto quand ces putains de saloperies de lézards de merde sont venus me faire chier... Tels des sentinelles, ils étaient postés a l´entrée du bâtiment, autour d´un cadavre de médecin fraîchement décapité. Et moi, dans mon enthousiasme d´avoir sur moi un flingue tout neuf, je les avait même pas remarqué. Et, pile au moment ou je commençais à en découdre avec ces deux cons, voila que la cavalerie arrive...
Avec ce tueur blond.
" - Je vous présente mon élève, Spike Williams. Il a quelque chose à apprendre aujourd´hui."
Ma tête me fait mal.
" - Je me présente : Nathan " No " Rodaring.
La femme recule jusqu´au mur.
- Je vais appeler les flics !
- Je vous présente mon élève, Spike Williams. Il a quelque chose à apprendre aujourd´hui."
Je pense à la pomme. La pomme que je vois parfois dans mes cauchemars. La pomme épluchée, tachée de sang. Son environnement sonore est tissé de voix du passé.
" - Je vous présente mon élève, Spike Williams. Il a quelque chose à apprendre aujourd´hui.
- Je vous présente mon élève, Spike Williams. Il a quelque chose à apprendre aujourd´hui.
- Je vous présente mon élève, Spike Williams. Il a quelque chose à apprendre aujourd´hui."
Des tirades qui se répètent.
" - Je me présente : Nathan " No " Rodaring."
Ce type blond.
" - Je vous présente mon élève, Spike Williams. Il a quelque chose à apprendre aujourd´hui."
Je l´ai déjà vu quelque part. Peu importe où.
Ce type blond, ce Williams...
Il m´a tiré dessus.
Il va payer pour ça...
Bon, je dispose de peu de temps avant que les flics arrivent. Le hall de l´hôpital est dévasté, seul un zombie se balade en titubant au fond d´une pièce. Il ne vaut même pas la peine que je lui fracasse la tête ! Aucune cachette pour les surprendre, les fauteuils sont renversés, le comptoir est trop haut, je me ferais descendre avant d´avoir pu faire quelque chose.
Mon regard se pose sur le plafond.
L´éclair de génie.
C´est fait de grilles métalliques, parfait pour voir ce qui se passe en dessous.
Faut que j´y accède. Tiens, j´ai de la chance, un escabeau est posé, en cas d´incendie. Y´a pas vraiment d´incendie ici, sauf peut être les flammes de l´Enfer qui se sont abattues partout dans la ville. Faudra que j´y pense à me casser de ce trou à zombies un de ces quatre.
Je place l´escabeau au milieu, et pousse un carré du plafond. J´y monte sans grande difficulté. Je fais tomber l´escabeau par terre, au cas où un lézard sautant ou même pire, un flic, puisse jouer au Tyrolien.
Je me poste au-dessus de l´entrée de l´hôpital.
Hé, hé, la petite brune sera ma cible, j´ai vu comment elle rougissait à la vue de l´autre blond en sortant du supermarché. Je me vengerai de lui par la même occasion.
Ils ne devraient plus tarder maintenant.
J´ai le coeur qui bat la chamade, l´adrénaline pulse dans mes veines comme de la drogue, m´obligeant a écouter mon instinct de survie : tuer ou être tué.
Parti dans mon délire, je n´entends pas ce bruissement de feuilles, qui se rapproche de ma jambe à une vitesse surnaturelle...
Et quand des épines s´enfoncent dans mon mollet, m´arrachant un cri étouffé par l´idée de me faire repérer, je comprend que je suis attaqué.
Je me retourne, ma batte prête à défoncer ce qu´il y a derrière, qu´il soit zombie ou lézard géant. Mais j´ai la surprise de constater que mon agresseur n´est autre qu´une... plante.
Ses larges pétales rouges se déploient autour d´un gros bulbe. Elles sont garnies d´épines faisant office de dents.
La fleur possède des tentacules épineux aussi, l´un est enroulé autour de ma jambe. D´un geste, je tranche l´appendice, puis j´écrase le bulbe, répandant de la purée de plante carnivore sur le plafond grillagé du hall. La créature végétale pousse un gargouillis infâme et fait silence.
- Qu´est ce que c´est que ce truc ? J´ai atterri en Pandémonium ou quoi ? Et merde, je vais me faire repérer à cause de son jus puant !
A la seconde où je finis ma phrase, un flic entre, l´arme au poing. C´est le barbu.
Il pointe son Magnum Colt Python de droite à gauche, croyant que je lui tends une embuscade d´amateur.
Tu regardes pas dans la bonne direction, mec.
Il fait un signe de la main derrière lui et le reste de la troupe arrive.
Ils sont sur leurs gardes et ne lèvent qu´un instant les yeux vers le plafond d´où goutte la sève. Pour eux, c´est juste un liquide suintant.
Je compte huit personnes. Le blond, décontracté, marche nonchalamment devant les autres, et dépasse le gros. Il y a aussi un autre mec, un grand type aux cheveux bouclés, je l´avais pas vu au supermarché. La petite brune arrive en dernière, apeurée.
Tant mieux, ça va me rendre la tâche plus facile.
Le barbu toise le blond d´un regard mauvais et lui lance :
- Eh, Ripper, reste derrière moi, des fois que tu voudrais te faire la malle.
Ripper... N´est ce pas ce tueur en série qui a été arrêté y´a pas si longtemps de ça ? Oh, j´ai peur... Ouahaha.
Spike. Spike " Ripper " Williams. Les voix de mes cauchemars ne mentaient pas.
Ripper se retourne et balance au flic barbu :
- Dis donc, shérif, on dirait que t´aimes bien avoir un mec derrière les fesses.
- Fais gaffe à ce que tu dis, une balle perdue est si vite arrivée...
Eh bah, dis donc, c´est le grand amour entre eux !
Pendant ce temps, les flics se sont dispersés dans le hall. Une autre femme, un canon elle aussi, remarque le zombie au fond de la salle.
- Eh, y´a un patient qui veut nous dire bonjour !
La femme ajuste son arme de poing et lui tire une balle en plein front.
Tout le monde tourne la tête dans la direction du coup de feu. La fille brune est en dessous de moi.
Le moment parfait.
Je me redresse et je saute sur le carré métallique. Je passe à travers les lamelles d´aluminium brisées dans un fracas épouvantable et je me réceptionne à terre.
Sans perdre une seconde, je me relève et passe mon bras autour du cou de ma cible, tétanisée par la surprise. Mon flingue est braqué sur sa tempe. J´ai réussi !
Le reste de la fine équipe se retourne et me braque.
- Nom de Dieu ! Fais pas le con, gamin ! dit le barbu.
- Cette fille sera froide dans quelques secondes si vous posez pas vos joujous à terre.
Sacrée réplique !
- Il n´as pas tué le flic à qui il a chopé le flingue. Il est inoffensif... intervient le blondinet.
Je le regarde en souriant et lui lance :
- Tu tiens à prouver ta théorie ?
Lui aussi me sourit. On dirait qu´il m´apprécie, bien que je sente que celle que j´ai dans mon bras a une espèce d´importance pour lui.
D´ailleurs, elle tremblote de tout son corps et sa respiration s´est accélérée. L´odeur de la peur se dégage de ses cheveux. Délicieux...
Je contourne le groupe, apparemment sur les nerfs, prêt à appuyer sur la gâchette. Ils semblent tous attendre l´ordre du barbu, sauf Ripper et l´autre inconnu aux cheveux bouclés. Le gros semble indécis.
Il y a un ascenseur en état de marche à gauche, j´y vais doucement, en tenant la p´tite brunette contre moi. Elle n´oppose aucune résistance. Trop facile !
- Une dernière fois, mec, pose cette arme et relâche ce flic !
- Vous avez pas dit le mot magique...
Ca y est, j´ai réellement pété un câble !
Je me glisse dans l´ascenseur avec ma victime, et j´appuie sur le bouton de l´étage supérieur.
Juste avant que la porte ne se referme, je crie :
- Lâchez-moi, et elle restera en vie !
Un bruit sonore m´indique que la porte est refermée.
L´appareil commence à monter. La fille prend pour la première fois la parole, et, d´une voix chevrotante, me dit :
- Pitié, ne me tue pas...
J´expire sur sa nuque.
- N´aie pas peur. C´est juste... un jeu.

Masterbow
Masterbow
Niveau 10
16 mai 2005 à 00:00:34

[3615 - My life]

Etrangement, je lis mieux cette histoire ici que sous Word.
Malgré quelques imperfections, c´est du très bon.

Je dois bien avouer que l´immersion est presque totale.
L´ambiance de la ville infestée de zombies est presque toujours palpable.

:)

Seskoisa
Seskoisa
Niveau 10
16 mai 2005 à 00:07:38

Un truc que j´ai trouvé drôle: " Un bruit sonore"...

Dark_Celtic
Dark_Celtic
Niveau 7
16 mai 2005 à 00:20:09

Je pense que c´était pour exprimer un son puissant.

Masterbow
Masterbow
Niveau 10
16 mai 2005 à 00:32:03

Sonore peut signifier ´qui a un son éclatant´.

DragonNoir
DragonNoir
Niveau 10
16 mai 2005 à 00:36:44

CHAPITRE V

- Il faut le rattraper ! gémit un jeune agent aux cheveux coupés en brosse.
- Du calme, Ash... répliqua Barry. Il a dit qu´il la laisserait en vie si nous le laissions tranquille.
- Mais bordel ! Vous avez vu les yeux de ce gosse ? Qui sait ce qu´il va lui faire...
Ash secoua la tête et se précipita vers le fond du grand hall blanc. Il montait les premières marches quand Barry le rattrapa et l´envoya dinguer en bas de l´escalier.
- Du calme, merde ! Ash, on la suit si tu veux. C´est juste dangereux. Il doit y avoir aussi un tas de monstres dans ce bâtiment.
- Il va la...
Les yeux plissés, Rodaring observait l´échange de propos plats.
Un bruit attira son attention. Un chuintement qui venait du second ascenseur.
Les commissures des lèvres de l´homme remontèrent en plis cruels.
" Pourquoi pas."
- Nous devrions prendre l´ascenseur.
Les policiers s´approchèrent de Rodaring. Ash lui-même se détourna de l´escalier de marbre.
- Le second ascenseur, reprit Rodaring.
Adossé à un mur, effleurant de temps à autre la poche où il avait caché le couteau dérobé à Rebecca, Ripper cilla.
" Mais qu´est-ce qu´il prépare ? " se dit-il en fixant Rodaring.
Jill appuya sur le bouton de l´ascenseur B.
- Il va mettre du temps à descendre, geignit Ash. Et Becky va...
- Arrête de lui donner ce surnom affreux, coupa Barry. Ca sera déjà moins dangereux que de monter tous les étages à pied.
Jill se tourna vers ses compagnons à temps pour voir Rodaring s´effondrer. Elle se précipita vers lui, tandis que l´ascenseur bourdonnait, signe que sa cabine arrivait au rez-de-chaussée.
- Il va bien ? fit Ripper.
Jill haussa un sourcil. Le tueur en série avait un air sarcastique. Comme s´il se moquait de la situation. Quel cinglé.
- Il défaille, répondit-elle. Il a dû perdre beaucoup de sang pendant le trajet. Mais il en a tellement sur tous ses vêtements... on verra mieux les plaies quand on l´aura nettoyé. Il faut trouver une chambre.
- Et Becky ? s´enquit Ash.
- Eh bien, ça va être dur...
Les portes de l´ascenseur B s´ouvrirent.
- Bon, on n´a pas le choix, déclara Barry. On ne peut pas laisser ce foldingue disposer de l´agent Chambers, et on doit empêcher que monsieur Rodaring nous claque entre les doigts. Séparons-nous en deux groupes.

- Pousse-toi, mon joli !
Ripper donna une bourrade à Barry qui emplissait beaucoup trop l´ascenseur à son goût. Avec les agents Krimp et Angel, sans oublier le jeune Ash qui tenait absolument à sauver Rebecca, ils étaient quelque peu comprimés.
Les portes de métal se refermèrent sur eux.
Jill hocha la tête ; les grincements de l´ascenseur montant leur parvenaient.
Elle se tourna vers les autres membres de l´équipe.
- Barry Burton, Alex Krimp, Joseph Angel, Ash Tumber et... Spike... Williams... s´occupent de notre petit ami aux pupilles en têtes d´épingles qui doit, Dieu sait pourquoi, avoir quelque chose à faire avec Rebecca dans les étages supérieurs.
Rodaring gémit.
- Pas de discours, argua Teddy Jericho. Ca devient urgent.
Jill sortit un imposant fusil à pompe.
- On passe par les escaliers, dit-elle. Faites très attention. Les espaces sont larges, et un des trucs verts ou des trucs roses peut bondir et sauter à loisir là-dedans ; un vrai traquenard pour nous. Rodaring, encore un effort.
Aucune réaction. Brad se pencha sur l´homme aux cheveux bouclés.
- Merde ! cracha Teddy. Brad... Il est mort ?
- Non, il respire encore.
Le claquement du fusil armé retentit.
- Vous deux, soulevez monsieur Rodaring !

Oh, bien sûr, je pourrais ouvrir les yeux. Je pourrais marcher. Mais quel intérêt, je vous le demande ? Pour l´instant, il ne se passe rien de passionnant.
Je préfère économiser mon énergie en ces temps dangereux. Ne pas dormir. Juste une petite sieste, porté par Vickers et Jericho.
Les choses vont se corser quand ils essaieront de me soigner et s´apercevront que je n´ai aucune blessure, absolument aucune.
Je vais devoir improviser.
En attendant... je me demande ce qu´il y avait dans l´ascenseur B. Ce qui produisait ce son étrange.

- Jill, Vickers, Jericho et Wilde vont s´occuper de Rodaring.
- Pourquoi tu récapitules cette putain de situation ?
Barry Burton inspira comme un taureau sous l´effet de la chaleur.
- Ripper, tu es un combattant très efficace, tu nous a beaucoup aidés, mais par pitié, ferme-la !
Les regards du culturiste et du repris de justice se croisèrent, chargés d´éclairs, tandis que le ronflement de l´ascenseur qui montait se poursuivait.
- Plus que deux étages, fit Angel.
Ash baissa la tête.
- Tu crois que ce type est allé au dernier étage avec Becky, Angel ?
- Il y a de fortes...
Ce fut trop brutal pour qu´ils le comprennent. Angel était là, debout, policier aux cheveux noirs et à la stature imposante, et, en une perle de temps figé, il devint un corps sans tête, ladite tête roulant déjà sur le plancher métallique de l´ascenseur.
Ils s´écartèrent. La cabine était petite, les quatre survivants parvinrent néanmoins à se plaquer à ses parois.
Au-dessus du cadavre décapité d´Angel, un bras boursouflé, bariolé de rouge et de gris, surgissait du plafond. Au vu des griffes énormes qui partaient de son poing, on comprenait aisément comment le membre avait pu traverser le métal renforcé, apparaître si vite pour couper dans le mouvement le cou de sa victime.
Le bras bougeait ; en un flash d´une précision démente, Ripper vit les cicatrices, les veines vertes saillantes, les immondes bubons qui palpitaient.
Détonation. Le bras se mit à saigner.
Ripper secoua la tête pour s´éclaircir les idées. Son regard s´arrêta sur Barry.
" Gros Gay est rapide à la détente."
Barry pressa une seconde fois la gâchette de son Python. Une cavité apparut dans l´abominable agglomérat de membranes, de muqueuses, de scories et de tissus divers qui constituaient le cuir du bras.
Le membre se mit en mouvement, fouillant partout. Tous se baissèrent pour éviter les griffes raclant les parois de l´ascenseur.
Ripper ne saisit pas son couteau. Il attendait la suite des événements.
Quatre nouvelles balles du Python firent partir le bras en lambeaux. Un hurlement presque humain au-dehors.
Le plafond de l´ascenseur fut à nouveau défoncé. Deux nouveaux bras du même aspect apparurent.
Ripper se dit qu´il était temps d´agir. Sa main fila vers son poignard...
Rugissement.
Les bras monstrueux disparurent par les perforations du plafond.
Un instant plus tard, Ripper, Burton, Ash et Krimp entendirent un tintement.
Les portes de l´ascenseur s´ouvrirent sur le dixième étage. Un couloir vide. Aucune tache cramoisie.
- Bon, cette saloperie a décidé de nous foutre la paix, dit Ripper en sortant de l´ascenseur B.
- Elle y a été forcée, rectifia Ash. Notre adversaire devait être debout sur l´ascenseur. En arrivant au dernier étage, plus d´espace. Le monstre aurait fini broyé s´il avait continué à fouiller la cabine de ses bras.
Barry fit tourner le barillet de son Magnum Colt Python, le remplit et le ramena dans son emplacement avec un cliquetis.
- Ce n´est pas le plus gros problème, rappela-t-il. Quel que soit ce démon. Il nous faut trouver Rebecca.
Ripper baissa la tête. L´état de choc dissipé, l´ire l´envahissait.

Quel con ! Putain, comment j´ai pu être aussi naze ? J´y crois pas, j´me suis fait baiser par cet enculé de merdeux... c´est de ma faute. J´aurais dû le savoir qu´il s´était planqué là-haut, n´importe quel débile aurait compris. Putain, et après, le final : j´ai absolument rien tenté quand il l´a menacée... que dalle, nada. Je vais le crever, je jure que je vais le crever ! Il me suppliera de l´achever quand je lui ouvrirais le bide. Il est déjà mort !
Je balance mon poing de toutes mes forces contre le mur le plus proche et j´entends un craquement que je ne reconnais pas.
- Putain, t´es pas bien ? demande Barry, mettant immédiatement la main à son holster.
- Ta gueule ! rugis-je en tournant les talons, prêt à repartir.
- Nom de Dieu... murmure Burton en fixant le mur que je viens de frapper.
Je regarde l´endroit où mon poing a atterrit et ce que je vois me fait sourire. J´ai fait une marque concave dessus. J´examine ma main, elle est en sang, j´arrive à peine à bouger les doigts... j´ai dû me la fracturer. C´était donc ça, le bruit que j´ai entendu.
- Le mec... il... il se pète la main... et ça lui fait ni chaud ni froid... balbutie Alex Krimp.
Je lui jette un regard vide et reprends ma route. Il y a un moment de flottement avant que les autres m´emboîtent le pas. Attends que je te trouve petit, où que tu te caches, j´vais bien finir par te choper, et là... les murs ne crient pas, toi oui...

Seskoisa
Seskoisa
Niveau 10
16 mai 2005 à 01:02:42

J´ai quand même trouvé ça drôle comme association. Habituellement, on dit raclement sonore, ou un truc du genre. Mais un bruit est déjà directement associé au mot son :d) sonore...
:ok:

Masterbow
Masterbow
Niveau 10
16 mai 2005 à 22:24:40

Quelques fautes.^^

" Elle sentait de l´attirance vers envers ce tueur infâme" ( ´Vers´ en trop)

Ca s´enchaîne vite, je ne m´attendais pas à ce que Rebecca et Seth agissent ainsi.
J´ai même trouvé que ça allait trop vite.
Ceci dit, la folie apparente de Seth corrige ça. :)

Tout le reste, c´est du tout bon.
Je me sens très proche de la plupart des personnages, je ressens même une certaine tension en lisant.

Rien à redire, ça frôle la perfection.^^

DragonNoir
DragonNoir
Niveau 10
16 mai 2005 à 22:30:30

- Pourquoi tu t´es interposée ? interroge-je en la regardant durement.
- Il allait te tuer, répond Rebecca en soutenant mon regard.
- Tu n´aurais pas dû intervenir, je mérite de mourir, tu as été blessée par ma faute ! crache-je.
Putain, voilà que je me mets à culpabiliser, que suis-je devenu ? Ce n´est pas moi, ça... ça ne peut pas être moi, ça ne DOIT pas être moi.
- Ce n´est pas grave, souffle-t-elle en se rapprochant de mon lit, je vais bien maintenant...
J´essaie de me rasseoir en poussant un petit grognement. La plaie s´est rouverte. Putain, j´en ai marre.
- Tue-moi, dis-je.
- Quoi ?
Ses yeux se sont écarquillés, elle est encore plus belle comme ça. Dieu, que c´est dur de la regarder.
- Rebecca, tu dois me tuer, répète-je.
- Non !
- As-tu une idée de ce dont je suis capable ?
Merde, j´ai haussé le ton sans m´en rendre compte... elle se tait... c´est le moment parfait pour enfoncer le clou.
- Tu sais comment prendre son pied en tuant une fille d´à peine ton âge ? Le truc, c´est de leur faire juste assez de dégâts pour qu´elles puissent toujours pleurer quand on... Parce que ça ne vaut pas le coup si elles ne pleurent pas.
Elle me regarde.
- Tu t´es battu à nos côtés ! Tu as aidé ! Tu nous as sauvé la vie devant l´hôpital ! crie-t-elle, les larmes qui menaçaient de couler depuis tout à l´heure tracent maintenant leur chemin sur ses joues rougies.
- Ne fais pas ça ! Ne rationalise pas cela en un acte noble. On connaît tous les deux la vérité, dis-je en baissant les yeux, tu aimes les hommes qui te blessent.
- Non ! dément Rebecca.
- C´est pour ça que tu t´es laissée embrasser par l´autre enculé, tu as besoin de la souffrance, de la haine qu´on te cause...
- Non. Je ne hais pas comme ça. Pas toi. Plus maintenant. Tu crois tout comprendre maintenant, parce que ton âme a trempé dans le sang ? Tu ne me connais pas. Tu ne te connais même pas. C´était toi qui a tué ces gens ? C´était toi qui éventrais ces filles ?
- Il n´y a personne d´autre ! proteste-je en me levant.
Je la plaque contre la porte, je pourrais la tuer, là, maintenant, ça serait facile...
- Ce n´est pas vrai ! Écoute-moi. Tu n´es pas en vie à cause de la haine ou la douleur. Tu es en vie parce que je t´ai vu changer. Parce que j´ai vu ta pénitence, souffle-t-elle.
Je plaque mes mains sur mes oreilles. Je ne veux plus l´entendre... que quelqu´un la fasse taire, je n´en peux plus.
- Ce serait plus facile, n´est-ce pas, continue-t-elle, mais ce n´est pas le cas. Tu as fait face au monstre en toi, et tu as résisté. Tu as tout risqué pour être un homme meilleur.
- Ce n´est qu´une façade !
- Et tu peux l´être. Tu l´es. Tu ne le vois peut-être pas, mais moi si. Je le vois. Je crois en toi, Spike.
Elle s´avance vers moi et je sens ses lèvres fraîches contre les miennes. J´suis tellement surpris que j´ouvre la bouche. Elle en profite pour y glisser sa langue. Elle a peut-être raison, je peux peut-être devenir quelqu´un de bien... non, c´est stupide, je suis un assassin, un meurtrier infâme, et j´aime ça. Non, ce n´est pas vrai, je ne suis plus ça... j´ai changé. Je la repousse et je peux voir de l´incompréhension dans ses yeux trop verts.
- Désolé...
D´un coup de coude rapide en pleine tête, je l´assomme. Je la rattrape avant qu´elle ne touche le sol et je l´allonge sur le lit.
- Adieu, princesse...
D´un pas rapide, je sors de la chambre. Où aller ? Peu importe, je m´en tamponne. Je croise absolument personne, c´est déprimant. Ah, ça y est, enfin. A l´autre bout du couloir, je vois un zombie en train de s´exciter sur une porte portant le numéro 404. Je m´approche de lui.
- Oh, mec, pourquoi tu cherches à ouvrir cette porte ? Il y a ton repas derrière ?
Le zombie se retourne. Il bave d´impatience, je crois qu´il a envie de me bouffer... crétin.
- J´vais te donner un conseil, mec, quand t´essaie d´ouvrir une porte, sers-toi de ta tête !
Et sur ce, je lui chope la tête et la fracasse contre la porte qui s´ouvre.
- Tu vois, ça marche ! dis-je en le regardant...
Hum... est-ce qu´il peut me comprendre avec la moitié de la cervelle répandue sur la porte ? J´ai un sérieux doute...
J´entre dans la chambre.
Une seringue brisée repose au pied d´une cloison. Et dans un coin de la chambre 404...
Je vois l´adolescent qui avait enlevé Rebecca. Il est recroquevillé sur lui-même et sa jambe nue devient blanchâtre.
- Ce n´est pas réel... ce n´est pas réel... se répète-t-il.
Merde, ils sont tous devenus barges ou quoi ? Comme d´habitude, qui doit se coltiner le sale boulot ? C´est moi.
- Lève-toi, bouffon.
- Non, si je reste ici, ils me verront pas... sanglote-t-il.
- Si tu restes ici, c´est moi qui te fais la peau... ça sera beaucoup plus douloureux que si tu te faisais dévorer vivant, crois-moi... dis-je en lui tendant la main.
Il me regarde bizarrement. Quoi ? Il est amoureux de moi ?
- Tu es un meurtrier, affirme-t-il.
- C´est bien, tu connais tes classiques... bouge ton cul maintenant.
Ce gamin me les chauffe.
- On va où ? me demande-t-il.
- Voir la brunette, pour que vous puissiez batifoler à votre aise, grogne-je.
Il se relève enfin, tenant une espèce de batte dans les mains.
- T´avais pas un flingue ?
- Plus de balles, répond-t-il en haussant les épaules.
Putain, quand je dis que j´ai jamais de bol, c´est un foutu euphémisme. On continue d´avancer...
Quand une silhouette que je ne connais que trop bien se découpe au fond du couloir.
- Écoute, gamin, Rebecca est chambre 261, va là-bas immédiatement.
- Et toi ? questionne-t-il.
- Un vieux compte à régler...
- Tu parles de ce mec ? C´est un homme !
- C´est ça, et moi j´suis un ange... souffle-je.
- Je vois pas pourquoi moi, Seth, je devrais t´obéir... dit-il avec une attitude provocante.
- Ravi de savoir ton petit nom, mais Rebecca est inconsciente dans sa chambre... elle peut se faire attaquer à n´importe quel moment...
Je vois ses yeux s´agrandir sous l´effet de la peur. Enfin, c´est pas trop tôt.
- J´y... j´y vais ! Bonne chance !
- Dis pas de conneries, je te hais.
Seth sourit et disparaît par un couloir.
- Oh, que je suis déçu.
L´homme dégingandé aux cheveux bouclés croise les bras.
- Je pensais que tu allais le supprimer, Ripper.
- Il n´y a plus qu´une personne que je vais tuer, toi... et je m´appelle Spike, c´est comme ça qu´elle me nomme, alors c´est comme ça que je veux que l´on m´appelle...
Nathan éclate de rire.
- Arrête ! s´esclaffe-t-il. On ne joue plus, là !
- Tu m´en crois pas capable ? le défie-je.
- Et puis-je savoir en quel honneur ? questionne-t-il, gentiment moqueur.
- J´ai toujours voulu savoir qui était le meilleur d´entre nous...
- On n´a pas besoin de s´entre-tuer pour ça, c´est moi, affirme Nathaniel " No " Rodaring en se tapotant le torse avec son pouce.
- Prouve-le moi !
Je m´élance vers lui et lui donne un coup de poing dans le ventre. Il se plie sous la douleur, j´en profite pour lui coller mon genou sous le menton. Nathan se relève immédiatement.
- Pas mal... un peu mou... je t´ai appris beaucoup mieux.
Il me décoche une droite. Je l´évite et lui donne un coup de tête. Le craquement que j´entends me fait sourire, je lui ai explosé sa cloison nasale.
- Oups, désolé, ancêtre.
Le combat reprend. On sourit tous les deux. Il est clair qu´on prend beaucoup de plaisir à ce combat, nos styles sont si différents et pourtant si complémentaires. Je mise sur la souplesse tandis que lui compte sur la force brute.
Je ne vois pas arriver un de ses coups de pied que je reçois pile où la balle a traversé ma chair. Je ne peux m´empêcher de hurler. Nathan ne perd pas une minute, d´une droite, il me brise net la mâchoire. Le sang a giclé et m´aveugle. Je ne vois plus ses coups arriver. Je suis acculé contre le mur. D´un coup de pied en pleine tête, je m´effondre.
Je crèverai debout. Je me relève et il est instantanément sur moi. Au moment où il va me briser la nuque, il se penche à mon oreille.
- Je vais tuer la petite brune, je vais adorer ça... mais je crois que je vais la faire jouir avant, Ripper...
- Va en Enfer !
- Hum... garde-moi une place !
Craquement. Noir. Libération, enfin...

Masterbow
Masterbow
Niveau 10
16 mai 2005 à 22:59:07

Rien à redire.

Je comprends pourquoi ce texte te tient tant à coeur.

Vraiment génial.

chocobo3
chocobo3
Niveau 10
17 mai 2005 à 00:56:44

Tain j´ai lu jusqu´au chapitre 6, c´est trop bien :)

Rien a redire c´est claire^^

DragonNoir
DragonNoir
Niveau 10
17 mai 2005 à 04:07:46

Quelques commentaires.

Tout auteur possède un lien fort avec chacun de ses personnages. En ce qui nous concerne, nous avons choisi d´en jouer : par exemple, " No" Rodaring est l´anagramme de DragonNoir, ou encore, je peux dire que " Bloody", l´un des pseudonymes de El Gladiator, est le surnom de Spike Williams dans la série " Buffy" ( Ripper possède l´aspect de ce personnage et certaines de ses facettes psychologiques). Seth, quant à lui, correspond à Seth_Dark_Chris.
Et il est notable que la " concurrence", qui prend plusieurs aspects, entre Ripper, Rodaring et Seth, est le reflet d´un processus d´émulation, au cours de l´écriture, qui a amené chacun des auteurs à se dépasser.

el_gladiator
el_gladiator
Niveau 10
17 mai 2005 à 19:52:51

Concurrence ? Vous avez vainement tenté de m´arriver à la cheville, c´est tout :sarcastic:

chocobo3
chocobo3
Niveau 10
17 mai 2005 à 20:28:15

En tout cas c´est vraiment trop bien mais...C´est finis la?

DragonNoir
DragonNoir
Niveau 10
17 mai 2005 à 22:42:08

D´un point de vue émotionnel, il aurait peut-être été préférable de conclure ainsi, mais peu d´enjeux avaient trouvé leur résolution dans ce trépas. Aussi, il y a une suite à venir.

chocobo3
chocobo3
Niveau 10
17 mai 2005 à 23:00:28

Sauvé!!! :-d

Me réjouis de lire ca^^

Loky64
Loky64
Niveau 10
18 mai 2005 à 19:09:36

C´est interressant même si j´ai trouvé quelques incohérences. Pour l´instant je n´ai lu que la première page mais c´est assez captivant. Je pense que je vais bientôt commencé une ( petite) fic sur Biohazard, pas vraiment du même genre t´inquiète. Pour ma part je n´aime pas faire intervenir de personnages réel de la saga, car leur caractères sont souvent déformais. A la rigueur un personnage secondaire, qui n´apparait que très peu de temps peut être plus envisageable enfin çà c´est mon avis perso. Par exemple je vois mal Jill ou Barry tabassé un type même si c´est un prisonnier. Certes ils n´hésitant pas à shooter du zombie mais de là a tabasser un type à terre sans défenses. Quoi qu´il en soit je lirais évidemment la suite :ok:

DragonNoir
DragonNoir
Niveau 10
18 mai 2005 à 19:40:16

Jill, non. Barry, oui. Il est violent quand il est face à un véritable salaud ( témoin la manière dont il assomme Wesker dans l´une des fins du premier épisode), et de son point de vue, Ripper est un salaud. Bon, du point de vue de beaucoup d´autres personnes aussi.

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