Un instant, un grand moment : Sofea me fait la morale.
" Ca faisant si tu abandonnes que fais-tu sinon une fuite ? Tu as l´attitude du lâche, tu as un chemin à suivre pour atteindre le bonheur, certes long et douloureux mais il faut l´emprunter."
A graver en or dans le ciel cosmique des concepts.
Je vais te dire un truc Sofea, être seul c´est inhérent à l´homme.Que tu sois au milieu du desert ou à Chinatown pour le nouvel an, tu ne peux compter que sur toi-même.
Je ne suis quelqu´un de ta trempe qui lorsqu´il " réussit", il se dit" c´est grace à moi, c´est grace à mes amis", et dès qu´il " échoue", " oh! la vie est injuste".
De la vaporisation et de la centralisation du Moi. Tout est là. D´une certaine jouissance sensuelle dans la société des extravagants.
Le monde ne marche que par le malentendu.
C´est par le malentendu universel que tout le monde s´accorde.
Car si, par malheur, on se comprenait, on ne pourrait jamais s´accorder.
L´homme d´esprit, celui qui ne s´accordera jamais avec personne, doit s´appliquer à aimer la conversation des imbéciles et la lecture des mauvais livres. Il en tirera des jouissances amères qui compenseront largement sa fatigue.
C´est plutôt toi qui fuit la réalité, tu refuses ta solitude en te cachant derrière des gens qui t´ont soi-disant soutenus un moment.
Et evite de me citer en exemple, car tu ne sais rien, si ce n´est ce que j´ai bien voulu transparaitre.