CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Final Fantasy VII
Forum
  • Accueil
  • Actus
  • Tests
  • Vidéos
  • Images
  • Soluces
  • Forum
Liste des sujets

Yggdrasil, le vain espoir

Chris-Amon
Chris-Amon
Niveau 3
30 janvier 2008 à 00:02:25

Bon, prochain chapitre demain.

Et puis avec un pseudo aussi attirant, l'Indyen postera forcément une bafouille sous peu^^

El_Indyo
El_Indyo
Niveau 9
30 janvier 2008 à 09:41:02

Voilà un pilote dont je ne connaissais pas la réputation. Amusant de voir qu'il y a eu un prédécesseur à Jean Alési dans la malchance, même si Jeannot a plus pêché par malchance dans ses choix de carrière.

Je suis désolé mais je n'ai pas internet le soir en ce moment et, dans la journée, je m'en sers pour bosser et je ne peux pas trop m'en servir pour mon amusement (et qu'est-ce que je fais, là ? ^^)

Je reviendrai quand mon stage sera fini, dans deux semaines et demi.

A bientôt !

Chris Amon, après la mort de Jim Clark en 1968 : "If this can happen to Jimmy, what chance do the rest of us have? I think we all felt that. It seemed like we'd lost our leader."
("Si cela peut arriver à Jimmy [Clark], quelles chances avons-nous ? Je pense que nous avons tous ressenti cela. C'est comme si nous avions perdu notre leader.")

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
30 janvier 2008 à 18:03:05

Chapitre XXXIII : In Tenebris

- Tu veux me répéter ce que tu viens de me dire, saleté de sous-homme ?
- Simplement que je n’ai pas confiance dans ce plan seigneur… C’est vrai quoi ! On va entrer dans un truc foireux, sans aucune possibilité de sortie si jamais on se fait piéger et il faudrait qu’on croie un moine complètement crétin par-dessus le marché. Avouez que ça pue quand même.
- Ce qui pue, c’est un cadavre qui crame. Tu saisis le rapport ?
- Non, pas vraiment. Désolé seigneur.
- Bien, cela va être simple à expliquer. Soit tu te bouges et tu me suis là-dedans, soit je te crame ici et maintenant.

L’homme repartit, grognant. Il réintégrait sa compagnie quand Loki lâcha un soupir. Il ne s’était pas attendu à avoir autant de réticences devant son plan. La plupart reprochaient déjà au seigneur de guerre de ne pas leur offrir la possibilité d’un combat honorable sur la plaine. Certes, ce n’était que les officiers qui manifestaient leur grogne ainsi. La plupart des soldats semblaient avoir un moral assez bon. Autant en profiter avant que les mécontents contaminent le reste de leurs troupes. Avant de donner le signal du départ et de s’engouffrer dans le vaste tunnel, il fit signe à l’un de ses officiers de communications.

- J’aurais besoin de connaître les rapports des pertes de Mat. Cela fait déjà quelques jours que la bataille est engagée, donc je pense qu’on peut en tirer un premier bilan.
- Exact seigneur. Nous avons perdu trente pourcents de nos effectifs. Principalement de la bleusaille que Mat avait décidé de placer en première ligne. En chiffres absolus, nous avons à peine plus de pertes que nos adversaires. Mat considère donc que cela se passe bien sur ce plan.
- Sur ce plan… Cela suppose qu’il a une sale nouvelle à m’annoncer. Crache le morceau.
- Sur les trente pourcents de pertes, elles sont réparties sur dix pourcents des unités. Et les pertes d’officiers supérieurs et de sous-officiers dépassent les quinze pourcents des effectifs.

Pas un mot de plus. Loki n’en avait pas besoin, il savait ce que cela signifiait. Si ses officiers se trouvaient en première ligne, c’est qu’ils menaient leurs troupes au combat. Contrairement à une unité particulièrement inexpérimentée, Mat avait inculqué une excellente stratégie à tous les échelons de son armée. Si on en arrivait à de tels chiffres, c’est que les officiers avaient été obligés de se comporter ainsi pour éviter la déroute de leurs troupes. Mauvais tout ça. Un peu plus même que le rapport de la veille signalant que les petites unités terriennes avaient sauvé plusieurs forts. Ce qui le rendait particulièrement perplexe car il ne s’était pas attendu à un rapport de force aussi défavorable à ses hommes. Avec un tel schéma, Syd allait croire qu’il pourrait se passer des troupes de Loki à l’avenir…

Haussant les épaules et lançant un regard mauvais à Timorn qui se demandait bien ce qu’il avait pu faire pour mériter le courroux de son supérieur. En train de discuter avec Laïa, il n’avait même pas prêté attention au rapport effectué. Lui faisait plus ou moins confiance à Loki. De toute façon, il était persuadé qu’en tuant Samael, on couperait toute velléité de résistance de la part de ses troupes. Il fallait donc réussir cette opération et frapper une seule et unique fois, quitte à sacrifier pas mal de troupes. Ensuite, le système tomberait sous la coupe de Loki, qui serait bien plus facile à vaincre… Parce que Laïa n’aurait plus d’engagements à tenir et qu’elle pourrait susciter bien des conversions à son camp…

Les troupes pénétrèrent dans le long couloir de pierres. Malgré la teinte grisâtre des roches, on voyait clairement dans cet endroit. Une sorte de phosphorescence naturelle provenait de quelques algues incrustées dans les décorations du mur. D’ailleurs, tous avaient été surpris de constater que les parois étaient sculptées d’une frise représentant le premier Ragnarok. Toutefois, Loki entendit beaucoup de réactions semblant indiquer qu’il s’agissait d’un bon signe pour eux. Aucun ne fit de remarque sur le fait que Loki mourrait au cours dudit évènement. Il aurait sans doute sévi, mais n’aurait pu faire grand-chose contre une telle rumeur. Après tout, ce n’était que des faits réels. Avançant en premier, les arbalétriers ne voyaient pas trop pourquoi ils avaient à ouvrir la voie. Même si Loki leur avait expliqué qu’ils feraient beaucoup moins de bruit que des fusiliers s’ils tombaient sur un ennemi, ils rechignaient à effectuer leur tâche, craignant d’être décimés en cas de rencontre importune.
Derrière les fusiliers avançaient calmement, d’un pas léger, l’arme à la main à hauteur de hanche. Eux n’avaient pas à ouvrir et les scouts appréciaient cet instant de relâche. Même s’ils n’aimaient pas avoir les lanciers lourds derrière eux. Ils risquaient d’avoir chaud s’ils se retrouvaient coincés entre le marteau et l’enclume. L’infanterie lourde était divisée en deux, l’une ouvrant, l’autre refermant la marche. Il s’agissait d’éviter toute embuscade, même si cela sous-entendait une rupture du siège. Mais vu les dernières nouvelles, Loki ne voulait même plus exclure cette possibilité néfaste.

Loki était au centre de la marche, assez espacé des deux fractions de son armée qui avançaient à quelques mètres d’écart. Il avait renvoyé tous les officiers à leurs unités et ne gardait à ses côtés que Laïa, muette, mais aux aguets, les deux jumelles, qui parlaient d’un beau garçon quelconque, il ne cherchait même pas à savoir lequel, et Timorn qui avait les yeux fixés sur une des parois. Il faillit le taquiner en laissant traîner son pied devant ceux de l’humain, mais s’aperçut que ce n’était pas la paroi qu’il admirait. Non, la forme vaporeuse semblait plutôt avoir une forme humaine. Un sourire naquit sur les lèvres du maître du feu.

- Bor, vieille branche. Tu es venu rendre visite à ton vieux pote ?
- Vieux pote, vieux pote… Je n’oublie pas que vous avez fait en sorte de m’emmurer vivant toi et Samael. Sous les ruines de mon propre temple en plus bande de lâches. Je n’aurais jamais cru cela de vous. Qu’est ce qui vous a pris ce jour-là ?
- Oh, la même raison qui t’a poussé à éliminer Tyr. D’ailleurs, si tu veux pousser l’ironie jusqu’au bout, nous t’avons emmuré vivant avec des débris de ton propre temple grâce à celui que tu as utilisé pour tuer Tyr.
- Keinengel ? Le petit moine crasseux ? Je savais que j’aurais dû me méfier d’un ancien abbé du monastère des Berserkers de Tyr… Mais j’ai tué Tyr pour hérésie. Il a tenté de faire la paix avec les Hommes-Poissons…
- Et nous t’avons tué parce que tu étais le commanditaire des Loups Garous. Difficile d’y croire, mais leur chef t’a vendu aisément une fois que a fourni l’argent. Il menait mieux sa barque que tu ne l’entendais. C’est Samael qui t’a découvert d’ailleurs.
- Comment est-ce possible ? Je n’ai jamais eu de contacts avec mes alliés. Du moins, je ne les ai rencontrés que trois fois : une fois sur leur camp principal, quand je suis allé les financer. Une fois sur Midgar, j’ai rencontré une de leurs émissaires. Et une fois quand je traquais…
- Oui, quand tu traquais Siegfried. C’est Samael lui-même qui a été le récupérer. Il connaissait le coin et savait où se planquer. Tes hommes ne les ont pas trouvé. Ils ont perdu quelques-uns des leurs. Et Samael t’a identifié. Il est venu me trouver, et on a mis ce plan au point. D’autres questions ?
- Non, ce n’est même plus la peine. Après tout, je suis mort non ? Je n’ai plus grand-chose à faire ici sinon que d’assister à votre combat. Je sais que j’y survivrais donc…
- Je n’en suis pas si sûr…

Ne laissant pas le temps à l’ombre de répondre, Loki planta son arme dans le fantôme. Aussi surpris que le reste des spectateurs, Bor semblait souffrir de ce coup, malgré sa nature immatérielle. Loki psalmodia une longue incantation, aux accents étranges, inconnus de Timorn. Un regard vers Laïa lui fit comprendre qu’elle seule savait de quoi il pouvait bien s’agir. Se retournant, il crut que Bor s’échappait. Il semblait moins présent. Mais vu la mine concentrée du fantôme, il se rendait compte que quelque chose n’allait pas. Puis il comprit, Loki annihilait l’esprit du fantôme. A en croire la réaction des autres, seuls les dieux en étaient capables… C’était donc pour cela le pouvoir spécial de ces êtres qui se prétendaient supérieurs. Et c’était sans doute pour cela que Loki tenait à tuer Samael de ses mains. Parce qu’il détruirait son âme en même temps…

    • *****************
fffanatic
fffanatic
Niveau 10
30 janvier 2008 à 18:03:27

L’Ange tenait sa prison pour un lieu ennuyeux. Solon passait son temps à dormir. Et Reynard n’avait pas daigné remontrer sa bobine depuis leur discussion. Elle ne savait d’ailleurs même pas qui avait été le plus perturbé des deux par la dispute. Elle était restée focalisée sur les propos du « jeune » homme. Qu’est ce qui lui avait échappé ? Quel était le trouble qui avait empêché Reynard de finir de lui dire ses quatre vérités ? Elle ne le saurait visiblement pas avant longtemps. Voire même jamais si elle ne parvenait pas à se tirer de là en vitesse. Parce qu’elle doutait que les prisonniers soient épargnés si les troupes de Loki avaient abattu l’Einstein…

Utilisant ses pieds, elle réveilla Solon, qui semblait perdu dans des rêves agréables si l’on en jugeait son sourire béat aux lèvres. Il lui fallut quelques minutes pour enfin obtenir quelque chose du jeune homme. Ce dernier se leva en se tenant ses côtes douloureuses. L’Ange avait visiblement un besoin très important de lui pour se comporter ainsi… Il s’étira longuement, sous l’œil courroucé de la femme qui lui tenait compagnie. Visiblement, les combats se poursuivaient toujours, à en croire les bruits sourds des canons qui faisaient feu vers l’extérieur. Tant que la forteresse tenait, il ne voyait pas trop pourquoi s’embêter avec une idée d’évasion. Elle lui avait dit qu’elle avait son plan, mais lui préférait qu’il ne s’applique que pendant l’entrée des troupes de Loki dans la forteresse. Non seulement toutes les troupes seraient concentrées dans la brèche, ce qui leur laissait une bonne marge de manœuvre pour fuir, mais en plus, en cas de retraite, ils pourraient se mêler aux fuyards pour dégager de l’endroit…

- Je suppose que tu as quelque chose à me dire pour me réveiller avec autant de douceur…
- Ca va être l’heure de se tirer. Donc j’ai besoin de ton aide, bien évidemment.
- Je suppose que tu ne peux pas partir seule, parce que cela te poserait trop de soucis. Donc tu espères quoi ? Que je saisisse un objet dans tes cheveux et hop on est libres ? Et puis d’abord, comment peux tu être sûre que c’est le bon moment ? Tu as observé les murs et les boucliers et constaté qu’ils vont bientôt céder ?
- Grognon au réveil… Bon, non les défenses extérieures de la forteresse ne vont pas lâcher avant quelques jours. Mais on a rendez-vous dans une heure avec Syd, à côté de la statue de Heimdall. C’est le plan.
- Tu es au courant de la rumeur ? Que Loki a fait détruire l’Einstein ? Et tu comptes quand même aller te balader au milieu des troupes responsables de cette destruction ?
- Rien ne dit que c’est vrai. Et si l’Einstein est véritablement détruit, alors on n’aura aucune chance si les Eddas nous mettent la main dessus. Autant sortir avant non ?
- Oui, pas faux, grommela Solon. Tu comptes nous faire sortir comment ?
- Par magie, lâcha-t-elle avec un grand sérieux. Ne me prends pas pour une ignorante, je connais par cœur les avantages et les défauts de chacun de nos membres d’équipage qui sortent un peu de l’ordinaire. Tu as une bonne place parmi eux.
- Oui, mon talent à l’épée et mes qualités de pilotes sont assez élevées, mais de là à faire de moi un compagnon d’évasion parfait, c’est un peu s’avancer non ?
- En effet, tu es aussi froussard que quand tu étais gosse, du moins d’après ce que je sais. Mais je parlais de ton autre talent, qui nous serait bien utile…
- Non ! Et de toute façon, cela ne peut dépasser un poids de dix kilos. Evidemment, ça ne te gênerait pas de me transformer en légume en me faisant forcer, mais tu n’y arriveras pas. Point barre.
- Deux paires de menottes et une serrure ne font pas tout à fait dix kilos. Tu vas être un peu vaseux, mais c’est notre seule chance de survie. Ne crois pas qu’on nous épargnera quel que soit le vainqueur.

Solon tourna en rond quelques instants. Il rouspétait, ronchonnait, mais semblait peser le pour et le contre. Après tout, le sort de leur aventure dépendait de lui maintenant. Il faisait confiance à Reynard, savait qu’il ne les laisserait pas se faire exécuter. Sauf que rien ne garantissait la survie du Chien Chanceux. De même que rien ne garantissait leur survie jusqu’à un moment où il pourrait garantir leur sécurité. Il aurait été facile de l’envoyer aux quatre coin du champ de bataille tandis qu’un sicaire viendrait les occire et de faire passer leur mort comme une évasion ratée…
Au bout d’un moment, il posa les mains sur ses menottes qui clignotèrent quelques instants avant de s’effacer. Il fit de même pour celles de sa compagne de cellule et la serrure. La porte était grande ouverte. Il savait qu’il aurait pu fuir seul, mais il estimait que l’Ange était bien plus capable que lui de leur assurer leur survie. Elle n’avait pas autant de répugnance que lui à mettre fin à la fin d’un importun. Il commença à s’éloigner dans le couloir menant à la porte extérieure en chuchotant. Il avait envie de parler, de tout et de rien. Mais il se heurta à un garde qui venait faire sa ronde. Ce dernier pointa sa lance sur l’évadé et le fit reculer. Il avait pris conscience de l’absence de la femme derrière lui, se demandant où elle était partie. Il recula prudemment, pas à pas, jusqu’à sa cellule, devant laquelle le geôlier resta bête quelques secondes devant l’absence de serrures. Pas plus. Parce que l’Ange venait de commencer à l’étrangler. Il fallut que quelques dizaines de secondes pour que l’homme s’évanouisse. Toutefois, la femme continua jusqu’à ce qu’on ne puisse plus sentir de pouls. Récupérant quelques couteaux de lancer, elle confia néanmoins la longue épée d’acier à son comparse. Au moins avaient-ils maintenant quelques armes. Puis, elle lui fit signe de la suivre, tout en se taisant. La première porte donnait sur une coursive déserte. Ils étaient trois niveaux en dessus des canons qui rythmaient leur journée. L’odeur de poudre et de brûlé était presque écoeurante. Surtout pour Solon qui avait mal à la tête. Elle lui désigna un placard, où s’accumulaient les tenues de rechanges, visiblement pour les ouvriers. Elle le conduisit vers la salle de repos, où elle lui annonça qu’elle accordait une demie heure de sommeil à son cadet. Ensuite, il faudrait rejoindre leurs compagnons.

    • ***************

Brunehilde ne se faisait pas trop de soucis pour le sort du siège. Elle connaissait Mat et Loki pour les avoir combattu par le passé. Leurs troupes étaient trop peu préparées et expérimentées pour venir suffisamment à bout des défenseurs et permettre de s’emparer de la forteresse ainsi. Mais elle savait parfaitement que ce n’était sans doute pas la seule facette de leur plan. Les bombardiers orbitaux n’étaient pas entrés en action pour le moment. Le bouclier tenait aussi longtemps en grande partie grâce à cela. Sinon les premières couches auraient été détruites, et Stéphane obligé de tenter des actions de dégagements à haut risque. Elle pensait bien que le moment de leur utilisation viendrait. Sous peu d’ailleurs, parce qu’elle observait de plus en plus de visages fatigués dans ses troupes. Seuls les vétérans les plus expérimentés semblaient capables de se reposer suffisamment. La plupart des novices qui avaient refusé l’évacuation avaient de lourdes cernes noires sous les yeux, causées par le manque de sommeil. Le bruit perpétuel de la bataille empêchait beaucoup de monde de dormir.

Elle descendait vers la statue de Heimdall, où Reynard se trouvait normalement. Elle devait discuter avec lui du sort des prisonniers. Il avait semblé un peu abattu quand on lui avait appris la disparition de l’Einstein. Mais sans plus. Comme si c’était autant de soucis que de joies qui s’envolaient en fumée dans l’espace. Une fois arrivée en bas, elle se rendit compte qu’elle était presque seule. Presque, parce qu’il n’y avait qu’une centaine de troupiers autour de la petite cantine installée ici. Et un nombre aussi réduit était presque considéré comme très intime ces derniers temps. Se renseignant, elle apprit qu’ils revenaient d’une sortie, en compagnie de l’Humain. Reynard devait donc se débarbouiller avant de venir. Cela l’amusait toujours de le voir arriver impeccable, comme s’il cherchait à la séduire alors que Stéphane n’hésitait pas à se présenter tel quel. Ce dernier avait grandi dans les combats, il considérait donc les tenues salies par les guerres comme quelque chose de normal. Elle alla s’asseoir sur un banc, savourant un verre d’alcool translucide, assez fort, qu’elle buvait toujours pur quand les autres rajoutaient du jus d’un agrume quelconque.

Elle allait presque soupirer de voir son interlocuteur aussi en retard quand une détonation monumentale vint lui signaler que ses tympans allaient souffrir quelques heures. Aussitôt, elle vit surgir une nuée de soldats, dans des livrées caractérisées par le blason d’une flamme. Elle dégaina son épée et prononça un sort qui vint contenir les premiers projectiles qu’on lui destinait. Loki était passé par en dessous, mais elle ne voyait pas par où. L’alarme résonnait dans la forteresse et des hommes venaient occuper les escaliers. Les troupes de Loki ne semblaient pas prêter attention à ces derniers. Elles fonçaient vers un escalier caractéristique, où elles culbutèrent les trop peu nombreux défenseurs. Par radio, elle prévint Samael que les troupes arrivaient sur ses appartements. Ses gardes sauraient les tenir en respect si jamais le besoin en était, mais bon… Alors que la masse de combattants, finalement assez réduite était passée en trombe. Elle s’aperçut qu’il restait quelqu’un sur le pré. Pas un des hommes qui avaient été présents avant. Ils avaient été massacrés sans considération.

Mais portant une armure semblable à la sienne, dégainant calmement son épée identique à celle de la jeune femme, Jessie contemplait Laïa. Elle n’aurait pas cru que la jeune fille puisse se battre contre elle. Maintenant, elle allait payer cet excès d’optimisme au prix fort…

_betterav
_betterav
Niveau 8
30 janvier 2008 à 18:39:14

Je copie-colle pour lire ce soir, et je repasse dans la semaine pour une fine analyse (genre "c'est nul!" ou "vivement la suite!"

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
30 janvier 2008 à 21:55:16

'Tain, l'Indyen qui ne connait pas Chris Amon... Ca me troue... Surtout pour un journaliste du sport auto même amateur. C'est comme si tu connaissais pas Jochen Rindt, Alan Jones ou autre... Roh l'inculture... :snif:

betterav :d) J'attendrais ca avec impatience alors :p)

El_Indyo
El_Indyo
Niveau 9
31 janvier 2008 à 18:52:29

Je n'ai pas dit que je connaissais pas Chris Amon, j'ai dit que je ne connaissais pas sa réputation. Nuance.

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
31 janvier 2008 à 23:54:30

Si tu connais pas sa réputation, tu connais pas Chris Amon... C'est vrai quoi, c'est comme ne pas connaître la réputation de Stirling Moss ou de Keke Rosberg...

El_Indyo
El_Indyo
Niveau 9
01 février 2008 à 15:08:33

Stirling Moss, le champion sans couronne ?
Keijo Rosberg, le Suédois qui résistait à la chaleur et dont la moustache est légendaire ? (au même titre que les moustaches de Graham Hill, Dale Earnhardt ou Nigel Mansell)

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
01 février 2008 à 17:26:35

Rosberg père est Finlandais :rire: Graham Hill, c'est le combo moustache+casque aux couleurs du London Rowing Club plus que la moustache seule. (D'ailleurs, pour ceux qui liraient et qui ne connaitraient que l'histoire récente, oui Damon Hill est son fils, sauf qu'il n'a hérité de presque aucun soutien, son père étant décédé en 1975 et ayant laissé des dettes plus qu'autre chose^^)
Dale Earnhardt, tu lui as parfaitement rendu hommage dans ce que tu m'as fait lire.
Et Nigel Mansell :coeur: Le taureau de l'île de Man, le pilote le plus combattif de l'histoire. Malheureusement, avec Hill, le champion du monde le moins apprécié de son patron, l'infect Frank Williams...

El_Indyo
El_Indyo
Niveau 9
01 février 2008 à 21:33:47

Oui désolé pour Rosberg, je me suis emmêlé avec Kenny Brack, celui qui donna sa dernière victoire à A.J. Foyt aux 500 Miles d'Indianapolis (pour l'instant). Foyt a gagné lui-même 4 fois en tant que pilote et une fois en tant que patron, en 1999, avec Brack au volant.

Puisqu'on étale la culture autant que la confiture, rajoutons aussi que Graham Hill reste dans l'histoire automobile comme un pilote légendaire. En effet, il est le seul à avoir remporté le championnat du monde de Formule 1 (1962 et 1968), l'Indy 500 (1966) et les 24h du Mans (1972). Il est décédé dans un accident d'avion qui tua aussi quatre membres de son écurie et Tony Brise, un jeune espoir du sport auto. Il est intéressant de noter que son fils Damon commença sa carrière en tant que pilote de moto et ne rejoignit la Formule 1 que tardivement. Damon Hill est né le 17 septembre 1960 (le jour de la Saint Renaud), la même année qu'un certain Ayrton Senna.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas Dale Earnhardt, je leur conseille de lire ...CENSURE CENSURE CENSURE... :-d

Nigel Mansell était l'un des trois derniers "grands" de la Formule 1, ceux dont le départ a marqué la fin d'une ère. Il faisait partie d'un trio de génies qui savaient faire le spectacle. Mansell était sûrement le plus fougueux, le plus imprévisible et le plus drôle. Il s'engagea dans le championnat Indy Car en 1993, après avoir conquit le titre en Formule 1. Il devint champion dès sa première année de participation, laissant ainsi une empreinte indélébile dans l'univers de la course. Les deux autres membres du trio, en Formule 1, étaient bien sûr Alain Prost et Ayrton Senna. Prost prit sa retraite de pilote à la fin de la saison 1993 tandis que Senna trouvait la mort en course l'année suivante. Son accident marquait la fin d'une ère et la mort de la Formule 1 telle que les pionniers l'imaginaient.

El_Indyo
El_Indyo
Niveau 9
01 février 2008 à 21:34:32

Et j'ai oublié de préciser que moi non plus je n'aime pas Franck Williams...

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
01 février 2008 à 22:04:59

Rajoutons aussi que Keke Rosberg a eu son titre de champion du monde tardivement, et c'est la concurrence de Prost en 1986 chez Mc Laren, où Rosberg devait former un double compétitif avec le Français, qui a écoeuré Keke du pilotage, ne se trouvant plus assez performant. Keke Rosberg qui avait profité des circonstances pour être champion, avec la mort de Gilles Villeneuve et l'accident qui laissa hors de combat Didier Pironi. Ce dernier ne put se voir sacré sans être sur la piste. N'est pas Jochen Rindt qui veut, tant mieux d'ailleurs...

Damon Hill est donc né un 17 comme moi :cool: A noter que c'est sa mère qui a insisté pour qu'il pilote des voitures plutôt que des motos, elle trouvait les F1 plus sûres. Ce n'est pas Beltoise qui dirait le contraire... Bref, Damon qui dut sa place de pilote numéro 1 chez Williams au retrait de Prost et à la mort de Senna. Et qui fut jeté comme un malpropre par Franck Williams qui mettait ses pièces sur Jacques Villeneuve. Hill qui partira offrir la première possibilité d'arborer le numéro 1 à Arrows et Tom Walkinshaw en F1, et ce sera bien tant pour une écurie qui coulera quelques temps plus tard...

Pour Mansell, c'est l'un des autres vaincus, avec Rosberg, lors du second titre de Prost. Il formait avec Nelson Piquet père (rigolo d'ailleurs que le fils Rosberg et Nelsinho courent l'un contre l'autre cette année. Vivement les fils Mansell, qui ont parait-il hérité du coup de volant et de l'instinct combattif du papa, en F1 pour ravoir une nouvelle période dorée) un duo redoutable sur les Williams. A noter que la saison se termina sur un scénario identique à celui de cette année: deux pilotes dans l'écurie la plus performante sur le papier aux deux premières places, un pilote qui avait besoin de circonstances favorables pour gagner le titre. Dernière course de Keke Rosberg et un baroud d'honneur monumental comme le bonhomme, seulement interrompu par une crevaison. Ce qui offrit le titre à Prost puisque Mc Laren sut profiter de la leçon pour faire immédiatement stopper Prost. Et qui montra une fois parmi d'autres que Williams a du mal à anticiper le facteur pneu et leur dégradation. Puisque ce fut le cas à Francorchamps en 1992 (si je ne me trompe pas sur l'année) où Patrese et Mansell furent trahis par la lenteur de Williams à commander les retours aux stands...

Bref c'était un autre temps, avec trois pilotes radicalement différents sur la piste: Senna le Magicien, Prost le Professeur et Mansell le Guerrier... Arf ca manque tout ca...

El_Indyo
El_Indyo
Niveau 9
01 février 2008 à 22:54:22

Une anecdote en passant. Eddie Jordan disait de Damon Hill qu'il était "le guitariste le mieux payé de la F1". A cette époque (1998 environ), Hill allait doucement vers la retraite et il était connu pour donner des concerts juste après les courses. Oui, la Formule 1 était bien différente et cela ne se passe que 10 ans en arrière. Quelle ingratitude donc de la part de Jordan envers un pilote qui a rendu la victoire à son écurie en perdition.

Par ailleurs, Hill faillit donner son premier succès à Arrows au Grand Prix de Hongrie en 1997. Après avoir dominé l'épreuve d'une manière exemplaire et magistrale, la mécanique le trahissait dans le dernier tour et il laissait filer la victoire aux mains de Jacques Villeneuve qui allait devenir champion la même année.

Moins doué que Mansell, Prost ou Senna, Damon Hill n'en restera pas moins, à mes yeux, l'un des meilleurs pilotes de son époque, en grande partie pour ses qualités hors pistes. Il était reconnu pour son fair-play unique qui faisait dire aux analystes qu'il était le digne fils de son père. On ne peut pas dire qu'il était le meilleur de sa génération car il aura couru en décalage avec elle. Mais peut-être était-ce mieux ainsi, pour ne pas souffrir la concurrence du trio magique. Cela lui aura permis de prouver humblement son talent et d'honorer son nom. Et cela nous aura permis de croire encore un peu en la Formule 1...

El_Indyo
El_Indyo
Niveau 9
01 février 2008 à 23:45:32

Chapitre 3X2I

Première partie fort sympathique où on (re)découvre un Neiluj qui a de véritables qualités de DRH et qui sait gérer ses troupes. La notoriété paternelle aide beaucoup à assurer la transition entre les deux dux bellorum et les soldats ne sont pas trop déboussolés. Neiluj a eu d’ailleurs la bonne idée de les trier pour se faciliter la tâche managériale et l’imminence d’une destinée tragique ne les fait pas fléchir. Tant mieux.

En lisant « moine », j’ai cru que l’ami Crasse reprenait du service mais non, c’est de Zieg qu’il s’agit. Ca commence à faire beaucoup de gens sur le terrain, il faudra bientôt nous (me) faire un petit schéma explicatif. Zieg refléchit un peu moins que Neiluj sur la stratégie : il va foncer comme un bourrin et voir ce qui se passe. Coup de bol pour lui, il fait face à des bleus.

« il distinguait ceux qui étaient sensés les couvrir. »
==> « Censés », c’est la douce Kimie qui m’a appris qu’il fallait un « c »

Ensuite je n’ai pas trop compris contre qui Zieg se battait. Au début, vu qu’il ne les reconnaissait pas, je me suis dit que c’était des humains. Je n’ai pas réussi à confirmer ou infirmer l’hypothèse.
Et puis il y a cette histoire de portes à faire exploser… Pourquoi faire sauter les portes alors qu’on se fait assiéger ? Ou alors c’est Zieg qui attaque ? Pourtant il est avec Jessie, donc contre Loki… Pffff, je ne comprends rien, j’ai l’impression d’être idiot.

Chapitres 31(oui non mais là ça commençait à faire trop de chapitres, j’ai mis un limiteur)

Les hommes discutent les ordres de Loki ? Ah ben tiens, ça commence à aller mal si les dieux ne font plus recette. S’il ne reste que la menace pour faire avancer les troupes, c’est qu’il y a quelque chose de pourri au royaume du deutschemark (ahem). Le passage vraiment sympatoche de ce chapitre est la rencontre avec Bor. On se souvient du garçon pour ses grands débats souterrains avec Reynard et toute la troupe qui avait failli sauter par-dessus bor. On avait appris à cette occasion que Reynard arrivait à faire peur aux fantômes, signe de la jovialité du personnage. On redescend donc dans les tunnels, loin du bor de mer, et le registre change. Bor a quand même la bonne idée de briller dans le noir, ce qui me fait dire qu’avec le temps il s’est ionisé pour devenir un Borure. Bref, il se retrouve en face de son assassin et les deux cherchent à comprendre comment ils ont pu changer de bor aussi brusquement. On recoupe très bien avec les chapitres consacrés à la fuite du jeune tatoué, Siegfried pour les intimes. La fin de ce paragraphe est complètement inattendue et réveille le lecteur en manque d’action. On découvre que Loki peut tuer un fantôme à mains nues : c’est le fameux « effet de bor » !!! Pas de chance que Bor n’ait pas été au courant de ce qu’il encourait en faisant des blagounettes à son pote Loki.
Du coup, ça fait froid dans le dos quand on s’imagine la suite… D’un autre côté, on peut se rassurer en se disant que les autres dieux doivent pouvoir faire la même chose.
Qui a dit qu’on s’ennuyait durant ce chapitre ? (ce dernier jeu de mots est tordu, j’admets, il faut aller chercher dans les langues étrangères)

La fuite de l’Ange n’est pas aussi rocambolesque que l’on pouvait le craindre. Solon sert donc à quelque chose dans cette histoire et la belle n’hésite pas à lui faire les yeux doux pour arriver à ses fins. Impossible de résister à ses propositions, c’est bien connu. Solon utilise donc la magie, c’est ça ? On n’est pas très renseigné en fait, son utilisation du truc reste floue. Heureusement l’Ange pense à tout et lui accorde un peu de repos avant de retourner s’en prendre plein la mouille. Pour des gens qui viennent de s’évader, je trouve quand même ça un peu bizarre mais bon…

On termine avec la très chère Dame Brunehilde qui ne semble pas très bien secondée si on en croit l’état déplorable dans lequel se trouvent les hommes qui la suivent. La morale de l’histoire : messieurs, ne jamais suivre une femme, même si elle est jolie, charmante, sympathique, drôle et tout ça. (Et personne ne va écouter mon conseil, évidemment ! Comment ça, « moi le premier » ? Ca veut dire quoi, ça ?)

« Reynard devait donc se débarbouiller avant de venir. Cela l’amusait toujours de le voir arriver impeccable, comme s’il cherchait à la séduire alors que Stéphane n’hésitait pas à se présenter tel quel. »
==> Y’a les broques et pis y’a les autres, voilà tout ^^
Plus sérieusement, ce trait de caractère de Reynard est marrant, ou du moins la façon dont Jessie le perçoit, ce qui peut être très différent, surtout quand on connaît l’auteur.

« Elle alla s’asseoir sur un banc, savourant un verre d’alcool translucide, assez fort, qu’elle buvait toujours pur quand les autres rajoutaient du jus d’un agrume quelconque. »
===> Quelle femme, bon sang, quelle femme !

Et on termine avec l’événement que nous attendions tous depuis des semaines, à savoir le débouchage du souterrain. Tandis que Jessie pensait souffler un peu et profiter de la compagnie de Reynard (souvenez-vous, c’est celui qui aime des blagues de mauvais goût en société), une horde de malpropres traverse le plancher et jaillit au milieu de la forteresse. Heureusement pour eux, ils n’ont pas débouché dans le placard à balais ou dans la chambre de Jessie… Parce qu’alors là, ils se seraient ramassés une de ces gifles, je vous raconte pas !

Bien sûr, on finit avec le plus alléchant, une présentation typique des superproductions cinématographiques. Au milieu des troupes qui se ruent à l’assaut, une silhouette se dessine au milieu du pré. C’est Laïa qui s’avance, épée en main, pour entamer un duel qui, malgré tout le tralala, ne devrait pas faire de victimes. C’est vrai quoi, quel écrivain sensé voudrait perdre une héroïne comme Laïa ou Jessie ? Surtout quand on connaît les modèles ! Tiens, j’en profite pour les embrasser toutes les deux :cœur :

Pour conclure tout ça, je dirais que c’était des chapitres un peu fades qui auraient pu plus mettre en valeur la guerre et toute la fureur qui lui est associée. Comparée à un film, il est vrai qu’une fic doit se limiter à des duels si elle veut faire une description. Peut-être vaudrait-il mieux parler de mêlée et se laisser porter par cela, un océan de combats impersonnels qui offrent par ci par là des batailles plus soutenues ou plus épiques. Je sais à quel point la description d’un combat est fastidieuse et c’est pour cela que je propose de parler des affrontements dans leur globalité, sans toutefois diminuer le nombre de ligne. On s’attend évidemment à ce que le combat des Reines soit millimétré. Le public ne pardonnera rien dans un moment aussi crucial, c’est certain.
Le niveau reste très élevé mais le lectorat devient de plus en plus exigeant maintenant que la fic a définitivement fait ses preuves tant sur le fond que sur la forme.

Vivement la suite, bien sûr, et vivement les commentaires des autres !

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
02 février 2008 à 01:06:26

Précisons aussi que les fameux concerts sonnaient encore mieux avec Eddie Irvine en accompagnateur. Le duo anglosaxon se dépatouillait visiblement aussi bien derrière un volant que devant un public. Eddie Irvine qui faillit souffler à Hakkinen et Schumacher le titre de champion du monde quand son germanique de coéquipier trouva bonne l'idée d'aller défoncer les protections de Silverstone et finir avec des plaies qui lui donneraient un retard rédhibitoire au championnat. Tiens, autre plaie facheuse: Olivier Panis lors de la première saison de Prost Grand Prix... Troisième du championnat pilotes à ce moment de la saison, régulier performant, paf le mur! (au Canada si je ne m'abuse...) Résultat, notre dernier français vainqueur d'un GP (dantesque d'ailleurs ce GP de Monaco...) ne sera jamais aussi performant à son retour...
Pour la seconde place de Hill au GP de Hongrie 1997, d'aucuns disent que cette perf lui donna la crédibilité aux yeux des journalistes et d'une partie du public que son titre n'avait pas réussi à lui donner. Il devenait un grand pilote, un gentleman driver. L'héritier des Mike Hawthorn, Stirling Moss, Graham Hill, ou encore Bruce Mac Laren et Nigel Mansell...

Chapitre 3X2I

Première partie fort sympathique où on (re)découvre un Neiluj qui a de véritables qualités de DRH et qui sait gérer ses troupes. La notoriété paternelle aide beaucoup à assurer la transition entre les deux dux bellorum et les soldats ne sont pas trop déboussolés. Neiluj a eu d’ailleurs la bonne idée de les trier pour se faciliter la tâche managériale et l’imminence d’une destinée tragique ne les fait pas fléchir. Tant mieux.
=> DRH... je ne l'avais pas vu sous cet angle à vrai dire... Plutot que de se faciliter la tâche, c'est surtout qu'il a l'avantage de choisir des hommes de confiance. Utile quand on va faire du camping au milieu d'une bagarre de saloon pareille...

En lisant « moine », j’ai cru que l’ami Crasse reprenait du service mais non, c’est de Zieg qu’il s’agit. Ca commence à faire beaucoup de gens sur le terrain, il faudra bientôt nous (me) faire un petit schéma explicatif. Zieg refléchit un peu moins que Neiluj sur la stratégie : il va foncer comme un bourrin et voir ce qui se passe. Coup de bol pour lui, il fait face à des bleus.
=> T'inquiète pas, cela va se simplifier. D'ici huit chapitres, il y aura 5 personnages en moins. Comment cinq? Oui. Provisoirement ou non? Vous verrez bien...

« il distinguait ceux qui étaient sensés les couvrir. »
==> « Censés », c’est la douce Kimie qui m’a appris qu’il fallait un « c »
=> Et Kimie a toujours raison sur ce point-là

Ensuite je n’ai pas trop compris contre qui Zieg se battait. Au début, vu qu’il ne les reconnaissait pas, je me suis dit que c’était des humains. Je n’ai pas réussi à confirmer ou infirmer l’hypothèse.
=> Contre Neiluj en fait. Bon, faudra donc que je reprenne le bout vu qu'il semble confus... A defaut d'autres commentaires, bah on se contentera de celui-là comme représentatif.

Et puis il y a cette histoire de portes à faire exploser… Pourquoi faire sauter les portes alors qu’on se fait assiéger ? Ou alors c’est Zieg qui attaque ? Pourtant il est avec Jessie, donc contre Loki… Pffff, je ne comprends rien, j’ai l’impression d’être idiot.
=> Oui, c'est Zieg qui attaque un des fortins qui constituent la ligne de siège établi par Loki. Donc il tente de forcer le siège.

Chapitres 31(oui non mais là ça commençait à faire trop de chapitres, j’ai mis un limiteur)
=> Et encore, si j'avais pu suivre mon planning, on en sera au chapitre 43-1. (Oui, parce que 42 c'est le mal, c'est la Vert-Mine :malade: )

Les hommes discutent les ordres de Loki ? Ah ben tiens, ça commence à aller mal si les dieux ne font plus recette. S’il ne reste que la menace pour faire avancer les troupes, c’est qu’il y a quelque chose de pourri au royaume du deutschemark (ahem). Le passage vraiment sympatoche de ce chapitre est la rencontre avec Bor. On se souvient du garçon pour ses grands débats souterrains avec Reynard et toute la troupe qui avait failli sauter par-dessus bor. On avait appris à cette occasion que Reynard arrivait à faire peur aux fantômes, signe de la jovialité du personnage. On redescend donc dans les tunnels, loin du bor de mer, et le registre change. Bor a quand même la bonne idée de briller dans le noir, ce qui me fait dire qu’avec le temps il s’est ionisé pour devenir un Borure. Bref, il se retrouve en face de son assassin et les deux cherchent à comprendre comment ils ont pu changer de bor aussi brusquement. On recoupe très bien avec les chapitres consacrés à la fuite du jeune tatoué, Siegfried pour les intimes. La fin de ce paragraphe est complètement inattendue et réveille le lecteur en manque d’action. On découvre que Loki peut tuer un fantôme à mains nues : c’est le fameux « effet de bor » !!! Pas de chance que Bor n’ait pas été au courant de ce qu’il encourait en faisant des blagounettes à son pote Loki.
Du coup, ça fait froid dans le dos quand on s’imagine la suite… D’un autre côté, on peut se rassurer en se disant que les autres dieux doivent pouvoir faire la même chose.
=> Au moins as tu trouvé un moyen de te divertir. Pareil que les gosses d'un an, tu leur donnes un truc inhabituel (un verre en plastique vide, pas un marteau. Je précise pour Renaud, on sait jamais avec toi...) ils jouent avec pendant des heures. Bref, ceci dit, Loki n'est pas Hamlet, puisque lui a son royaume. Ou ca sent le soufre, donc l'oeuf pourri, donc il y a bien quelque chose de pourri au royaume de Loki. CQFD.
Oui, bye bye Bor, en même temps, il m'offre une justification sur le fait que Loki veut tuer Samael lui-même. Parce que bon, c'était quand même folklo d'entendre le bonhomme dire qu'il voulait s'offrir sa tête, alors que simplement laisser ses trouffions le faire lui aurait causé moins de complications et plus de sécurité.

Qui a dit qu’on s’ennuyait durant ce chapitre ? (ce dernier jeu de mots est tordu, j’admets, il faut aller chercher dans les langues étrangères)
=> Personne, on est pas à Arsenal anteWenger ici! (Et là, il faut avoir un minimum de culture footballistique...)

La fuite de l’Ange n’est pas aussi rocambolesque que l’on pouvait le craindre. Solon sert donc à quelque chose dans cette histoire et la belle n’hésite pas à lui faire les yeux doux pour arriver à ses fins. Impossible de résister à ses propositions, c’est bien connu. Solon utilise donc la magie, c’est ça ? On n’est pas très renseigné en fait, son utilisation du truc reste floue.
=> Evidemment que c'est de la magie... Je pensais que c'était évident, le monsieur ne mange pas le fer par les mains... Quoique, ca pourrait faire un personnage rigolo pour tu sais quoi!

Heureusement l’Ange pense à tout et lui accorde un peu de repos avant de retourner s’en prendre plein la mouille. Pour des gens qui viennent de s’évader, je trouve quand même ça un peu bizarre mais bon…
=> En même temps, ils sont au milieu d'une bataille. C'est pas forcément très crédible, je le reconnais, mais c'est sans doute là qu'ils sont le plus en sécurité.

On termine avec la très chère Dame Brunehilde qui ne semble pas très bien secondée si on en croit l’état déplorable dans lequel se trouvent les hommes qui la suivent. La morale de l’histoire : messieurs, ne jamais suivre une femme, même si elle est jolie, charmante, sympathique, drôle et tout ça. (Et personne ne va écouter mon conseil, évidemment ! Comment ça, « moi le premier » ? Ca veut dire quoi, ça ?)
=> Ca veut juste dire qu'on te connait un peu. L'état deplorable des hommes qui la suivent? Oui, forcément, ils reviennent du champ de bataille. Je doute que tu sois impeccable sur toi et en pleine forme après une course de kart :p)

« Reynard devait donc se débarbouiller avant de venir. Cela l’amusait toujours de le voir arriver impeccable, comme s’il cherchait à la séduire alors que Stéphane n’hésitait pas à se présenter tel quel. »
==> Y’a les broques et pis y’a les autres, voilà tout ^^
Plus sérieusement, ce trait de caractère de Reynard est marrant, ou du moins la façon dont Jessie le perçoit, ce qui peut être très différent, surtout quand on connaît l’auteur.
=> Les deux mon capitaine. Tu m'avais dit que Reynard devait être classe quand il voulait séduire. Il ne peut pas être classe ET crasseux, le bonhomme a donc une hygiène impeccable à tout bout de champ ( de bataille...).

« Elle alla s’asseoir sur un banc, savourant un verre d’alcool translucide, assez fort, qu’elle buvait toujours pur quand les autres rajoutaient du jus d’un agrume quelconque. »
===> Quelle femme, bon sang, quelle femme !
=> Bon d'accord, la vodka pure, c'est moi. Enfin Jess, je ne sais pas, faudra lui demander. Mais de toute facon, la vodka c'est le bien!

Et on termine avec l’événement que nous attendions tous depuis des semaines, à savoir le débouchage du souterrain. Tandis que Jessie pensait souffler un peu et profiter de la compagnie de Reynard (souvenez-vous, c’est celui qui aime des blagues de mauvais goût en société), une horde de malpropres traverse le plancher et jaillit au milieu de la forteresse. Heureusement pour eux, ils n’ont pas débouché dans le placard à balais ou dans la chambre de Jessie… Parce qu’alors là, ils se seraient ramassés une de ces gifles, je vous raconte pas !
=> Au passage, c'était l'aqueduc qui devait amener l'eau à proximité du temple de Heimdall. Ayant cette fois respecté la géographie du lieu précisée avant, ils devaient déboucher là.

Bien sûr, on finit avec le plus alléchant, une présentation typique des superproductions cinématographiques. Au milieu des troupes qui se ruent à l’assaut, une silhouette se dessine au milieu du pré. C’est Laïa qui s’avance, épée en main, pour entamer un duel qui, malgré tout le tralala, ne devrait pas faire de victimes. C’est vrai quoi, quel écrivain sensé voudrait perdre une héroïne comme Laïa ou Jessie ? Surtout quand on connaît les modèles ! Tiens, j’en profite pour les embrasser toutes les deux :cœur :
=> Moi aussi je les embrasse :coeur: Parce que l'une des deux va me bouder pour le sort que je compte lui faire subir. Quoi qu'elle est au courant, je lui ai parlé de ca, il y a quelques mois... Pas faire de victimes? Et je facilite comment l'appréhension de la totalité des personnages moi?

Pour conclure tout ça, je dirais que c’était des chapitres un peu fades qui auraient pu plus mettre en valeur la guerre et toute la fureur qui lui est associée.
=> Oui, je suis toujours aussi lamentable sur cet aspect :cool: Plus sérieusement, vu la nullité des morceaux, on comprend pourquoi j'y vais à réculons... heureusement, bientot la fin du premier pâté!

Comparée à un film, il est vrai qu’une fic doit se limiter à des duels si elle veut faire une description. Peut-être vaudrait-il mieux parler de mêlée et se laisser porter par cela, un océan de combats impersonnels qui offrent par ci par là des batailles plus soutenues ou plus épiques. Je sais à quel point la description d’un combat est fastidieuse et c’est pour cela que je propose de parler des affrontements dans leur globalité, sans toutefois diminuer le nombre de ligne. On s’attend évidemment à ce que le combat des Reines soit millimétré. Le public ne pardonnera rien dans un moment aussi crucial, c’est certain.
=> Ca fait quatre jours que je suis dessus. Bonne nouvelle, je l'ai parfaitement visualisé. J'ai la chorégraphie dans la tête, au cil près. Mauvaise nouvelle, je suis toujours aussi mauvais pour retranscrire le coeur du chapitre Medecin (dites....)

Le niveau reste très élevé mais le lectorat devient de plus en plus exigeant maintenant que la fic a définitivement fait ses preuves tant sur le fond que sur la forme.
=> Et faudrait vraiment que je m'améliore sur certains points, c'est évident...

Vivement la suite, bien sûr, et vivement les commentaires des autres !

_betterav
_betterav
Niveau 8
02 février 2008 à 02:57:21

Contre Neiluj en fait. Bon, faudra donc que je reprenne le bout vu qu'il semble confus... A defaut d'autres commentaires, bah on se contentera de celui-là comme représentatif.
=> MOi ça m'a paru très clair... par contre, la localisation de la bataille est plus confuse. C'est la capitale de Samaël et il y a la statue d'Heimdall, donc c'est Rhen Var. Mais le fantôme de Bor s'y trimballe et Loki peut l'attaquer depuis qu'il a pris la lune avec le monastères des bersekers, donc ce serait Midgard... ou alors les deux villes sont sur la même planète?...

T'inquiète pas, cela va se simplifier. D'ici huit chapitres, il y aura 5 personnages en moins. Comment cinq? Oui. Provisoirement ou non? Vous verrez bien...
=> alors on devrait loqiquement avoir Jessie ou Laïa (ou pas...),je pronostiquerai bien Jessie. Neiluj m'a l'air bien parti pour y passer, puisqu'il a gagné la première manche contre Zieg, il devrait perdre la seconde (ou pas...), et il ne sert pas à grand chose dans le fond. Samaël est évidemment en danger, Mr. Payaso pourrait trépasser dans l'action aussi, Côté humain, Syd devrait prendre des risques prochainement, d'un autre côté on a encore plein de choses à apprendre sur lui (il semble de plus en plus être l'avatar d'une divinité quelconque d'ailleurs). Je verrai bien l'Ange se faire trucider aussi, sais pas pourquoi. Et il y a toujours Hadès qui pourrait ressortir dans un avenir proche, et comme c'est l'ennemi de la moitié des persos, et l'ennemi potentieldes autres, il pourrait disparaître. Ou alors la méthode 2-en-1: bye bye les jumelles! Allez, je me lance, je donne mon tiercé, à défaut d'un quinté: Jessie, Neiluj, Samaël (je joue que des grosses quotes, risqué avec fff ^^ )

Sinon, le hasard fait bien les choses: tout le mond a rendez-vous au même moment à la statue d'Heimdall! Du coup, rien ne dit qu'un deus ex machina ne viendra pas sauver la donzelle sur le point de se faire maasacrer par sa copine, ou que Solon ne se prenne pas bêtement un sort perdu pendant qu'il suit tranquilement l'Ange.

La suite! La suite!

EwanMcGregor
EwanMcGregor
Niveau 9
02 février 2008 à 14:52:57

J'ai lu les chapitres que j'avais en retard :bave:

Le second est particulièrement bon vu qu'on voit pas mal les humains :dehors: (ben quoi :rouge: ) et en plus on va enfin droit au duel que t'annonçais déjà dans le premier chapitre Laia - Jessie.

j'espère que tu vas pas nous faire un truc genre "ah finalement on redeviens amie :desole: c'était un malentendue" on veut un vrai duel nous :bave:

Parkko
Parkko
Niveau 38
03 février 2008 à 10:00:00

La suite :svp:

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
08 février 2008 à 22:59:06

Chapitre XXXIV : Le baiser de Judas.

Les deux femmes s’observaient, sans mot dire. La plus jeune des deux se sentait mal à l’aise, consciente du regard meurtrier de son aînée et ancienne supérieure. Mais elle ne comprenait même pas pourquoi elle manquait tant de reconnaissance envers celle qui lui avait sauvé la vie. Surtout qu’elle était une déesse. Jessie aurait dû faire preuve de respect et d’un peu moins d’orgueil pour Laïa. En effet, cette dernière estimait que la chef des Valkyries lui devait la vie et qu’elle allait devoir s’acquitter de cette dette en laissant agir. Même si elle doutait réellement de ce fait.

- Tu devrais faire preuve de plus d’égards vis-à-vis d’une déesse, lâcha Laïa. Si tu ne veux pas être punie une fois la bataille perdue, alors décide-toi vite.
- Aucune envie de me soumettre à un dieu foireux. Et encore moins à quelqu’un qui ne sait pas agir par elle-même, qui n’est que l’instrument d’un autre.
- Ne m’insulte pas. Tu as une dette envers moi, donc évite de trop faire la maligne avant d’avoir payé ton écot.
- Une dette ? Non, je n’en ai aucune envers une traîtresse.
- Sans moi, tu serais morte depuis longtemps. Pense à ce que serait devenu l’Ordre, ce que serait devenu Stéphane sans toi.
- Tu appelles ça une dette ? Stéphane est un guerrier. Nous sommes préparés depuis trop longtemps à la possibilité que l’un de nous meurt. Quant aux Valkyries, tu connais la règle. Si aucune ne semble en mesure de mener l’ordre, c’est le dieu auxquelles elles feront allégeance qui les mènera. C’était déjà arrivé plusieurs fois quand Odin menait nos sœurs. Quant à mourir, j’aurais peut-être préféré, vu que tu m’aurais évité le déshonneur. Mais visiblement, tu étais jalouse d’être la seule à devoir être salie.
- Salie ? Pas vraiment, plus rien ne peut me salir, lança Laïa. N’oublie pas que je dispose d’une aura dont tu ne disposeras jamais, malgré tes qualités. Tu ne veux ma mort que pour pouvoir éviter d’avoir des rivales au sein de l’ordre. En fait, j’aurais dû me méfier de toi depuis bien plus longtemps.

Malgré le fait d’avoir été décontenancée par la dispute et l’opiniâtreté de son ancienne amie, Laïa avait gardé la tête claire et dégainait son arme. Son long poignard dans la main droite était toujours orné sur la garde des deux ailes blanches, ce qui lui valut un regard incendiaire de celle qui lui faisait face. Laïa tenait son arme de manière à ce que la lame soit pointée vers l’arrière. Plutôt que son revolver, elle avait choisi de sortir son lourd bouclier pour parer les coups de Brunehilde. En attendant, profitant d’un instant de battement, elle se rua sur son ancienne alliée. Jessie réagit prestement, se courbant en arrière pour échapper à la lame et lançant un petit sort de feu qui ne fit pas de dégâts, sinon faire reculer par prudence son adversaire. Le chuintement de la soie indiquait que Jessie s’y mettait sérieusement. Elle avait dans chaque main ses sabres personnels, plus longs et plus fins que la moyenne, à la lame scintillante. Un cadeau de Stéphane, qui avait choisi l’acier le plus pur possible, pour contrebalancer la fragilité des lames moins épaisses. Elle avait abandonné visiblement la possibilité d’user de la magie, mais un pâle éclat translucide et aux teintes verdâtres montrait qu’elle n’avait pas négligé de dresser sa propre barrière contre les sorts.

Jessie s’avançait rapidement, malgré la lourdeur de sa tenue et la fatigue. Comme toujours, sa course était légère et elle ne produisait qu’un chuchotement léger, presque imperceptible. Arrivée à la bonne distance, elle se plia en avant pour lancer une fente. Laïa n’avait qu’à peine bougé, sacrifiant une mèche de cheveux au –dessus de son oreille pour se glisser dans l’espace défini par la longueur de la lame. Le choc sourd contre son bouclier indiquait à la partisane de Loki qu’elle venait de parer la seconde attaque. Faisant pression pour soulever un peu l’épée qui la gênait contre son bouclier, elle en profitant pour pivoter et tenter de frapper le flanc de Jessie. Cette dernière riposta en se collant contre Laïa. Le bras de cette dernière alla donc riper contre le dos de l’armure de la Valkyrie. Une douleur sourde derrière la tête lui indiqua que la leader des Valkyries venait de lui asséner un coup de tête tandis qu’elle se sentit basculer suite au fauchage qu’elle subissait. Une fois étalée sur le sol, Laïa ne prit pas la peine de réfléchir et balança une ruade qui arracha un juron à Jessie. Elle roula sur elle-même pour se retrouver face à son ennemie un genou à terre. Elle vit Jessie fondre sur elle et frapper avec la pointe de ses deux armes. Elle n’eut que le temps de lever son bouclier. Mais elle se rendit vite compte que cette défense n’aurait servi à rien. Les deux lames avaient traversé l’épaisseur du bouclier et encadrait le visage de la jeune fille.

- Finalement, tu n’as pas autant pris la grosse tête que ça, ironisa Jessie.

Laïa répliqua en coinçant le bouclier avec ses pieds et saisit son arme à deux mains. Elle plongea et frappa violemment Brunehilde. Cette dernière regarda ensuite l’entaille qui sectionnait son armure sans entailler les chairs avec un air amusé. Elle semblait visiblement ravie de voir son adversaire enfin décidée à lui prendre la vie. En forçant, elle arracha ses armes du bouclier, le découpa sur une petite épaisseur de chaque côté de la poignée. Elle fit quelques pas en arrière, faisant signe de la tête qu’elle laissait Laïa tenter sa chance. Cette dernière voyait rouge et se rua, à moitié accroupie. Elle lui lança le bouclier, que Jessie n’évita pas et prit dans l’épaule. Un peu étourdie, cette dernière sentit l’acier s’infiltrer dans le défaut de son armure au dessus de sa hanche. Elle sentit un peu de sang en couler. Découvrant Laïa prête à enfoncer bien plus son arme en frappant dessus à deux mains, elle lui asséna un vigoureux coup de pied dans la figure, envoyant rouler la jeune fille. Laïa avait récupéré son bouclier avant de manœuvrer, ce qui lui avait coûté le temps nécessaire pour enfoncer plus profondément son arme. Mais elle fut réconfortée par la présence de sang sur la lame, elle l’avait touchée.

Elle vit fondre sur elle Jessie, qui ne semblait même pas handicapée par sa blessure. Celle-ci frappa lourdement, visant le bouclier délibérément. Elle en arracha la plus grande partie, ne laissant qu’un petit polygone réduit à la main de la déesse. Laïa laissa donc tomber son bouclier. Elle ne fit même pas mine de prendre son revolver, elle le pensait inutile. Serrant ses deux mains sur son arme, elle se sentait prête pour le baroud d’honneur. Retentant l’assaut précédent, elle fut cette fois-ci stoppée par un coup de coude qui l’envoya percuter le genou de Jessie, volontairement plié pour réceptionner l’estomac de Laïa. S’échappant par une roulade arrière, elle vit Jessie l’attaquer. Tentant de parer l’assaut avec son maigre poignard, elle en perdit vite l’usage, le premier coup tranchant nettement l’acier avant la garde, ne lui laissant qu’un bout du manche. C’était visiblement la fin de la lutte. Elle fut toutefois surprise de voir Jessie rengainer un des deux sabres et lui tendre la main pour l’aider à se relever. Elle la saisit alors qu’elle rengainait sa seconde épée.

- Tu as fait quelques progrès, mais tu es très loin de valoir une abbesse des Valkyries. Notamment du point de vue de la volonté.
- Mais je voulais gagner, s’indigna Laïa. Je ne suis pas entrée dans ce combat pour que tu me battes. Je voulais vaincre !
- Oui, seulement vaincre. Tu n’as eu que l’envie de me tuer tardivement, alors que je l’avais d’entrée. Mais il était trop tard pour moi. Tu es toujours trop gentille, lâcha Jessie en attirant Laïa contre elle comme pour la réconforter.
- Comme c’est délicat de m’avouer que tu voulais me trucider. Sympathique comme tout dis moi. Et là, tu n’as plus envie je suppose. Pourquoi ?
- C’est ce que tu crois, répliqua Jessie sur le ton de la plaisanterie.

Sortant un poignard similaire à celui de Laïa d’une de ses jambières, elle l’enfonça brusquement dans le ventre de la déesse. Cette dernière ne dit pas un mot. Elle recracha quelques centilitres de sang avant de se raider et de s’effondrer dans l’herbe en fermant les yeux. Elle avait toujours une expression de surprise et de déception sur le visage. Jessie se pencha, les larmes aux yeux, et caressa doucement les cheveux de celle qu’elle venait d’abattre.

- Tu étais comme ma petite sœur depuis trop longtemps pour que quiconque d’autre que moi se charge de t’exécuter. Mais je n’ai pas apprécié cela, crois-moi.