-
Le Chat avait quitté depuis deux jours le vaisseau des humains. Il le regrettait fortement, mais avait compris son intérêt quand les forces de Loki s’étaient rapprochées. Il courait le risque d’être exécuté pour ce qu’il était après tout. Hadès, comme toujours, l’accompagnait. L’homme semblait soulagé de partir. Même si le danger devait vite se profiler devant eux. Le Chat était resté pantois quand son compagnon lui avait annoncé qu’ils allaient rejoindre les dissidents réunis chez les Loups-Garous. Pour un peu, il lui aurait faussé compagnie. Il ne connaissait pas grand-chose de ce groupe, à part qu’ils avaient été parfois impliqués dans des actes de sacrifices humains. Il ne se sentait pas rassuré du peu qu’il en savait, ce qui était un euphémisme. Alors que leur navette volait lentement, au milieu d’un convoi civil, le Chat voulut interroger pour la centième fois son protecteur sur ses motivations. En fait, il savait déjà qu’il allait avoir la même réponse qu’auparavant : il était attendu là-bas pour avoir son armée personnelle. Cette fois-ci, il opta pour des questions plus personnelles.
- Hadès, pourquoi es-tu persuadé que j’aurais une armée ? Ces types sont des tueurs sanguinaires…
- Justement, ce seront eux ton armée.
- Mais, cela veut dire que je devrais partager leurs cultes sanguinaires ? Accepter les sacrifices humains et les horreurs de cet acabit ? Je crois alors qu’on peut choisir de partir pour ailleurs.
- Deux choses : d’une, ils ont un vaisseau dans le convoi, qui nous surveille. Ils nous aborderont et me tueront si je tente quoi que ce soit pour éviter de me poser sur cette planète. Je ne suis même pas sûr qu’une bonne raison suffirait pour m’épargner. La seconde est qu’on a dit que les hérétiques qui ont fait des sacrifices humains faisaient partie de ce groupe.
- Oui, et alors ?
- Alors tu crois la propagande d’un des deux camps maintenant ? Je te dois de te rappeler dans ce cas ce qu’ils disent sur ceux de ton peuple…
- Je crois avoir compris. Tu es donc persuadé qu’ils sont inoffensifs ?
- Euh, pas vraiment. Ils sont dangereux, mais ne le seront pas pour nous.
- Dis-moi pourquoi tu en es sûr.
- Parce qu’ils croient qu’un homme viendra briser le cycle des dieux. Le Sauveur, qui ouvrira une nouvelle ère. Ils étaient proches des Hommes-Poissons et étaient persuadés que le porteur du Léviathan serait celui-là.
- Mais je suis le porteur de la Poiscaille…
- Tu peux donc être leur sauveur. Un conseil, éviter de parler du Léviathan comme d’un simple truc puant et glissant. Tu éviteras de passer pour un prophète hérétique et de te voir livrer au vainqueur de la bataille qui s’annonce.
- Et toi ? Tu prétends te faire appeler Hadès alors que c’est un dieu disparu deux fois du monde d’où vient le navire qui nous a hébergé. J’aimerais savoir pourquoi tu mens.
- Hadès n’est pas un nom courant même là-bas. Simplement, j’y suis déjà allé. Il y a longtemps, parce que je cherchais des champions pour ma cause.
- Tu en as trouvé ?
- Oh, oui, une petite unité militaire qui fuyait des rebelles. Surtout ceux qui étaient prêts à se sacrifier. Je les ai bénis, ajouta Hadès en riant.
- Je doute, vu ton rire gras et ravi, que ta bénédiction ait été appréciée…
- Evidemment. J’en ai fait des maîtres de guerre pour ceux qui auraient la foi en moi. Puis, j’ai instauré de quoi en créer de nouveaux. Mais ils ne l’ont utilisé qu’une fois, et puis cela a mal tourné finalement.
- Comment cela ?
- Parce que la vie ne passait pas pour eux. Alors certains ont décidé de se battre de nouveau, dans des rebellions futiles, des révoltes vite écrasées. D’autres se sont donnés la mort, c’était plus simple. Finalement, il y a l’air d’en rester d’eux, dont la jeunette.
- Ils sont dans le vaisseau des humains ?, s’étonna l’enfant.
- Oui, elle m’a reconnu, lui était déjà parti. Mais son regard a changé, il semble maintenant plus désespéré, plus laconique. Un vrai champion. Toutefois, si elle me retrouve, je suis un homme mort.
- Mais qui es-tu à la fin ?
- Je suis Heimdall, je suis mort, oui je sais. Simplement, Keinengel ne m’a pas tué comme il aurait dû le faire sur ordre de Loki ou de Samael. La mort de Tyr l’a brisé, en quelque sorte. On ne tue pas Tyr sans payer le coup d’un ultime sort magique. Le vieux manchot a eu la main lourde en tout cas…
Bon ben on verra si c'est un des plus mauvais tout à l'heure ![]()
Première partie :
J'ai pas très bien compris la fin. C'est une sorte de "polynectar" (cf Harry Potter) ou quoi cette potion
?
Qu'en est-il de Loki ? C'est lui qui fait son come back à la fin ? C'était un fake de Loki avant ? Bref j'suis pas sûr d'avoir tout pigé dans ce premier passage.
Deuxième partie :
Partie que j'ai préféré sur les deux. On est dans quelque chose qui nous donne envie de savoir la suite, même si tous les noms qui reviennent à la fin whouhou pas facile à suivre dans un récit où y'a cinquante persos.
Ceci dit, Heimdall laisse planer un mystère quant à ce fameu champion. Reynard ? Hein non je dois dire n'importe quoi mais j'ai pensé à lui au début :megahonte:
Sinon, le chat a enfin une importance
Bref finalement le gros problème du chapitre, et c'est une remarque assez générale pour ta fic, c'est que tu conclus tes chapitres avec une sorte de cliffhanger, et donc on a envie de savoir la suite, mais tu ne nous la propose que deux chapitres voir trois chapitres plus loin, et l'effet de suspence est retombé entre temps car on est lancé sur de nouveaux suspences ![]()
Comme maintenant l'explosion passe un peu au second plan par rapport à l'histoire du chat. Donc la révélation de l'incident sera finalement moins percutante que si elle avait été dès le chapitre suivant.
Parkko Posté le 02 avril 2008 à 12:55:26 Première partie :
J'ai pas très bien compris la fin. C'est une sorte de "polynectar" (cf Harry Potter) ou quoi cette potion ?
Qu'en est-il de Loki ? C'est lui qui fait son come back à la fin ? C'était un fake de Loki avant ? Bref j'suis pas sûr d'avoir tout pigé dans ce premier passage.
Non, non c'est bien Loki qui s'est fait dessoudre. Et c'est bien Keinengel qui est redevenu lucide, comme Timorn avait déjà put en être témoin quand il était planqué chez Loki. Donc non, la potion n'est pas du polynectar, on a juste un Keinengel moins taré que d'habitude.
Deuxième partie :
Partie que j'ai préféré sur les deux. On est dans quelque chose qui nous donne envie de savoir la suite, même si tous les noms qui reviennent à la fin whouhou pas facile à suivre dans un récit où y'a cinquante persos.
Bah je sais, mais j'ai voulu voir grand. Là, je suis en train de taper quelque chose qui fait seize pages pour la version des premiers lecteurs, y a déjà 15 personnages^^
Ceci dit, Heimdall laisse planer un mystère quant à ce fameu champion. Reynard ? Hein non je dois dire n'importe quoi mais j'ai pensé à lui au début :megahonte:
Sinon, le chat a enfin une importance
Oui, c'était prévu, je l'avais affirmé depuis longtemps. Simplement, on approche de la fin de la première partie^^ Le champion, c'est pas dur en même temps...
Bref finalement le gros problème du chapitre, et c'est une remarque assez générale pour ta fic, c'est que tu conclus tes chapitres avec une sorte de cliffhanger, et donc on a envie de savoir la suite, mais tu ne nous la propose que deux chapitres voir trois chapitres plus loin, et l'effet de suspence est retombé entre temps car on est lancé sur de nouveaux suspences
Comme maintenant l'explosion passe un peu au second plan par rapport à l'histoire du chat. Donc la révélation de l'incident sera finalement moins percutante que si elle avait été dès le chapitre suivant.
Oui, je sais, mais en fait il me manquait un bout >_<. J'avais oublié d'éliminer Loki... Donc on ouvre le prochain chapitre sur le pourquoi du comment de l'explosion, et on continue sur le Chat.
Soit dit en passant, j'espère qu'il y aura quelqu'un qui trouvera le jeu de mots extrêmement pourri de chez pourri que je me suis amusé à insérer dans le tas.
J'ai pas trouvé en tout cas^^
Sinon vivement la suite
Et puis ben merci pour les explications
franchement que de surprises depuis quelques chapitres, tu n'hésites pas à nous enlever des persos importants :$
Renaud l'a trouvé. Normal, nous avons le même humour pourri parfois
Par contre, il avait la flemme de taper son commentaire hier soir le bougre
Oui, ça écrème un peu. Histoire de redistribuer les cartes.
Oui mais c'est triste de voir des persos mourir ![]()
C'est pas parce que je ne commente pas que je ne lis pas tes posts, FFF...
Je n'ai pas un humour pourri et je ne suis pas un bougre (du moins pas au sens premier)
Non mais ! LOL
A quand le prochain chapitre
?
Chapitre XXXVII : Nouvelle donne.
Samael contemplait le petit moine d’un air intrigué. Il l’avait pris pour la loque qu’il avait récupérée quand le religieux avait été envoyé pour faire passer Tyr dans un monde meilleur. Et il ne l’avait jamais vu autrement qu’ainsi. Il se sentait floué, humilié qu’un être inférieur puisse se jouer de lui aussi aisément que cela. Pour un peu, il l’aurait étêté sans aucune justification. De toute façon, vu l’état des lieux, personne n’aurait trouvé à lui reprocher quoi que ce soit. Alors qu’il se préparait à contacter Brunehilde pour lancer une contre attaque et exterminer le plus de populace possible, il se retrouvait avec un dernier grain de sable qui l’empêchait de savourer son triomphe. Voulant le pousser pour l’envoyer bouler lourdement sur le parquet à moitié défoncé, Samael sentit soudain le froid d’une arme contre son humérus. Keinengel le tenait en joue avec un pistolet qu’il sortait d’où ne savait trop où. Son regard n’était pas vitreux, mais mauvais, et amusé de jouer un aussi mauvais tour à son adversaire du jour. Samael se contenta de le gifler violemment, sans lui laisser le temps de parer. Un éclat de rire torve monta du tas de vêtements qu’il avait roulé sur le sol. Le nez saignant un peu, le moine se redressa sans soucis, puis se rapprocha à nouveau de son adversaire.
- Allons, seigneur. Un peu de fair-play serait le bienvenu. Je crois qu’il vous manque quelques éléments pour bien comprendre ce qui vous arrive.
- Je crois que tes dés sont pipés ce coup-ci. D’habitude, quand tu joues ta fidélité au quatre cent vingt et un, c’est quand la partie est serrée. Ici, nous avons gagné, ce serait stupide d’avoir un élan de lucidité et un tantinet d’amour-propre ou d’honneur. Après tout ce que tu as fait pour moi…
- Oh, c’est vrai que j’oubliais mes services. Qui ont été payés par quoi déjà ? La mise à mort de ma famille, un statut de paria, une folie malsaine qui me transformait en animal. Difficile de faire moins attrayant sans aucun doute. Loki avait au moins le mérite de me rendre ma lucidité.
- Comment ? En te saoulant jusqu’à plus soif et te faisant croire qu’il était le gentil ? Tu es un abruti, jusqu’à ce qu’il réclame une très grosse part du gâteau, il était mon allié, mon complice dans le crime, alors ton soi-disant bon maître…
- Je le sais, rassurez-vous. Mais vous l’avez tué, ou du moins sera-t-il assez longtemps absent pour devoir laisser à Vestri la charge de l’empire qu’il a créé. Freyja étant décédée grâce à Brunehilde, il ne reste plus que vous comme monstre qui peut épouvanter ce monde.
- Tu rêves d’abattre les dieux ? Joli rêve, mais il n’apportera que le chaos. Je te rappelle que tu y as gagné la folie.
- J’ai surtout gagné la liberté. Vous ne prêtiez plus attention à moi et Loki n’avait aucun intérêt à entraver mes mouvements. C’est un peu bizarre au début, mais on en comprend vite l’intérêt. Aujourd’hui, j’ai le moyen d’offrir le plus formidable outil de réflexion à ce monde qui se meurt.
- Ton cerveau ? C’est sûr qu’il ne doit pas être trop utilisé depuis toutes ces années. Mais je doute que tu sois capable de quoi que ce soit de fédérateur. Je n’oublie pas ton image de déicide…
- Qui a dit que je serais l’élément perturbateur ? Il est déjà arrivé. Les Humains sont ceux qui viendront recomposer notre système. Nous allons devoir repenser par nous-même toute notre civilisation pour éliminer cette menace.
- Une menace ?
- Oui, parce que même avec leur aide, nous ne serons pas libres.
- La liberté, ce n’est qu’une folie, assura Samael, même les humains en sont revenus pour se placer sous le contrôle d’un guide religieux. Même eux ont besoin d’avoir quelque chose en quoi croire. Et tu proposes de nier tout cela ?
- Je ne le nie pas, je propose de remplacer les dieux par nos propres capacités. C’est en nous que réside l’espoir. Pas en des personnalités un tout petit peu différentes. Nous aurons sans doute quelques icônes, mais la principale croyance sera notre propre personne…
- Des icônes ? Cite moi en une que je connaisse.
- Loki, par exemple, lança le moinillon avec un sourire amusé.
- Jamais il ne voudra laisser ton projet s’installer. Il tente de se créer un empire, ce n’est pas pour rien.
- Pas d’accord avec vous. Son empire, il l’a créé parce qu’il était charismatique, parce qu’il a su rallier des gens à sa bannière. Il est un dieu malfaisant, je doute que quiconque accepte de servir ce genre de personne. C’est pour lui que les gens se battent, pas pour Loki.
- Intéressante conception. Mais je doute qu’il te laisser jouer comme tu l’entends, il te tuera avant que tu aies fini de convertir les masses.
- Oh, je doute fort qu’il puisse me faire du mal.
- Oui, si tu es assez rapide. Sauf qu’un paria ne peut pas se déplacer comme il veut, tu l’oublies. Tu mettras des mois à toucher son empire, et d’ici là, il y a une chance pour qu’il soit rétabli.
- Non, non, je ne faisais pas référence au temps. Et puis, mon statut de paria peut être pratique. Il a une dimension mystique que certains n’ont pas oubliée. Les Loups-Garous pensent que cela a un rapport avec une communication avec un monde différent.
- Des hérétiques, cracha Samael. Pas étonnant qu’ils t’aident, tu leur facilites la tâche. Ils ne veulent que notre disparition…
- Mais moi aussi, je la veux. Et je vais l’avoir très vite. Tu ne t’es pas demandé pourquoi je te racontais tout cela aussi bêtement ?
- Parce que tu n’es qu’un cliché qui est sûr de vaincre et qui se permet de disserter avant pour tuer le temps. Syd voulait des spectateurs, toi tu me fais l’aumône en me donnant tes raisons ?
- Perspicace.
- Et ? Tu crois pouvoir me défier et encore mieux me vaincre au sabre ? J’avoue que finalement, ton rêve n’était pas la chose la plus stupide que tu m’as sortie aujourd’hui.
- Qui te parle de sabre ?
Keinengel avait eu un immense sourire aux lèvres en posant la question. Il avait perdu son air extatique qu’il avait arboré pendant qu’il parlait de sa mission presque sacrée. Il semblait sûr de lui, pourtant, à part des capacités d’agilité et de furtivité, Samael savait que l’homme était d’une nullité crasse quand il n’avait pas d’explosifs sous la main. Et à ce qu’il savait, pour l’atteindre suffisamment, le moine aurait à l’attacher aux explosifs, ce qui n’était pas spécialement quelque chose qui risquait d’arriver. Sans perdre de temps, il prit son arme de façon à ce que le tranchant de la lame soit orienté dans son dos. Puis il frappa son adversaire, la lame ripant sur la clavicule du moine allant s’encastrer dans le dos de l’armure. Samael s’aperçut qu’il était bloqué. Et que son adversaire ouvrait son plastron. Il l’avait trouvé bien large, l’armure, il comprenait pourquoi. Keinengel avait enfoncé tous les explosifs qu’il pouvait dedans. Et le compte à rebours atteignait presque son terme. Le fourbe l’avait retenu et avait voulu discuter juste pour passer le temps et rapprocher Samael du moment où tout sauterait.
Jessie fut troublée de voir les pièces de l’armure de Samael. Ces dernières lui avaient été rapportées par des éclaireurs envoyés voir pourquoi l’armée ennemie patientait. Elle voyait assez de troupes pour emporter la décision rapidement, alors traîner comme cela ne lui semblait pas trop naturel somme toute. Elle eut un sourire fugace quand on lui apprit que Syd et Loki avaient trépassé. Au moins, cela ferait deux ennemis de moins pour l’avenir proche. Mais la mine déconfite de ses espions lui avait fait comprendre qu’ils avaient quelque chose de bien moins réjouissant à annoncer. Elle leur avait ordonné de cracher le morceau, ils avaient préféré donner les débris portant le monogramme de Samael avant de se replier prudemment. Les pièces brisées à la main, la jeune femme se dirigea vers la salle où ses autres collègues se trouvaient. Les seigneurs de guerre prirent la mouche en voyant ce qui était arrivé à leur nouveau chef. Si quelques unes des Valkyries proposaient de tenter une sortie pour offrir une pyramide de tête à leur leader défunt, la plupart se rangèrent derrière l’avis de Stéphane. L’ordre de retraite était donc prioritaire. Si tout était réglé sur le papier en quelques minutes, il allait falloir s’organiser pour donner le change. Près d’un millier d’hommes, principalement les moines combattants menés par Ziegfried, se portèrent volontaires pour permettre à tous de fuir.
Au moment de l’embarquement, Jessie poussa tout le petit groupe qui l’accompagnait depuis longtemps dans l’immense appareil de Stéphane. Reynard ne semblait pas perdu pour autant. Il connaissait plus ou moins ce type de vaisseau. Le dernier abordage auquel il avait participé avait eu lieu sur un navire de ce type. C’était avant qu’il ne fuie les ennuis, se dit-il. Mais il semblait presque aussi à l’aise que la majorité des gens à bord. Stéphane se plaça à côté de lui pour tenter d’engager la conversation.
- Suis-moi, tu ne te perdras pas à bord. Je doute que ma douce accepte de te voir errer dans les coursives comme une âme en peine pendant longtemps. Et puis on risque d’avoir besoin de toi.
- Merci. Je ne sais pas par contre si je serais capable de trahir le vaisseau humain, si c’est cela que tu demandes.
- Tu l’as bien quitté sans aucun mal il me semble. Tu n’es plus sensé avoir de liens avec lui. A moins que nous nous trompions tous.
- Pas totalement. Je l’ai quitté parce que j’avais une mission qui m’impose de vous aider. Mais de là à participer à la mort de milliers de frères d’armes envers qui je n’ai aucune hostilité, il y a un pas que je ne veux pas franchir.
- Tu n’as pas compris. On ne va pas détruire la flotte en orbite. On a des vaisseaux bourrés de fantassins, qui ne savent presque pas se battre dans l’espace. Inutile de risquer un carnage. Mon navire va servir d’appât et de bouclier, il faudra simplement se défendre contre tes congénères.
- Oh, la réponse est simple. Tiens toi hors de portée. Aucun de vos navires n’a de système de défense suffisamment élaboré pour éviter que la coque soit percée. Donc évite-le. Même si je doute que les humains nous posent un quelconque problème. Si Syd est hors de combat, c’est l’Inquisiteur qui devait venir qui a pris la direction des opérations. Et je doute que s’engager contre nous alors qu’elle peut s’offrir la planète en dessous et participer à la conversion des habitants soit un choix tentant.
Heimdall guidait le Chat dans les méandres de la cité. Ce dernier n’aurait jamais cru connaître une telle ville. La propagande qu’on leur envoyait montrait plutôt des rues aux bâtiments vitrés et tellement brillants qu’ils semblaient plus être des joyaux. Des rues goudronnées, agrémentées d’espaces verts ordonnés, propre et taillés. Des véhicules volants et des vendeurs souriants. Sur cette lune dont il ignorait le nom, le Chat se promenait dans des rues de terre battue noire, avec parfois des nappes de sable. Les maisons étaient principalement constituées de pierres jaunes délavées par le temps et la pluie et de moins en moins lumineuses. Certaines bâtisses tiraient nettement sur le gris. Il avait arrêté de compter les lézardes dans les murs, et avait découvert que certaines pouvaient être écroulées sans que cela empêche les gens d’y vivre plus ou moins correctement, enfin selon les critères dans lesquels il avait grandis, donc loin sans doute des standards de la Communauté. Les vendeurs portaient des armes et semblaient méfiants. Heimdall avait même dû sortir l’argent qu’il possédait avant qu’on ne leur amène la carte des consommations dans la seule gargote devant laquelle il n’y avait pas d’ivrogne mort ou dépouillé. Un lieu luxueux avait lâché le vieil homme sur un ton sarcastique.
La nourriture était passablement infecte. Disons qu’il avait connu largement mieux. Le Chat s’étonnait toujours de voir des gens capables d’ingurgiter les pires horreurs. L’odeur de certains plats de viande donnait des nausées et poussait à aller vomir. Sauf que le gratin qui venait de passer devant lui avait l’aspect et l’odeur de ce qui allait résulter de cet acte. Un instant, il se demanda même si ce n’était pas cela qui constituait le plat. La musique était nulle. Le pianiste jouait toujours le même air, sans doute en raison des quatre gros bras qui se tenaient près de lui, l’arme au poing. Il n’osait même pas imaginer qu’un musicien minable pouvait être tué pour ne pas jouer l’air qu’on voulait. Heimdall lui donna une petite tape sur l’épaule. D’un geste de la tête, il lui désigna une petite alcôve vide. Le duo alla s’y asseoir attendant qu’on apporte les deux sandwichs commandés. La serveuse était mignonne, mais pas bavarde pour un sou. Heimdall lui fit remarquer que c’était une qualité. Au moins, si elle n’était pas pipelette, ce qui s’échangeait ici ne sortirait jamais. Il mordit dans son repas avec appétit intimant l’ordre à son jeune protégé de faire de même. Le Chat fut plus prudent dans son attaque. Mais malgré l’aspect peu ragoûtant de la chose, c’était bon, excellent même. La serveuse revint, leur apportant des biscuits salés et de l’eau pour accompagner le repas.
Au bout d’un moment, un homme vint les aborder. Ayant commandé à manger, il cherchait une place pour s’asseoir. Heimdall l’autorisa à partager leur table, bien que cela surprit le jeune homme. Heimdall avait toujours évité le contact avec les autres pourtant…Le nouvel arrivant avait le visage couturé de cicatrices, et le cou présentait les traces de quelques autres. Sans nul doute, on avait affaire à un guerrier aguerri. Le tout était enveloppé dans un lourd manteau noir qui descendait suffisamment pour balayer le sol poussiéreux. Quand il l’avait vu entrer, le Chat s’était demandé comme ce colosse faisait pour ne pas suer toute l’eau que son corps contenait. Maintenant qu’il mangeait avec eux, il semblait amical et affable. L’homme parla de tout et de rien en attendant son menu. Il avait tenté un plat de viande nettement plus ragoûtant que la moyenne. Conscient du regard de l’adolescent, il sourit largement.
- Je te rassure bonhomme. Ce n’est pas un plat caché de la carte. Simplement, le patron accepte, contre une partie de la viande, de cuisiner les plats que demandent les chasseurs de la région quand ils lui amènent du gibier. C’est mon cas aujourd’hui, j’ai sans doute le droit au meilleur plat que l’auberge produira cette semaine.
- Fine gâchette ?, demanda poliment le Chat.
- La meilleure votre Seigneurie, répondit ironiquement son vis-à-vis. D’ailleurs, je connais ton compagnon. C’est lui qui m’a embauché pour vous servir de guide dans la jungle. Bien qu’en vingt minutes on puisse être à l’endroit où vous souhaitez vous rendre. Finissons le repas tranquillement, et puis ensuite nous partirons pour cette belle petite balade champêtre.
- Bien, fit Heimdall. Il sera temps alors.
La marche fut tranquille. Les plantes étaient parfaitement taillées pour former comme une allée. Et le Chat sut de loin vers quoi ils se rendaient. Des tentes grises dans un univers vert émeraude, cela tranchait vivement. Après que le chemin eut fait une boucle, le Chat s’arrêta, contemplant bêtement l’immense alignement de toile. Il comptait des dizaines de rangées, longues, beaucoup plus longues que toutes les rues de la bourgade voisine. Pour un peu, il aurait qualifié de banlieue l’endroit d’où il venait. Mais il comprenait peu à peu pourquoi ces hommes vivaient à l’écart. Tous étaient porteurs d’armures noires mates, qui ne reflétaient aucun brin de lumière. Des milliers de soldats. Jetant un coup d’œil à Heimdall, il comprit soudain. Son armée hein… Et bien, ce qu’il devait dire, c’est qu’elle avait plutôt fière allure pour des fantassins. Pas de véhicules ou de vaisseaux en vue, mais en cas de bataille au sol, il ne craindrait rien.
Ah un nouveau chapitre j'avais même pas vu
je lis ça dans la journée je pense ![]()
Bon si je fais un récapitulatif sur ceux qui sont morts durant tous ces précédents chapitres (tous les persos morts après Freija donc) on a Samael, Loki, Syd et Kein, non ?
C'est à dire que les trois chefs meurent pour laisser place plus ou moins à trois nouveaux chefs : Jessie, Vestri et euh... y'a plus personne chez les humains quasiment (enfin les principaux ne sont plus vraiment attachés à l'Einstein et au groupe humain quoi).
Si les quatre là sont morts j'avoue qu'au niveau du récit ça permet de réellement surprendre le lecteur j'crois qu'on s'y attendait pas du tout, et ça redistribue les cartes ![]()
Ca marque le début d'une seconde partie (faire un petit récap sur tous les personnages serait pas mal d'ailleurs parce que certains je les aient peut être oubliés et je sais plus si ils sont vivants ( :$ )
Sinon la partie avec le Chat est courte mais pas mal, il sera sûremment au coeur de la seconde partie de ton récit^^
Ton récit, il fait combien de page word exactement? Oo T'as l'intention de le "finir" ou c'est une histoire sans fin? :p
168 pages chez moi
Parkko
Oui, le titre du chapitre que tu as lu est assez évocateur non?^^ Chez les humains, c'est Morgan qui reprend le flambeau, même si c'est une nouvelle venue. Chez les Humains, il reste quand même Timorn, l'Ange, Solon et Morgan. Plus que dans le camp de Loki
La première partie est pas tout à fait finie, il reste trois chapitres. Et ensuite, une récapitulation oui.
Cendrillon
Bah, vu que j'ai formaté le Pc, je ne peux pas te le dire, mais je pense que betterav tape dans le mille, vu que je fais à peu près cinq pages par chapitres... Et oui, j'ai l'intention de le finir.
Fff
Oui, mais Morgan est finalement une nouvelle qui n'avait pas grand chose à voir avec le conflit, tout comme maintenant l'Ange et Tim qui sont engagés dans d'autres histoires.
Pour ça que perso j'avais pensé à Solon au début.
Chez les Humains, il reste quand même Timorn, l'Ange, Solon et Morgan. Plus que dans le camp de Loki
=> En même temps, c'était le camp le moins peuplé au début, et Loki s'est empressé de zigouiller ses deux principaux lieutenant, comme ça au moins on sait qui est sensé le remplacer après sa mort
L'Ange est toujours à bord et a accepté de servir Morgan... Cette dernière aurait-elle été envoyé sans rien connaître? j'en doute ![]()