Tiens-moi au courant, je veux voir vos tronches de plagistes ![]()
Jeudi se rapproche au passage ![]()
Jeudi j'ai 8h de cours de Qualité... Tu as l'air d'avoir hâte, pas moi...
Deux heures de cours seulement pour moi demain :$
Que dalle demain, mais faut que je descende finir mon inscription.
Je serais en retard, le sport caylemal

Saison II, c'est parti
Chapitre XXXXI : Tempêtes.
- Allo Reynard, nous avons un problème !
C’était comme cela qu’il avait été réveillé, par une voix informelle, celle de Jessie, qui le sommait, sans le dire directement, de la rejoindre sur la passerelle de commandement de la petite unité spatiale. Trente personnes à bord grand maximum, une cinquantaine de mètres de long. L’avantage de ce vaisseau tenait dans sa vitesse assez hallucinante. Une sorte de dragster, à l’intelligence artificielle assez performante pour s’amuser à faire un tour complet des ceintures d’anneaux de Saturne sans dommages. Reynard le certifiait, il avait inséré la cartographie dans l’ordinateur de bord et avait fait les simulations en entrant comme paramètre de vélocité le maximum. Une belle bête, mais quasi incapable de combattre. Neuf sondes, deux droïdes de réparation, six de défense et neuf tubes de torpilles quand les simples patrouilleurs de son bout d’univers d’origine en affichaient au moins vingt. Bref, une bête de course, pas faite pour le combat. Reynard le surnommait le Dragster, et il n’avait pas foncièrement tort, même Jessie le reconnaissait. Mais l’appareil, créé en secret par les Valkyries pour des missions d’infiltrations et d’espionnage, n’avait jamais été conçu pour être un fier combattant, plutôt une saleté quasi impossible à descendre. Et pour cela, il était parfait. Ils venaient de traverser deux pans du système stellaire aux mains de Loki depuis longtemps. Et les flottes qui venaient de conquérir Rhen Var rentraient chez elles, ne prenant même pas la peine de se cacher. Par contre, leurs ondes radar heurtaient toujours le bouclier occulteur du Dragster. Mais ce dernier remplissait sa tâche à la perfection. Pour n’importe quel opérateur radar, ils n’étaient qu’une parcelle d’espace. Et ils n’étaient pas assez fous pour passer à portée d’un quelconque appareil de reconnaissance visuelle.
Le souci venait toutefois d’autre chose, maintenant que les alertes étaient passées depuis longtemps. Reynard s’en était même assoupi, naviguer ainsi était reposant, même si la finalité du périple lui échappait. Même Kris ne savait rien, n’avait rien pu dire pour le renseigner. Les Valkyries n’avaient rien dit, du moins si certaines d’entre elles, hormis Jessie, savaient quelque chose. La jeune femme avait décidé sur un coup de tête de faire le voyage, sélectionnant les intervenants et choisissant de révéler un secret technologique important en leur faisant connaître l’existence d’un tel vaisseau. Rien de bien génial là dedans. Le hangar avait même déçu Reynard, qui avait toutefois pu embarquer son chasseur, le seul à se caser avec celui de la maîtresse des Valkyries. Deux biplaces pour un tel vaisseau, c’était presque du luxe lui avait-on fait comprendre. Lui espérait qu’un tel luxe ne serait pas utile en urgence, parce qu’il estimait qu’il serait plutôt difficile d’accomplir une sortie dans de telles conditions. Il se demandait d’ailleurs si c’était d’un tel plan foireux dont on voulait lui parler quand il avait été appelé. Il croisa quelques Valkyries en train de s’occuper à des tâches dont seul un ingénieur suffisamment compétent aurait pu en tirer quelque chose, histoire de ne pas rester bête. Mais lui s’en fichait, qu’on lui donne le diplôme, il en ferait d’autres utilisations, on ne savait jamais. Il pénétra dans le poste de commandement, assez exigu. Pas suffisamment pour empêcher un pilote, un officier radar et un contrôleur des communications de s’entasser autour du siège central qu’occupait à l’heure actuelle Jessie. Celle-ci sourit quand elle vit son comparse arriver, mais gardait une mine sombre. Elle lui désigna de la main un astéroïde. Lorsque le zoom fut activé, Reynard put distinguer la carcasse d’un titanesque vaisseau noir et orange. Il n’avait jamais vu quelque chose s’en approchant depuis les reconstitutions des vaisseaux de colonisation de l’époque héroïque de la conquête de l’espace. Pour un peu, il était même prêt à parier que ce n’était que grâce à sa structure vallonnée que le météore pouvait contenir le monstre d’acier qu’il observait. Sauf que cela ne l’avançait pas à grand-chose de voir ce qu’il ne connaissait pas…
- Qu’est ce que c’est que ce machin ?
- Un vaisseau, sourit Jessie devant l’attitude choquée de ses sœurs dans la pièce. Plus précisément, un sanctuaire.
- Un peu comme votre caillou où l’on s’est replié ?
- Tout à fait. Sauf que ceci n’est pas qu’un simple refuge pour un ordre monastique en déroute. Ceci était le vaisseau principal de la flotte d’Odin et de Thor. Accessoirement, Heimdall et Tyr séjournaient assez régulièrement à bord.
- Tu sembles quand même dubitative devant cela.
- Je ne croyais pas l’équipage de ce vaisseau quand la découverte m’a été communiquée. A vrai dire, c’était possible que le Sleipnir soit perdu, mais en avoir la preuve, cela fait bizarre.
- Je crois comprendre. Sauf que tu n’as pas qu’un souci théologique n’est ce pas ? Ton souci se base aussi sur d’autres points. Donc avant d’aller crapahuter ailleurs, j’aimerais que tu éclaires ma lanterne. Suffisamment pour que je comprenne l’étendue du problème d’ailleurs.
- Oh, c’est assez simple. D’après tout ce que l’on a pu voir sur la carcasse externe, d’après ce qu’une des sondes a ramené, c’est un crash qui date de plusieurs mois, voire plusieurs années. Après ce que l’on sait sur Keinengel, il est possible qu’il en soit en partie responsable. S’il a descendu Heimdall et Tyr comme les sources qu’on a récupérées sur les ordinateurs de Stéphane l’indiquent, alors il était à bord du vaisseau dans un créneau qui peut correspondre.
- Le moinillon frappait vraiment fort. Sauf que je doute qu’il ait pu produire un tour de passe-passe comme face à Samael non ?
- Exact. C’était le genre de type qui, quand il était dans ses mauvais jours, était capable de faire du corps à corps en utilisant ses lances roquettes, mais à ce moment-là, il était sain d’esprit. Ce n’est que quand il a été récupéré après la mort de Tyr qu’il a été considéré comme fou. Tyr n’y avait pas été de main morte pour se défendre visiblement. Le problème reste toujours patent : Samael affirmait recevoir des ordres d’Odin ces dernières semaines. J’ai même vu une de ces scènes.
- On a croisé Bor qui était mort depuis belle lurette. Pourquoi pas la même chose pour Odin ? Surtout que le bougre est quand même beaucoup plus important comme dieu que son géniteur.
- C’est une bonne remarque. Sauf qu’un esprit est incapable de quitter la planète où il est coincé, dans le cas présent, cette boule de pierres, et surtout incapable de pouvoir mettre en marche un système de communications valable. Ce n’est pas mort qu’il allait apprendre à faire marcher des trucs dont il ignorait le fonctionnement vivant…
- En clair, tu penses que Samael t’a piégé ou que vous vous êtes faits piégés tous les deux, et tu es en rogne à cette idée.
- Evidemment… Que veux-tu que je ressente ? Il a neuf chances sur dix que ce soit Loki qui nous ait manipulés, et nous on s’est fait planter comme deux imbéciles…
- Reste une autre chance. Que ce soit Samael qui nous ait tous manipulés… Après tout, il était l’un des meilleurs amis de Loki, ils se défiaient pour des broutilles. Je me demande s’ils ne sont pas simplement passés au niveau supérieur maintenant que leur autorité a fait de même ?
- Pas Samael, se révolta Jessie. Je le connais suffisamment pour savoir qu’il peut prendre des décisions parfois étranges, mais qu’il a un grand souci de tous ses hommes et…
- Tous ses hommes ? Tu veux dire comme ceux qu’il a volontairement sacrifiés quand il t’a fait évacuée ? Alors qu’il avait l’escadre de Stéphane sous le coude, prête à intervenir et qu’il aurait pu sauver tout le monde ?
Reynard laissait muette Jessie, mais les yeux de cette dernière étaient suffisamment éloquents pour qu’il ne pousse pas plus loin le propos. Elle avait été assez attachée au défunt, sans qu’elle n’explique clairement à quel point. Donc, elle défendait bec et ongles sa réputation, même si Reynard s’en fichait éperdument. Il se fixait sur des faits, des analyses claires et précises, avec le maximum d’éléments. Il fut coupé dans ses réflexions par l’écran qui se mit à biper et à passer en alerte. Il avait repéré quelque chose d’inconnu pour le moment. Il ne fallut que quelques secondes pour avoir une vidéo et une représentation en trois dimensions de l’intrusion : un vaisseau qui avait fiché ses attaches sur le flanc de l’épave, permettant à qui était équipé de grimper dans les débris. Et il ne fallut qu’à peine plus de temps pour que Reynard sache à qui ils avaient affaires. Il avait mémorisé cet insigne, parce qu’il l’avait vu suffisamment souvent : Solon, le meneur des pilotes de l’Einstein. Morgan devait donc être au courant des découvertes de Syd, ou avoir eu des informations de la part de Mat. C’était suffisamment compliqué comme cela sans qu’elle s’en mêle. Il grommela, se leva et commença à vérifier les divers relevés de son armure, qu’il avait revêtue à peine levé. L’autonomie maximale, les capteurs dans le vert, que du bonheur.
Solon avait eu là une bonne occasion de prendre l’air. C’était ce qu’il s’était dit pour se convaincre d’accepter la mission. Du moins, de ne pas se voir forcer de l’accepter. Parce que Morgan avait été intransigeante : elle n’avait aucune confiance dans les rapports de Loki et tentait d’avoir ses propres données. En clair, elle rompait ouvertement avec la politique menée par Syd, conciliante et progressive, pour s’imposer en force. En même temps, Solon pensait bien qu’il y avait de la place pour eux maintenant que Loki et Samael avaient disparu. Enfin, Loki, personne ne savait trop ce qu’il en était, puisque Mat avait fait exécuté les deux informateurs qui avaient des révélations à faire, et ce sans que personne ne bronche. Visiblement, la guerre de l’information était monnaie courante dans ce monde-là pour que l’on laisse une censure létale s’exercer. Morgan pensait pour sa part que tout le monde attendait de voir comment Mat allait se débrouiller pour prendre les choses en main. En cas d’échec patent dans la succession de Loki, ces deux cadavres seront encombrants pour lui, des personnes seront suffisamment patientes pour les ressortir le moment venu, quand il serait en position de faiblesse. Histoire de faire payer chèrement son incapacité. Parce que Morgan estimait qu’un bouseux, selon ses propres termes, comme Mat aurait du mal à tenir des mondes principalement urbains sans une part de cruauté…
Il se promenait calmement quand une détonation le fit tomber au sol. On venait de faire sauter son vaisseau. Et évidemment, aucune capsule de secours, elles avaient toutes disparues depuis belle lurette… L’intelligence artificielle de son armure prit le relais, lui apprenant avec une voix posée et calme, qu’un ennemi venait d’aborder les restes du Sleipnir à sept cents mètres devant lui. Une seule personne, qui était déjà descendue à bord. Une armure de type Shadow. Solon en frémit. L’armure était une antiquité qu’aucun expert n’était capable de juger selon les critères actuels. Mais elle avait été en son temps l’une des meilleures, l’une des plus performantes. Mais elle avait été abandonnée à cause de son coût prohibitif au profit de structures plus légères, plus faciles à produire en très grande série. Les Shadow avaient équipé un très petit nombre d’unités, mais Solon connaissait très bien deux de ces utilisateurs : les derniers Chiens Chanceux. Il passa en vision infrarouge, suffisamment vite pour voir Reynard avancer, complètement détendu. Ce dernier l’avait déjà repéré car il fonçait sur lui sans souci. Solon attendit d’être à portée de voix pour interpeller son adversaire du jour.
- Ne bouge pas ou je t’explose, affirma Solon.
- Sérieux ?, se mit à rire Reynard. Je n’aurais jamais cru qu’un bébé puisse me balancer une telle réplique en se prenant pour un cador. Surtout un type incapable d’approcher des scores suffisants pour être de la chair à canon de second choix dans l’infanterie.
- Je suis sérieux Reynard. Tu as ta vieille Shadow, ton antiquité, j’ai une Ghost. Tu sais, les derniers modèles, les plus performants jamais créés. Tu ne fais pas le poids.
- Je crois que tu crois trop aux publicités. Les Shadow sont la meilleure armure de combat de l’histoire. Trop fortes pour être égalées, même un siècle après. Et même avec un truc qui te transformerait en super héros, tu es suffisamment mauvais pour que je gagne à poil avec des cailloux à la main.
- Ne bronche pas, réaffirma Solon après avoir tiré un coup de feu. La prochaine fois tu es mort.
- Impressionnant, à cinq mètres près, tu m’égratignais. Avec un matériel de pointe, être aussi mauvais, c’est désespérant. Personnellement je ne t’aurais pas confié une fronde, trop évoluée pour toi. Bon, faisons du classique : rends-toi, tu n’as aucune chance de t’en tirer dans le cas contraire.
- Mouais, c’est ça. Je ne cracherais rien de toute façon, quelque soit les moyens.
- Zut, moi qui pensais dérouiller mes vieilles techniques de torture, ironisa Reynard. Bon assez de conneries, pose ton jouet, lève les mains et rends-toi, sinon t’es mort, j’ai pas de temps à perdre avec un zozo.
- Alors fais ce que tu penses avoir à faire, mais tu ne me battras pas…
- Si tu le dis… Bon, je suis gentil, je vais te montrer en quoi ma Shadow est la meilleure. Je vais foncer sur toi et t’éclater la tête avec mon arme une fois à bout portant, pas avant. Tu aurais tout le temps de m’allumer, si tu le peux.
Solon dégaina son fusil d’assaut et le régla pour obtenir la rafale la plus dense possible. Il sentait Reynard sérieux et ne comptait pas se laisser piéger par son ex compagnon de route. Dans quelques secondes, l’Ange serait la seule survivante de son armée, Solon était prêt à la parier. Jamais Reynard n’arriverait jusqu’à lui. L’armure de combat qu’il avait revêtue, la Ghost, était dotée d’un propulseur suffisamment puissant pour le faire dégager à toute vitesse. Jamais un truc aussi ancien ne pouvait égaler le meilleur de la technologie actuelle. Il entendit le décompte de Reynard et le vit avancer, très rapidement, en zigzag. Technique relativement basique, mais Solon ne voulait pas se laisser piéger. Il tirait là où il lui semblait nécessaire, certain de le toucher à plusieurs reprises. Toutefois, Reynard ne semblait pas affecté et se rapprochait trop vite au goût du pilote qui démarra son armure, afin de reculer le plus vite possible, tout en continuant à arroser de temps à autre son adversaire.
Et ce fut là que Solon comprit que Reynard ne mentait pas. Malgré sa trajectoire rectiligne, malgré la puissance maximale de la Ghost, Solon perdait du terrain sur un adversaire qui parcourait presque deux fois plus de terrain que lui. Ils n’étaient qu’à quelques mètres l’un de l’autre. Solon expédia une grenade, quasiment à bout portant. Il eut quelques secondes pour s’éloigner, profitant pour en laisser deux de plus. Les détonations endommagèrent légèrement son armure. Mais il faillit hurler de rage en voyant Reynard sortir indemne de l’attaque. Quelques éclats étaient fichés de ci de là, mais rien n’avait sérieusement entamé l’antiquité qui devait pourtant être surpassée. Reynard arriva à portée de tir, comme il l’avait pronostiqué. Solon l’entendit lui dire quelque chose sur l’incapacité des faibles et sur le fait que le champ de bataille était le seul révélateur de la valeur d’un homme. Mais le pilote était trop concentré sur le canon à quelques centimètres de son casque, attendant de voir quel malheur allait sortir de l’obscurité. Il sentit l’odeur de la cordite, le clic de la gâchette…
Reynard faisait l’était des lieux. Quelques plaies superficielles sur la carapace renforcée de son armure, mais rien de bien gênant. Lui-même serait capable de réparer tout cela. Après tout, il avait l’habitude désormais. Vu l’état du pilote, et surtout de sa tête, il ne prit même pas la peine de vérifier si un quelconque souffle de vie agitait encore la purée sanguinolente répandue sur le sol. Il eut un sourire torve en pensant aux Valkyries qui avaient insisté pour filmer, par une caméra indépendante, son action. Elles avaient eu du spectacle, suffisamment sans doute pour leur plaire ? Il ne prit même pas la peine de le demander, il avait entendu le gémissement écoeuré de l’officier de communication dans ses écouteurs. Ah les joies du direct…
Il reprit sa marche vers le cœur du navire, sachant qu’il ne croiserait personne en vie. Par contre, un fantôme, il n’était pas contre, cela pourrait l’aider, et aider aussi Jessie à comprendre. Même si elle était certaine qu’au moins un des dieux s’était échappé, elle n’avait aucune preuve. Reynard allait devoir jouer au docteur, du moins au légiste, elle avait eu un large sourire quand elle lui avait proposé de jouer au docteur. Reynard, tout sourire, s’était empressé d’accepter avant qu’elle lui explique qu’il devrait identifier les cadavres selon des indices. Selon Jessie, cette tâche revenait à Charon, puisqu’il était le passeur des Enfers. Et vu que Reynard avait gagné ce magnifique lot au tirage au sort, et bien il devait accomplir sa tâche, sans broncher si possible. De même, elle était persuadée qu’il avait eu comme mission, innée donc pas consciente, de guider Laïa vers son destin et donc la mort. Quand bien même personne n’avait retrouvé la dépouille de l’ancienne amnésique. Reynard n’avait qu’un regret, celui de n’avoir pas pu sauvé la demoiselle quand il en avait eu la possibilité. Mais peut-être qu’il n’aurait rien pu faire…
Un mur de cadavres, cela ne choquait même plus l’Ange. Elle en avait tellement vues des horreurs qu’au bout d’un moment, elle avait fini par être blasée. Elle était ici pour accomplir sa mission. Et vu que cela coïncidait avec les objectifs de Morgan, elle avait eu carte blanche. Atterrir loin de sa cible, hors de portée des radars primitifs, avait été un jeu d’enfants. Se rapprocher d’elle était un peu plus dur, vu le nombre de gardes qui fourmillaient dans la région. Surtout qu’elle était assez peu discrète dans un sens, vu qu’elle n’avait aucun des us et coutumes locaux. Mais elle s’en fichait, dans quelques heures, elle pourrait se prélasser avec un verre de vodka à la main, contemplant les étoiles et attisant ses souvenirs heureux. Pour cela, elle aurait quelques cadavres à laisser, comme les trois qui avaient trop eu confiance dans le visage de jeune première et qui gisaient, les cous orientés selon des angles étranges. Elle fredonnait tranquillement, sans crainte d’être démasquée, vu qu’il n’y avait pas grand monde dans ce coin du campement, paradoxalement vide par rapport à son pourtour où il y avait presque un soldat au mètre, comme si ces derniers remplaçaient la palissade.
“Erst wenn die Wolken schlafen gehen
kann man uns am Himmel sehen
wir haben Angst und sind allein
Gott weiss ich will kein Engel sein”
Enfin la suite! Premières impression: je dois avouer que ce chapitre est un de ceux qui m'ont le moins plu...
Le style de la première partie ne m'a pas emballé, j'ai l'impression que l'illustre auteur a ce chapitre dans un coin de la tête depuis des mois et que, du coup, le style est assez poussif. Ou alors qu'au contraire il a du mal à s'y remettre après les vacances. Les dialogues ou les pensées des persos n'ont pas l'air naturelles, mais c'est peut-être moi qui ai perdu l'habitude de lire du Yggdrasil, et les autres lecteurs pourront alors me détromper.
Dans la deuxième partie, on rentre dans l'action à proprement parler, les dialogues et les réflexions se font lapidaires, et ça se lit tout seul! Seul problême, il n'y a aucun suspense, on ne croit pas un instant que Nanard ne risque ne serait-ce qu'une égratignure, et comme les sommations sont sans équivoques, ont sait de suite que Solon pourra pas s'enfuir ou être capturé: il va crevé. Pour le coup, ça aurait été plus palpitant de le noyer dans son lavabo^^ Au moins, ça nous rapelle que le Nanard, faut pas le faire chier, parce qu'il est balèze! En plus ça casse le mythe d'Albator, qui s'est donc fait massacrer par un nullard, toute mon enfance qui s'écroule ![]()
La troisième partie est la plus courte, mais pour moi la meilleure: rien à dire, sinon que j'ai hâte de savoir où est l'Ange et qui est sa "cible"... je miserai sur Heimdall, voire la poiscaille, mais ce pourrait être Mat, Jessie, Reynard, Loki (fin... se qu'il en reste!), ou... quelqu'un/quelquechose d'autre ^^
En tous cas, ce chapitre promet plein de nouveautés: on retrouve le fameux "gros vaisseau rouge et noir", donc on devrait en savoir plus sur les dieux en vadrouille, la Fée et l'Ange se mettent au boulot (faut dire que la Chanceuse a pas foutu grand chose depuis le début, à part obéir à Syd et parler à Nanard)... on va peut être enfin comprendre quelque chose! ^^
Vivement la suite!
PS: j'ai cherché sur google d'ou venait la citation en allemand et une traduction; j'ai donc appris deux choses: la provenance des vers, et l'imperfection des traducteurs en ligne XD
Je lirais dans la journée ![]()
En fait j'aurais pas le temps
j'ai beaucoup passé de temps sur le RPG mais je m'y colle demain ![]()
Que dire ? J'avoue que j'ai trouvé la première partie un peu longuette et au final les dialogues sonnent faux, pour le premier "message" quoi, avant l'attaque Solon-Reynard.
En plus j'ai trouvé ça un peu dur de tout se remettre comme ça, après une telle pause le temps des vacances !
La seconde partie, dans le deuxième message, est donc juste de l'action en gros, et ça se lit bien et facile
La suite
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Chapitre 41
Ah bah ben ça ! J’avais pas autant rigolé sur un chapitre de cette fic depuis longtemps. Il faut admettre qu’il y a quelques petites références culturelles que je suis le seul à pouvoir expliquer.
On commence par un petit paragraphe de présentation d’un vaisseau que Reynard s’est permis de rebaptiser selon des critères bien personnels et bien terriens. Si ça se trouve, ça va lui donner des idées et il va monter la NHRA de l’espace.
« Il croisa quelques Valkyries en train de s’occuper à des tâches dont seul un ingénieur suffisamment compétent aurait pu en tirer quelque chose, histoire de ne pas rester bête. Mais lui s’en fichait, qu’on lui donne le diplôme, il en ferait d’autres utilisations, on ne savait jamais. »
==> là il faut (me) connaître. Pour ceux qui lisent et voudraient savoir la signification de cette private joke, cela fait référence à une discussion MSN entre l’auteur et moi. En effet, je vais peut-être recevoir bientôt un diplôme d’ingénieur mais je n’ai pas vraiment envie de faire ça de ma vie. ^_^
La discussion suivante est un peu nébuleuse pour moi. Qu’est-ce qui les a amenés à aller voir cet astéroïde ? J’ai cru comprendre que quelqu’un leur avait envoyé un message radio (« …et surtout incapable de pouvoir mettre en marche un système de communications valable. Ce n’est pas mort qu’il allait apprendre à faire marcher des trucs dont il ignorait le fonctionnement vivant… »). Pourquoi pensent-ils que Loki les a manipulés ? Quel aurait été le but de la manœuvre.
J’ai adoré l’entrée en matière de Reynard qui scandalise l’assemblée de Valkyries, ce qui me correspond tout à fait, somme toute. Je ne donnerai pas les détails mais ce genre d’attitude cynique peu soucieuse des bonnes manières est parfois mienne, j’avoue, surtout en présence de poulettes facilement effarouchables.
La fin de discussion tendue est très révélatrice du respect que portait Jessie envers Samael. La question est maintenant de savoir quel lien les unissait vraiment.
Aaaaaahhhh… Le face-à-face Reynard/Solon.
D’abord ce pauvre Solon qui paraît un peu blasé par toute cette histoire, par les extra-terrestres, par Morgan, … On le sent un peu lassé, comme s’il avait besoin de vacances. Pas de bol, hein !
Eh ouais, car Reynard arrive au volant d’un Shadow au bout de la ligne droite du Mistral et… Non, attends… Shadow, c’est pas la F1 ? Mince… J’eus cru. J’en avais souvenir mais je suis quand même allé vérifier que le châssis Shadow avait été choisi en 1973 par Graham Hill pour équiper les voitures de son écurie. Bel hommage, j’en conviens. Les châssis Ghost ? Nan, connais pas. Tout s’explique.
On sait par avance qui va gagner le duel. Reynard est d’une verve qu’on ne lui connaissait pas jusque-là, avec un sens de la répartie qui casse son adversaire en petits morceaux. Le débat sur la qualité des armures est assez poilant : c’est complètement hors de propos de se disputer sur un sujet aussi trivial quand on s’apprête à se mettre sur la gueule mais les hommes seront toujours les hommes et ils auront toujours ce besoin de comparer la grosseur de leurs voitures ou la taille de leurs fusils.
Finalement le combat est plus court que la discussion. C’est mal ? Pas sûr, étant donné qu’on se plaint généralement de la longueur de ceux-ci. On aurait toutefois aimé savoir pourquoi le vieux machin était finalement meilleur que l’autre. Mais surtout, on aurait aimé quelques détails supplémentaires sur l’arme de notre beau héros. On ne sait même pas ce qu’il avait entre les mains ! Le passage aurait peut-être mérité un peu plus de suspense, de mise en pause de l’action pour faire pivoter les caméras et tout un tas d’effets stylistiques… Ou pas.
Le petit passage sur « les joies du direct » m’a bien fait rire aussi.
Finalement, c’est presque la première fois qu’on voit le Chien se battre. Et il se bat comme un lion ! Il s’amuse du combat, il n’a peur de rien et semble être un fou inconscient lâché sur un champ de bataille. Le dernier paragraphe qui lui est dédié est encore une fois comique. Hormis le « magnifique lot au tirage au sort » qui n’est autre que son destin de Charon-gnard, on retrouve un Reynard mi-dragueur mi-hâbleur qui n’hésite pas à fouiller dans les pires sous-entendus pour tenter d’attraper la belle Valkyrie en chef à son propre jeu. Je fais bien évidemment référence à l’histoire de « jouer au docteur » proposée par Jessie et que le Chien s’empresse de confondre avec un jeu osé entre lui et la déesse guerrière.
Le dernier paragraphe du chapitre nous présente un personnage que l’on aimerait voir plus souvent (à l’instar de son modèle). L’Ange est « blasée » par les horreurs de la guerre, ce qui l’écarte cette fois-ci de Reynard qui, un peu plus haut, prenait goût au combat tandis qu’elle donne l’impression d’avoir envie de voir la fin de toute cette histoire. En revanche, je n’ai pas compris où elle se trouve.
La citation finale est, comme je m’y attendais, de Rammstein. Malheureusement je ne parle pas l’allemand, seulement le français, l’anglais, l’espagnol et quelques mots de russe. A ce propos, il y a une très jolie étudiante russe dans mon école à qui j’ai adressé quelques mots dans sa langue natale, histoire de l’impressionner un peu et… Hein ? Comment ça « on s’en fout » ?
Bref, la citation est tirée de la chanson « Engel » qui signifie, si je ne m’abuse « ange ». Oh ! Mais regardez ! Dans la citation on trouve « kein Engel » ! Ca ne vous dit rien ? Vraiment ? Vous vous souvenez du prénom du moine fou ? Eh oui : « Keinengel », soit « pas d’ange » (je crois). Je n’avais pas tiré cela de la chanson à la base, même si j’ai appris ces quelques mots d’allemand en écoutant Rammstein.
Au passage, dans la fiche originale de Reynard, il porte des tatouages en langues étrangères dont un qui dit « Mein Hertz brennt ».
En conclusion, un chapitre qui m’a fait bien rire même si certains agencements de phrases m’ont semblé quelque peu étranges, comme si des éléments de ponctuation étaient aux mauvais endroits. Encore quelques répétitions, aussi…
Vivement la suite !
Bon, quelques explications:
- Oui, la première partie est chiante et un peu hermétique sans doute. Chiante parce qu'il fallait poser le contexte et que c'est le premier morceau d'Yggdrasil que j'écris depuis fin juillet. Oui, y a autre chose d'écrit, mais faudra attendre pour le lire
Hermétique, parce que j'ai voulu poser une question: Samael a-t-il joué franc jeu avec tout le monde? On voit chacun avec ses zones d'ombres, ses petites affinités et ses secrets, sauf Samael... Donc la question méritait d'être posée. Surtout, elle me permet de dégager pas mal de monde du panthéon germanonordique sans trop de soucis. Je ne les ai pas noyés dans un lavabo, j'ai hésité à le faire, mais finalement le crash sur un astéroïde minable, ca rend bien non?
Oui, le truc est brouillé, j'ai voulu le faire volontairement. Je sais tout, pas vous, ni les intervenants, d'où les questions. Par contre, je ne suis pas d'accord, le premier dialogue est potable, les deux ne savent pas trop dans quel mélasse ils mettent les pieds, d'où des précautions et des questions. Surtout que, comme je l'avais fait intervenir, Odin est censé avoir communiqué avec Samael, sauf qu'à ce moment là, il est déjà mort le bon vieux borgne. Bon pour ceux qui n'ont pas compris, c'est le vaisseau à bord duquel sont Reynard et Jessie qui a trouvé l'épave, est revenue chercher du monde pour prouver que l'équipage n'avait pas consommé de la très bonne.
- Solon... Bah finalement, c'est devenu le perso secondaire par excellence. Dire que je lui avais prévu une scène de bataille aérienne, où l'on admirerait son doigté de pilote hors pair... Au lieu de cela, il joue au kikoolol (ou kikoo-laawl peut être
) et se fait descendre facilement. Parce qu'il n'est pas un personnage très bagarreur, ni ne fait le poids face à un adversaire aussi expérimenté que Reynard.
- Les Ghosts et les Shadow. Oui, les Shadow font référence à l'ancienne équipe de Revson et Jarier (ce dernier obtenant ses deux seules pole positions de sa carrière dans cette écurie. Mais une poisse Alésienne le fit abandonner les deux courses, pour casse mécanique. Quand ca veut pas...), les Ghost, bah c'est simplement la référence au fabuleux film éponyme... Non, je plaisante. C'est plus une référence à deux choses: la voiture fantôme dans les jeux vidéos (Shadow faisant référence à une F1...), mais aussi le futur Starcraft en FPS visiblement prévu pour l'avant-veille de l'apocalypse... La différence de qualité illustre deux choses: vu qu'avec l'Indyen on est dans notre cycle " c'était bien mieux avant la F1" (normal, quand vous avez grandi à l'époque des combats Senna, Rosberg, Piquet, Mansell, Berger, Prost, Jones, voir Hamilton encensé pour être un bon chauffeur vous paraît saumâtre. Une bonne campagne marketing permet de vendre un pilote sans aucun sens de la gestion, Hulme doit se retourner dans sa tombe...), donc forcément, la référence la plus ancienne est la mieux. Mais aussi, cela illustre un paradoxe actuel: on a complètement perdu la technologie pour envoyer quelqu'un sur la Lune. En 30 ans, on a perdu 20 ans de recherches...
- L'ange: vu que le prochain chapitre est à son sujet...
"Mais une poisse Alésienne le fit abandonner les deux courses, pour casse mécanique."
==> LOL : ALES ! big big lol ! Comme quoi y'a pas qu'à moi qu'Alès porte la poisse alors ! AH AH AH AH ! (Quelle ville de merde)
"vu qu'avec l'Indyen on est dans notre cycle " c'était bien mieux avant la F1""
==> ^_^
"normal, quand vous avez grandi à l'époque des combats Senna, Rosberg, Piquet, Mansell, Berger, Prost, Jones, voir Hamilton encensé pour être un bon chauffeur vous paraît saumâtre."
==> c'est clair... Pour Rosberg, Jones et Piquet, j'étais trop jeune pour m'en souvenir. Je me souviens de Prost, Senna, Mansell et Patrese, mais encore mieux de Hill, Berger, Herbert et Alési. C'est plus mon époque, on va dire. Et je ne parle pas de Moreno, évincé de chez Benetton au profit d'un tricheur, que j'ai suivi par la suite en CART où il devint le grand pilote qu'il n'avait pas pu devenir en Formule 1 (comme beaucoup qui se sont illustrés aux USA et pas en F1; vous remarquerez que le contraire n'est jamais arrivé, du moins pas à ma connaissance).
Petite dédicace à Damon Hill, champion '94, '95 et '96 de F1. ![]()
C'est vrai que Solon est un peu kikoolol dans ce chapitre :$ Enfin il est un peu ridicule on dirait un gamin :$
El_Indyo Posté le 21 septembre 2008 à 23:47:32 "Mais une poisse Alésienne le fit abandonner les deux courses, pour casse mécanique."
==> LOL : ALES ! big big lol ! Comme quoi y'a pas qu'à moi qu'Alès porte la poisse alors ! AH AH AH AH ! (Quelle ville de merde)
Mais non, c'est une référence à Jean Alesi >_<
"vu qu'avec l'Indyen on est dans notre cycle " c'était bien mieux avant la F1""
==> ^_^
Bah oui. Et puis on maintient notre propos. La F1 c'était mieux avant le trio Ecclestone, Mosley, Tilke (quelle bouse le circuit de Singapour
)
"normal, quand vous avez grandi à l'époque des combats Senna, Rosberg, Piquet, Mansell, Berger, Prost, Jones, voir Hamilton encensé pour être un bon chauffeur vous paraît saumâtre."
==> c'est clair... Pour Rosberg, Jones et Piquet, j'étais trop jeune pour m'en souvenir.
=> Piquet, je me souviens de lui chez Benetton, où il pilotait à merveille, en 1990, une voiture superbe en agilité, beaucoup moins en puissance. A noter que Nelson père a permis l'éclosion de l'excellent pilote GT qu'est Olivier Berreta.
Rosberg, je m'en souviens guère. Parait que je regardais l'une de ses dernieres courses en 1986, sauf que ma mémoire... Et Jones fut un pilote formidable.
Je me souviens de Prost, Senna, Mansell et Patrese, mais encore mieux de Hill, Berger, Herbert et Alési. C'est plus mon époque, on va dire. Et je ne parle pas de Moreno, évincé de chez Benetton au profit d'un tricheur, que j'ai suivi par la suite en CART où il devint le grand pilote qu'il n'avait pas pu devenir en Formule 1 (comme beaucoup qui se sont illustrés aux USA et pas en F1; vous remarquerez que le contraire n'est jamais arrivé, du moins pas à ma connaissance).
Me souvient un peu de Nannini, dont un accident d'hélicoptère a gâché la carrière, de Capelli et de sa March turquoise, du belge Boutsen, autoproclamé digne sucesseur de Jacky Ickx... Pas contre, je ne sais plus lequel de Brundle et Blundell avait vécu l'anecdote suivante: un gros carton à Monaco. Le pilote sort indemne de la voiture, court jusqu'au stand pour prendre le mulet, au moment où les mécanos l'attachent, il regarde son directeur de course et demande:
" Au fait, on est sur quel circuit là?". Inutile de préciser la réaction du patron...
Petite dédicace à Damon Hill, champion '94, '95 et '96 de F1
Et à Mika Hakkinen, le seul finlandais volant de F1^^
Je ne connaissais pas l'anecdote mais ça reflète bien l'humour anglais (puisqu'ils le sont tous les deux ^^)
Au primaire, j'étais en classe avec un neveu (ou petit-cousin ou un truc du genre) de Boutsen. Je me souviens surtout de sa participation aux 24h du Mans avec la magnifique Toyota rouge.
Hakkinen oui, mais quid de Keijo Rosberg ?
(Je suis content que "Hill triple champion" ne passe pas pour une hérésie ^^)
Non, non c'était pas de l'humour, il était réellement KO debout... Simplement, il avait suffisamment le coeur accroché pour aller piloter encore.
La GT-One? Je me rappele que dans Gran Turismo 2, il y avait le modèle Race Car (qui reprenait donc le modèle d'endurance) et le Road Car (puisque tous les modèles qui participent aux 24 heures du Mans en GT1 et en GT2 doivent être homologués sur route. Ca ne pose pas de soucis aux GT2 qui sont des extrapolations de voiture de série, comme les 911 ou les Corvette ou plus anciennement les Viper, mais plus pour les GT1) qui une fois kité à fond avec presque deux fois plus de chevaux que de kilos... Un avion^^
Keijo Rosberg, pour moi, c'est un peu plus mitigé... Un pilote capable d'exploits comme de trucs merdiques. Un peu un touriste dans son attitude parfois, ce qui lui a valu des soucis avec Ron Dennis. Mais qui n'en a pas eu à part sa créature?