MAC GYVER N’EN MENE PAS LARGE DURANT SES VACANCES EN AFRIQUE EQUATORIALE.
Mac Gyver avait passé toute une matinée à confectionner des armes, un radeau, des nasses pour pêcher, puis s’était offert un solide déjeuner, suivi d’une bonne sieste à l’ombre d’un baobab millénaire.
Le pauvre s’est endormi béatement sans penser à mal.
Une horde de pygmées l’a surpris pendant sa sieste et l’a maîtrisé.
‘’Ce soir nous ferons un vrai repas de fête’’, dit le chef, M’Golo Golo.
‘’Il ne nous reste plus qu’à trouver des patates douces près du champ de manioc pour réussir un accompagnement parfait’’.
‘’Mais auparavant, nous allons ficeler solidement notre prise, il sera complètement immobilisé, puis nous allons le suspendre à une grosse branche en hauteur la tête en bas, pour qu’il soit hors d’atteinte des animaux sauvages.’’
‘’Mais comme en brousse on ne sait jamais quand nous allons revenir, je propose d’allumer une bougie qui va lentement consumer la corde, ainsi si nous mettons trop de temps, notre proie tombera sur le sol dur quoi qu’il arrive et fera le bonheur des lions qui hantent ce territoire, ils croiront ainsi que nous leur témoignons notre affection et nous laisseront en paix.’’
Du coup, tous les lilliputiens prennent la direction du champ de manioc.
Mac Gyver n’en mène pas large.
Il est suspendu la tête en bas, évidemment pas d’aventurier de l’Arche perdue dans les parages, le soleil lui martèle les tempes, et le temps s’éternise.
De plus, on entend les rugissements d’un lion famélique d’une taille respectable.
Celui-ci ne tarde pas à renifler notre roi du bricolage.
Il n’arrive pas à l’atteindre, mais voit bien que la corde est déjà bien noire, puisque la bougie fait son œuvre.
Mac Gyver sait que son heure était comptée, mais il considère l’arrivée du lion comme un événement providentiel.
Et en effet, dans les minutes qui suivirent, Mac Gyver une fois de plus réussit l’impossible et s’en tira sans dommages.
Sauriez-vous deviner quel était le savant plan échafaudé par notre ami ?