un nouvel opus! en 2 parties!
L’ultime bataille
Apres avoir bravé tous les dangers, surmonté tous les obstacles et chevauché par mont et par vaux, les éclaireurs étaient enfin revenus de leur périlleux voyage et apportaient au roi de bien tristes nouvelles.
En effet, leur rapport faisait état d’une foule innombrable d’hommes assoiffés de pouvoir et armés jusque aux dents conduis par un barbare à la carrure imposante et au charisme rayonnant. Selon les dires des messagers, il s’agissait la d’un homme à la prestance inégalable, pour qui le maniement de la hache n’avait plus aucun secret et dont les capacités de meneur d’homme n’étaient plus à démontrer.
Il avait connu la pauvreté et la déchéance et s’inspirait de son vécu pour haranguer son armée tout en dégageant une aura de crainte et de respect. Son aisance au combat et son art de la rhétorique faisait de lui un leader incontesté dont la seul raison d’être était de voir le sang couler à flot et dont le seul plaisir était de lire la peur sur le visage de ses victimes. Ce guerrier au cœur endurcit par le temps qui se plaisait à couvrir son visage d’une tête de mort, se faisait appeler Cethao.
Apres avoir conquit la totalité du royaume d’Arraken, il s’attaquait maintenant à la propriété du roi Couloume 1er, Carthag. Marchant dans les steppes depuis plus d’une semaine Cethao et ses troupes étaient maintenant aux portes du royaume et se dirigeaient vers son fief, le château du Cielago Sud.
Quand le roi Couloume 1er pris acte de la situation, il fut prit d’un sentiment d’effroi qui l’envahissait un peu plus chaque seconde. Il était d’autant plus mal à l’aise quand tant qu’éminence, il se devait de rester imperturbable et montrer au peuple comme aux dirigeants une confiance à toutes épreuves.
Comme prévu, Couloume resta de marbre à l’annonce de la terrible nouvelle. Alors qu’un fléau semblait s’abattre sur la ville comme les sauterelles sur l’Egypte, il se permit même de mettre en doute la fiabilité des informations en plaisantant sur le sujet :
« Ecoutez, vous m’avez l’air éreinté, peut-être cela t-il diminué vos facultés d’analyse ? Et puis vous savez comme moi que Carthag est une forteresse inviolable ou même Gengis Khan ou Attila se seraient cassés les dents, ce n’est donc pas ce héros de pacotille qui me fera déposer les armes ! ».
Sur ces paroles, les éclaireurs s’inclinèrent puis partirent tandis que les conseillers du roi riaient encore jaune des paroles de leur sir ne sachant pas si ils leur valaient mieux saluer le flegme de leur maître spirituel ou en déplorer l’inconscience. Seul Couloume, savait pertinemment que ses dires n’étaient qu’un feu de paille destinés à dissimuler sa peur. Il s’était imaginé le plan de bataille une centaine de fois et en avait tiré toujours la même conclusion une irrémédiable défaite.
Perdu dans ses pensées et tergiversant en vain pour trouver une solution, Couloume fut interrompu par les vibrations d’un verre négligemment posé sur un coin de table. C’est alors que l’un de ses conseillers lui fit signe de scruter l’horizon. On pouvait y discerner un nuage de poussière s’accompagnant d’un fracas assourdissant qui raisonnait comme le glas de la mort. Le verre venait de tomber et éparpiller sur le sol il laissait présager de ce qu’il allait advenir.
Couloume voyais se rapprocher inexorablement l’instant ou il allait être confronté à son destin. Comme pour lui signifier la finalité des évènements, le temps c’était soudainement assombrit et la situation était si apocalyptique que même les dieux semblaient lui avoir tourné le dos annihilant de ce fait tout espoir.
Couloume, pétrifié était résolu à attendre la mort…