Allez ce n´est pas dans le cadre du concours mais ce n´est pas une raison pour laisser tomber mon recueil.Surprise pour ceux qui n´y croyaient plus!
Homicide Involontaire
Tidus_fred gisait là, affalé sur le mur comme si toute la misère du monde pesait sur ses frêles épaules. Son regard laissait paraître la crainte et la résignation, comme perdu dans un dédale de pensées à la fois emplies de joies et témoins de tristesse, si proches et pourtant si antinomiques.
Il avait eu tant de temps pour ressasser ses actes, analyser ses comportements et retracer le fil conducteur de sa vie que cela l’accaparait sans cesse. Lui, l’homme sans histoire qui un jour de novembre c’était vu frapper d’une folie vengeresse, d’un élan d’homicide, d’une envie pervers et macabre d’assouvir l’interdit, ne semblait pouvoir se résoudre à accepter son geste.
Au plaisir jouissif du meurtre avait succédé le fardeau du remord et Tidus_fred bien plus que la peine capitale, avait hérité d’une fin lente et tortueuse rongé par sa morale, sa conscience et son propre dégoût, miné par cette folie inéluctable qui s’emparait toujours un peu plus de son être.
Son acte ? Il ne l’avait pas prémédité, il n’avait pas non plus de prédispositions majeures, de signes apparents de mal être ou d’instabilité psychique alors pourquoi ?
Il c’était pourtant rendu chez Zorander comme à son habitude, pour partager une soirée sans histoire et ne lui avait pas rendu visite pour lui rendre compte d’un quelconque grief, alors pourquoi cette pulsion ?
10 minutes avant sa mort Tidus_fred ne se l’expliquait toujours pas, chacun de ses battements de cils faisait ressurgir dans son esprit cet instant ou Zorander lui avait ouvert la porte et ou comme poussé par une force extérieure, il dirigea ses mains vers le cou de sa future victime.
Tétanisé par la puissance de la strangulation, Zorander tel un pantin désarticulé tomba rapidement inerte sur le sol. Les yeux rivés sur son agresseur jusqu’à son dernier souffle, il fut saisit d’effroi lorsqu’il comprit que la mort lui serait donnée par son ami.
Tidus_fred, lui, était comme possédé, dans un état second, il se délectait d’assister à l’agonie de la chose qui avait été l’objet de son obsession aussi spectaculaire que soudaine. Il lui semblait soudain tutoyer la puissance à son essence comme si donner la mort était une faculté qui faisait de lui un autre homme, un être infiniment supérieur capable de décider de la destinée de la population comme de ses proches.
Tidus_fred n’avait plus de limite et non content d’avoir assassiné Zorander il prit un plaisir inavouable à le mutiler. Cet acte malsain et sadique n’aurait su être refréné, entré dans une sorte de transe, de frénésie, chaque nouveau coup porté à sa victime était un exutoire générateur d’une jouissance extrême. Tidus_fred était ailleurs, dépourvu de toute morale, de toute conscience et ne les recouvrit qu’une fois l’objet de sa passion accomplit.
Son courroux apaisé, il s’écroula perclus de crampe sur le corps ensanglanté de sa victime ou il fut découvert au petit matin par un policier ayant été averti par une voisine de palier qui avait découvert quelques minutes auparavant les deux corps immobiles sur le pas de la porte.
Mais aujourd’hui le calvaire de Tidus_fred allait prendre fin. Ce couloir tant redouté par d’autres était pour lui salvateur car seul sa propre mort serait synonyme d’acte rédempteur suffisant à lui faire oublier le poids de son péché.
Il allait devoir essuyer le sacrifice suprême pour avoir touché du doigt ce que nul homme ne peut imaginer et quand l’heure de l’exécution arriva, Tidus_fred se sentit partir le cœur léger.